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Archives Mensuelles: janvier 2018

[BOUQUINS] Andy Weir – Artemis

AU MENU DU JOUR

A. Weir - Artemis

Titre : Artemis
Auteur : Andy Weir
Editeur : Bragelonne
Parution : 2018
Origine : USA (2017)
332 pages

De quoi ça cause ?

Jazz est coursière sur la cité lunaire d’Artemis, histoire d’arrondir les fins de mois elle joue volontiers les contrabandiers afin de procurer à ses clients des marchandises pas toujours très légales

Quand l’un de ses riches clients lui propose une opération de sabotage, Jazz hésite, mais, face à la forte prime promise, elle finit par accepter. Mais les choses ne vont du tout se passer comme prévu, Jazz va devoir se battre pour sa propre survie, mais aussi pour celle d’Artemis…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que j’ai adoré Seul Sur Mars du même auteur, il me tardait donc de découvrir son second roman.

Ma chronique

Je n’ai pas de réel programme de lecture en tête, disons que je sais grosso modo quels sont les 3 ou 4 prochains titres que je lirai sans pour autant pouvoir dire dans quel ordre je les accrocherai à mon tableau de chasse. Jusqu’à ce que débarque dans mon Stock à Lire Numérique un « incontournable », le bouquin pour lequel je bouleverserai ce programme déjà bien instable. Artemis fait partie de ces troubles-fêtes, Andy Weir m’avait bluffé avec son premier roman, Seul Sur Mars, il me fallait savoir, sans plus attendre, si l’essai serait transformé ou non.

Andy Weir reste dans la science-fiction, mais se rapproche de nous en situant son action sur la lune, une lune habitée par quelques humains regroupés dans la cité d’Artemis. Cette fois son personnage principal aura donc de la compagnie (pas forcément toujours bienveillante, mais ceci est une autre histoire).

L’auteur nous propose un récit à la première personne, c’est Jazz qui nous raconte son périple avec un subtil mélange de cynisme et de bonne humeur. Je ne sais pas si pour un auteur de sexe masculin il est difficile de se mettre dans la peau d’une femme, mais le fait est que Andy Weir y arrive à merveille. Mais bon, force est de reconnaître que Jazz n’a pas vraiment le profil type de la ménagère pantouflarde. Elle serait plutôt du genre débrouillarde et un brin roublarde.

Avant de nous plonger au coeur de l’intrigue, l’auteur nous invite à suivre Jazz dans son quotidien. Une entrée à la matière plutôt bienvenue pour se familiariser avec Artemis (et par la même une partie de ses habitants) et comprendre les motivations futures de la jeune femme.

On retrouve rapidement la griffe de l’auteur, avec une bonne base documentaire scientifique qu’il réussit à vulgariser et à intégrer à l’intrigue sans jamais que cela devienne indigeste. Je ne sais pas si tout est scientifiquement exact ou plausible, le fait est que ça colle parfaitement au récit, ce qui me suffit amplement (après tout la fiction autorise quelques libertés avec la rigueur scientifique).

Artemis est donc une cité lunaire, du coup on peut clairement situer l’intrigue dans un futur indéterminé mais oubliez les cités futuristes à la Star Wars et consorts. Si les technologies utilisées sont bel et bien futuristes , les conditions de vie des habitants restent assez proches de celle des terriens, en plus contraignantes compte tenu des limites imposées par l’environnement lunaire.

Andy Weir nous propose un récit de science-fiction aussi rythmé qu’un thriller, des intérêts (pas toujours très sains) économiques et politiques (forcément pourris) viendront en effet corser les choses, sans parler d’un puissant syndicat du crime qui n’appréciera pas vraiment que l’on vienne fouiner dans ses affaires.

Heureusement Jazz ne manque pas d’ingéniosité, comme dirait l’autre (grosso modo), « sur Artemis on n’a pas de pétrole mais on a des idées« , le pétrole étant à remplacer par des GPD, la devise en cours sur Artemis. Mais surtout elle ne sera pas totalement seule contre tous, quelques précieux alliés viendront lui prêter main forte.

Pour répondre à mon interrogation première, OUI, l’essai est transformé et brillamment transformé. Andy Weir s’impose comme un acteur majeur de la scène littéraire SF, non seulement il propose des intrigues parfaitement maîtrisées mais il parvient à rendre accessible à tous une des branches les plus élitistes de la SF, la hard science.

MON VERDICT

 
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Publié par le 31 janvier 2018 dans Bouquins

 

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[BRD] Thor – Ragnarok

A L’AFFICHE DU JOUR

Thor - Ragnarok

Titre : Thor – Ragnarok
Réalisation : Taika Waititi
Production : Marvel Studios
Distribution : Walt Disney Pictures
Origine : USA (2017)
Durée : 2h11

Le casting

Chris Hemsworth : Thor
Tom Hiddelston : Loki
Cate Blanchett : Hela
Jeff Goldblum : Le Grand Maître
Tessa Thompson : Valkyrie
Mark Ruffalo : Bruce Banner / Hulk

Le pitch

A la mort d’Odin, Thor et Loki découvrent qu’ils ont une soeur, Hela, la déesse de la mort. Celle-ci se déclare d’office unique héritière du trône d’Odin. Alors qu’ils traversent le Bifröst pour rejoindre Asgard, Hela éjecte ses frères hors du faisceau.

Thor échoue sur le monde-décharge de Sakaar. Il est rapidement fait prisonnier et conduit devant le Grand Maître, qui règne sur ce monde d’une main de fer (et donc, sans surprise, Loki semble déjà avoir gagné les bonnes grâces). Le Grand Maître organise des combats de gladiateurs, le deal est simple : si Thor parvient à vaincre le Champion de Sakaar alors il sera libre de rejoindre Asgaard…

Ma chronique

Vous le savez sans doute déjà je suis un grand fan du MCU (Marvel Cinematic Universe), de fait je pouvais difficilement passer à côté de ce troisième film consacré au personnage de Thor. D’autant que la bande-annonce m’avait fait baver d’impatience.

Après une entrée en la matière (en forme de séquence prégénérique) relativement classique, on entre dans le vif du sujet quand Thor rejoint Asgaard et découvre la nouvelle duperie de son incroyable frangin, Loki.

Tous les films du MCU sont parsemés de touches d’humour, parfois même dans les moments les plus tendus de l’intrigue ; toutefois, il semblerait que pour ce troisième opus des aventures de Thor l’équipe du film ait voulu faire de l’humour une pièce maîtresse de son scénario.

Le pari pourrait paraître oser compte tenu du contexte, la survie d’Asgaard (et accessoirement de ses habitants) étant plus que jamais menacée. Un défi pourtant relevé haut la main grâce au découpage du film.

En effet toute la partie se déroulant sur Sakaar est traitée avec une légèreté assumée, le personnage de Thor se permettant même quelques pointes d’autodérision (les échanges entre Thor et Hulk sont franchement poilants). Ce qui n’empêche pas quelques belles séquences d’action (je vous laisse imaginer ce que pourrait donner un combat de gladiateurs opposant Thor et Hulk). A aucun moment l’humour ne fait oublier les enjeux, l’équipe réussi à éviter à ce que le film ne se transforme en grosse farce bouffonne.

De retour sur Asgaard, le temps n’est plus à la rigolade, il est grand temps de contrer les plans d’Hela… mais c’est plus facile à dire qu’à faire, la bougresse tirant sa puissance d’Asgaard. Il va sans dire que cette seconde partie mise tout sur l’action.

Est-il utile de préciser que visuellement le film est irréprochable ? Comme d’hab les effets spéciaux viennent sublimer l’action. On en prend plein les mirettes et on en redemande !

Outre la place importante accordée à Hulk, nous aurons aussi le droit à une brève apparition du Dr Strange. Et bien entendu le film nous propose de découvrir de nouveaux personnages haut en couleurs, avec, en tête d’affiche, l’excentrique (et tyrannique) Grand Maître. Pour ma part mon coup de coeur va au personnage de Skorg, le chef des gladiateurs de Sakaar.

On pourrait craindre une impression de déjà-vu avec les multiples revirements de Loki mais il n’en est rien, je me suis même surpris à le trouver sympathique.

Un très bon moment passé en compagnie de Thor, bonne humeur et action ont été au rendez-vous. Et maintenant ? Dans les prochains mois, le MCU nous proposera un film dédié au personnage de Black Panther avant le très attendu Avengers – Infinity War (qui devrait se décliner en deux parties, séparées par Ant-Man Et La Guêpe et Captain Marvel histoire de patienter). Et après ? Si d’ores et déjà certains films sont annoncés (Spider-Man 2, Les Gardiens De La Galaxie 3 et Doctor Strange 2), la phase IV semble encore loin d’être finalisée.

♥♥♥♥½

 
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Publié par le 30 janvier 2018 dans DVD / BRD

 

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[BOUQUINS] Sylvain Neuvel – Le Sommeil Des Géants

AU MENU DU JOUR

S. Neuvel - Le sommeil des géants

Titre : Le Sommeil Des Géants
Série : Les Dossiers Thémis – Tome 1
Auteur : Sylvain Neuvel
Editeur : Le Livre de Poche
Parution : 2017
Origine : Canada (2016)
384 pages

De quoi ça cause ?

Attirée par une étrange lueur bleue, Rose Franklin, onze ans, chute dans un trou. En reprenant ses esprits, elle réalise qu’elle se trouve dans une immense main métallique parcourue de faisceaux lumineux.

Dix-sept ans plus tard, Rose Franklin est devenue une scientifique reconnue. On lui propose de diriger une équipe chargée de percer tous les secrets de cette mystérieuse main. Une mission qui leur réserve bien des surprises…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

C’est Stelphique (à lire ici) qui, la première, m’a fait connaître ce bouquin avec un billet des plus élogieux. Ne le trouvant pas en numérique je suis passé à autre chose en attendant. Et un jour, au fil de mes errances, v’là t’y pas que je le croise chez mon fournisseur préféré… Il ne restait plus qu’à lui trouver une place de premier choix dans mon Stock à Lire Numérique.

Ma chronique

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je vais commencer pas disséquer le bandeau (cette bande rouge avec une écriture blanche, sur laquelle les commerciaux écrivent tout et n’importe quoi pour attirer les curieux). En l’occurrence il est écrit « Captivant. Entre World War Z et Seul Sur Mars« .

World War Z ? Une histoire d’apocalypse zombie qui se décline sous la forme d’un rapport rédigé par un consultant de l’ONU. Rapport constitué d’extraits d’entretiens, de témoignages… Sur le fond rien à voir avec le présent bouquin, sur la forme par contre on retrouve un roman constitué essentiellement d’entretiens menés par un personnage dont on ne sait rien (et dont on ne saura jamais rien), çà et là d’autres supports viennent combler les blancs.

Seul Sur Mars ? L’histoire d’un mec « oublié » sur la planète Mars et qui doit se démerder pour assurer sa survie. Heu… Bin à l’heure d’aujourd’hui je cherche toujours un quelconque point commun entre le bouquin d’Andy Weir et celui de Sylvain Neuvel.

OK, vous me direz qu’un bandeau soit un tissu de conneries on a l’habitude. Mais ne fuyez pas ce roman à cause d’une stratégie marketing foireuse ; s’il y a bien un mot qui définit à la perfection mon ressenti après avoir refermé ce bouquin c’est tout simplement CAPTIVANT.

Honnêtement je pense que même si je n’avais jamais entendu parler de ce bouquin auparavant, et que l’auteur soit, pour moi, un parfait inconnu, il aurait retenu mon attention au fil de mes errances en librairie ou sur les différentes plateformes d’achat que je fréquente. Impossible en effet de résister à cette superbe couverture, et donc de se pencher sur la quatrième de couv’… et voilà, le tour aurait été joué, j’aurai été ferré !

M’est d’avis que les principales difficultés avec une narration indirecte (par entretiens interposés) se déclinent à la fois au niveau des personnages et de l’intrigue. Concernant les personnages, leur personnalité se définit ici non seulement au travers de leurs propres interventions, mais aussi par le biais du vécu et du ressenti des autres. Quant à l’intrigue, il faut réussir à capter en permanence l’attention du lecteur et donc assurer sa continuité et son rythme.

Sylvain Neuvel relève haut la main ces deux challenges.

Ses personnages ont une réelle profondeur et chacun une personnalité bien affirmée, l’auteur adapte ainsi sa narration à chacun. J’ai eu un faible pour Kara, sans doute pour son côté réfractaire à toute forme d’autorité (bien qu’elle soit militaire), mais aussi pour Vincent, un tantinet asocial et cynique. Même celui qui mène les entretiens nous devient sympathique, malgré une apparente froideur on sent qu’il fera tout son possible pour protéger son équipe.

Difficile de parler des personnages sans mentionner Thémis, comme dirait l’autre « Qui est-il ? D’où vient-il ? Formidable robot. Des temps nouveaux« . Sauf qu’en l’occurrence c’est « elle » (après le sexe des anges, découvrons le sexe des robots… tout un programme) et que la seule certitude que l’on ait à son sujet est qu’elle vient plutôt des « temps anciens » (Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine… ça vous rappelle quelque chose ?).

Si l’intrigue peut paraître, de prime abord, relativement classique (la découverte d’un artefact extra-terrestre n’est pas vraiment une innovation dans le monde de la SF), elle n’en demeure pas moins soignée et maîtrisée. L’auteur vous propose un univers dans lequel la science-fiction, le thriller et même la géopolitique se côtoient et se mélangent. Non seulement le tout est cohérent, mais il devient très vite totalement addictif et ne manque ni de rythme, ni de surprises.

Comme son nom ne l’indique pas forcément, Le Sommeil Des Géants est le premier tome d’une trilogie (Les Dossiers Thémis). La mise en bouche est une totale réussite, j’ai adoré me plonger dans ce bouquin (impossible de le lâcher un fois que l’on a mis le nez dedans) et il me tarde de découvrir la suite. D’autant que le cliffhanger final vous laissera très certainement sur le cul !

MON VERDICT

 
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Publié par le 26 janvier 2018 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Pierre Lemaitre – Couleurs De L’Incendie

AU MENU DU JOUR

P. Lemaitre - Couleurs de l'incendie

Titre : Couleurs De L’Incendie
Série : Les Enfants Du Désastre – Tome 2
Auteur : Pierre Lemaitre
Éditeur : Albin Michel
Parution : 2018
Origine : France
544 pages

De quoi ça cause ?

1927. A la mort de son père, Marcel Péricourt, c’est sa fille unique, Madeleine, qui va hériter de son empire financier. Le jour des obsèques, son jeune fils, Paul, se jette par la fenêtre du second étage et vient s’écraser sur le cercueil de son grand-père.

Paul survivra à sa chute, mais restera paraplégique. Totalement accaparée par la santé de son fils, Madeleine ne se rend pas compte de ce qui se trame dans son dos. Au bord de la ruine, elle sera contrainte de vendre la demeure familiale et de s’installer en ville dans un modeste logement.

Quand elle réalise qu’elle a été trahie et manipulée par ceux et celles en qui elle avait placé sa confiance, Madeleine met en branle un plan de bataille aussi intelligent que machiavélique…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Pierre Lemaitre, un extraordinaire conteur qui, sortant de sa zone de confort, nous compose une trilogie consacrée à la période de l’Entre-Deux-Guerres.

Parce qu’il me tardait justement de renouer avec ce cycle initié en 2013 avec l’excellentissime et goncourisé Au Revoir là-Haut.

Ma chronique

En 2013, Pierre Lemaitre, qui jusqu’alors était connu pour ses thrillers (avec notamment la trilogie Verhoeven), crée la surprise avec son roman Au Revoir Là-Haut, une fiction historique ayant pour cadre la Première Guerre mondiale et l’après-guerre.

Un pari risqué, mais qui s’avérera payant grâce aux formidables talents de conteur de l’auteur ; pour ma part j’ai adoré suivre les mésaventures d’Albert Maillard et Edouard Péricourt. Et je ne suis pas le seul, le roman récoltant de nombreux prix littéraires, dont le prestigieux prix Goncourt. Pas mal pour un premier essai !

Quatre ans c’est long, autant vous prévenir de suite Monsieur Lemaitre, vos lecteurs exigent que cette attente soit récompensée dignement. Et l’on est rassuré dès les premières pages avec une mise en bouche surprenante, mais savoureuse. Mais surtout on retrouve le style narratif qui nous avait tant enchanté à la lecture de Au Revoir Là-Haut, l’auteur s’adressant parfois directement au lecteur.

Au niveau des personnages l’intrigue se construit autour de Madeleine et de son fils, Paul. Deux personnages bien travaillés, l’auteur parvient à nous les rendre rapidement sympathiques. Alors même si les plans de Madeleine impliquent de faire quelques écarts avec la loi et la morale, on ferme les yeux en se disant que c’est pour la bonne cause.

Pour se reconstruire Madeleine va devoir déstabiliser, voire détruire, les responsables de sa déchéance. A commencer par Gustave Joubert, l’ancien adjoint et homme de confiance de son père, un individu à la fois aigri et imbu de lui même. Puis il y a Charles Péricourt, son oncle, un politicien véreux qui a toujours jalousé la réussite de son frère. Enfin il y a André Delcourt, un journaliste arriviste, qui, sous ses faux airs de gendre idéal, cache de bien sombres travers.

Si Pierre Lemaitre réussit à vous faire aimer certains personnages, il est tout aussi doué quand il s’agit de vous en faire détester d’autres. Il l’avait déjà brillamment prouvé dans Au Revoir Là-Haut avec Henri d’Aulnay-Pradelle, vous allez adorer détester ces trois sinistres sires.

L’auteur apporte le même soin à ses personnages plus secondaires. Vous découvrirez ainsi Solange Gallinato, une cantatrice au talent incommensurable mais un tantinet fantasque et exubérante. Pour ma part j’ai eu un faible pour le personnage de M. Dupré, qui deviendra en quelque sorte le bras armé de Madeleine. Je ne peux pas tous les citer mais je m’en voudrais de ne pas mentionner Léonce et son amant Robert ou encore Vladi, la nurse polonaise de Paul…

Au risque de me répéter (tant pis, j’assume), la plume de Pierre Lemaitre vous mettra du baume au coeur tant elle est agréable à lire, riche tout en restant parfaitement fluide et naturelle, tout amoureux de la langue française succombera inévitablement aux charmes narratifs de l’auteur.

Il est des livres très « visuels », au cours de la lecture on visualise littéralement l’action, comme si on regardait un film. Avec ce cycle de l’entre-deux-guerres, Pierre Lemaitre nous propose des livres « audiovisuels », non seulement on visualise l’action, mais en plus on la vit comme si l’auteur nous la racontait en personne.

Les thèmes abordés dans le roman sont graves, non seulement à cause du contexte (la seconde partie du récit se déroule à partir de 1933, Hitler est tout juste élu Chancelier du Reich, mais on devine rapidement les ravages de la propagande nazie), mais aussi du fait même de l’intrigue. Tout en restant sérieux dans son traitement, Pierre Lemaitre n’hésite pas à apporter çà et là quelques touches de légèreté et d’humour.

Il me tarde de découvrir l’ultime opus de cette trilogie. L’auteur se veut rassurant pour ceux et celles qui, comme moi, trépignent déjà d’impatience, il nous assure que cet ultime opus sera publié dans 18 mois (soit à la mi 2020).

MON VERDICT

 
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Publié par le 22 janvier 2018 dans Bouquins

 

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4000 !

4034 pour être précis, c’est le nombre de bouquins qui composent mon ebliothèque.

Et un Stock à Lire Numérique qui totalise pas moins de 3 357 titres !  Oui, je sais, je boufferai les pissenlits par la racine bien avant d’être venu à bout de ma PàL, d’autant qu’elle ne compte pas s’arrêter en si bon chemin… Je continuerai aussi longtemps que l’on me le permettra d’avoir un comportement de stockeur compulsif.

Vous vous demandez peut être comment j’ai pu passer de 3000 à 4000 titres en moins d’un an. Je reconnais volontiers avoir un peu « triché » en rapatriant un bon nombre de titres précédemment lus au format papier en numérique… juste histoire de donner un peu de consistance et de cohérence à ma ebibliothèque (genre récupérer la totale de Stephen King, Tom Clancy, Mary Higgins Clark, John Grisham ou encore Bernard Werber). J’ai aussi complété des séries dont je ne possédais que quelques titres. Grosso modo on va dire que ces « écarts de conduite » sont venus gonfler mon Stock à Lire Numérique de 300 titres.

Je vous donne rendez-vous prochainement pour les 5000 titres…

PS : au jour d’aujourd’hui ma bibliothèque papier se limite à deux titres… et un auteur, un certain Sosthène.

 
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Publié par le 21 janvier 2018 dans Bouquins

 

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[BRD] Valérian Et La Cité Des Milles Planètes

A L’AFFICHE DU JOUR

Valérian

Titre : Valérian Et La Cité Des Mille Planètes
Réalisation : Luc Besson
Production : EuropaCorp / TF1 Film Production
Distribution : EuropaCorp
Origine : France / USA (2017)
Durée : 2h17

Le casting

Dane DeHaan – Valérian
Cara Delevingne – Lauréline
Clive Owen – Commandeur Filitt

Le pitch

Quand les agents Valérian et Lauréline arrivent sur Alpha, ils sont attachés à la protection du Commandeur Filitt, qui leur explique que la survie de la station est menacée par une zone radioactive qui ne cesse de s’étendre sans que personne n’en comprenne le pourquoi du comment.

Une réunion du Conseil est interrompue par une attaque, tous les membres présents sont neutralisés, y compris Valérian et Lauréline, et le Commandeur est enlevé par les attaquants…

Ma chronique

Avant d’aller plus avant dans cette chronique je tiens à préciser que je ne connaissais les BD Valérian que de nom, jamais eu l’occasion (ni même l’envie) de me pencher sur la question. Je découvre donc le film, son univers et les personnages l’esprit libre de toute référence.

Le moins que l’on puisse c’est qu’avec ce film Luc Besson en a fait couler de l’encre ; et pas souvent en des termes élogieux ! J’étais donc curieux de me faire ma propre opinion sur la chose.

Visuellement parlant le film s’avère être une très bonne surprise, Luc Besson et ses équipes s’en sont donnés à coeur joie pour régaler nos pupilles. Les décors sont somptueux, les effets spéciaux très réussis et certaines scènes même ne manquent pas de poésie (je pense notamment au show transformiste de Bubble, interprétée par Rihana, qui est franchement bluffant).

L’intrigue tient la route sans vraiment donner dans l’originalité et sans grande surprise. On se prend au jeu même si à la fin du film on aurait tendance à penser qu’ils ont assuré le minimum syndical. C’est toujours mieux qu’un naufrage pur et dur ! Au moins le divertissement a été au rendez-vous.

En fait la grosse faiblesse du film tient dans ses personnages, en premier lieu le couple Valérian et Lauréline. Ils sont trop lisses, creux et sans le moindre charisme. Même les dialogues sonnent faux, on aurait presque l’impression que les acteurs lisent leur texte sur un prompteur.

Malgré cet accueil mitigé, Luc Besson n’exclut pas l’idée de travailler sur une suite. Certes le potentiel ne manque pas, reste à trouver l’art et la manière d’en extraire « toute la substantifique moelle« , comme dirait ce brave William (le chat qui expire).

Un film qui se laisse regarder, mais qui ne laissera pas sa trace dans les annales du cinéma. Un sympathique divertissement familial qui ne sollicite pas trop les neurones. Il est vrai qu’au vu du budget (plus de 197 millions €), on on pouvait s’attendre à quelque chose de vraiment grandiose et finalement on sort de là avec le sentiment que c’est « la montagne qui accouche d’une souris » (cette fois merci à Jean, le fabuliste qui aime les fontaines).

♥♥♥

 
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Publié par le 19 janvier 2018 dans DVD / BRD

 

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[BOUQUINS] Brian McGreevy – Hemlock Grove

AU MENU DU JOUR

B. McGreevy - Hemlock Grove
Titre : Hemlock Grove
Auteur : Brian McGreevy
Editeur : Super 8
Parution : 2017
Origine : USA (2012)
464 pages

De quoi ça cause ?

Quand le cadavre d’une jeune femme atrocement mutilé est retrouvé dans la paisible bourgade d’Hemlock Grove, certains parlent d’une attaque d’une bête sauvage alors que d’autres pointent du doigt un loup-garou.

Deux adolescents que tout semble opposer, Peter Rumancek, un gitan marginal et solitaire, et Roman Godfrey, fils de la famille la plus riche et la plus affluente de la ville, se lient d’amitié et décident d’enquêter sur ce meurtre hors du commun…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que j’ai vu, il y a déjà quelques années, la saison 1 de la série homonyme et que j’avais bien aimé le pitch.

Parce que ça fait déjà quelque temps que je n’ai pas mis à l’honneur les éditions Super 8, leurs titres s’accumulent pourtant dans mon Stock à Lire Numérique

Ma chronique

Ayant découvert Hemlock Grove d’abord au format série TV, j’étais convaincu que le roman était une adaptation de ladite série. Mais que nenni, c’est tout le contraire, la série est une plus ou moins libre transposition sur petit écran du roman ; à ma décharge le bouquin était jusqu’alors inédit en version française.

Est-il encore possible de proposer une a pproche originale autour de la lycanthropie, du vampirisme et autres créatures surnaturelles ? J’ai envie de croire que longtemps encore des auteurs réussiront à nous surprendre, et Brian McGreevy tendrait à me donner raison avec ce roman.

Il n’en reste pas moins que j’ai refermé ce roman sur un sentiment quelque peu mitigé. Certes l’intrigue est addictive et plutôt bien amenée, de même les personnages sont globalement bien travaillés, mais il reste un certain nombre de questions qui auraient méritées un traitement plus approfondi et je reprocherai à l’auteur (sans doute aussi une part de responsabilité de la traduction) un style très irrégulier dans la narration.

Brian McGreevy avait un temps envisagé de travailler sur une suite à son roman avant de renoncer à son idée, dommage, le lecteur refermera le bouquin avec un sentiment de frustration face aux questions laissées sans réponse. N’ayant vu que la première saison de la série TV, je ne saurai dire si celle-ci apporte les réponses manquantes.

Le roman est tiré vers le haut par ses personnages. Certes l’improbable duo que forment Peter et Roman fonctionne à la perfection, deux fortes personnalités que tout oppose, mais qui parviendront à surmonter leurs différences afin de devenir complémentaires.

La famille Godfrey nous offre aussi un ensemble de personnalités complexes et plus ou moins troubles, que ce soit Olivia, la mère de Roman, Shelley, sa soeur, Letha sa cousine ou encore Norman, son oncle.

Sans oublier le Dr Pryce et ses recherches aussi obscures que mystérieuses, et la jeune Christina Wendall.

Au fil des pages Brian McGreevy entoure son intrigue d’une ambiance relativement sombre, parfois même carrément glauque, voire malsaine. Une ambiance qui colle parfaitement au récit.

MON VERDICT

 
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Publié par le 13 janvier 2018 dans Bouquins

 

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Bilan livresque 2017

Bilan livresque

Je m’étais fixé un objectif de 100 bouquins, j’en suis bien loin avec seulement 63 bouquins lus et chroniqués.
Pour rappel, j’avais bouclé l’année 2016 avec 93 bouquins au compteur, et 2015 avec 69.

Une petite année que je vais découper mensuellement en isolant les deux titres les plus marquants du mois.

Janvier 2017 – 6 livres lus

  • Watership Down de R. Adam
  • La Prunelle De Ses Yeux de I. Desjours

Février 2017 – 5 livres lus

  • Elijah de N. Boudou
  • Il Y A Un Robot Dans Le Jardin de D. Install

Mars 2017 – 6 livres lus

  • Brutale de J.O. Bosco
  • Fin De Ronde de S. King

Avril 2017 – 3 livres lus

  • La Faucheuse de N. Shusterman
  • Ragdoll de D. Cole

Mai 2017 – 5 livres lus

  • La Dernière Des Stanfield de M. Levy
  • Majestic Murder de A. Carbonnel

Juin 2017 – 6 livres lus

  • Tu Tueras L’Ange de S. Dazieri
  • S’Accrocher Aux Etoiles de K. Kahn

Juillet 2017 – 6 livres lus

  • Du Barbelé Sur Le Coeur de C. Cham
  • Premier Sang de D. Morell

Août 2017 – 4 livres lus

  • La Cité Des Miroirs de J. Cronin
  • Récidive de S. Delzongle

Septembre 2017 – 5 livres lus

  • Frappe-Toi Le Coeur de A. Nothomb
  • Agent Double de D. O’Malley

Octobre 2017 – 6 livres lus

  • La Soif de J. Nesbo
  • Comme Un Chien de J. Ketchum & L. McKee

Novembre 2017 – 5 livres lus

  • Bourbon Kid de Anonyme
  • Hérodias Et Le Guerrier Au Linceul de S. Greem

Décembre 2017 – 6 livres lus

  • Abattez Les Grands Arbres de C. Guillaumot
  • Déracinée de N. Novik

Le méga coup de coeur 2017

O. Norek - Entre Deux Mondes

Mon coup de coeur éditeur sera pour Fleur Sauvage, une maison d’éditions dont la survie a été fortement menacée en 2017 mais qui aura été sauvée grâce à la mobilisation des lecteurs et des internautes. Merci à eux et longue vie à Fleur Sauvage.

 

 
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Publié par le 6 janvier 2018 dans Bouquins

 

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Casino Johnston : le flop d’or 2017/2018

Comme depuis plusieurs années déjà, nous avons coutume, pour le réveillon de la Saint Sylvestre et le lendemain, de prendre une généreuse portion de salade tahitienne.

Nous avions l’habitude de la prendre chez Touskifau, un traiteur de la Vallée du Tir réputé pour faire la meilleure salade tahitienne de la place, mais de gros travaux routiers rendent l’accès à la boutique chiant à souhait ; il nous a donc fallu trouver une alternative. A vrai dire la salade tahitienne est au menu de bon nombre de nos repas au cours de la saison chaude, dans ce cas nous nous rabattons sur celle du Marlin Bleu, que l’on trouve dans toutes les grandes surfaces et qui est de très bonne facture.

Et bin voilà me direz-vous ?! En me rendant à Casino Johnston le matin du 31 décembre c’était mon intention première, mais allez savoir quelle mouche m’a piqué lorsque, passant au rayon poissonnerie, je vois de la salade tahitienne « fait maison » et je décide de me laisser tenter. Et hop, je prends quatre barquettes de cette salade tahitienne « fait maison ».

Avant d’aller plus loin, permettez moi de vous expliquer en quelques lignes ce qu’est la salade tahitienne :

Pour commencer on fait mariner du poisson cru (thon, marlin…) coupé en cubes dans du jus de citron vert (accessoirement on peut ajouter du sel et du poivre).

C’est l’étape essentielle de la recette pour 3 raisons :
– le jus de citron va « cuire » le poisson,
– ce faisant la chair du poisson va se raffermir,
– enfin (et non des moindre) pour le goût.

Après une demie heure, on égoutte le poisson et l’on le place dans le saladier (ne surtout pas le rincer ! c’est une hérésie qui flinguerait les effets de la marinade).

On ajoute des tomates coupés en dès, des lamelles de concombre (sans les graines) et des lamelles de carottes. Pour assaisonnement on incorpore de l’oignon vert finement ciselé et du persil plat (ou de la coriandre selon votre préférence).

On recouvre le tout de lait coco auquel on ajoute le jus de 2 citrons verts. Et on mélange bien le tout.

Servir très frais. Accessoirement on peut ajouter des tranches d’oeufs durs.

Et voilà à quoi ça ressemble :


Salade tahitienne

En 37 ans de Nouvelle-Calédonie, je ne compte plus le nombre de salades tahitiennes que j’ai mangées. Il y en eu des excellentes, des très bonnes, des bonnes et des moins bonnes mais aucune que je qualifierai de mauvaise… Jusqu’à ce premier janvier 2018. Merci Casino Johnston !

Le truc était limite imbouffable…
– Le poisson peu ou pas mariné était insipide et caoutchouteux.
– L’ensemble manquait cruellement d’assaisonnement et de sauce.

Bref, fade et sec… Un total ratage ! Résultat des courses, trois barquettes sont passées directement du frigo à la poubelle.

Et un flop d’or bien mérité pour Casino Johnston.

 
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Publié par le 3 janvier 2018 dans Coups de gueule, Nouvelle-Calédonie

 

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Welcome 2018

Bonne et heureuse année à tous et toutes.

Meilleurs voeux de bonheur et de réussite.

Et plein de bons bouquins à découvrir…

 
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Publié par le 1 janvier 2018 dans No comment

 

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