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Archives Mensuelles: août 2017

[TV NEWS] Supergirl – Saison 1

AU PROGRAMME DU JOUR

Supergirl

Titre : Supergirl
Création : Allison Adler & Greg Berlanti
Production : Warner Bros / DC Comics
Diffusion : CBS (USA) / TF1 (France)
Origine : USA (2015)
Format : 20 épisodes de 42 minutes

Le pitch

Peu avant la destruction de la planète Krypton, Kara Zorl-El (Melissa Benoist) est envoyée sur Terre afin de veiller sur son jeune cousin, Kal-El. Une collision dans l’espace la fait arriver à destination 20 ans plus tard, son cousin est désormais connu étant comme Superman, le héros de Metropolis.
Pour sauver les apparences, Kara se fait embaucher chez NatCo, un puissant organe de presse dirigé d’une main de fer par Cat Grant (Calista Flockart). Elle a promis à sa famille adoptive, les Danvers, de ne jamais révéler sa véritable identité et ses pouvoirs.
Le jour où la vie de sa soeur, Alex Danvers (Chyler Leigh), passagère d’un gros porteur en détresse, est menacée, Kara sort de l’ombre en évitant le crash de l’appareil.
Désormais elle sera Supergirl, la protectrice de National City. Mais elle n’est pas au bout de ses surprises et ignore encore que la vie de superhéros n’est pas de tout repos…

Ma chronique

Avant d’entrer dans le vif du sujet, j’avoue avoir beaucoup de mal à comprendre la stratégie de TF1 concernant la diffusion de Supergirl ; plutôt que de privilégier une série inédite, la chaîne opte pour une diffusion en seconde partie de soirée (soit entre 23 et 23h30 pour le premier épisode) après Esprits Criminels (des rediffusions d’anciennes saisons).

Certes les séries policières ont toujours la côte auprès de l’audimat, mais franchement un petit coup de neuf sur la grille des programmes ne ferait pas de mal de temps en temps ; remarque qui ne s’applique pas qu’aux programmes d’après le 20 heures, mais à l’ensemble de la grille estivale de TF1 qui comble le néant avec du déjà-vu et revu (hormis, cet été, un feuilleton quotidien, que je ne nommerai pas, au ras des pâquerettes diffusé après les traditionnelles émissions de divertissement puisées dans les archives de la chaîne).

Le cas Supergirl n’est pas un cas isolé, toutes les séries inspirées de l’univers DC Comics (Flash et The Arrow) ont déjà eu à subir (et subissent encore) le même sort. Qu’on ne vienne pas me dire que c’est pour ménager le public ; Esprits Criminels est bien plus éprouvant et surtout plus réaliste que Supergirl, qui joue à fond sur le l’aspect divertissement. Je dirai plutôt que les têtes pensantes de TF1 sont bien trop frileuses pour oser s’aventurer hors de leur zone de confort (et donc financièrement plus rentable).

Laissons TF1 à ses basses stratégies commerciales et entrons dans le vif du sujet.

Kara va rapidement découvrir qu’elle n’est pas arrivée seule sur Terre, l’objet qui a dévié sa trajectoire n’est autre que la forteresse de Fort Rozz, un pénitencier destiné aux pires criminels intergalactiques. La forteresse s’est écrasée sur Terre en même temps que la navette de Kara, permettant aux détenus de prendre la poudre d’escampette.

Heureusement la plupart ont pu être interceptés par le DEO, une agence secrète gouvernementale chargée de protéger l’humanité des attaques extra-terrestres. Agence dirigée par Hank Henshaw (David Harrewood) et pour qui travaille Alex Danvers, la soeur de Kara. C’est donc tout naturellement que Supergirl travaillera en étroite collaboration avec le DEO.

Kara pourra également compter sur l’aide et le soutien de Winn Schott (Jeremy Jordan), un discret, mais brillant informaticien qui travaille avec elle à NatCo, et de Jimmy Olsen (Mehcad Brooks), ancien reporter au Daily Planet, proche de Superman et récemment embauché par NatCo.

Il faudra bien toute cette fine équipe pour affronter, au fil des épisodes, divers super-vilains de toutes origines (humains, cyborgs ou encore extra-terrestre). A commencer par le Général Astra (Laura Benanti), la tante de Kara, condamnée à l’exil sur Fort Rozz avec son fidèle lieutenant et époux, Non (Chris Vance), par Alura-Zor-El, la mère de Kara.

J’arrête là avec la présentation du casting sinon je vais en avoir pour des plombes, j’oublie volontairement certains personnages secondaires, mais néanmoins importants afin de vous laisser le plaisir de découvrir par vous même tout ce petit monde et leurs relations. L’équilibre entre les personnages principaux et secondaires ainsi que les relations qu’ils développent est d’ailleurs une des forces de la série. Personne n’est là pour faire de la figuration (à part les figurants cela va de soi), chacun aura, à un moment ou à un autre son rôle à jouer et, souvent, des secrets inattendus à révéler.

Si la série joue clairement la carte du divertissement, ça ne l’empêche pas moins de rester cohérente, aussi bien dans chacun des épisodes que dans sa trame globale. Action, humour et surprises sont bien dosés, on se prend rapidement au jeu et l’on voit défiler avec plaisir (sans lassitude ni prise de tête) les épisodes.

Même si à l’issue de cette première saison il reste bien des questions en suspens, la trame principale est achevée, permettant ainsi à la série de se renouveler pour sa seconde saison. Pour le plus grand plaisir des spectateurs qui attendent impatiemment la suite des aventures de Supergirl.

A l’heure d’aujourd’hui The CW, qui a pris le relais de CBS pour la diffusion de la série dès la seconde saison, a reconduit le programme pour une troisième saison. La version française de la saison deux n’est toujours pas disponible, mais il y a fort à parier qu’elle voie le jour dans les mois à venir.

♥♥♥½

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Publié par le 30 août 2017 dans TV News

 

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[BOUQUINS] Jack Ketchum – Morte Saison

AU MENU DU JOUR

J. Ketchum - Morte Saison

Titre : Morte Saison
Auteur : Jack Ketchum
Editeur : Bragelonne
Parution : 2008
Origine : USA
280 pages

De quoi ça cause ?

1981. Dead River, Maine. Afin de pouvoir travailler tranquillement sur un livre, Carla loue une maison isolée au coeur de la forêt. Avant de se mettre au travail, elle invite cinq amis de New-York à venir passer quelques jours dans sa nouvelle demeure. Carla ignore encore que la forêt est le terrain de chasse et de jeu d’une bande de dangereux dégénérés…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Jack Ketchum.
Pour patienter jusqu’à la sortie de son prochain roman, Comme Un Chien.

Ma chronique

Après Une Fille Comme Les Autres et Fils Unique, et à quelques semaines de la sortie de son dernier roman, je renoue avec l’univers tourmenté de Jack Ketchum. Comme pour les deux titres précédemment cités l’auteur s’inspire d’un fait divers sordide et non avéré, puisque connu sous le nom de légende de Sawney Bean, légende qui inspira aussi Wes Craven pour la réalisation de son film La Colline A Des Yeux.

Comme l’auteur nous l’explique dans sa postface, l’accouchement fut long et douloureux. Morte Saison est le premier roman de Jack Ketchum ; afin de répondre aux exigences de son éditeur (et accessoirement ménager les futurs lecteurs), l’auteur a dû procéder à de multiples coupes franches et à la réécriture de nombreux passages, pour aboutir à une version édulcorée (pour ne pas dire dénaturée) de son roman. Ce qui n’empêchera pas son éditeur, Ballantine Books, de le présenter comme « l’ultime roman d’horreur » lors de sa publication en 1981.

Déçu par le résultat, Jack Ketchum se lance dans une nouvelle réécriture de son roman afin de lui rendre son âme originelle, les lecteurs devront attendre 1999 pour enfin pouvoir lire Morte Saison dans sa « version non expurgée ».

En France, le roman (version expurgée) a initialement été publié par Fleuve Noir dans sa collection Gore en 1986, sous le titre Saison De Mort. La présente édition (Bragelonne, 2008) permet aux lecteurs français de découvrir cette fameuse « version non expurgée ». Et autant prévenir d’emblée : âmes sensibles s’abstenir ! Une lecture à réserver à un public averti.

Après cette longue introduction, il est temps d’entrer dans le vif du sujet. Attachez vos ceintures, embarquement immédiat pour Dead River…

Après une intro qui nous plonge au coeur de la folie qui hante la forêt de Dead River, Jack Ketchum prend le temps de poser les bases de son intrigue et ses personnages. Les choses sérieuses commencent réellement dans la troisième et dernière partie du bouquin (le troisième jour, à 0h02) ; il en reste alors un peu plus de la moitié à lire.

J’imagine que certains amateurs de littérature horrifique se disent que à peine plus de la moitié du bouquin consacré au genre qu’ils affectionnent ça fait un peu léger, je tiens à vous rassurer : c’est plus que suffisant pour faire vivre aux personnages le pire des cauchemars. Le genre de nuit que tu ne souhaiterais même pas à ton pire ennemi !

En effet Jack Ketchum ne lésine ni sur les moyens ni sur les détails les plus sordides pour régaler les amateurs de sensations fortes. Mais il ne commet pas non plus l’erreur de la surenchère gratuite, où trop de gore tue le gore et où l’effet obtenu est à l’opposé de celui recherché.

L’auteur ne se contente pas de faire couler l’hémoglobine à flots, il pousse le vice en annihilant toute forme d’espoir chez ses « victimes » ; de fait ce bouquin est aussi d’une noirceur absolue.

Paradoxalement, bien que nettement plus trash que Fils Unique ou encore Une Fille Comme Les Autres, j’ai trouvé Morte Saison moins dérangeant. Sans doute parce que, pris dans son ensemble, le roman parait nettement moins réel que les deux autres, mais aussi parce que la violence extrême qu’il déploie est moins « ordinaire » que celle décrite dans ces autres bouquins.

MON VERDICT

Le cadeau bonus n°1

Je ne sais pas si vous avez connu la collection Gore de Fleuve Noir, entre 1985 et 1989 ce sont plus d’une centaine de titres qui ont été publiés. Les amateurs de la littérature horrifique ne pouvaient pas rater ces bouquins en visitant les rayons de leur librairie préférée ; pas tant du fait de la qualité des romans en question, mais surtout par les couv’ aussi kitchissimes que sanguinolentes.

Mon cadeau bonus du jour sera donc la couverture de Saison De Mort, livre n°25 de la collection Gore.

Le cadeau bonus n°2

Il m’a semblé intéressant (mais peut que ça n’intéresse que moi) de vous proposer un petit comparatif entre la version expurgée du roman (Saison De Mort) et sa version non expurgée (Morte Saison).

J’ai volontairement choisi un passage relativement neutre qui, à mon sens, ne méritait pas de subir les foudres de la bien-pensance hypocrite de l’éditeur. Je précise que les deux versions n’ont pas été traduites par la même personne (Annie Frezouls pour Saison De Mort et Benoît Domis pour Morte Saison).

Les passages les plus trash restent éprouvant même dans leur version expurgée, la version non expurgée est plus généreuse en détails sordides. Là où Saison De Mort offre une petite lueur d’espoir final, Morte Saison exprime au contraire toute sa noirceur assumée…

Fin du chapitre 15 h 00 de la seconde partie.

Saison De Mort (1986)

Il soupira. De toute façon, quel qu’ait pu être l’agresseur de cette fille, il devait être loin à présent. Ils ne l’attraperaient jamais.

Morte Saison (2008)

Il soupira. À cette heure-ci, celui ou celle qui avait agressé la jeune femme pouvait déjà s’être réfugié au Canada. Il espéra qu’elle serait bientôt en mesure de parler. Dans le cas contraire, il serait trop tard. Ils ne l’attraperaient jamais.
Il repensa aux crabes. Le crabe : une des formes de vie les plus anciennes. Avec le requin et le cafard. Pendant toutes ces années, il n’avait pas eu à apprendre en quoi le monde avait changé ; rien d’autre ne traversait son esprit que son prochain repas. Une forme de vie simple et brutale. Comment pouvait-on manger ces bestioles ! Bien sûr, les touristes adoraient le crabe frais. Mais les touristes étaient complètement idiots. Pas Peters. Il avait grandi dans cette région.
Un crabe n’était rien d’autre qu’un charognard. Une créature qui se nourrissait des morts ou – dans le cas présent – des mourants. Comme un vautour. Il faillit frémir à la pensée de ces pinces sur la victime. Mais ce n’était pas son genre. Il avait plutôt tendance à hausser les épaules et à dire : « C’est la vie. » Comme toute créature, le crabe avait probablement trouvé sa funeste petite place en ce bas monde.

 
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Publié par le 22 août 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Ben H. Winters – Dernier Meurtre Avant La Fin Du Monde

AU MENU DU JOUR

B. H. Winters - Dernier meurtre avant la fin du monde

Titre : Dernier Meurtre Avant La Fin Du Monde
Auteur : Ben H. Winters
Editeur : Super 8
Parution : 2015
Origine : USA
352 pages

De quoi ça cause ?

Cette fois ça y est, la fin du monde est annoncée de façon certaine. Dans six mois, un astéroïde géocroiseur entrera en collision avec la Terre et devrait signer la fin de l’humanité. Mais il en faut plus pour décourager le jeune inspecteur, Hank Palace, de mener son enquête. Même si tout semble plaider pour le suicide, il est convaincu que Peter Zell a été victime d’un meurtre, et il entend bien le prouver…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que ça fait un bail qu’il traîne dans mon Stock à Lire Numérique… Bon OK je reconnais volontiers qu’il n’est pas le seul dans ce cas de figure.
Parce que c’est Super 8 et que cet éditeur ne m’a jamais déçu. OK, OK, j’ai plein d’autres titres de Super 8 à lire… Et encore davantage de titres d’autres éditeurs et/ou auteur avec lesquels je suis certain de passer un très bon moment de lecture.
Parce qu’il est l’heureux élu d’un certain Book Club mal famé que je fréquente et dont on ne doit pas parler. Certes il a été désigné au titre du mois de juillet, et alors ?

Ma chronique

Un polar pour le moins atypique du fait de son contexte pré-apocalyptique… mais pas le genre apocalypse annoncé par un pseudo styliste / parfumeur bidon ou par une présumée prophétie que chacun peut interpréter à sa guise. Non ici c’est l’Apocalypse avec un grand A, le truc scientifiquement possible (même si peu probable) si le genre humain n’a pas foutu en l’air la planète avant à force de conneries.

Dans ce contexte les réactions varient, il y a ceux qui continuent à vivre leur vie en attendant la fin, ceux qui envoient tout balader pour vivre à fond leurs délires plus ou moins légaux et ceux qui préfèrent mettre fin à leurs jours. C’est ainsi que la paisible bourgade de Concord, New Hampshire, a hérité du label peu enviable, mais hautement mérité de « Ville des pendus ».

Sauf que notre héros, Henry « Hank » Palace, jeune inspecteur nouvellement promu afin de pallier la fuite des effectifs, serait plutôt à classer dans la première catégorie, fin du monde ou pas, il a une enquête à mener et compte bien le faire aussi consciencieusement que possible. Et tant pis s’il doit être seul contre tous à remettre en cause la thèse du suicide.

Si Hank Palace n’est ni un super flic infaillible, ni un fin limier, il n’en pas moins obstiné, professionnel et tenace… à tel point que par moment on se demande si notre brave gars est réellement sur une piste criminelle ou s’il se laisse bouffer par son obsession pour cette affaire. N’empêche qu’il ne laisse aucune piste au hasard, tout comme il n’hésite pas à remettre en question ses déductions précédentes quand un nouvel élément apparaît.

Le récit est écrit à la première personne histoire de nous mettre en totale immersion dans le fil (parfois décousu) des pensées de notre cher inspecteur Palace. C’est aussi une façon de nous rendre le personnage plus sympathique, même quand il pédale dans la choucroute !

Si vous cherchez un polar mené tambour battant qui vous foutra les nerfs en pelote, passez votre chemin ! Certes on est bien en présence d’une enquête policière, mais Hank Palace n’est du genre à foncer tête baissée. Il prend au contraire son temps, d’autant qu’il doit convaincre ses collègues, le procureur et la légiste qu’il tient quelque chose de solide.

Plus que l’intrigue à proprement parler, c’est l’ambiance qui donne au roman un certain cachet, une réelle touche d’originalité qui permet au bouquin de s’extraire de la masse des romans policiers plus classiques. Chez moi la sauce a pris rapidement et mon intérêt n’est jamais retombé, je suis même d’ores et déjà assuré de lire les deux romans qui bouclent cette trilogie.

Si chacun des trois tomes se concentre sur une enquête indépendante, la question de les lire dans l’ordre ou pas me paraît totalement superflue tant la réponse est dans le contexte. Chaque tome nous rapproche de l’instant T, la rencontre explosive entre l’astéroïde et notre chère Terre ; forcément plus ce funeste rendez-vous sera imminent, plus le chaos sera de rigueur.

MON VERDICT

 
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Publié par le 16 août 2017 dans Bouquins

 

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[BRD] Les Gardiens De La Galaxie : Vol. 2

A L’AFFICHE DU JOUR

Les Gardiens De La Galaxie 2

Les Gardiens De La Galaxie : vol. 2
Réalisation : James Gunn
Production : Marvel Studios
Distribution : The Walt Disney Company
Origine : USA (2017)
Durée : 2h16

Le pitch

Alors que les Gardiens de la Galaxie sont félicités par les Souverains après l’élimination d’une créature qui menaçait leur monde ; Rocket ne peut s’empêcher de voler de précieuses et puissantes batteries avant de quitter la planète. Leur vaisseau est rapidement pris en chasse par la flotte souveraine, la situation des Gardiens semble sans espoir jusqu’à ce que la flotte ennemie ne soit détruite par un vaisseau inconnu… Leur sauveur s’avère être Ego (Kurt Russell), qui affirme être le véritable père de Star-Lord.

Ma chronique

Outre l’équipe des Gardiens, composée de Star-Lord (Chris Pratt), Gamora (Zoe Saldana), Drax (Dave Bautista), Rocket (la voix de Bradley Cooper en VO) et Baby Groot (la voix de Vin Diesel en VO), on retrouve d’autres têtes croisées dans le précédent volet, tel que Yondu (Michael Rooker) et ses Ravageurs, mais aussi Nebula (Karen Gillan), la soeur de Gamora et fille de Thanos. Tous deux ayant des comptes à régler avec les Gardiens…

Bien entendu ce second volet apporte aussi son lot de nouveaux venus, à commencer par Ego, mais aussi la Prêtresse Ayesha (Elizabeth Debicki) qui règne sur les Souverains, Mantis (Pom Klementieff), fidèle servante d’Ego ou encore Stakar Ogord (Sylvester Stallone), fondateur des premiers Gardiens avec Yondu et d’autres.

A mon goût la plus belle des réussites au niveau des nouveautés, reste le monde créé par Ego. Des décors délicieusement kitsch et colorés, limite psychédélique, qui collent parfaitement à la musique des eighties qu’écoutent en boucle Star-Lord et son mystérieux père.

De l’aveu même de l’équipe du film, ce second volet entend miser davantage sur les relations entre les personnages, que ce soit au sein de l’équipe des Gardiens (le comportement imprévisible, pour ne pas dire irrationnel, de Rocket n’est pas toujours au goût de ses compagnons), ou de façon plus intime (outre la rencontre entre Star-Lord et son père, d’autres relations fortes seront mises en avant).

Il n’en reste pas moins que le film ne manque pas de rythme, l’intrigue tient la route, les scènes d’actions sont visuellement bluffantes et surtout on retrouve, pour notre plus grand plaisir, le même ton décalé que dans le premier film.

J’espère que la rencontre programmée entre les Gardiens de la Galaxie et les Avengers (à l’affiche d’Avengers : Infinity War, programmé en deux parties en 2018 et 2019) conservera cet aspect décalé. A ce niveau les traditionnelles séquences post-génériques ne nous apprennent pas grand-chose…

♥♥♥♥♥

 
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Publié par le 15 août 2017 dans DVD / BRD

 

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[BOUQUINS] Justin Cronin – La Cité Des Miroirs

AU MENU DU JOUR

J. Cronin - La Cité des Miroirs
Titre : La Cité Des Miroirs
Auteur : Justin Cronin
Editeur : Robert Laffont
Parution : 2017
Origine : USA (2016)
816 pages

De quoi ça cause ?

Les Douze et leurs multitudes ont été vaincus, l’humanité peut commencer à se reconstruire. Mais le prix à payer a été fort, le sacrifice d’Amy ne fait aucun doute pour les survivants. Mais la menace virule n’est pas complètement éradiquée, dans l’ombre de sa tanière, le Zéro attend son heure. L’heure de se venger du genre humain…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est la suite et fin de la trilogie Le Passage. Trilogie que de nombreux adeptes de la littérature post apocalyptique mettent sur le même piédestal que Le Fléau de Stephen King ! Excusez du peu…
Pour ceux qui, comme moi, ont lu les précédents tomes au moment de leur parution (respectivement en 2011 et 2013), il aura fallu patienter 4 ans avant de découvrir la conclusion de la saga.

Ma chronique

Quatre ans c’est long. C’est aussi beaucoup de bouquins lus et chroniqués, largement de quoi oublier des pans entiers de l’histoire. Justin Cronin a le bon goût de commencer son roman par un prologue qui nous rappelle les grandes lignes de l’intrigue développée dans les deux précédents romans.

Difficile toutefois de reprocher cette longue attente à Justin Cronin quand on sait que, quelques semaines avant son cinquantième anniversaire, il a appris qu’il avait un cancer. Forcément l’écriture est passée en second plan, l’auteur préférant mobiliser ses forces pour lutter contre la maladie… et vaincre ce foutu cancer !

L’histoire commence trois ans après l’anéantissement des Douze, trois années sans attaque de viruls. On retrouve des personnages connus dans des situations nouvelles. Justin Cronin prend son temps pour poser les éléments de son intrigue. C’est calme, très calme… mais jamais ennuyeux. Le calme avant la tempête ?

Tempête plus ou moins annoncée à la fin de la première partie. Mais il faudra patienter, car la seconde partie nous fait faire un bond en arrière, dans le monde d’avant V. Timothy Flanning, plus connu comme étant le Zéro, nous raconte son histoire. On pourrait alors craindre quelques longueurs, mais il n’en est rien, l’apport d’une dimension humaine à l’ennemi de l’humanité est un vrai plus.

Puis la troisième partie nous transporte 20 ans après les événements décrits dans la première partie. Les personnages ont vieilli, mais sont toujours alertes, d’autant que la relève est assurée par leurs enfants devenus adultes. C’est là que les choses sérieuses vont pouvoir commencer…

L’auteur prend son temps pour planter le décor, tout comme le Zéro a pris le sien pour placer ses pièces sur l’échiquier afin d’optimiser ses chances de remporter cette ultime partie. Quand la tempête annoncée se déchaîne, c’est avec une brutalité implacable et mortelle qu’elle s’abat sur la nouvelle république du Texas. A partir de cet instant, Justin Cronin ne vous lâchera plus, et vous aurez bien du mal à lâcher son roman. Attendez vous à de brusques poussées d’adrénaline…

C’est volontairement que je n’en dirai pas davantage sur les personnages et l’intrigue, il serait vraiment dommage de vous priver du plaisir de la découverte.
On espérait du lourd pour clore cette trilogie, un final en apothéose. Et c’est exactement ce que Justin Cronin nous offre, un bouquet final magistral, brillant, efficace, percutant… les superlatifs me manquent pour exprimer mon enthousiasme.

Avec Le Passage et Les Douze on savait d’ores et déjà que cette trilogie pourrait rivaliser avec les plus grands de la littérature post apocalyptique, La Cité Des Miroirs le confirme et la place même sur les plus hautes marches du podium. Outre Le Fléau du King, je citerai aussi la trilogie La Lignée de Guillermo Del Toro et Chuck Hogan, juste pour vous situer le niveau. Un must read pour tous les amateurs du genre… et les autres aussi !

Et dire que tout est parti d’une demande de la fille de l’auteur, il y a dix ans de ça, elle voulait simplement que son père écrive l’histoire « d’une fille qui sauve le monde« . Et bin voilà qui est chose faite, avec pas loin de 3000 pages au compteur la gamine a quelques nuits blanches à prévoir…

MON VERDICT

 
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Publié par le 10 août 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Sonja Delzongle – Récidive

AU MENU DU JOUR

S. Delzongle - Récidive

Titre : Récidive
Auteur : Sonja Delzongle
Editeur : Editions de l’Epée
Parution : 2017
Origine : France
416 pages

De quoi ça cause ?

Hanah Baxter ne supporte pas l’idée que son père, l’assassin de sa mère, ait pu être libéré après 25 années de détention. Non seulement l’idée la révolte, mais elle craint aussi la vengeance de son géniteur, quand le verdict est tombé son père, Erwan Kardec, a promis de la traquer et de la tuer.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Pour le plaisir de retrouver Hanah Baxter, une profileuse hors-norme, mais d’une redoutable efficacité.
J’ai assisté à sa première apparition dans Dust, sous le soleil écrasant du Kenya, l’auteure m’avait alors impressionné par sa maîtrise et j’avais tout de suite accroché au personnage d’Hanah. Puis il y eut Quand La Neige Danse et les paysages hivernaux de l’Illinois ; incontestablement l’essai a été transformé ! Quel que soit le climat, je suis emballé…

Ma chronique

C’est toujours un plaisir de retrouver un personnage auquel on s’est attaché au fil des romans. Hanah Baxter est de ceux-là, il me tardait d’assister ENFIN à la confrontation annoncée entre elle et son père. Si dans le roman précédent Hanah était un peu en retrait, cette fois elle est bel et bien au centre du récit et de l’intrigue (voire même des intrigues).

Une intrigue qui exigera de nombreux aller-retour entre New York et Saint Malo et vous proposera une narration selon trois axes. Le principal étant celui d’Hanah qui enquête depuis New York sur les circonstances d’un naufrage survenu dans la baie de Saint Malo durant l’hiver 1905. Naufrage dont elle est encore loin de se douter des conséquences et implications sur son passé mouvementé.

Le second axe vous permettra de suivre Erwan Kardec, dont le séjour en prison n’a en rien apaisé la haine qu’il nourrit pour sa fille. Plus que jamais déterminé à la retrouver et à l’attirer jusqu’à lui, quitte à semer la mort sur son passage. Une mort qui le ronge lentement mais sûrement de l’intérieur, pas question toutefois de mourir avant de s’être vengé.

Enfin l’auteure nous invite à suivre l’enquête de gendarmerie sur les meurtres qui secouent la paisible cité bretonne. Particulièrement via le lieutenant Yann Maurice qui dirige la Brigade de Recherches (BR) de Saint Malo et cache, lui aussi, un lourd secret.

Plus que jamais les relations entre les personnages sont au coeur de l’intrigue. Avec, en premier lieu, la relation père fille, plus que tumultueuse qui lie Hanah à son meurtrier de père. Mais aussi les relations d’Hanah avec les figures de son passé et même ses relations présentes (elle est en pleine phase de remise en question).

Puisqu’on est dans le relationnel, restons ici et penchons-nous sur le cas Yann Maurice. Jeune flic brillant contraint de cacher son homosexualité à ses hommes, mais aussi et surtout à son propre père (eh oui, encore des relations familiales tendues).

Avec tout ça Sonja Delzongle nous offre un thriller psychologique rondement mené et n’hésite pas à malmener Hanah. Il faut dire que la confrontation avec son paternel lui réservera de sacrées surprises quant à son propre passé. Comme Hanah j’ai pris la révélation en pleine poire, je n’avais rien vu venir.

L’auteure ne laisse rien au hasard, perfectionniste et marionnettiste, elle nous promène dans son roman (une promenade qui n’est pas toujours de tout repos), n’hésitant pas à nous entraîner sur de fausses pistes (avec de vraies surprises), mais au fur et à mesure que l’on avance dans l’intrigue les différentes pièces du puzzle s’imbriquent entre elles de façon cohérente et convaincante.

Un thriller qui n’en est pas vraiment un (l’enquête policière sur les meurtres de Saint Malo tendrait presque à passer en second plan), mais profondément humain qui confirme l’immense talent de Sonja Delzongle. En refermant le roman, on a la sensation que la boucle est bouclée pour Hanah, du coup c’est avec une légère appréhension que l’on se demande : et maintenant ? C’est qu’on n’a pas envie de la laisser filer notre Hanah, comme bon nombre de lecteurs, j’ai bon espoir de la croiser à nouveau…

En attendant, si ce n’est déjà fait, je vous invite vivement à découvrir cette trilogie (pour le moment) ; lire les bouquins dans l’ordre ne s’impose pas vraiment, chaque intrigue étant indépendante, mais je ne saurais que trop vous recommander de le faire ; comme toujours en présence d’un personnage récurrent, c’est un vrai plus de pouvoir suivre son évolution.

MON VERDICT

 
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Publié par le 1 août 2017 dans Bouquins

 

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