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[BOUQUINS] Mats Strandberg – Le Ferry

19 Juil

AU MENU DU JOUR

M.. Strandberg - Le Ferry

Titre : Le Ferry
Auteur : Mats Strandberg
Editeur : Bragelonne
Parution : 2017
Origine : Suède (2015)

De quoi ça cause ?

Le Baltic Charisma est un ferry qui assure régulièrement la liaison entre la Suède et la Finlande, une traversée de 24 heures, dont une nuit au cours de laquelle de nombreux passagers se permettent quasiment tous les excès. Mais cette nuit-là, la croisière va se transformer en cauchemar pour les mille deux cent passagers du ferry…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

La couv’ : ce couloir ensanglanté m’est instantanément apparu prometteur.

L’accroche : « La vague de terreur qui a balayé la Suède »
Je sais que parfois (souvent) c’est un piège à con ce truc, mais il n’empêche que ça fait encore son effet (ça doit être truc subliminal).

La quatrième de couv’ : une fois n’est pas coutume, elle est d’une remarquable sobriété.
Le mystère reste entier quant à la menace qui plane sur le ferry et ses passagers.

Ma chronique

Au vu de la couv’ sanguinolente et de la sobriété (bienvenue) de la quatrième, il me tardait de découvrir ce qui allait transformer une croisière plutôt routinière en un véritable bain de sang. Toutes les options restaient envisageables : tueur en série, terroristes, virus, bestiole(s) pas sympa(s) et affamée(s) ou tout autre genre de monstruosité. Pour ma part j’ai compris ce à quoi l’on aurait à faire dès la première rencontre avec ces « deux passagers comme il n’en est encore jamais monté à bord sont présents« .

Chroniquer ce bouquin a quelque chose de frustrant, il ne faut surtout pas se montrer trop loquace, au risque de lever le voile sur ce mystère. Et du coup ça va m’obliger à faire court…

Le roman se décline sous la forme de chapitres POV (Poinf of View). Chaque chapitre nous fait vivre l’intrigue du point de vue d’un personnage. Une forme narrative popularisée par la saga Le Trône De Fer de George R.R. Martin.

Les personnages sont nombreux, il faut le temps de se familiariser avec chacun histoire de les recadrer aisément. Mats Strandberg prend justement le soin de faire monter la pression lentement, de fait le lecteur n’est jamais embrouillé à se demander qui est qui ou qui fait quoi.

Je ne vais pas m’appesantir sur chacun, disons simplement qu’il y en a des sympathiques, des moins sympathiques et des franchement méprisables. Mais le plus souvent nul n’est tout blanc ou tout noir, un peu comme dans la vraie vie en fait.
J’ai un un faible pour Albin et Lo (même si au départ elle est un peu tête à claques, une ado quoi !), deux enfants confrontés à un monde d’adultes qui se délitait déjà avant même que les choses ne virent au cauchemar.

Comme indiqué plus haut, l’auteur opte pour un rythme de diesel. Il prend le temps de poser son cadre et ses personnages avant de répandre çà et là quelques gouttes d’hémoglobine. Loin d’être ennuyeuse, cette relative lenteur tendrait plutôt à faire monter l’angoisse, on attend avec une certaine appréhension le moment où la machine va s’emballer et où tout va aller de mal en pis. Parce qu’inévitablement, la situation ne peut que dégénérer et empirer.
Et effectivement quand la situation devient ingérable l’auteur change radicalement de rythme. Le bouquin devient hautement addictif, plus moyen de le lâcher avant de connaître le fin mot de l’histoire.

Un roman à réserver aux lecteurs qui ont le coeur bien accroché, l’hémoglobine coule à flots et l’auteur ne lésine pas sur certaines descriptions ; tout ce qu’il faut pour faire un bon récit horrifique à huis clos, les amateurs du genre apprécieront… les autres passeront leur chemin… ou vomiront leur quatre-heures et leur minuit aussi (merci à Renaud, à qui j’emprunte sans vergogne cette expression).

Un petit bémol pour finir, sur la forme davantage que sur le fond. J’ai parfois rencontré quelques lourdeurs dans le style et une typographie un peu anarchique. Je ne sais pas si la faute en incombe à l’auteur ou à la traductrice. Rien de franchement rédhibitoire, mais suffisant pour faire tiquer le maniaque que je suis.

MON VERDICT

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16 Commentaires

Publié par le 19 juillet 2017 dans Bouquins

 

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16 réponses à “[BOUQUINS] Mats Strandberg – Le Ferry

  1. stelphique

    19 juillet 2017 at 16:37

    J’aime bien la première chronique sous cette forme!!!!!;) Bon, et tout ce qui avec! Je note donc cette lecture, même si ça risque de me passer l’envie de partir en croisière par la suite….;)

     
    • Lord Arsenik

      20 juillet 2017 at 08:13

      On est loin de La croisière s’amuse, je confirme 🙂

       
  2. Zofia

    19 juillet 2017 at 19:40

    Hé bien ça promet une traversée mouvementée tout ça !! mais je note car la couverture est vraiment marquante !
    Si je puis me permettre une remarque, dans ton menu, j’ajouterais le nombre de pages, ça permet aux gens de savoir s’ils auront à faire à un pavé ou pas 😉 (même si je sais qu’en lecture numérique, le nombre de pages ne compte pas vraiment)

     
    • Lord Arsenik

      20 juillet 2017 at 08:14

      Bien que lecteur numérique à quasiment 100% il est vrai que je file souvent sur Amazon regarder le nombre de pages de la version papier.
      Calibre m’indique un certain nombre de pages et la liseuse un autre radicalement différent… je tranche avec la version papier.

       
  3. belette2911

    20 juillet 2017 at 02:33

    J’adore la nouvelle mise en page plus élaguée, avec des espaces, et moi qui aime les textes aérés, je suis aux anges !

    Par contre, c’est pas la croisière s’amuse, ton bouquin !!! M’a tout l’air de foutre les chocottes grave. Ouh, je veux !!! 😀

     
    • Lord Arsenik

      20 juillet 2017 at 08:17

      Yep l’aspect tassé du texte commençait à me taper sur le système 🙂

      Ta binômette aussi semble intéressée par ce ferry… j’dis ça, j’dis rien 😀

       
      • belette2911

        20 juillet 2017 at 20:10

        Ah, merci de me le signaler ! Maintenant que j’ai acheté mon ticket pour la croisière s’amuse, je pourrais l’inviter à naviguer en eaux troubles aussi ! 😀

         
      • Lord Arsenik

        21 juillet 2017 at 08:05

        Avec votre challenge commun il semble que vous ayez de quoi vous occuper quelques temps 😉

         
      • belette2911

        22 juillet 2017 at 07:13

        Oui, on ne risque pas de s’embêter et j’arrive encore, avec 200 pages de retard à finir avec 100 pages d’avance à la fin du métro ! PTDR

        Ça n’empêche que j’ai envoyé un ticket pour la croisière s’amuse à ma binômette 😉

         
  4. Nathalie M

    24 juillet 2017 at 02:20

    ça commence à me faire fuir ce genre de couv’
    je ne suis plus attirée par le sanglant. Je faiblis avec l’âge… 😉

     
    • Lord Arsenik

      24 juillet 2017 at 07:04

      Toujours un faible pour la littérature horrifique quand c’est bien construit.
      Si c’est juste gore pour gore alors je passe mon tour.

       
      • Nathalie M

        25 juillet 2017 at 04:46

        C’est ton syndrome de Peter Pan qui se réveille 😉

         
      • Lord Arsenik

        25 juillet 2017 at 07:15

        Un Peter Pan à tendance psychotique alors 😀

         
      • Nathalie M

        25 juillet 2017 at 16:09

        Maintenant que tu le dis. … 😀😀

         
      • Lord Arsenik

        26 juillet 2017 at 07:02

        Aurais-je révélé une part de mon côté obscur ?
        Luuuuke ! T’es où sale gosse ??? 😀

         
      • Nathalie M

        28 juillet 2017 at 05:48

        Y a des chances mon cher. .. 😉😉

         

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