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Archives Mensuelles: juillet 2017

Victor Hugo – Sur une barricade (1873)

Sur une barricade, au milieu des pavés
Souillés d’un sang coupable et d’un sang pur lavés,
Un enfant de douze ans est pris avec des hommes.
– Es-tu de ceux-là, toi ! – L’enfant dit : Nous en sommes.
– C’est bon, dit l’officier, on va te fusiller.
Attends ton tour. – L’enfant voit des éclairs briller,
Et tous ses compagnons tomber sous la muraille.
Il dit à l’officier: Permettez-vous que j’aille
Rapporter cette montre à ma mère chez nous ?
– Tu veux t’enfuir ? – Je vais revenir. – Ces voyous
Ont peur ! Où loges-tu ? – Là, près de la fontaine.
Et je vais revenir, monsieur le capitaine. – Va-t’en, drôle! –
L’enfant s’en va. – Piège grossier !
Et les soldats riaient avec leur officier,
Et les mourants mêlaient à ce rire leur râle
Mais le rire cessa, car soudain l’enfant pâle,
Brusquement reparu, fier comme Viala,
Vint s’adosser au mur et leur dit: Me voilà.

Un poème étudié en cours de français puis oublié. J’avais retenu le contexte (et surtout la fin) mais perdu le nom et l’auteur.
Quand j’ai voulu le retrouver, pas moyen de remettre la main dessus… et aujourd’hui je tombe dessus par le plus grand des hasards.

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Publié par le 29 juillet 2017 dans Coups de coeur

 

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[BOUQUINS] David Morrell – Premier Sang

AU MENU DU JOUR

Titre : Premier Sang
Auteur : David Morrell
Editeur : Gallmeister
Parution : 2013
Origine : USA (1972)
308 pages

De quoi ça cause ?

Rambo est un jeune vétéran de la guerre du Vietnam, un héros de guerre. Et pourtant quand il s’arrête dans la ville de Madison (Kentucky), le chef de la police, Wilfred Teasle, ne voit que son allure de vagabond et le conduit manu militari à la sortie de la ville. Mais Rambo revient sur ses pas, marre qu’on le traite comme un moins que rien ; si les flics veulent l’emmerder, alors ils devront se préparer à l’affronter…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Rambo ! Le seul, l’unique…
Le film de Ted Kotcheff (sorti 1982) m’avait donné envie de découvrir le roman, il m’aura fallu patienter pas loin de 35 ans avant que l’occasion se présente enfin ; je n’allais certainement pas laisser passer le coche !

Ma chronique

C’est Belfond qui publiera la première traduction française du roman de David Morrell en 1983, trente ans plus tard Gallmeister prend le relais en proposant une traduction totalement révisée et actualisée.

Qui aujourd’hui ne connaît pas John Rambo ? Le cinéma en a fait une icône sous les traits de Sylvester Stallone (entre 1982 et 2008, quatre films mettront en scène les aventures de Rambo). Mais qui connaît véritablement Rambo (le prénom n’est jamais mentionné dans le roman), le personnage imaginé par David Morrell ?

Déjà en voyant le film (et d’autres films sur la guerre du Vietnam) j’avais été choqué par l’accueil réservé aux vétérans. Je ne me prononcerai pas sur la justification ou non du conflit à proprement parler, mais ces gars se sont battus au nom de leur pays, ils ont vécu un véritable enfer et bon nombre sont morts là-bas. La moindre des choses serait d’avoir un minimum de respect et de reconnaissance pour ce qu’ils sont : des soldats certes, mais aussi des hommes dont la plupart n’avaient pas idée du merdier dans lequel ils foutaient les pieds.

Dès les premières pages, j’ai été pris du même sentiment d’injustice, du coup mon empathie est allée directement vers le personnage de Rambo. S’il se montre plus vindicatif et impitoyable que dans le film (conformément à son entraînement, il frappe pour tuer), il est aussi (même si cela peut paraître paradoxal) plus humain, se livrant à de longues introspections, parfois sûr d’être dans son bon droit, mais pas forcément d’avoir fait le bon choix et loin d’être indestructible.

Si dans le film Teasle apparaît comme un plouc relativement basique, le roman lui rend davantage justice. En lui donnant voie au chapitre, en alternance avec Rambo, l’auteur permet au lecteur de mieux appréhender le personnage et ses motivations (pendant toute la première partie de la traque, qui verra de nombreux policiers mourir, il ignore à qu’il a à faire à un héros de guerre que l’armée a formé pour survivre et tuer). Non seulement cela pousse le lecteur à comprendre Teasle, mais ça fait surtout barrage à tout manichéisme (ni lui ni Rambo ne sont exempts de torts).

Rapidement la confrontation entre Rambo et le chef Teasle (lui-même vétéran de la guerre de Corée) va prendre une tournure personnelle, un duel à mort va s’engager entre les deux hommes. Deux hommes qui vont finir par se haïr sans toutefois pouvoir s’empêcher d’éprouver un réel respect l’un pour l’autre.

Je craignais que l’écriture ait pris un coup de vieux, mais, et je suppose que la nouvelle traduction y est pour beaucoup, il n’en est rien. Le récit vibre d’une rare intensité de la première à la dernière page. Pour un premier roman, on peut dire que l’auteur a placé la barre haut, très haut… du coup ça me donne envie de me pencher sur son travail.

Vous l’aurez compris, je vous encourage vivement à découvrir ce Premier Sang, surtout si vous avez vu le film. N’allez surtout pas croire que c’est juste un récit bourrin où on se flingue à tout va ; c’est violent, c’est noir, mais il y a aussi une réelle dimension humaine tout au long du roman.

Le roman est complété par un article écrit par David Morrell en 2000, Rambo et moi, un court essai dans lequel il nous explique comment est né le projet et quelles furent ses répercussions, non seulement pour lui-même, mais aussi pour tout un pan de la société américaine. Bien entendu il évoque aussi les adaptations cinématographiques autour de son personnage.

Pour ma part j’estime que le film de Ted Kotcheff est une réussite, certes moins sombre et plus optimiste que le roman (le but avoué étant bien entendu de cartonner au box-office) mais qui toutefois a préservé une réelle intensité dramatique.

Les suites, de par leur contexte, prennent une dimension plus politique et misent à fond sur l’action. A prendre pour ce qu’elles sont… Pour l’anecdote, David Morrell, a participé à la novélisation des films Rambo 2 et Rambo 3, de son propre aveu afin d’en enrichir le scénario.

MON VERDICT
Coup de poing

 
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Publié par le 26 juillet 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Pierre Gaulon – La Brûlure Des Anges

AU MENU DU JOUR

P. Gaulon - La brûlure des anges

Titre : La Brûlure Des Anges
Auteur : Pierre Gaulon
Editeur : Fleur Sauvage
Parution : 2017
Origine : France
237 pages

De quoi ça cause ?

Alors qu’elle rentre d’une soirée, Louise est agressée par trois individus qui tentent de la violer. Un inconnu neutralise ses agresseurs et disparaît aussi vite qu’il est arrivé. La jeune femme n’aura de cesse de retrouver son mystérieux ange gardien. C’est alors qu’elle est contactée par Quentin, un jeune journaliste au chômage, qui est lui aussi sur la piste de son sauveteur…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

L’éditeur : Fleur Sauvage
J’ai décidé de me pencher sérieusement sur le catalogue de ce modeste éditeur qui, jusqu’à ce jour, ne m’a réservé que de belles découvertes.

La couv’ : j’ai été intrigué par cette paire d’ailes rafistolées.
Associée au titre et au pitch, on obtient le trio gagnant pour achever de me convaincre de tenter l’aventure.

Ma chronique

Une fois de plus j’ai été bluffé par la ligne éditoriale de Fleur Sauvage, le roman de Pierre Gaulon s’inscrit dans la continuité des titres que j’ai déjà eu l’occasion de lire. Un thriller noir avec un soupçon (vraiment à minima) de fantastique servi par une intrigue maîtrisée du début à la fin.

L’intrigue tourne bien entendu autour de l’enquête de Louise et Quentin pour identifier et retrouver le fameux ange-gardien (même si Quentin ne partage pas forcément la même vision idyllique sur le personnage). Les deux jeunes l’ignorent encore, mais l’histoire ne démarre pas avec l’agression de Louise, il faut remonter vingt ans plus tôt (en 1996), pour en découvrir l’origine (au fil des chapitres, des flashbacks lèvent progressivement le voile du passé).

Pierre Gaulon saura vous faire douter, remettre en question vos certitudes avant de retourner complètement la situation. Vous comprendrez aisément que je ne souhaite pas m’étendre sur la question, je dirai juste que je n’ai rien vu venir.
L’auteur parvient aussi à insuffler une réelle personnalité à ses personnages, il nous plonge dans leur peau et nous fait vivre leurs émotions et leur ressenti. Il faut dire que Louise et Quentin ont des caractères plutôt affirmés, l’une marquée par sa récente agression, l’autre encore hanté par un lourd passif.

Concernant le mystérieux ange-gardien, j’avoue que j’ai rapidement fait le rapprochement entre les événements de 1996 et ceux de 2016. De fait j’ai fortement soupçonné son identité assez rapidement. Ce qui ne m’a en rien gâché le plaisir de la lecture, et surtout ne m’a pas épargné la surprise du twist final.

Un bémol ? Grrr, la fin ne rétablit pas la vérité… il n’y a qu’un personnage qui la connaisse et il/elle ne peut rien dire sans se compromettre. Mais bon c’est aussi une triste réalité dans la vraie vie, la vérité ne triomphe pas toujours face aux certitudes de la police et des médias…

MON VERDICT

Aparté technique

Si Fleur Sauvage joue pleinement le jeu du numérique force est de constater que techniquement parlant il y a encore des progrès à faire… Mais comme le dit fort justement le proverbe : c’est en forgeant que l’on devient forgeron. Aussi j’essaie de faire dans la critique constructive.

Voici quelques défauts repérés :

Présence de lignes vides en fin de chapitre, parfois c’est juste une ou deux lignes, mais d’autres fois on se retrouve avec plusieurs dizaines de lignes vides.

Multiplication de styles redondants ou très semblables, après un nettoyage rapide la feuille de style CSS (et du code) compte encore 195 lignes (elle en comptait 775 à l’origine). Et encore, je suis sûr que l’on peut creuser et optimiser davantage la feuille de style.

Certes ça passe quasiment inaperçu pour la plupart des lecteurs, mais ça alourdit inutilement le code. Et puis il y a toujours des maniaques qui vont mettre le nez là où ils n’ont rien à y faire…

Autre coquille récurrente : il reste des mots coupés dans le texte (ex : complète-ment au lieu de complètement).

 
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Publié par le 24 juillet 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Mats Strandberg – Le Ferry

AU MENU DU JOUR

M.. Strandberg - Le Ferry

Titre : Le Ferry
Auteur : Mats Strandberg
Editeur : Bragelonne
Parution : 2017
Origine : Suède (2015)

De quoi ça cause ?

Le Baltic Charisma est un ferry qui assure régulièrement la liaison entre la Suède et la Finlande, une traversée de 24 heures, dont une nuit au cours de laquelle de nombreux passagers se permettent quasiment tous les excès. Mais cette nuit-là, la croisière va se transformer en cauchemar pour les mille deux cent passagers du ferry…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

La couv’ : ce couloir ensanglanté m’est instantanément apparu prometteur.

L’accroche : « La vague de terreur qui a balayé la Suède »
Je sais que parfois (souvent) c’est un piège à con ce truc, mais il n’empêche que ça fait encore son effet (ça doit être truc subliminal).

La quatrième de couv’ : une fois n’est pas coutume, elle est d’une remarquable sobriété.
Le mystère reste entier quant à la menace qui plane sur le ferry et ses passagers.

Ma chronique

Au vu de la couv’ sanguinolente et de la sobriété (bienvenue) de la quatrième, il me tardait de découvrir ce qui allait transformer une croisière plutôt routinière en un véritable bain de sang. Toutes les options restaient envisageables : tueur en série, terroristes, virus, bestiole(s) pas sympa(s) et affamée(s) ou tout autre genre de monstruosité. Pour ma part j’ai compris ce à quoi l’on aurait à faire dès la première rencontre avec ces « deux passagers comme il n’en est encore jamais monté à bord sont présents« .

Chroniquer ce bouquin a quelque chose de frustrant, il ne faut surtout pas se montrer trop loquace, au risque de lever le voile sur ce mystère. Et du coup ça va m’obliger à faire court…

Le roman se décline sous la forme de chapitres POV (Poinf of View). Chaque chapitre nous fait vivre l’intrigue du point de vue d’un personnage. Une forme narrative popularisée par la saga Le Trône De Fer de George R.R. Martin.

Les personnages sont nombreux, il faut le temps de se familiariser avec chacun histoire de les recadrer aisément. Mats Strandberg prend justement le soin de faire monter la pression lentement, de fait le lecteur n’est jamais embrouillé à se demander qui est qui ou qui fait quoi.

Je ne vais pas m’appesantir sur chacun, disons simplement qu’il y en a des sympathiques, des moins sympathiques et des franchement méprisables. Mais le plus souvent nul n’est tout blanc ou tout noir, un peu comme dans la vraie vie en fait.
J’ai un un faible pour Albin et Lo (même si au départ elle est un peu tête à claques, une ado quoi !), deux enfants confrontés à un monde d’adultes qui se délitait déjà avant même que les choses ne virent au cauchemar.

Comme indiqué plus haut, l’auteur opte pour un rythme de diesel. Il prend le temps de poser son cadre et ses personnages avant de répandre çà et là quelques gouttes d’hémoglobine. Loin d’être ennuyeuse, cette relative lenteur tendrait plutôt à faire monter l’angoisse, on attend avec une certaine appréhension le moment où la machine va s’emballer et où tout va aller de mal en pis. Parce qu’inévitablement, la situation ne peut que dégénérer et empirer.
Et effectivement quand la situation devient ingérable l’auteur change radicalement de rythme. Le bouquin devient hautement addictif, plus moyen de le lâcher avant de connaître le fin mot de l’histoire.

Un roman à réserver aux lecteurs qui ont le coeur bien accroché, l’hémoglobine coule à flots et l’auteur ne lésine pas sur certaines descriptions ; tout ce qu’il faut pour faire un bon récit horrifique à huis clos, les amateurs du genre apprécieront… les autres passeront leur chemin… ou vomiront leur quatre-heures et leur minuit aussi (merci à Renaud, à qui j’emprunte sans vergogne cette expression).

Un petit bémol pour finir, sur la forme davantage que sur le fond. J’ai parfois rencontré quelques lourdeurs dans le style et une typographie un peu anarchique. Je ne sais pas si la faute en incombe à l’auteur ou à la traductrice. Rien de franchement rédhibitoire, mais suffisant pour faire tiquer le maniaque que je suis.

MON VERDICT

 
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Publié par le 19 juillet 2017 dans Bouquins

 

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Nouvelle maquette à venir…

J’ai décidé de revoir la maquette (jusqu’alors très basique) de mes chroniques littéraires.
Voilà grosso modo à quoi ça devrait ressembler désormais.

Au menu du jour

Titre : (lien vers le bouquin sur Babelio)
Auteur :
Editeur :
Parution :
Origine :

De quoi ça cause ?

Un pitch maison ou la quatrième de couv’.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Ici je vais énumérer les raisons qui m’ont poussées à choisir ce livre.
On va essayer de rester raisonnable et se limiter à un maximum de 5 raisons…

Ma Chronique

Tout est dit dans le titre. Pas de changement majeur au menu si ce n’est que je compte aérer le bloc texte en séparant les différents paragraphes par une ligne à vide.

MON VERDICT

Aucun changement à ce niveau. Mes bouteilles de Jack seront fidèles au poste.

 
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Publié par le 18 juillet 2017 dans Bouquins

 

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[TV News] L’Arme Fatale

L'arme fataleJe reconnais volontiers que quand j’ai entendu dire que la Fox avait pour projet de reprendre L’Arme Fatale au format série TV, j’ai été plus que sceptique quant au résultat. La saga de quatre films réalisée par Richard Donner entre 1987 et 1998 a en effet inscrit son nom dans le livre d’or du cinéma. Il fallait une sacrée dose d’audace pour se lancer dans un reboot télévisuel… Et plus encore pour prendre le relais de Mel Gibson (Martin Riggs) et Danny Glover (Richard Murtaugh).
Est-il besoin vraiment de revenir sur le pitch ? Bon allez, juste pour le plaisir… Après une longue période d’arrêt suite à un infarctus, l’inspecteur Murtaugh (Damon Wayans) reprend enfin du service. Et découvre qu’on lui a affecté un nouvel associé, l’inspecteur Riggs (Clayne Crawford), une tête brûlée à tendance suicidaire depuis que sa femme a trouvé la mort dans un accident de la route.
Comme vous pouvez le constater on reste en terrain connu, et c’est justement là le coup de maître de Matthew Miller, le showrunner de la série, faire du neuf avec du vieux. Conserver la trame générale de l’évolution des personnages, mais en les intégrant dans un nouvel environnement, un environnement qui colle davantage à la réalité du moment.
On retrouve les mêmes personnages secondaires, certes avec des noms et des interprètes différents, mais dans la même. Ainsi le capitaine de la police se prénomme désormais Brooks Avery (Kevin Rham), et la psy qui suit Riggs est le Dr Maureen Cahill (Jordana Brewster). Cerise sur le gâteau, même le rôle de l’agent Lorna Cole (Rene Russo) trouve son équivalent en la personne de l’agent Karen Palmer (Hilarie Burton).
Le format série TV permet de confronter notre duo à un plus grand nombre d’enquêtes, plus ou moins liées à la trame de l’intrigue principale. Des enquêtes rythmées par le même mix réussi entre action et humour (en plus bien entendu de l’évolution de la relation Murtaugh/Riggs).
Malgré un sentiment de déjà-vu évident, on en arrive rapidement à faire abstraction des films, le but étant de profiter simplement et pleinement de la version télévisée de L’Arme Fatale, et, osons l’avouer,elle fonctionne tout aussi bien que la version ciné (sans toutefois nous la faire totalement oublier, disons que l’on accepte sans mal la cohabitation des deux formats).
Cette première saison, diffusée en France par TF1, se décline en 18 épisodes de 42 minutes chacun. Une seconde saison a d’ores et déjà été annoncée, il me tarde de la découvrir, d’autant plus que cette fois on sera en terrain 100% inédit.
Non, décidément Murtaugh, tu n’es pas « trop vieux pour toutes ces conneries !« .

 
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Publié par le 12 juillet 2017 dans TV News

 

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[BOUQUINS] Rita Falk – Choucroute Maudite

R. Falk - Choucroute MauditeAprès la monumentale claque que fut la lecture du roman de Cédric Cham, il me fallait un peu de légèreté histoire de retrouver mon air. Et ça tombe bien parce que justement un autre éditeur me fait de l’oeil depuis quelques temps, il s’agit des éditions Mirobole. Le hasard faisant bien les choses il se trouve que leur catalogue propose quelques titres plutôt légers. Mon choix s’est porté sur Choucroute Maudite de l’auteure allemande Rita Falk.
Franz Eberhofer est policier dans le petit village de Niederkaltenkirchen, perdu au fin fond de la Bavière. Un quotidien peinard qui termine invariablement au troquet su coin le temps d’écluser quelques bières. Alors que l’aîné des frères Neuhofer meurt écrasé par la chute d’un container, Franz se pose des questions sur ce malencontreux accident. Il faut dire qu’en l’espace de quelques semaines la famille Neuhofer joue vraiment de malchance, le père s’électrocute en bricolant et la mère va se pendre en pleine forêt à quatre heures du matin. Et maintenant, il ne reste que le cadet, Hans…
Oubliez les polars hyper rigoureux qui vous mettent les nerfs en pelote, l’auteure vise plutôt vos zygomatiques avec son enquêteur hors norme : Franz Eberhofer. A noter que le roman est le premier d’une série qui compte déjà 8 titres en Allemagne, il y a fort à parier que les suivants seront prochainement traduits et disponibles chez le même éditeur.
Rita Falk opte pour un récit à la première personne en donnant la parole à Franz Eberhofer qui s’adresse au lecteur comme à un voisin de troquet à qui il raconterait son enquête entre deux chopes. Et on se prend rapidement au jeu, même si parfois on se demande qui est ce drôle d’hurluberlu qui ne manquera pas de vous surprendre.
On pourrait penser que la vie à Niederkaltenkirchen (à tes souhaits) est un long fleuve tranquille et c’est généralement le cas, sauf pour Franz qui est convaincu d’être sur importante affaire criminelle. Ce qui ne l’empêche pas de finir ses journées chez Wolfi, le troquet du village, avant de rentrer rejoindre le Papa et la Mémé et se régaler des « petits » plats de cette dernière (la cuisine bavaroise a l’air fort appétissante, mais un tantinet bourrative. Quelques idées recettes figurent en annexe du roman). Et bien entendu, avant d’aller se coucher, il ne peut échapper à une promenade en forêt (toujours le même itinéraire) en compagnie de Louis II, son chien.
J’ai beaucoup aimé la famille Eberhofer : le Papa, veuf inconsolable qui passe ses journées (et ses nuits) à écouter les Beatles à plein volume, et la Mémé, sourde comme un pot, en perpétuelle traque de promotions en tout genre. Et parfois il y a la visite du Leopold, le frère aîné, parti vivre à Munich afin d’ouvrir une librairie.
Si l’intrigue policière est abordée avec un second degré évident, il n’en reste pas moins que globalement elle tient la route. Plus d’une fois, on se demandera si Franz poursuit un vrai criminel ou court après un crime imaginaire…
Une découverte sympathique, quasiment lue d’une traite (256 pages coupées par une nuit de sommeil). C’est avec plaisir que je reviendrai à Niederkaltenkirchen écouter Frank me raconter de sa prochaine enquête.

MON VERDICT

 
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Publié par le 11 juillet 2017 dans Bouquins

 

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