[BOUQUINS] Katie Khan – S’Accrocher Aux Etoiles

K. Khan - S'accrocher aux étoilesSuper 8 est un éditeur qui a le don de nous proposer des cocktails littéraires parmi les plus inattendus, et le pire c’est que ça fonctionne toujours aussi bien que la toute première fois. Avec S’Accrocher Aux Etoiles Katie Khan, l’auteure de cet OLNI, vous propose de découvrir un récit de science-fiction saupoudré de comédie romantique et plein d’humanité.
Carys et Max sont perdus dans l’espace, reliés entre eux par un cordon et avec une réserve d’air de 90 minutes. Comment et pourquoi en sont-ils arrivés là ? Réussiront-ils à regagner leur vaisseau avant de suffoquer ? Si vous voulez des réponses : embarquement immédiat !
Carys et Max ont 25 ans, ils s’aiment d’un amour fou, tout va bien dans le meilleur des mondes me direz-vous ? Dans ce futur incertain, au coeur d’Europia (une contraction entre une Europe étendue et une utopie), leur amour est interdit ; pour se conformer aux lois sur le couple, ils doivent attendre d’avoir 35 ans avant d’envisager de vivre ensemble ! Pas glop vous en conviendrez, mais ça n’explique pas comment ils se retrouvent là-haut, dans une situation franchement pas glop du tout !
Au fil des chapitres vous partagerez les souvenirs de Carys et Max, de leur rencontre à ces foutues 90 dernières minutes. Au fil des chapitres, les minutes s’écouleront dans un inexorable compte à rebours…
Max et Carys n’avaient rien pour tomber amoureux l’un de l’autre, le contraire eut été étonnant, les meilleures comédies romantiques commencent avec un couple improbable… mais elles ne se terminent (heureusement) pas toutes dans un remake de Gravity !
Le monde de demain, tel que présenté par l’auteure est loin d’être un monde idyllique ; si Europia vous donne des frissons avec son modèle perverti d’idéal pour tous, sachez que c’est encore la partie du monde qui s’en tire le mieux, les Etats-Unis et le Moyen-Orient se sont en effet mutuellement anéantis à grand renfort de bombardements en tout genre.
Bienvenue dans la première comédie romantique d’anticipation ! Ca peut surprendre, mais ça fonctionne, pour ma part la magie a opéré de façon quasi instantanée. Déjà parce que l’auteure évite l’écueil de l’étalage massif de guimauve et de bons sentiments à donner la nausée à un bisounours ! Au lieu de ça elle nous offre une fable humaniste construite avec intelligence, sans une once de mièvrerie ou de sentimalentisme outrancier.
Vous l’aurez compris, Carys et Max sont dans un foutu merdier, mais l’auteure ne surjoue pas non plus la carte du dramatique et du pathos ; c’est la foi en leur amour qui fait vibrer notre jeune couple, leur came, c’est l’autre ! L’auteure n’hésite pas à recourir à de nombreuses touches d’humour histoire de faire retomber la tension sans toutefois nuire à l’émotion.
Si le récit est porté par Max et Carys, les personnages secondaires ne sont pas pour autant laissés en plan, qu’il s’agisse des parents (qui viendront encore accentuer le fossé qui sépare nos Roméo et Juliette de l’espace) ou de leurs amis (Liu et Liljana principalement), mais pour ma part j’ai eu un faible pour Kent, le petit frère de Max.
J’ai un pour ce roman la même tendresse que celle ressentie en lisant Il Y A Un Robot Dans Le Jardin de Deborah Install, proposé justement par le même éditeur. Peut-être que je m’adoucis en vieillissant, à moins qu’il s’agisse de savoir apprécier chacun des petits instants de bonheur que nous offre le temps qui passe. Quoi qu’il en soit, Katie Khan a su faire vibrer la bonne corde au bon moment chez moi, merci à Super 8 pour cette belle découverte.

MON VERDICT

[TV News] American Horror Story – Roanoke

AHs - RoanokeNous attendions avec une réelle impatience la sixième saison de American Horror Story, après un parcours sans fautes sur cinq saisons, il nous tardait de voir si Ryan Murphy et Brad Falchuk allaient poursuivre sur leur lancée.
Matt (André Holland) et Shelby Miller (Lily Rabe) quittent Los Angeles pour s’installer dans un vieux corps de ferme au fin fond de la Caroline Du Nord ; rapidement ils vont se rendre compte que des présences maléfiques semblent rôder dans la maison et ses alentours. Un show de télé-réalité va retracer le cauchemar qu’ils ont vécu…
La série se présente comme un mix entre des séquences de reconstitution tournées dans le cadre du tournage du programme TV et des images d’archives laissées par les différents protagonistes. Rapidement le rythme saccadé des vraies fausses images d’archives, tournées caméra sur l’épaule, et le chouinements à répétition des personnages auront raison de ma patience, et plus encore de mon enthousiasme ! La douche froide dès les premières images, malheureusement, malgré quelques trouvailles sympathiques çà et là, mon engouement est resté en berne tout au long des dix épisodes de cette sixième saison.
Je n’irai pas non plus jusqu’à dire que c’est une sinistre daube, simplement les saisons précédentes nous avaient habitués à flirter avec l’excellence, on en est loin et forcément on en ressort avec une pointe de déception tout à fait légitime.
Pour ma part la déception a été d’autant plus grande que je trouvais le contexte (la disparition mystérieuse de la Colonie de Roanoke au XVIème siècle) plutôt prometteur, mais là encore force est de constater que la sauce ne prendra pas.
Comme d’hab on retrouve de nombreux acteurs récurrents de la série, tels que Sarah Paulson, Evan Peters, Lily Rabe, Kathy Bates, Angela Bassett et bien d’autres, nous aurons même le droit à de courtes apparitions de Lady Gaga. À côté des fidèles de plus ou moins longue date, de nouveaux acteurs viennent se frotter à l’expérience AHS (dont Cuba Gooding Jr).
Cette saison en demi-teintes ne m’empêchera pas d’être fidèle au poste pour la septième saison (ainsi que pour les suivantes), je fais confiance à l’équipe de tournage pour nous faire oublier ce dérapage trop souvent mal contrôlé.