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Tête à Tête (virtuel) avec Paul Clément

09 Nov

Mes chroniques des romans de Paul :
Les Décharnés
Creuse La Mort

Bonjour Paul.
Merci d’avoir accepté ce tête à tête virtuel.

Question rituelle pour commencer. Peux-tu te présenter en quelques mots et nous expliquer comment tu en es venu à l’écriture ?

En quelques mots, rien de plus simple. Je crois que pour le moment ma biographie, comme ma bibliographie d’ailleurs, tient facilement sur un post-it, tu sais celui que t’as dû en plus partager avec tes collègues. Bref, Paul, 24 ans, diplômé d’école de commerce, mais qui a décidé d’oublier un temps son beau diplôme pour s’essayer à l’aventure de l’auto-édition avec autant de professionnalisme que possible. Je devrais ajouter fan de zombies, mais ce serait un pléonasme pour ceux qui me connaissent déjà.
Pour ce qui est de l’écriture, j’ai toujours aimé écrire, et c’est même au collège que j’ai commencé mon premier projet de roman. Bien sûr, ça n’a pas été bien loin, mais l’envie était déjà là. Par la suite, au lycée, j’ai participé à des forums de RP fantastique et de fantasy, avant, un soir, alors que je venais d’intégrer mon école de commerce, de commencer à écrire par hasard le début de Les Décharnés.

En plus de l’écriture tu es aussi fondateur / administrateur / animateur du site Myzombieculture ; d’où te vient cette passion pour les zombies ?

Un attrait certain pour le morbide , le gore et l’humour horrifique, une fascination pour le post-apocalyptique, et une anecdote : l’achat d’un coffret DVD que je pensais mal étiqueté de la trilogie des morts de Romero. Depuis , j’ai dévoré du zombie à toutes les sauces et je continue à trouver mon compte dans cette culture bien plus riche qu’on pourrait le croire.

Sans surprise ton premier roman, Les Décharnés, est justement une histoire de zombies, mais tu as réussi à te démarquer dans un genre pourtant prolifique ; quelle est, selon toi, la recette miracle pour éviter de se retrouver noyé dans la masse ?

Je ne sais pas s’il y a une recette miracle, mais, dans mon cas, je ne pense pas avoir écrit l’histoire de zombies la plus originale qui soit, il faut être honnête. J’ai davantage cherché l’originalité dans le décor et le héros car le récit reste avant tout un survival post-apo plutôt classique (mais efficace a priori vus les retours que j’ai pu avoir !). Pour moi, l’originalité vient de la localisation de l’intrigue, d’abord en France et surtout en Provence, d’où je suis originaire, ainsi que du héros. Avec Patrick, pas de beau gosse sauveur de l’humanité à la Brad Pitt… plutôt un homme simple qui plus est agriculteur. Mais pour sortir du lot, beaucoup d’auteurs s’amusent en revanche avec la figure du zombie en lui conférant d’autres caractéristiques, en le réhumanisant par exemple (ce à quoi je n’adhère pas toujours…). Et c’est ce qui est bien avec le zombie ; c’est une figure très riche qui permet de faire beaucoup de choses et de nombreux artistes l’ont compris même s’il y a encore parfois un certain dédain pour ce monstre de notre imaginaire collectif.

Avec ton second roman, Creuse la Mort, tu quittes ta zone de confort, tout en restant dans le registre fantastique / horrifique ; pourquoi ce choix ?

Tout simplement parce que je n’avais pas envie de me cantonner à écrire du zombie. Les Décharnés était ma pierre à l’édifice zombie, je ne comptais pas bâtir tout une aile du bâtiment à moi tout seul. Je voulais faire autre chose, de plus surprenant, amené de manière différente. Après, pour ce qui est du choix de l’horreur, disons que j’avais envie de lorgner du côté de Stephen King, mais mes futurs projets sont encore bien différents et dans un autre genre.

Quand tu écris, comment se déroule une journée type pour toi ?

Quand j’ai écrit Les Décharnés, j’écrivais le soir et la nuit après les cours. Ça a un peu changé avec Creuse la Mort où j’ai commencé à écrire dans l’après-midi ce dont j’étais incapable avant. À présent, j’essaie de consacrer plusieurs heures par jour à l’écriture, mais il est parfois dur de se couper du reste et notamment des réseaux sociaux quand, en plus, en tant qu’auto-édité, on est également obligé de faire soi-même la promo de ses ouvrages. Mais globalement, j’essaie de me fixer un objectif de 1500 à 2000 mots par jour. Parfois j’y arrive, parfois non.

Où puises-tu ton inspiration ?

Contrairement à d’autres auteurs, je ne suis pas un bourreau de travail. Ce que je veux dire c’est qu’il est rare que je réécrive des passages entiers , ça vient comme ça vient et c’est souvent la version que je garde (sans parler des corrections évidemment). C’est ce que j’aime dans l’écriture, c’est un exercice spontané qui va puiser un peu partout. Après dans le cas de Les Décharnés, j’imagine que j’ai forcément été influencé par tout ce que j’ai pu lire dans le genre zombie.
Ensuite, c’est peut-être mon côté extrémiste-bio (comme s’amusent à m’appeler certains de mes amis parce que je suis végétarien) qui ressort, mais la Nature est quelque chose qui m’inspire pas mal aussi. Je trouve qu’elle a quelque chose de sublime, et le sublime est justement une thématique fortement traitée dans Les Décharnés.

As-tu déjà d’autres projets de romans ? Si oui, peux-tu nous en dire davantage ?

Bien sûr. Actuellement je travaille sur mon troisième roman que j’espère pouvoir sortir début 2017 sous forme d’épisodes, mais je ne m’engage à rien pour le moment. C’est le projet le plus important que j’ai porté, c’est donc beaucoup de boulot, notamment en terme de narration puisque j’ai abandonné la première personne pour la troisième, au profit d’une galerie de personnages plus riche. C’est une saga qui s’intitulera Les Orphelins de Windrasor. Je ne peux pas trop en dire sur l’histoire, mais elle se déroulera dans un monde fictif avec une ambiance dix-neuvième siècle et quelques éléments de fantastique, mais pas de prophétie à la mords-moi-le-noeud, vous êtes prévenus.

Quelles sont tes références (auteurs et romans) en temps que lecteur ?

Même si j’ai encore beaucoup de ses romans à lire, Stephen King est un auteur que j’aime beaucoup. Je pense que Simetierre m’a pas mal influencé pour l’ambiance de Creuse la Mort. Ma nouvelle Talis qui a récemment été publiée est aussi un peu inspirée par le film Stand by Me qui est justement l’adaptation d’une nouvelle du maître. Après, j’ai lu énormément de romans de zombies et j’ai vraiment beaucoup aimé la saga Ennemis de Charlie Higson. J’espère écrire quelque chose du même calibre avec mes petits orphelins.

Comme j’ai pris l’habitude de le faire lors de ces tête à tête, je te laisse le mot de la fin.

Le mot de la fin sera donc pour ceux qui pourraient avoir certains préjugés quand on parle de zombies. Alors oui, le genre compte un nombre incalculable de navets et de choses médiocres, mais croyez quelqu’un qui s’est passionné pour ce genre : prenez un peu de temps, parcourez MZC par exemple et vous trouverez des œuvres qui, j’en suis sûr, auront bien plus que du mordant pour vous !

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9 Commentaires

Publié par le 9 novembre 2016 dans Bouquins

 

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9 réponses à “Tête à Tête (virtuel) avec Paul Clément

  1. stelphique

    9 novembre 2016 at 17:18

    Super interview! 😉

     
    • Lord Arsenik

      10 novembre 2016 at 05:21

      Merci, je finis par y prendre goût… mais uniquement avec des auteurs indépendants.

       
  2. belette2911

    10 novembre 2016 at 00:10

    J’avoue que les zombies et moi, ça a toujours fait deux… je ne cours pas après, mais à cause de chronique (ou grâce), j’ai tout de même envie de lire les décharnés…

     
    • Lord Arsenik

      10 novembre 2016 at 05:26

      C’est cool ça, en plus c’est un jeune auteur indé, toute pub est bienvenue…

       
      • belette2911

        10 novembre 2016 at 07:28

        Attention, la pub, ça laisse du temps à coca cola de remplir ton cerveau de TF1… ou le contraire… 😆

         
      • Lord Arsenik

        10 novembre 2016 at 13:58

        Vu l’heure à laquelle je m’autorise une pause TV c’est plutôt avec un Jack ou une bière… et pas dans le cerveau, dans le gosier !

         
      • belette2911

        11 novembre 2016 at 04:42

        C’est le meilleur endroit pour y foutre sa boisson !

        Moi c’est pause avec café ou thé, le soir, devant mon autre PC, celui qui me sert à regarder les séries tv.

         
      • Lord Arsenik

        11 novembre 2016 at 07:03

        Waow le luxe, madame s’offre un PC dédié à chaque occupation : un pour les séries, un pour les jeux, un pour le taf, un pour le fun… 😀

         
      • belette2911

        11 novembre 2016 at 17:34

        Oui, tiens, c’est vrai ! Bon, le PC du taff, je le laisse au taf !!

        Celui avec lequel je surfe est un PC 17″, le genre d’écran qu’il me faut, mais pour regarder les séries, le must c’est mon vieux PC de gamer (il a 7 ans maintenant…), mon vieux sony vaio qui n’a pas le Net. Sa place est sur la table du salon.

        Mes seuls grands luxe et je les fait tenir au maximum, celui avec lequel je pianote date de début 2012 !

         

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