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[BOUQUINS] Bernard Werber – Demain Les Chats

24 Oct

B. Werber - Demain Les ChatsBernard Werber fait partie de mes incontournables, si en plus il met les chats à l’honneur dans son dernier roman, Demain Les Chats, tout est fait pour qu’il se retrouve au sommet de mon Stock à Lire Numérique, et ce malgré une rude concurrence dans la file d’attente (Stephen King, RJ Ellory, Donato Carrisi… entre autres).
Bastet mène sa paisible vie de chat avec son humaine dans un appartement de Montmartre, sa rencontre avec Pythagore, le chat de la voisine, va lui apporter un éclairage nouveau sur les liens qui unissent les chats et les humains. Plus que jamais Bastet est convaincue de la nécessité de communiquer avec les humains…
Si comme moi vous avez un chat et que vous aimez sa compagnie, vous avez certainement eu, plus d’une fois, la sensation qu’il vous considère comme son humain et non l’inverse (en aucun cas, il ne pourrait envisager d’être votre chat ou, pire encore, votre animal de compagnie… un statut bien trop dégradant pour sa noble personne). C’est en tout cas clairement la position de Bastet, la nouvelle héroïne de Bernard Werber.
Quand Pythagore va lui raconter l’évolution des relations entre les chats et les humains au fil des âges, elle sera tantôt confortée dans son idée, tantôt nettement plus dubitative. Il faut dire aussi que le chat ne fait pas les choses à moitié, il aura tour à tour été déifié puis diabolisé par les humains… Alors l’avenir de l’homme passe-t-il par le chat ?
Il faut bien reconnaître aussi que Bernard Werber ne place pas le genre humain dans la position la plus confortable qui soit. Son récit se situe en France dans un avenir incertain, le pays est déchiré par une déferlante d’attentats terroristes, on est aux portes de la guerre civile. L’ennemi n’est jamais nommé et ce n’est pas une nécessité : des barbus, fanatiques religieux, qui se regroupent sous un drapeau noir ; pas besoin de mettre un nom sur cette chose qui ne nous est que trop familière. La sagesse du chat est-elle la réponse à la connerie de l’humain ?
Si l’auteur prend (peut être) quelques libertés avec l’Histoire, nous ne lui en tiendrons pas rigueur, sa motivation est uniquement de mieux intégrer les faits à son intrigue. Un roman qui n’est certes pas destiné aux seuls ailurophiles (amoureux des chats, si, si ça s’appelle comme ça) mais clairement à un lectorat qui connaît et apprécie Bernard Werber. Ce n’est pas avec ce roman que l’auteur séduira un public plus large, on est clairement dans une histoire werberienne avec un style werberien.
Pour ma part je fais doublement partie du public visé, j’aime les chats et j’apprécie le travail de Bernard Werber. J’ai donc passé un agréable moment avec ce roman mais pour être totalement objectif je dirai que c’est un divertissement qui assure à peine plus que le minimum syndical, globalement ça aurait mérité un peu plus de densité pour emballer totalement le lecteur. Ca se lit vite et bien, aucun risque de surchauffe neuronale, le contrat est rempli mais il n’empêche qu’on a l’impression que l’auteur est resté dans sa zone de confort avec aucune prise de risque.

MON VERDICT
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14 Commentaires

Publié par le 24 octobre 2016 dans Bouquins

 

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14 réponses à “[BOUQUINS] Bernard Werber – Demain Les Chats

  1. Yvan

    24 octobre 2016 at 17:05

    Assez d’accord avec toi, même si je pense que ce livre peut attirer des non Werberiens.
    Et j’ai appris un mot, merci 😉 (ailurophiles, tu t’en doute)

     
    • Lord Arsenik

      25 octobre 2016 at 07:28

      Pour être tout à fait franc avant d’écrire ma chronique je ne le connaissais pas non plus.
      Je sais juste que le philes et phobes portent souvent des noms à coucher dehors… Google a fait le reste 🙂

       
  2. sabineremy57

    24 octobre 2016 at 17:43

    Je en train de le lire , j’aime bien être dans la peau d’une chatte ça me permet de me mettre à leurs places .

     
    • Lord Arsenik

      25 octobre 2016 at 12:18

      Ils sont plein de ressources les chats de BW 😉

       
      • sabineremy57

        25 octobre 2016 at 18:45

        Oui c’est trop fort, j’en suis déjà à la moitié

         
  3. stelphique

    24 octobre 2016 at 19:11

    Je suis fana de chats, mais pas encore eu le temps de vraiment rentrer dans les univers de Weber….Celui ci me tente bien, bien qu’on sente un chouia de déception chez toi….

     
    • Lord Arsenik

      25 octobre 2016 at 07:32

      Si tu ne connais pas encore les romans de Werber tu ne devrais pas avoir ce sentiment mitigé (toute petite déception).
      Sans doute aussi parce que dernièrement j’ai lu des romans dont les auteurs sortaient de leur zone de confort ou osaient un style percutant.

       
  4. belette2911

    25 octobre 2016 at 06:19

    Pour le chat chez mes parents, je suis sa soigneuse préférée, mais rien de plus. Je suis sa chose… ça miaule et on arrive pour soigner ! Ils ont tous les tours, les chats !

    Pas encore lu, mais sur ma pile.

     
    • Lord Arsenik

      25 octobre 2016 at 07:33

      Y en a qui ont la belle vie… d’autres moins.
      Les nôtres ne devraient pas avoir trop à redire sur leur condition (même si j’ai fait castrer le mien). 🙂

       
      • sabineremy57

        25 octobre 2016 at 18:46

        Tu les as pas exposé dans un bocal , mdr

         
      • Lord Arsenik

        26 octobre 2016 at 06:53

        Je n’ai pas eu l’idée de lui infliger ce spectacle quotidien 🙂

         
      • belette2911

        26 octobre 2016 at 06:24

        La nôtre nous sort des p’tits gâteaux du four deux fois par an, mais beaucoup n’arrivent pas à l’âge adulte car elle les fait dehors, dans ses caches à elle et quand ils arrivent, un des chiens de mes parents les tue… Mais elle a la belle vie, oui, même si elle ne vit pas à la maison, elle est libre !

         
      • Lord Arsenik

        26 octobre 2016 at 06:53

        C’est une forme de régulation naturelle…

         
      • belette2911

        27 octobre 2016 at 06:40

        Oui, il y a très peu de sa descendance qui traine dans notre cour. Mais eux, ils ont appris à ne plus fuir devant le chien, ils portent l’odeur de la meute et le chien leur fout la paix. Mais gare à celui qui sent d’ailleurs !

         

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