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Tête à tête (virtuel) avec Edith Couture Saint-André

06 Oct

Mes chroniques de ses romans :
Mon Eté Avec Lucifer
Le Dernier Noël De Lucifer

Bonjour Edith.
Merci à vous d’avoir bien voulu vous prêter au jeu de ce tête à tête virtuel.

Commençons par le commencement. Pouvez-vous vous présenter rapidement et nous expliquer comment vous en êtes venue à l’écriture ?

J’ai envie de dire que c’est l’écriture qui est venue à moi. J’écris des « histoires » depuis toute petite et mes parents étaient ravis de les lire, des parents en or vous en conviendrez. Ils me donnaient leur avis et ne rataient pas une occasion pour m’encourager à continuer.

Comment vous est venue l’idée de votre dyptique luciférien ?

« Mon été avec Lucifer » m’a été inspiré par une phrase prononcée par une copine américaine qui se regardait dans une glace. Elle s’est exclamée « I would kill to be twenty again » et, d’un coup d’un seul, toute l’histoire s’est écrit dans ma tête.
Je suis rentrée à Paris et, six mois plus tard, mis à part les réécritures, c’était bouclé. Je n’avais pas vraiment l’intention d’écrire une suite mais, comme les auteurs vous le diront souvent : mes personnages sont venus me solliciter. Et mes chers lecteurs aussi j’avoue.

Votre humour ne manque pas de cynisme, pensez-vous, comme Pierre Desproges, que « l’on peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui » ou vous imposez-vous des limites ?

J’aime beaucoup l’humour de Pierre Desproges, je l’ai découvert à mon arrivée en France il y a 25 ans. Il nous a quittés beaucoup trop tôt. Pour ma part, j’aime bien dire ‘on peut rire de tout, mais on n’est pas obligé’.
Il est rare que je prenne les choses et les gens au sérieux, à commencer par moi-même. Nous, les ‘Humains’, comme le dit souvent mon chat, avons créé un nombre terrifiant de symboles et de tabous en guise de repères. J’aime bien les bousculer ces tabous, sinon on s’encrasse dans la superstition et on n’avance pas.

Question indiscrète mais en rapport avec vos romans : le temps qui passe vous effraie-t-il ?

Le temps ne passe pas à la même vitesse pour tout le monde…

Je crois savoir que votre parcours éditorial ne fut pas de tout repos ; où en êtes-vous aujourd’hui ?

Grâce à l’excellent travail de Chris EBouquin, mes livres sont disponibles sur toutes les plateformes numériques et vont vers nos chers blogueurs littéraires pour encore plus de visibilité.
Ce que je trouve amusant : dans une rubrique que j’intitule « juste retour des choses », du temps de Flaubert par exemple, le seul rôle de l’éditeur était d’imprimer les manuscrits et les auteurs allaient, eux-mêmes, distribuer leurs livres chez les libraires. L’autoédition c’est, ni plus ni moins que le retour à cette pratique.
De nos jours, l’éditeur doit s’adapter à un monde littéraire en pleine transformation paradigmale et démontrer sa plus-value. Ainsi, les auteurs signeront un contrat en connaissance de cause, après avoir évalué l’intérêt pour eux-mêmes aussi bien que pour la maison d’édition. Un accord gagnant-gagnant.
Il n’y a pas de raison pour que l’autoédition s’oppose à l’édition traditionnelle. Ils sont complémentaires. Demandez aux lecteurs qui sont souvent en déplacement ou dans les transports en commun. Ils vous répondront : le bouquin papier pour lire lorsqu’on est tranquillement installé à la maison, le livre numérique lorsqu’on voyage beaucoup et qu’on veut éviter de surcharger sa valise. Le plaisir de lire est assouvi dans le format qui nous convient le mieux. Un vrai bonheur.

Comment se passe une journée type quand vous écrivez ? Vous vous isolez dans un silence monastique ou au contraire vous avez besoin d’animation autour de vous ?

J’aime écrire le matin car, souvent, je me réveille avec l’idée qui me manquait la veille pour avancer sur tel ou tel aspect du récit. Mais je peux écrire à n’importe quelle heure de la journée dans l’espace réservé à cet effet chez moi, je peux m’interrompre et reprendre à tout moment sans difficulté. Mais pendant que j’écris, inévitablement, je ne vois pas le temps passer.
Si j’ai un rendez-vous de prévu, je mets une alarme sur mon Smartphone sinon je le rate.

Pouvez-vous nous en dire plus sur vos projets (littéraires ou autres) ?

Je disais justement à mes amis que je suis, actuellement, dans une période où mes personnages me manquent. Terriblement. Après avoir vécu avec eux pendant des mois et des mois, je vis une sorte de deuil. J’ai très envie de les retrouver et eux aussi sans doute, mais il faudra que cela soit dans des circonstances différentes…

Comme à l’accoutumée, je vous laisse le mot de la fin.

Pour aimer écrire, il faut aimer lire. J’éprouve une infinie reconnaissance à l’égard des auteurs qui ont émerveillé ma jeunesse. Grâce à eux, j’ai vécu plusieurs enfances et j’aime penser que mes lecteurs vivent plusieurs vies en compagnie de leurs livres.

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9 Commentaires

Publié par le 6 octobre 2016 dans Bouquins

 

Étiquettes : ,

9 réponses à “Tête à tête (virtuel) avec Edith Couture Saint-André

  1. belette2911

    8 octobre 2016 at 03:57

    Bravo à elle ! Et bonne continuation avec ce diable de Lucifer ! (en Belgique, la marque la plus connue d’allumettes était Lucifer 😉 )

     
    • Lord Arsenik

      8 octobre 2016 at 06:35

      Étymologiquement (non je n’ai pas dit éthyliquement) Lucifer est le Porteur de Lumière, un bon choix pour des allumettes.
      Il me semble aussi avoir déjà croisé une bière avec Lucifer ou Diable comme nom… mais bon sur le coup j’étais peut être un peu imbibé

       
      • belette2911

        9 octobre 2016 at 20:35

        Jolie minute de culture ! On devrait ne jamais l’oublier !

        Il doit exister de la bière de ce nom là…

        Google me dit que oui !

         
      • Lord Arsenik

        10 octobre 2016 at 07:49

        La bouteille ne me dit rien…
        En plus c’est une bière de chez toi, tu ne les connais pas toutes 🙂

         
      • belette2911

        11 octobre 2016 at 18:26

        Si je devais boire toutes les bières de chez moi, je serais soule du matin ou soir ! mdr

         
      • Lord Arsenik

        12 octobre 2016 at 07:02

        C’est sûr qu’ici c’est plus facile.
        Number One – Number One Zest – Number One Extra – Number One Letchi – Number One Malt
        Manta classic – Manta Intense – Manta Citron
        Et voilà !!! Après on trouve qd même des bières import.

         
      • belette2911

        12 octobre 2016 at 19:24

        Oh mon dieu, tu vis dans le désert, toi !! PTDR

        Les choix sont restreints…

         
      • Lord Arsenik

        12 octobre 2016 at 19:28

        On connaissait le désert berbére, avec Nouméa on découvre le désert bièrebière 🙂

         
      • belette2911

        13 octobre 2016 at 06:29

        Ooooh, joli ! J’adore et je pique !

         

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