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Archives Mensuelles: octobre 2016

[BOUQUINS] Stephen King – Le Bazar Des Mauvais Rêves

S. KIng - Le bazar des mauvais rêvesQuand j’ai appris qu’un nouveau Stephen King était annoncé j’ai tout de suite pensé au dernier opus de la trilogie Bill Hodges mais rapidement j’ai déchanté (en partie, faut pas déconner on parle du King quand même) en découvrant qu’il s’agissait d’un recueil de nouvelles, Le Bazar Des Mauvais Rêves.
Sur les vingt nouvelles proposées j’en connaissais quatre, deux via une VF officielle (Sale Gosse et A La Dure) et deux en fan-trad (Mile 81 et Billy Barrage). L’occasion d’ailleurs de constater que les fan-trad étaient d’excellente facture, mais sans non plus parvenir à réaliser l’impossible. D’un côté j’avais apprécié Mile 81, je l’ai redécouvert avec plaisir ; de l’autre j’avais trouvé Billy Barrage profondément chiant, je l’ai survolé à nouveau (et en diagonale) avec exactement le même ressenti.
Comme souvent, pour ne pas dire toujours, en présence d’un recueil de nouvelles on a du bon et du moins bon, ce Bazar ne déroge pas à la règle. Ceci dit je ne suis sans doute pas le meilleur public pour ce genre de bouquin, je reste en effet assez peu réceptif aux nouvelles… mais je reconnais volontiers que Stephen King excelle dans cet exercice. Avec ce recueil il confirme cette totale maîtrise, n’hésitant pas à mélanger les genres et mêmes les styles narratifs. On découvrira même deux poèmes de l’auteur… sur ce dernier point je confirme ce que lui même reconnais volontiers : la poésie n’est pas son point fort !
La véritable force de ce recueil tient davantage dans la forme que dans le fond. Stephen King se livre en effet à un « presque échange » avec les lecteurs. Outre une introduction en forme de déclaration d’amour à la nouvelle, chaque titre est précédé d’un texte de présentation plus ou moins long. Ca donne un côté intimiste à l’ensemble.
Un King nouvelliste égal à lui même qui devrait réussir à surprendre même ses fans les plus assidus. Je ne vous livrerai pas une chronique détaillée de chacune des nouvelles, globalement j’ai passé un agréable moment en compagnie de Stephen King (hormis avec Billy Barrage mais ça c’est surtout parce que je suis totalement hermétique au baseball), certaines nouvelles peuvent même se targuer de flirter avec l’excellence (je pense notamment à Ur, Morale, La Dune, Nécro et d’autres encore). J’espérais un recueil qui me ferait oublier le très moyen Nuit Noire, Etoiles Mortes, j’ai été servi au-delà de toute espérance (et je ne m’en plaindrais pas).
A noter que la version poche devrait compter un titre de plus si l’éditeur suit son homologue américain.

MON VERDICT
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Publié par le 31 octobre 2016 dans Bouquins

 

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[NO COMMENT] Vous prendrez bien un petit coup de Kekette ?

N’y voyez là aucune proposition indécente.

Ce matin, en faisant mes courses je suis tombé sur ça au rayon bières.

Kekette

Renseignement pris c’est une bière fabriquée en Normandie.
Niveau alcool, elle affiche un solide 6.5°.

Leur slogan publicitaire est justement le titre de mon post :
« Vous prendrez bien un coup de Kekette ? »

Ici la bouteille de 33 cl est vendue 420 XPF (approximativement 3.50 €).

En fait ce n’est pas vraiment le prix qui me fera hésiter…
Mais plutôt le fait que je n’ai aucune envie d’avoir une Kekette dans la bouche.
D’autant que la prétentieuse se proclame Extra Large !

 
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Publié par le 28 octobre 2016 dans No comment

 

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[BOUQUINS] Bernard Werber – Demain Les Chats

B. Werber - Demain Les ChatsBernard Werber fait partie de mes incontournables, si en plus il met les chats à l’honneur dans son dernier roman, Demain Les Chats, tout est fait pour qu’il se retrouve au sommet de mon Stock à Lire Numérique, et ce malgré une rude concurrence dans la file d’attente (Stephen King, RJ Ellory, Donato Carrisi… entre autres).
Bastet mène sa paisible vie de chat avec son humaine dans un appartement de Montmartre, sa rencontre avec Pythagore, le chat de la voisine, va lui apporter un éclairage nouveau sur les liens qui unissent les chats et les humains. Plus que jamais Bastet est convaincue de la nécessité de communiquer avec les humains…
Si comme moi vous avez un chat et que vous aimez sa compagnie, vous avez certainement eu, plus d’une fois, la sensation qu’il vous considère comme son humain et non l’inverse (en aucun cas, il ne pourrait envisager d’être votre chat ou, pire encore, votre animal de compagnie… un statut bien trop dégradant pour sa noble personne). C’est en tout cas clairement la position de Bastet, la nouvelle héroïne de Bernard Werber.
Quand Pythagore va lui raconter l’évolution des relations entre les chats et les humains au fil des âges, elle sera tantôt confortée dans son idée, tantôt nettement plus dubitative. Il faut dire aussi que le chat ne fait pas les choses à moitié, il aura tour à tour été déifié puis diabolisé par les humains… Alors l’avenir de l’homme passe-t-il par le chat ?
Il faut bien reconnaître aussi que Bernard Werber ne place pas le genre humain dans la position la plus confortable qui soit. Son récit se situe en France dans un avenir incertain, le pays est déchiré par une déferlante d’attentats terroristes, on est aux portes de la guerre civile. L’ennemi n’est jamais nommé et ce n’est pas une nécessité : des barbus, fanatiques religieux, qui se regroupent sous un drapeau noir ; pas besoin de mettre un nom sur cette chose qui ne nous est que trop familière. La sagesse du chat est-elle la réponse à la connerie de l’humain ?
Si l’auteur prend (peut être) quelques libertés avec l’Histoire, nous ne lui en tiendrons pas rigueur, sa motivation est uniquement de mieux intégrer les faits à son intrigue. Un roman qui n’est certes pas destiné aux seuls ailurophiles (amoureux des chats, si, si ça s’appelle comme ça) mais clairement à un lectorat qui connaît et apprécie Bernard Werber. Ce n’est pas avec ce roman que l’auteur séduira un public plus large, on est clairement dans une histoire werberienne avec un style werberien.
Pour ma part je fais doublement partie du public visé, j’aime les chats et j’apprécie le travail de Bernard Werber. J’ai donc passé un agréable moment avec ce roman mais pour être totalement objectif je dirai que c’est un divertissement qui assure à peine plus que le minimum syndical, globalement ça aurait mérité un peu plus de densité pour emballer totalement le lecteur. Ca se lit vite et bien, aucun risque de surchauffe neuronale, le contrat est rempli mais il n’empêche qu’on a l’impression que l’auteur est resté dans sa zone de confort avec aucune prise de risque.

MON VERDICT
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Publié par le 24 octobre 2016 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Gilles Legardinier – le Premier Miracle

G. Legardinier - Le Premier MiracleDepuis que j’ai « découvert » Gilles Legardinier avec Demain J’Arrête (en 2011), j’attends, tout les ans avec la même impatience, son nouveau roman… un rendez-vous feel good incontournable ! Enfin, la chose vient grossir les rangs de mon Stock à Lire Numérique, son titre : Le Premier Miracle. Avant même de l’ouvrir on a le droit à de nombreuses surprises ; d’une part point de chat sur la couv’ (à force c’est devenu la marque de fabrique du feel good façon Legardinier), normal en fait puisque point non plus de feel good au menu, le roman se présente comme « un miracle de suspense et d’humour » (je suis confiant, j’avais été conquis par Nous Etions Les Hommes, son dernier thriller en date), enfin l’auteur a quitté Fleuve pour rejoindre Flammarion (pour pouvoir bénéficier davantage plus de liberté nous explique-t-il à la fin du roman, dans son habituel mot aux lecteurs). Et puisque nous sommes (presque) en aparté Gilles, je vais commencer par répondre à votre question : « Accepterez-vous de me prendre la main les yeux fermés pour que je vous emmène ?« . OUI !!! Sans la moindre hésitation.
Ben Horwood, un historien au British Museum est brusquement tiré de ses vacances en France par Karen Holt, agent secret d’une agence encore plus secrète. C’est presque à l’insu de son plein gré qu’il se retrouve enrôlé dans une enquête sur une série de vols ayant pour objet soit des artefacts plus ou moins à vocation ésotérique, soit du matériel scientifique très haut de gamme. En essayant de découvrir le fil rouge qui relie ces différents vols, Ben et Karen sont loin de se douter qu’ils s’engagent dans une affaire qui dépassera de loin tout ce qu’ils pouvaient imaginer…
Après cette longue introduction et une présentation bavarde mais pas trop, il est temps pour moi d’entrer dans le vif du sujet. Avec ce roman Gilles Legardinier s’essaye au thriller ésotérique, le résultat est un mix entre la tétralogie Robert Langdon de Dan Brown et le diptyque Le Premier Jour / La Première Nuit de Marc Levy. Ca mérite quelques explications, n’est-il pas ?
Pour être crédible c’est un genre qui nécessite un énorme travail de documentation et de recherche, mais pas que… Il faut aussi savoir faire en sorte que les faits avérés, les théories non démontrées et les éléments purement fictionnels, s’imbriquent pour donner un tout cohérent. Ca c’est pour le côté Dan Brown (j’aurai sans doute pu citer un autre auteur spécialisé dans ce genre mais il s’avère que c’est le seul dont j’ai lu plus d’un roman). Sur ce coup Gilles Legardinier remporte haut la main son challenge, son intrigue est bien ficelée et ne manquera pas de vous surprendre. Avec en prime quelques moments de tension propres au genre.
Et Marc Levy alors ? Deux éléments essentiels que l’on retrouve aussi chez Gilles Legardinier. D’une part la place primordiale de l’humain dans son intrigue, pour se faire rien de tel qu’un duo improbable, dans le genre on peut difficilement trouver plus dissemblables que Ben et Karen. D’autre part, malgré une intrigue des plus périlleuses, l’humour reste omniprésent durant tout le récit (les joutes verbales opposant, gentiment, Ben et Karen sont excellentes).
Ces deux aspects sont parfaitement dosés, ajoutez-y un soupçon de romance et vous obtiendrez un roman captivant à plus d’un titre… et instructif. J’aime ces romans qui donnent envie d’aller fouiner sur Internet pour aller plus loin dans le contexte, quel qu’il soit : historique, géographique, artistique, symbolique…
Avec ce Premier Miracle Gilles Legardinier démontre qu’il peut encore surprendre ses lecteurs, ceux qui le connaissaient pour ses thrillers retrouveront avec plaisir une intrigue rythmée à souhait, quant aux amateurs de feel good, nul doute qu’ils suivront avec plaisir cette aventure pleine d’humanité et d’humour. Cerise sur le gâteau, ce récit vous fera voyager aux quatre coins du monde, avec à la clé des découvertes pour le moins étonnantes. Pour ma part ce fut une belle surprise, je partais confiant, je suis arrivé conquis ! Et donc un coup coeur aussi légitime que mérité.

MON VERDICT
jd5Coup de Coeur

PS : il y aurait beaucoup à dire sur ce roman mais je reste volontairement dans le vague afin de laisser intact le plaisir des nombreuses découvertes qui vous attendent au fil des pages.

 
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Publié par le 18 octobre 2016 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Hugh Howey – Phare 23

H. Howey - Phare 23Bien que n’ayant toujours pas lu le dernier opus de la trilogie Silo, il me tardait de découvrir le nouveau roman de Hugh Howey, Phare 23. Du coup c’est tout naturellement qu’il a grillé la priorité à ses petits camarades de mon Stock à Lire Numérique, y compris ceux issus, comme lui, de la promotion RL2016 (comprenez Rentrée Littéraire 2016).
Au XXIIIème siècle, alors qu’une guerre galactique n’en finit pas de s’étendre, un réseau de balises guide à travers l’espace des vaisseaux qui voyagent à plusieurs fois la vitesse de la lumière. Ces balises ne devraient jamais connaître d’avaries. En théorie du moins… Au cas où sait-on jamais, un opérateur humain veille au grain, isolé au milieu de nulle part, dans chaque balise.
Le roman, écrit à la première personne, nous place dans la peau d’un de ces opérateurs, un vétéran qui a choisi ce métier pour être coupé du monde et des gens, seul avec ses souvenirs… surtout les mauvais. Il nous fait partager son quotidien, ses pensées et ses états d’âmes, nous révélant au compte goutte ce passé qui le hante encore. Inutile de vous dire que la dimension psychologique joue un rôle essentiel dans ce roman, la bonne nouvelle (qui n’a rien de surprenant pour les lecteurs ayant aimé Silo) est qu’elle est très bien exploitée par l’auteur.
Rassurez-vous le roman n’est pas un long et fastidieux huis-clos entre le narrateur (qui n’est jamais nommé) et sa conscience ; sa balise attirera bien des visiteurs (toute proportion gardée) au fil des chapitres, des rencontres parfois agréables, d’autres moins… mais aucune ne surviendra sans raison. Heureusement d’ailleurs que des visiteurs s’intéresseront à lui ou à sa balise, la solitude et ses états d’âmes le poussaient inexorablement aux portes de la folie (sa rencontre avec l’Orvid est un grand moment de franche rigolade).
Avec Phare 23 Hugh Howey signe aussi un réquisitoire sans concessions contre la guerre ; facile me direz-vous. Certes dire la « guerre c’est pas bien » revient à enfoncer une porte ouverte, mais l’auteur n’emprunte pas ce raccourci, il le fait avec une grande humanité en mettant justement l’humain en avant, pas seulement les victimes décédés mais aussi et surtout ceux qui restent : les blessés, les traumatisés, les déglingués en tout genre…
Au départ cette guerre intergalactique qui n’en finit pas de durer, et donc de faire des victimes, semble n’être qu’une toile de fond au récit. Au fil des chapitres on devine qu’elle va prendre de plus en plus d’importance dans le déroulement de l’intrigue mais, et c’est là le seul bémol que j’adresserai à ce roman, j’aurai aimé avoir plus d’éléments contextuels, savoir comment tout a commencé, les grandes lignes du conflit…
Certes la fin aurait peut être elle aussi mérité un peu plus de profondeur dans son déroulé, mais dans sa note finale, l’auteur assume parfaitement le choix de cette simplicité, il est vrai que le message passe mieux s’il n’est pas perdu au milieu de maintes circonvolutions. Un message que certains trouveront peut être un brin moralisateur, pour ma part je l’ai jugé simplement humain et humaniste.
Décidément cette rentrée littéraire 2016, dans la catégorie science-fiction, n’en finit pas de me surprendre par ses intrigues et approches atypiques.

MON VERDICT
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Publié par le 12 octobre 2016 dans Bouquins

 

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Tête à tête (virtuel) avec Sara Greem

Publicité Pour Adultes
Tome 1
Tome 2
Tome 3

Bonjour Sara.
Merci d’avoir accepté ce tête à tête virtuel.

Merci à toi cher Lord de me donner l’opportunité de me confier.

Question rituelle pour commencer. Peux tu te présenter rapidement et nous expliquer comment t’es venue l’envie d’écrire ?

J’ai commencé par être une très grande lectrice et une traductrice assidue avant d’entamer le travail d’écriture. J’ai appris à lire à 5 ans les panneaux publicitaires avant de m’intéresser aux lettres classiques. J’ai traduit des textes en latin et grec ancien avant de m’atteler à la lecture d’un style particulier : la Fantasy. Puis à l’adolescence, « je suis tombée amoureuse » de Morten Harket, le chanteur du groupe A-HA (please ne riez pas…), et chaque lundi j’écrivais des histoires fantasques à son propos que je distribuais tous les vendredis aux copines. Voilà comment l’aventure commença…

Pourquoi avoir choisi de commencer par un genre méconnu ou mésestimé : l’érotisme ?

UN PARI !! J’ai écrit la trilogie « Publicité pour adultes » (qui au début se nommait la trilogie X//MARKS) car des amis m’ont lancé le fol pari d’écrire une romance érotique. Etant de nature très, mais très têtue, j’ai relevé le challenge ! Mais à certaines conditions…

Je le répète souvent au fil de mes chroniques : Publicité Pour Adultes est un roman érotique mais pas que et bien plus que ça ; comment le définirais-tu si tu devais nous le vendre ici et maintenant ?

Je te remercie Lord…
Je définis la saga d’«  hybride » car elle traite divers sujets. Les amateurs de romance et d’érotisme peuvent le lire, mais il n’y a pas que ça. On me dit souvent que mon roman se présente comme un « cours de management romancé », car je décris ce qui pourrait se dérouler dans le monde de l’entreprise. Les jeunes cadres dynamiques l’apprécient grandement car j’explique les coups bas et les jeux de pouvoir entre les différents interlocuteurs. La trilogie est donc accessible à tout lecteur, à condition d’être très ouvert d’esprit, car les stupéfiants en choquent plus d’un. On me traite souvent de menteuse car la drogue n’existe pas en milieu d’entreprise. Je réponds toujours…Mais qu’en savez-vous ? Et moi-même en sais-je quelque chose ? Sans l’avoir vécu, il se pourrait bien…
J’ai tout de même la forte impression que la trilogie plaît davantage aux hommes…

Convaincre un éditeur de te suivre : promenade de santé ou parcours du combattant ?

Plutôt parcours du combattant car le milieu de l’édition est impitoyable. De plus, mes écrits interdits en ont arrêté plus d’un, malgré la forme qui a été très soignée durant de longues années.

Le milieu de la pub, tel que nous le décrit dans ton roman, réserve bien des surprises ; dirais-tu que c’est exagéré ou, au contraire, édulcoré par rapport à la réalité ?

C’est une excellente question… qu’en pensent les publards ? Je crois qu’ils me donneraient raison en spécifiant que certaines situations arrivent moins fréquemment. Mais elles existent bel et bien. Et même dans d’autres secteurs que celui de la publicité.

Publicité Pour Adultes peut se vanter d’avoir une vraie intrigue avec son lot de rebondissements, où trouves-tu ton inspiration et tes idées ?

Pour dire la vérité, je n’ai préparé aucun plan avant d’écrire la trilogie. Au départ, le pari n’impliquait qu’un seul livre. Puis j’ai remarqué que tout s’imbriquait et j’ai saisi l’occasion d’en écrire davantage. J’ai créé le concept des oursons en peluche car certaines sociétés offrent un cadre de travail « bisounours ». Or, le mot est protégé. J’ai regardé les peluches chez moi et j’ai éclaté de rire car j’allais leur donner le premier rôle. Je savais qu’il me fallait écrire sur un type pas forcément intéressant (Ian), une jeune femme coincée qui allait se révéler par la suite (Terry), une femme fatale, vénale et ambitieuse (Shirley), un déjanté de service (Jérôme), un salopard de première (dans ce cas il y en a deux, Conrad Russell et Rober Conival) et les copains sur qui on peut toujours compter (Paul et Patrick). L’inspiration a surgi selon mes humeurs du moment…
Je désirais créer un premier tome « léger et superficiel » afin de poser le cadre, et les deux derniers davantage axés sur la psychologie des personnages. Et hop ! L’inspiration est arrivée de manière très spontanée.

Comment se déroule une journée type quand tu écris ?

Tout se passe généralement le week-end ou lorsque je suis en vacances. Et là je vais passer pour une folle furieuse…mais tant pis puisque je ne veux pas faire semblant. Je me lève très, très tôt le matin. Soit je me rends au dojo pour m’y entraîner avec quelques autres fous du matin, ou je vais courir. Vers 7heures30, je rentre et je commence à nettoyer mon appartement après une bonne douche (suivie d’une douche écossaise). Je m’habille généralement en noir pour pouvoir écrire et je me fais une coupe guerrière (car il n’y a pas pire que les mèches qui viennent chatouiller le visage). Je précise que je ne peux absolument pas travailler dans un milieu sale et encombré. De plus, il faut que la pièce soit sombre (impossible d’écrire sur les terrasses en plein soleil). Le travail d’écriture commence donc avec un bol de chicorée (je ne bois jamais de café) et une peluche sur les genoux (c’est généralement la même : Doonalyen Targaryen). J’écris jusqu’à environ 14 heures puis je prends mon lunch et je pars à la sieste (comme les enfants). Après avoir dormi durant 2 ou 3 heures, je me lève et je me remets à écrire (toujours avec la même peluche sur les genoux).
Le soir venu, mon compagnon rentre du travail ou de ses activités et voyant mes yeux explosés et mon expression ahurie (car en levant la tête du PC, je ne sais plus ce qui est réel de ce qui est fictif), il me prépare à manger. Durant le week-end, étant une couche tard, je recommence à écrire aux alentours de minuit jusqu’à tard le matin. Je sais que mon rythme est vraiment « bizarre » mais j’y ai trouvé mon compte.

Quels sont tes projets (littéraires ou autres) pour l’avenir ?

Je souhaiterais créer les spin off de la trilogie. Des nouvelles de 100-150 pages sur chaque personnage secondaire mais important de la saga (Jérôme, Shirley, Paul, Patrick et…le père de Ian Riley). Mais afin de me changer les idées, je suis en train d’écrire une romance-historico- sensuelle, où il est question de prêtresses d’Avalon et d’un cavalier noir…

Quelles sont les références (auteurs ou romans) pour Sara, la lectrice ?

Mes premiers amours furent « Jocelyn » de Lamartine, « Salammbô » de Flaubert, « le Rouge et le Noir » de Stendhal pour ne citer que les principaux. Je suis une très grande fan des contes mythologiques gréco-romains, celtiques et vikings. D’où ma passion pour la Fantasy. J’ai dû lire une dizaine de fois « le seigneur des anneaux » de Tolkien, « les Neuf Princes d’Ambre » de R. Zelazny, les sagas d’ « Elric de Melnibonée, Hawkmoon, Corum, Erekosë et Van Bek » de M. Moorcock, « l’appel de Ctulhu » de HP Lovecraft ainsi que toutes ses oeuvres. La saga « Abarat » et « le voleur d’éternité » de C. Barker. Mais je m’inspire aussi des auteurs SF (principalement Philip K. Dick. D’ailleurs le personnage de Jérôme Dicker vous dit quelque chose ?) et pour finir R.R. Martin avec ses 5 tomes de « Game of Thrones » que j’ai lus et relus déjà deux fois. Puis il y a le grand Bret (Bret Easton Ellis) et ses écrits déjantés (mon maître absolu).
Parmi mes amis auteurs, voici mes références : Yéléna Cillis, Marina Ferrey, Nana Jam, Kay Saint-Georges, Emilie Perin, Jess Swann, Claire Delille, Erika Sauw, Julien Delhorne, Ena Fitzbel, Azel Bury, Gina Dimitri, Selma Bodwinger, Claire Casti di Rocco, Virginie Vanos, Michel Tessier, A.J. Orchidéa, Tony Vellone, Jeff Bergey et tant d’autres à venir que je découvre chaque semaine.

Comme j’ai coutume de le faire, je te laisse le mot de la fin.

Je souhaite tout d’abord te remercier, Lord Arsenik, de m’avoir chroniquée et d’avoir compris le message que je souhaitais faire passer. Je décris tout de même le monde du travail et toutes ses déviances en premier lieu, malgré le fait que les situations soient fictives. Puis, je remercie tous les lecteurs qui me donnent « ma chance » et les auteurs et poètes qui partagent mon quotidien. Enfin, je remercie particulièrement mon éditeur qui m’a donné la chance énorme d’être publiée, malgré le côté « interdit » de mes ouvrages. Et merci à la VIE et à tous ses magnifiques cadeaux ! Pourvu que cette aventure dure très longtemps !

 
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Publié par le 10 octobre 2016 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Paul Clément – Creuse La Mort

P. Clément - Creuse la mortEncore un jeune auteur auto-édité qui m’aura poussé à chambouler mon programme de lecture. Le coupable n’est autre que Paul Clément qui vient de publier son second roman Creuse La Mort.
Fred est père et un mari comblé. Certes il ne s’épanouit pas vraiment au boulot mais ça fait bouillir la marmite. Un matin il découvre un trou dans son jardin, un trou qui ressemble étrangement à une tombe. Il a beau la reboucher, tous les matins la tombe le nargue à nouveau. Intrigué, puis effrayé, Fred est convaincu qu’une menace sérieuse plane sur sa famille, il va tout mettre en oeuvre pour protéger les siens…
Avec son premier roman, Les Décharnés, Paul Clément avait réussi le pari fou de proposer une histoire de zombie qui parvient à tirer son épingle du jeu dans un genre des plus fécond du moment. Pour son second roman il aurait pu rester dans sa zone de confort (les zombies, au cas où vous auriez perdu le fil), je suis même persuadé qu’il aurait pu nous surprendre de nouveau ; mais au lieu de céder à la facilité l’auteur a préféré tâter un terrain nouveau. Certes on reste dans le domaine du fantastique, mais je définirai son roman comme un thriller psycho-horrifique.
Psycho pour psychologique, car indéniablement la psychologie des personnages tient une place essentielle dans cette intrigue. Est-ce que Fred est le seul à percevoir cette menace ou, au contraire, est-ce qu’il sombre inexorablement dans la paranoïa et la folie ? Voilà une question que le lecteur se posera plus d’une fois au fil des chapitres.
Mais la psychologie intervient aussi dans les relations entre Fred et son entourage. A commencer par son épouse Renée, et leur petite fille, Emma ; toutes deux passeront par bien des états émotionnels face à un comportement pas toujours des plus rationnels de leur mari et père. Mais aussi avec Eric, le frère de René, policier de son état qui doute de plus en plus de l’équilibre mental de son beau frère. Enfin avec Pierrick, son patron, un gros blaireau macho et misogyne qui fera les frais de trop plein de rancoeur étouffée.
Horrifique parce que la réalité dépassera tout ce que l’on pouvait imaginer. Si les personnages étaient déjà malmenés avant que la vérité ne se révèle, les choses iront dès lors de mal en pis. Et croyez moi, paul Clément ne manque pas d’imagination quand il s’agit d’en faire baver ses personnages.
De part son ambiance Creuse La Mort m’a souvent fait penser à La Peau Sur Les Os de Richard Bachman (Stephen King pour ceux qui auraient passer les dernières décennies sur une autre planète). Certes les deux intrigues sont radicalement différentes mais on y retrouve la même tension psychologique. J’espère que Paul ne m’en voudra pas de le comparer au King.
Vous l’aurez compris ce second roman est une réussite à tous points de vue. J’espère vous avoir donné envie de découvrir ce qui se cache derrière les mystérieux fossoyeurs de Paul Clément. Pour ma part il va sans dire que je serai fidèle au poste pour le prochain roman.

MON VERDICT
jd5Coup de Coeur

 
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Publié par le 7 octobre 2016 dans Bouquins

 

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