RSS

Archives Mensuelles: février 2016

[BOUQUINS] Shannon Kirk – Méthode 15-33

S. Kirk - Méthode 15-33Il est des bouquins pour lesquels j’ai un coup de foudre immédiat, une envie de les lire qui s’impose comme une évidence. Méthode 15-33 de Shannon Kirk appartient à cette catégorie, à peine le pitch parcouru que je me suis dit : « celui là il est pour moi ». Restait à savoir si la ramage serait à la hauteur du plumage…
Une jeune fille de 17 ans, enceinte de sept mois, est enlevée puis séquestrée par des hommes qui veulent lui prendre son bébé. Les ravisseurs ignorent que leur victime n’a aucunement l’intention de se laisser faire ; elle va traiter son enlèvement comme un problème scientifique et tout mettre en oeuvre pour les sauver, elle et son bébé…
Une énième histoire de kidnapping, c’est du lu et relu me direz vous, même du point de vue de la victime. Et bien non ! Shannon Kirk nous prouve avec brio que l’on peut encore faire du neuf avec du vieux, que les règles du genre peuvent être étirées, triturées et restructurées pour nous offrir une intrigue 100% originale.
Certes l’intrigue est narrée à la première personne, du point de vue de la victime. Sauf que ladite victime n’est pas une gamine terrorisée et soumise, mais une véritable surdouée dotée d’un brillant esprit scientifique et analytique. Et surtout capable de fermer les portes à toutes ses émotions afin de traiter sa situation avec juste ce qu’il faut de détachement pour préparer un plan implacable.
J’ai adoré ce manque total d’empathie du personnage principal ; la froideur de ses analyses et de ses réactions sont un véritable un régal à lire. Je brûlais d’impatience de découvrir le traitement (la fameuse méthode 15-33) qu’elle réservait à ses ravisseurs.
Cerise sur le gâteau, l’auteure nous offre un second axe narratif. Toujours écrit à la première personne mais cette fois à travers le personnage de Roger Liu, un agent du FBI qui enquête sur la disparition d’une adolescente avec sa partenaire, Lola. Un duo d’enquêteurs hors norme qui mérite aussi le détour.
Pour son premier roman, l’auteure propose une intrigue hautement addictive qui ne manquera pas de jouer avec vos nerfs (forcément les choses ne se passeront pas exactement comme prévu… sinon ça ne serait pas marrant). Un récit totalement maîtrisé, de la première à la dernière ligne. Je m’attendais à du lourd, j’ai eu du très lourd. Sans la moindre hésitation je lui attribue un coup de coeur.

MON VERDICT
jd5Coup de Coeur

 
20 Commentaires

Publié par le 29 février 2016 dans Bouquins

 

Étiquettes : , , , , , , ,

[BOUQUINS] Claire Favan – Serre-Moi Fort

C. Favan - Serre-moi fortJe poursuis mon petit bonhomme de chemin en compagnie de la Bête Noire, l’occasion pour moi de découvrir l’univers littéraire de Claire Favan, son dernier roman, Serre-Moi Fort est en effet le cinquième titre de la collection.
Août 1994. Nick Hoffman, un adolescent discret, est livré à lui même, complètement délaissé par ses parents depuis que sa soeur a mystérieusement disparu. Mai 2014. Un charnier a été découvert dans une grotte en Alabama, le lieutenant Adam Gibson est chargé de l’enquête…
Quel lien entre ces deux intrigues me direz-vous ? Et bien ne comptez pas sur moi pour répondre à cette question. Ce que je peux vous dire par contre c’est que le bouquin se divise en trois parties. La première partie se déroule donc en 1994, du point de vue de Nick Hoffman. La seconde partie nous plonge en 2014, du point de vue d’Adam Gibson. Et la troisième partie alors ? Elle se déroule en 2015 et fait le lien entre les deux précédentes.
Claire Favan nous offre un thriller qui vous prend aux tripes dès les premières pages, elle ne ménagera ni vos nerfs, ni votre palpitant au fil des chapitres. Une écriture sans concession mise au service d’une intrigue implacable, insoutenable parfois, mais c’est pour la bonne cause. Noir c’est noir… Il n’y a plus d’espoir !
Si le roman ne vous laisse guère le temps de souffler tant il est hautement addictif, l’auteure laisse aussi la part belle à la psychologie de ses personnages. La dernière partie est à ce titre un duel psychologique d’une rare intensité. Là encore cet aspect du récit est totalement maîtrisé.
Avec ce titre La Bête Noire renoue avec le thriller très haut de gamme, j’ai retrouvé les mêmes sensations malsaines que lorsque je lisais Tu Tueras Le Père de Sandrone Dazieri. Même punition : un doublé coup de coeur, coup de poing !
Vous l’aurez sans doute deviné au vu de mon enthousiasme, ce bouquin m’a aussi donné envie de prolonger ma découverte de l’univers littéraire de Claire Favan, si tous ces bouquins sont bons ça promet de longues heures de lecture… et de stress !

MON VERDICT
jd5Coup double

 
16 Commentaires

Publié par le 22 février 2016 dans Bouquins

 

Étiquettes : , , , , , , ,

[BOUQUINS] Marc Levy – L’Horizon A L’Envers

M. Levy - L'horizon à l'enversFidèle (totalement assumé) de la première heure, il m’était impossible de ne pas me ruer sur le dernier Marc Levy, L’Horizon A L’Envers.
Hope, étudiante en neuroscience rencontre Josh et Luke, deux étudiants dans la même matière, sur le campus. Le courant passe tout de suite entre les trois jeunes gens. Tant et si bien que Josh et Luke finissent par avouer à leur nouvelle amie qu’ils travaillent, en contrepartie du financement de leur études, pour une grosse structure de recherche scientifique privée. D’abord réticente Hope se laisse convaincre de les rejoindre sur un projet particulièrement ambitieux…
A la fermeture de ce bouquin un seul mot m’est venu à la bouche : Enfin ! Pas dans le sens enfin c’est fini, ce fut un calvaire à lire. Mon enfin m’est venu pour deux raisons. D’abord dans le sens enfin Marc Levy nous revient avec un très grand cru (ces derniers titres étaient agréables mais pas transcendants), digne de figurer dans son top 5. Ensuite parce qu’enfin j’ai eu mon premier vrai coup de coeur de l’année 2016.
J’ai pourtant eu un instant de flottement. Totalement emballé par la première partie, j’ai senti que le soufflé menaçait de s’effondrer avec la seconde partie, mais rapidement l’auteur relance sa mécanique implacable et le coup de coeur revient au galop. Rien de vraiment imprévisible dans le dénouement mais c’est bien amené, du coup ça passe comme une lettre à la poste.
L’intrigue s’articule autour de thèmes chers à l’auteur, l’amitié, l’amour, les relations familiales mais elle aborde aussi des sujets plus « sérieux », voire philosophique, du genre jusqu’où peut on aller au nom du progrès scientifique ? Quelles sont les limites morales et / ou humaines à poser au progrès ?
Des thèmes portés et/ou remis en question par le personnage de Hope. C’est en effet la seule qui porte tous les thèmes sur ses épaules, d’abord via son amitié avec Luke puis et Josh, puis son histoire d’amour, passionnée et fusionnelle, avec ce dernier. Ensuite par la relation, toute aussi fusionnelle, mais dans le respect de leur indépendance réciproque, qu’elle entretient avec son père. Enfin elle est celle qui, tour à tour, tempère les ardeurs scientifiques du trio, ou s’engage à fond avec ses complices..
Durant tout le roman j’ai trouvé le personnage de Luke quelque peu ambigü, un ressenti que ne fait que confirmer et renforcer la seconde partie du roman.
Ces deux dernières années le duel littéraire opposant Marc Levy à Guillaume Musso voyait ce dernier remporter la manche haut la main ; qu’en sera-t-il en 2016 ? Réponse fin mars avec La Fille De Brooklyn, le prochain Musso. Un pitch prometteur, un bon accueil critique de ses pairs… Un duel au sommet en prévision! Et ce n’est pas nous, lecteurs, qui nous en plaindrons…

MON VERDICT
jd5Coup de Coeur

 
12 Commentaires

Publié par le 20 février 2016 dans Bouquins

 

Étiquettes : , , , , ,

[TV News] iZombie

iZombieLes zombies ont le vent en poupe depuis quelques années, et pourtant trouver une intrigue qui sorte des sentiers battus et rabattus n’est pas une mince affaire. Rob Thomas et Diane Ruggiero (le duo à l’origine de Veronica Mars, série et film) ont pourtant relevé le défi avec la série iZombie.
Olivia Moore (Rose McIver) était une brillante étudiante en médecine, jusqu’à ce qu’elle soit tuée et reprenne conscience en tant que zombie. Depuis elle travaille comme assistante à la morgue, un job idéal qui lui procure toute la nourriture dont elle peut avoir besoin. Elle se rend rapidement compte qu’en se nourrissant des cerveaux des victimes elle partage leurs souvenirs et une partie de leur personnalité. Un atout de taille pour prêter main forte à la police dans les cas d’homicide…
On est loin du zombie qui se traîne maladroitement en multipliant les borborygmes gutturaux, Olivia mène une vie plus ou moins normale, partagée entre sa famille, son quotidien et son travail. Quotidien qui sera quelque peu bouleversé quand elle réalisera qu’elle n’est pas la seule zombie en ville , et que nombre de ses pairs, menés par Blaine DeBeers (David Anders) sont bien moins intentionnés qu’elle.
Heureusement elle pourra compter sur l’aide de son patron, le Dr Ravi Chakrabati (Rahul Kohli), le seul à être au courant de sa condition, et du lieutenant Clive Babinaux (Malcom Goodwin) qu’elle assiste dans ses enquêtes en se faisant passer pour une médium.
La série est une libre adaptation d’une BD signée Chris Roberson et Mike Allred pour DC Comics. Cette première saison compte 13 épisodes de 42 minutes, diffusée aux USA par The CW, c’est France 4 qui en a acquit les droits pour la version française.
Habile mélange entre fantastique et policier, la série est plutôt agréable à suivre (même si ça ne vaut pas The Walking Dead), sa principale force étant de voir Olivia endosser les différentes personnalités des victimes dont elle boulotte la cervelle, fortement rehaussée de Tabasco. Chaque épisode propose une enquête et un double fil rouge avec d’un côté les recherches de Ravi et Olivia pour lui rendre son humanité, et de l’autre leurs efforts afin stopper Blaine et ses sbires. Cerise sur le gâteau, l’humour est omniprésent, même dans les situations les plus critiques.
Une seconde saison est en cours de diffusion au USA, prenons notre mal en patience en attendant son arrivée sur nos écrans…

 
Poster un commentaire

Publié par le 17 février 2016 dans TV News

 

Étiquettes : , , , , ,

[BOUQUINS] Poppy Z. Brite – Le Corps Exquis

pzblceIl est des titres que j’ai envie de découvrir sans réelle conviction, juste histoire de vérifier s’ils sont à la hauteur de leur réputation sulfureuse. Le Corps Exquis de Poppy Z. Brite appartenait à cette catégorie, désormais je peux partager mes impressions de lecture.
Andrew Compton est britannique, tueur en série, homo et nécrophile. Jay Byrne est américain, tueur en série, homo et nécrophage. Leur rencontre, dans les bas fonds de la Nouvelle-Orléans, va être aussi passionnée que sanguinolante…
Qu’est ce qu’il y a dans ce pitch susceptible de me faire vibrer ? A part le fait qu’il s’agisse d’une histoire de tueurs en série, rien. Rien de rien ! J’assume totalement mon hétérosexualité donc une histoire d’amour entre deux mecs pervers (et Dieu sait qu’ils ne manquent pas de perversité), au mieux je passe mon tour, au pire ça me laisse de marbre. Baiser ou bouffer les morts ? Merci mais je crois que je vais passer mon tour. Courage mon gars, faut pas mourir idiot !
C’est donc pas franchement convaincu que je me suis lancé… et c’est toujours aussi peu convaincu que j’ai refermé ce bouquin (sans toutefois avoir renoncé en cours de route).
Malsain ce bouquin ? Même pas. Juste ultra gore et trash, souvent plus qu’il n’eut été nécessaire, à se demander si l’auteur(e) ne se complaît pas dans la surenchère. Il faut plus que ça pour me choquer mais le trop plein de descriptions finit par se faire au détriment du rythme et de l’intrigue.
Intrigue ? Hmouais faut le dire vite… Pour qu’il y ait intrigue il faudrait un minimum de suspense, en l’occurrence on flirte avec un taux zéro niveau adrénaline. A part peut être sur la fin, et encore ça manque tellement de crédibilité que ça en devient pathétique.
Bon alors quid des personnages ? Andrew et Jay sont de purs produits psychotiques qui accumulent les clichés du genre, résultat des courses on atteint là encore un taux zéro, mais niveau crédibilité cette fois. Et les autres ? D’un côté on a Luke, homo baroudeur séropositif qui vomit son hétérophobie sur une radio pirate. De l’autre Tran, un jeune viet homo, ex-amant de Luke, rejeté par sa famille qui vivote tant bien que mal… Tout un programme ! Ah oui, au cas où vous ne le sauriez pas, la Nouvelle-Orléans semble peuplée à 99% par des homos. Hé hé, que voilà une info qui ne figure pas dans le guide du routard !
Est-il nécessaire de vous dire que le côté romantique / érotique / pornographique (rayez les mentions inutiles) ne m’a aucunement convaincu ? Là encore encéphalogramme (et accessoirement bandogramme) plat… Je suis (sans surprise) définitivement hermétique au gay porn.
Ajoutez à tout ça un style très quelconque, vous aurez alors un bilan exhaustif de mon ressenti. Une lecture sans grand intérêt, parfois même chiante… S’il évite le zéro pointé c’est uniquement par sa noirceur et son amoralité, mais ce n’est pas suffisant pour lui accorder la moyenne.

MON VERDICT
jd2

 
17 Commentaires

Publié par le 16 février 2016 dans Bouquins

 

Étiquettes : , , , , ,

Book tag

Zofia m’ayant tagué je réponds bien volontiers à ces quelques questions sur mes habitudes de lecture…

1. Que penses-tu des adaptations ciné ?

Il y a du bon et du moins bon… parfois même du lamentable ! Et, rarement, des adaptations qui subliment l’écrit.
Si on me demande de citer une bonne adaptation ciné je réponds systématiquement Le Seigneur Des Anneaux, Peter Jackson n’a pas fait une adaptation de l’oeuvre de Tolkien mais une véritable retranscription sur grand écran. Tu as vu les films, tu n’as pas besoin de lire les bouquins.

2. Quels marque-pages utilises-tu ?

Avant, quand je lisais encore des livres papier, j’utilisais tout ce qui me tombait sous la main (ticket de caisse, carte de pizzeria, notice de médoc…). Aujourd’hui, avec ma chère Kobo, je ne me pose plus la question, j’ouvre la chose et hop elle m’affiche la page en cours de lecture 🙂

3. Quel a été ton coup de coeur 2015 ?

Plusieurs coups de coeur au programme de mes lecture 2015, mais si je ne devais retenir qu’un titre j’opterai sans hésitation pour Nous rêvions juste de liberté de Henri Loevenbruck.

4. Comment classes-tu tes livres ?

Je n’ai jamais été adepte du classement, grâce au numèrique Calibre pallie mes faiblesses avec un classement par auteur et par titre. Sur la Kobo on peut choisir le classement désiré, je laisse par défaut, soit du grand portnawak puisqu’il prend les bouquins par ordre d’entrée…

5. Quels sont les blogs de lectures où tu vas régulièrement ?

Sérieux faut tous les citer ? Zofia fait partie de mes références historiques, c’est un des premiers blogs que j’ai découvert. Ensuite la sphère s’est élargie avec Stelphique, Gruz, Bellette, Nath, Cajou, Foumette, Steph, Sandra, Loley… et d’autres que j’oublie très certainement…

6. Des petites habitudes inavouables quand tu lis ?

Me couper du monde ça compte ?

7. Un auteur contemporain que tu aimerais rencontrer, et pourquoi ?

Je ne cours pas après les rencontres avec les auteurs. Déjà parce que je suis paumé sur une île pas vraiment déserte, mais même sans ça, ce n’est pas ma tasse de thè. Je connais Sosthène Desanges comme auteur local, c’est toujours un plaisir d’échanger avec lui sur tout et n’importe quoi. Parmi les auteurs français j’ai un faible pour Amédée Mallock, je suis sûr qu’on pourrait passer un bon moment causette.

8. Ou achètes-tu tes livres (neufs et/ou d’occasions) ?

Désormais lecteur à 99,9% numérique mes références ont changé… Désormais elles se nomment Chapitre ou 7Switch pour mes deux principales sources d’achat. Le numérique d’occase c’est plus difficile de se prononcer… les sources pas très légales ça compte ?

9. En ce moment quel genre littéraire tu lis le plus ?

En ce moment comme toujours je privilégie les polars et les thrillers… mais je reste ouvert à tous les genres.

10. Un livre ou plusieurs à la fois ?

En général, j’ai toujours deux bouquins en cours. Avant c’était un livre papier et un livre numérique, maintenant c’est un livre Calibre et un livre Kobo !

11. Quelle est ta lecture en cours ?

Cf question précédente, j’ai deux titres sur le grill. L’horizon à l’envers de Marc Levy et Le corps exquis de Poppy Z; Brite. Deux bouquins au genre et au style diamétralement opposés. Il y en a un avec lequel je m’éclate, et un avec lequel je m’emmerde… devinez !

12. Sur quel site communautaire en rapport avec la lecture aimes-tu aller ?

J’ai eu tendance à picorer çà et là mais finalement je me concentre sur Babelio… et cul de bouc, j’avoue !

13. Livres papier ou numériques ?

Si vous avez lu mes réponses précédentes je penses que vous avez la réponse. Numérique à fond ! L’essayer c’est l’adopter, si, si !

14. Quel est ton endroit préféré pour lire ?

Partout et n’importe où depuis que Kobinou fait partie de ma vie. De préférence vautré dans le canapè du salon, mais j’ai aussi un faible pour mes chapitres matinaux, entre le réveil et le lever…

Invite 5 amis à y répondre…

Je ne force personne mais je trouverai sympa qu’un max de lecteurs / blogueurs jouent le jeu.

 
9 Commentaires

Publié par le 16 février 2016 dans Bouquins

 

Étiquettes :

[BOUQUINS] Annette Wieners – Coeur De Lapin

A. Wieners - Coeur De LapinFermement décidé à ne passer à côté d’aucun titre de la collection La Bête Noire de Robert Laffont, je me suis tout naturellement rué sur ce Coeur De Lapin signé Annette Wieners.
Un matin comme les autres, Gesine réalise qu’elle est en train de préparer les couronnes mortuaires pour les obsèques de Mareike, sa soeur, celle qu’elle considère aujourd’hui encore comme responsable de la mort de son fils, dix ans plus tôt. Ses parents la juge responsable de la mort de Mareike, la police la suspecte ; Gesine va devoir prendre sur elle pour découvrir la vérité sur la mort de sa soeur…
Pour son premier roman l’auteure opte davantage pour le drame psychologique que pour le thriller pur et dur. Le rythme est lent, très lent même, l’intrigue policière sert plus de toile de fond qu’autre chose ; Annette Wieners explore les tréfonds de l’esprit de ses personnages, notamment celui de Gesine.
Gesine est une femme brisée par le décès brutal de son jeune fils dans des circonstances qui n’ont jamais été clairement définies. Etouffée par les secrets de famille, les mensonges et les non dits, elle a radicalement coupé les ponts avec sa vie d’avant. Depuis elle vit repliée sur elle même, elle refuse toute émotion sinon la colère et la rancoeur. Un personnage d’une extrême froideur dont il est difficile de se sentir proche compte tenu de son manque total d’empathie. Il faut attendre les derniers chapitres du roman pour qu’elle fasse preuve d’un semblant d’humanité.
J’avoue quitter ce bouquin avec un sentiment mitigé. D’un côté j’ai vraiment été pris par l’intrigue, pas tant par la résolution de l’enquête en elle même (on devine assez rapidement qui est le coupable) mais sur le pourquoi du comment et ce qu’il s’est passé dix ans plus tôt (l’idée étant surtout de savoir si Gesine est complètement parano ou pas). D’un autre côté j’ai eu du mal à entrer pleinement dans le récit, il a fallu attendre le dernier tiers du roman pour que je sois enfin en immersion.
Avec le recul le ressenti positif l’emporte, j’espère que la suite de la série me confortera et même renforcera ce sentiment. Quoi qu’il en soit je resterai fidèle aux titres de La Bête Noire, j’en ai d’ailleurs un nouveau qui vient de grossir les rangs de mon Stock à Lire Numérique.

MON VERDICT
jd3

 
28 Commentaires

Publié par le 15 février 2016 dans Bouquins

 

Étiquettes : , , , , , , ,

[BRD] Seul Sur Mars

Seul Sur MarsRien de tel qu’une pause cinéphile pour terminer en beauté la journée, notre choix s’est porté sur Seul Sur Mars de Ridley Scott.
Au cours d’une mission sur Mars l’équipage est contraint de quitter en urgence la planète. Au cours de l’évacuation l’astronaute Mark Watney (Mark Damon) est emporté par la tempête. Laissé pour mort par ses coéquipiers, il reprend conscience seul dans le plus hostile des milieux. Il va tout mettre en oeuvre pour organiser au mieux sa survie et entrer en communication avec la NASA…
Si vous me lisez depuis déjà quelque temps vous savez que le roman d’Andy Weir a été un de mes gros coups de coeur littéraire de l’année 2014. Il était donc hors de question que je passe à côté du film, d’autant que Ridley Scott n’est pas franchement un bleu en matière de science fiction (on lui doit les cultissimes Alien et Blade Runner, plus récemment il est revenu à ses premières amours avec Prometheus).
Adaptation réussie ou pas ? D’ores et déjà je peux vous assurer que Ridley Scott n’a pas perdu la main, avec Seul Sur Mars il nous offre un sans faute (et un premier gros coup de coeur cinéma). Pourtant le pari était loin d’être gagné d’avance.
Le film, comme le roman, repose en grande partie sur les épaules d’un personnage unique : Mark Watney. Matt Damon excelle dans ce rôle, il porte le film avec un naturel exceptionnel. On retrouve la persévérance, la débrouillardise, l’optimisme et l’humour de Mark. Ne lésinons pas sur les mots, Matt Damon nous livre là un merveilleux rôle de composition, totalement bluffant.
Bluffant, le visuel l’est aussi. Le réalisateur a su éviter la facilité du tout numérique ainsi qu’une débauche d’effets spéciaux qui auraient pu être nuisible au film. Les extérieurs, tournés en Jordanie, nous plonge en totale immersion sur la planète rouge. Ridley Scott a fait le bon choix en privilégiant l’humain et son intrigue ; on entre à fond dans le film, pour ne plus le quitter avant le clap de fin.
Un film de SF qui se regarde comme un thriller, que demander de plus ? Je ne sais pas si tout est scientifiquement plausible mais le fait est que tout s’intègre parfaitement à l’intrigue et donne au film une rare intensité. A ce titre le film me fait un peu penser à Gravity (il y a pire comme référence).
Parlons peu mais parlons bien… parlons chiffres. Seul Sur Mars c’est un budget de 108 millions de dollars (raisonnable pour Hollywood), au box office mondial le film affiche plus de 608 millions de dollars de recettes ! C’est aussi deux Gloden Globe remportés en 2016 (meilleur acteur et meilleur réalisateur), et sept nominations aux Oscars qui se tiendront à la fin du mois.

♥♥♥♥♥

 
4 Commentaires

Publié par le 11 février 2016 dans DVD / BRD

 

Étiquettes : , , , , ,

Jérémy Fel – Les Loups A Leur Porte

J. Fel - Les loups à leur porteUn titre découvert un peu au hasard de mes pérégrinations webesques, devant l’enthousiasme des lecteurs (et notamment d’une certaine Belette Cannibale endémique à la Belgique) je me suis donc laissé tenter par Les Loups A Leur Porte de Jérémy Fel.
Difficile, voire impossible de vous proposer un pitch quelconque tant la construction du roman est déconcertante. Rassurez j’ai été déconcerté (et occasionnellement surpris) dans le bon sens du terme, le moins que l’on puisse c’est que pour un premier roman Jérémy Fel n’a pas fait le choix de la simplicité en optant pour ce que j’appellerai un roman de nouvelles.
Roman de nouvelles ? Ca y est il a fumé la moquette le Lord !!! Et bin non, je suis toujours non fumeur, alcoolémie au niveau zéro et à peu près sain d’esprit (faut le dire vite). En lisant les deux premiers chapitres je me dis que j’ai entre les mains un recueil de nouvelles tant il n’y a aucun lien entre les deux récits. Avec le troisième chapitre un semblant de lien (ténu, vachement ténu même) pointe son museau. Au fil des chapitres, du temps (de la fin des années 70 à nos jours) et de l’espace (des Etats-Unis à la France), on découvre des personnages, des liens et tout se met progressivement en place. Chapeau bas Monsieur Fel, vous avez réussi un coup de maître !
Etrange que les éditions Rivages ait inscrit ce titre dans leur collection littérature générale, il a en effet tous les atouts pour figurer chez Rivages Noir. Peut être une option marketing visant à séduire un public plus large. Globalement l’intrigue distille un sentiment de malaise, certains chapitres sont d’une dureté et d’une noirceur incontestable. Âmes sensibles s’abstenir mais vous passeriez alors à côté d’une perle rare.
Une fois que l’esprit s’est adapté à ce choix narratif hors norme, l’intrigue prend une tout autre dimension, on essaye (vainement) de trouver les liens avant que l’auteur ne nous les dévoile. Un bouquin qui de déconcertant devient rapidement hautement addictif. Cerise sur le gâteau, l’auteur adopte un style qui tend à fluidifier la lecture.
Je peux aisément concevoir que la sauce ne prenne pas auprès de certains lecteurs ; pour ma part je me suis lancé sans réelle conviction et j’en ressors aux anges. C’est une lecture qui exige un réel investissement personnel, aussi bien en terme de temps (laissez le bouquin 3 mois sur la table de chevet avant de le reprendre et vous serez largué) que de réflexion. Pour un premier roman Jérémy Fel place la barre haute, très haute…

MON VERDICT
jd4Coup de poing

 
6 Commentaires

Publié par le 9 février 2016 dans Bouquins

 

Étiquettes : , , , , , ,

[BOUQUINS] S. Greem – Publicité Pour Adultes : Tome 2

Le retour des oursons de la pub ! Si vous me suivez attentivement vous aurez compris que je vais vous proposer ma chronique du tome 2 de Publicité Pour Adultes de S. Greem. De nouveau je tiens à remercier l’auteure pour la confiance qu’elle place en moi en m’envoyant ces trois nouveaux épisodes.
Pour rappel il s’agit de littérature érotique mais servie par une intrigue soignée qui bénéficie d’une réelle profondeur. S. Greem dorlote ses oursons défoncés et pervers même s’ils doivent traverser bien des épreuves pour s’épanouir. Un juste mélange d’érotisme, de romance, d’intrigue sur fond économique, de magouilles diverses et variées et de défonce. Wait Teddy Bear, I’ll come with you again !
Comme pour ma chronique du premier tome je vous livre mes réactions épisode par épisode (pour rappel chaque tome de la trilogie est composé de trois épisodes) ; c’est d’ailleurs pour cette raison que j’attendais d’avoir l’intégralité du tome 2 avant de me lancer.

Alerte spoilers : si vous n’avez pas encore lu le tome 1, passez votre chemin. Je suis obligé de dévoiler la fin du tome précédent pour chroniquer celui-ci.

Episode 4

S. Greem - Publicité pour adultes : Ep4Ce premier épisode du tome deux (et donc le quatrième de la série… vous me suivez ?) nous propose de découvrir les trois premier chapitres du roman, soit l’équivalent papier de 189 pages. L’épisode démarre quelques minutes après la fin du précédent.
Après sa rupture avec Terry, Ian se tranche les veines. Heureusement que Paul, son ami d’enfance, arrive à temps pour appeler les secours. En convalescence, Ian sait qu’il doit comprendre la nature du conflit entre son père et celui de Terry s’il veut sauver leur couple…
Un épisode plus soft (mais non dépourvu de piment quand même) qui lance Ian (version plus tourmentée que jamais)et ses oursons vers un nouveau départ. Pas de grandes révélations au menu mais les choses devraient se préciser au vu de ce qui se prépare.
J’avoue avoir pour Ian un ressenti mitigé, globalement je l’apprécie mais parfois il peut se comporter comme un parfait connard, surtout avec la douce Terry. Alors qu’elle se confie à lui, il se réfugie derrière son sempiternel et hypocrite « du temps au temps« .
Même dans sa relation avec Terry il fait parfois (souvent) preuve d’un égoïsme démesuré, ne consentant pas la moindre concession. Je cite Terry : « Pourquoi est-ce que mon opinion ne compte jamais ? répliqua-t-elle face à mon air déterminé. Il y a la drogue, la douleur, puis les gars de l’agence. Que devrais-je encore supporter ? »
Si la situation des personnages évolue on ne croise aucun nouveau venu, on n’apprécie plus encore ceux que l’on appréciait avant (les oursons) et l’on déteste encore davantage ceux que l’on détestait avant (Emy et Conival en tête de lice). Bref une superbe ouverture qui donne envie d’aller plus loin !

Episode 5

S. Greem - Publicité pour adultes 2.2Ce cinquième épisode vous plongera dans les chapitres 4 à 7 du second tome, soit l’équivalent papier de 201 pages.
Ian s’investit à fond chez X//MARKS, il faut dire que les oursons croulent rapidement sous les clients appâtés par leur première campagne qui fut un succès monstre. Dans le même Ian apprend une terrible vérité concernant la mort d’Helen, et l’implication de son père et surtout de Conrad Russel dans ce drame…
On apprend enfin les circonstances du drame qui ont coûté la vie à Helen et brisé Ian, et l’on découvre avec lui (et avec la même stupeur) ce qui se cache derrière ce drame. est-ce que l’on absous Ian pour ses multiples travers ? Non, définitivement non ! Et je ne suis pas le seul à le penser.
Paul, son ami d’enfance, porte sur lui un jugement sans appel : « Ah oui, j’ai oublié que tu l’as initiée. Mais t’es vraiment qu’un sale égoïste parce que cette fille n’est pas comme ça. T’as pensé à elle ? »
Terry essaye de lui ouvrir les yeux : « Pour moi, l’amour ce n’est pas ça. J’ai besoin de douceur, pas de douleur. »
Et même le Dr Liu, son mentor, le mets en garde contre lui même : « N’oublie pas Ian, celui qui est maître de lui-même est plus grand que celui qui est maître du monde.  »
Si les oursons sont toujours autant adeptes de la défonce sous toutes ses formes, Ian essaye de réprimer ses pulsions pour se consacrer pleinement à Terry. Mais comme le dit le dicton : Chassez le naturel… ! La partie n’est pas gagné d’avance.
Un épisode qui pourrait poser les prémices d’une nouvelle relation entre Ian et son père. Là encore toutes les cartes sont entre les mains de Ian… à moins que son paternel ne lui ait pas encore tout dit.
Complètement absorbé par l’intensité récit on oublie rapidement que l’on tient entre les mains un récit érotique, et même les scènes de cul s’intègrent parfaitement au récit. Toujours autant sous le charme, je vais rapidement me plonger dans la suite…

Episode 6

Publicité pour Adultes 2.3Ce sixième épisode clôt le second tome de Publicité Pour Adultes avec les chapitres 8 à 12, soit l’équivalent papier de 172 pages. Au vu de la fin de l’épisode précédent inutile de préciser que j’avais hâte de découvrir la suite…
Tout semble enfin sourire à Ian. Terry vient s’installer chez lui, cerise sur le gâteau elle semble avoir pris goût aux plaisirs du BDSM et va rejoindre les rangs de X//MARKS. L’agence est en pleine effervescence malgré les menaces de procès intenté par Russel & Buzz…
La grande révélation de cet épisode concerne Thomas Riley, le père de Ian. D’une part on découvre enfin pourquoi Terry paraît aussi attaché à lui. Et la fin nous réserve une (semi) surprise de taille. Sur ce coup une fois de plus on a envie de choper Ian par le colbac et de lui coller des claques jusqu’à lui décrocher la tête. Je vous laisse découvrir pourquoi tant de haine…
De nouveau j’ai été happé par le récit et c’est à regret que j’ai vu apparaître le mot FIN. Une fin de tome moins stressante toutefois que celle du premier opus. Maintenant je n’ai qu’une hâte, découvrir la suite (et fin) mais je suis d’ores et déjà certain que Sara sera à la hauteur de toutes nos espérances, laissons lui juste le temps de nous mitonner un final en apothéose… Du temps au temps comme dirait l’autre.

D’ailleurs je laisse le mot de la fin à Ian, qui mieux que lui pourrait nous parler des oursons de la pub ?
« Ce qui me plaisait, c’était les entendre rire aux éclats lorsqu’ils entrechoquaient leurs bouteilles. Ou encore de les voir vivre pleinement leur vie. Sans tabous. Dans un monde dur et féroce où le travail prend tellement de place, les oursons en peluche se comportaient comme des adolescents orphelins. Terry avait tort lorsqu’elle disait qu’ils avaient choisi la futilité. La futilité est un luxe réservé aux adultes. Les oursons, eux, vibraient au rythme des sensations fortes et de l’amour facile. Ils jouaient au chat et à la souris avec une société qui condamnait l’anormal et le spontané. Mais ils jouaient aussi à ce même jeu avec eux-mêmes. Repoussant les limites de l’acceptable et de l’accepté. Les oursons en peluche, eux, connaissaient la loyauté et la fidélité. Envers chaque membre du clan ou envers une idée qui germait dans leurs têtes.  Ils se soutenaient et se protégeaient mutuellement. Mais ce qui me plaisait par-dessus tout, c’était les enseignements qu’ils m’avaient prodigués. L’amitié et les partages. La spontanéité et la liberté. Oui, j’étais leur gardien. Et je me sentais mieux en me l’avouant à moi-même. »

MON VERDICT
jd4

 
13 Commentaires

Publié par le 5 février 2016 dans Bouquins

 

Étiquettes : , , , ,