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Archives Mensuelles: août 2015

[BOUQUINS] Brandon Sanderson – Elantris

B. Sanderson - ElantrisComme vous le savez peut être il m’arrive de participer à des Book Club (ou lectures communes en français), à vrai dire j’anime même la rubrique sur un forum dédié aux livres et à la littérature ; chaque mois on vote pour un genre puis pour un titre parmi ceux proposés par les participants. Bref, tout ça pour vous dire que l’heureux élu du mois d’août fut le roman Elantris de Robert Sanderson.
Sarène, princesse du Téod, arrive dans la cité de Kaë afin d’y épouser Raoden, prince d’Arélon. Sauf qu’à son arrivée on lui annonce que le prince vient de mourir suite à une maladie fulgurante. Sarène refuse de croire en la version officielle et décide de mener sa propre enquête. Et si la réponse se trouvait à Elantris, jadis cité mystique, aujourd’hui maudite…
Avant de commencer ma chronique à proprement parler je vais essayer de poser le contexte ne quelques lignes. Les provinces d’Opélon tombent une à une sous le joug du fanatisme religieux et de la tyrannie impériale de Fjorden ; seule Arélon résiste encore à l’invasion. D’où l’idée de ce mariage princier qui forgerait par la même occase une alliance avec la province du Téod, capitale de Sycla… Comme vous pouvez fort justement le supposer complots politiques et religieux seront de la partie !
Plutôt que de nous assommer de notions géopolitiques et religieuses propres à l’univers qu’il a créé, Brandon Sanderson prend son temps pour les exposer tout en les intégrant directement à son intrigue. De fait je reconnais volontiers que le début du roman est lent mais il n’est en rien indigeste ; ce qui est plutôt un point positif.
Considérez ce bouquin comme un moteur turbo diesel. Dans la première partie il lui faut un temps de chauffe avant de monter en régime progressivement. La seconde partie se déroule à plein régime. Quant à la troisième, le turbo s’enclenche…
L’intrigue se construit du point de trois personnages qui alternent au fil des chapitres :
– Le prince héritier Raoden, frappé par la malédiction du Shaod et contraint à l’exil éternel au coeur d’Elantris. Prisonnier de son état mais bien décidé à ne pas baisser les bras, ni à se résigner à son sort.
– La princesse Sarène qui reste liée à Arélon malgré le « décès » de son époux. Déterminée à protéger Arélon des menaces (externes et internes) qui planent sur la province.
– Le grand prêtre Hrathen, un fjordell arrivé à Kaë le même jour que Sarène. Sa mission est de convertir Arélon à la foi déréthie par tous les moyens.
Je profite de l’occasion pour signaler que les personnages sont traités avec une réelle profondeur, chacun ayant sa propre personnalité et ses propres objectifs (avérés ou secrets). Il en va de même avec les nombreux personnages secondaires. De fait le monde d’Elantris semble prendre vie sous nos yeux pendant la lecture du roman… et je vous garanti que cette escapade ne sera pas de tout repos !
L’intrigue en elle même est suffisamment riche en surprises pour tenir le lecteur en haleine (et même jouer avec ses nerfs dans les dernières pages), certes pas aussi complexe que certaines dans sagas mais il me semble logique de ne pas pouvoir faire, en un seul volume, autant que des séries de dix tomes, voire plus (en inconditionnel du Trône de Fer je sais de quoi je parle) ! Cerise sur le gâteau, l’auteur se permet quelques touches d’humour bienvenues.
Pas de créatures imaginaires, toutes les races présentes semblent humanoïdes et n’avoir comme signe distinctifs que ceux propre à l’humain (couleur de la peau, langue…). La magie est bien présente quant à elle, d’accord elle n’est pas au top de sa forme mais qui sait, peut être n’est-ce que temporaire.
L’auteur a visiblement pris le parti de proposer un roman fantasy destiné davantage aux profanes qu’aux adeptes chevronnés du genre. Son écriture répond à la même exigence, il va droit au but sans s’appesantir sur de trop longues descriptions aussi bien des personnages que des lieux. Toutefois ne vous fiez pas aux apparences, le récit est peut être moins manichéen qu’il ne le laisse paraître de prime abord.
Pour un premier roman je trouve qu’il s’en sort plus qu’honorablement. D’autant qu’il sort des sentiers battus en proposant un univers totalement original (mention spéciale aux aons) alors qu’il aurait pu se contenter de s’inspirer des classiques de l’heroic fantasy sauce Tolkien ou AD&D. Une bonne introduction à la fantasy pour les curieux.
Depuis des années Brandon Sanderson répète qu’il n’exclut pas d’écrire une suite à Elantris, avant de reconnaître sur la lancée qu’il n’en a, à ce jour, pas encore couché la moindre ligne… Pour souligner mon propos j’ajouterai que le roman fête, cette année, ses dix ans (en VO, la VF est sortie en 2009 chez Orbit, puis en poche en 2011). Et pourtant il est vrai qu’il y aurait matière pour une suite…

MON VERDICT
jd4d

 
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Publié par le 27 août 2015 dans Bouquins

 

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[BRD] Big Eyes

Big EyesLes jours se suivent et ne se ressemblent pas… Qu’il s’agisse de bouquins ou de films je suis plutôt éclectique et reste ouvert à tout. Petite pause cinéphile en compagnie de Tim Burton et son biopic consacré à Margaret Keane, Big Eyes.
Après son mariage avec Walter Keane (Christoph Waltz), Margaret (Amy Adams) envisage de vivre de sa peinture. Ses tableaux représentent tous des enfants aux grands yeux tristes. Son époux, se targuant d’une certaine renommée, la convainc de le laisser signer les toiles de son nom. La situation devient vite insoutenable pour Margaret, d’autant que Walter est de plus en plus odieux avec elle…
C’est la seconde fois que Tim Burton se lance dans un biopic, étant fan du travail de Margaret Keane (dont il s’est inspiré pour certains de ses films d’animation), il n’est pas étonnant qu’il se soit intéressé à ce qui est, aujourd’hui encore, considéré comme le plus gros scandale artistique (même si je reconnais volontiers n’en avoir jamais entendu parler). En guise de remerciement l’artiste lui offrira deux toiles inédites.
Comme toujours le visuel du film est soigné avec une reconstitution du San Francisco de la fin des années 50 / début des années 60. Toutefois le film repose davantage sur les épaules des acteurs qui interprètent merveilleusement le couple Keane.
Dans le coin droit, Margaret Keane, épouse soumise et passive (on a parfois de la secouer pour la sortir de sa docilité imbécile et sa grande naïveté), mais qui, malgré tout, aura de plus en plus de mal à supporter le poids du mensonge (il faut dire que le comportement odieux de son mari aide).
Dans le coin gauche, Walter Keane, aussi ambitieux que prétentieux, aussi grande gueule que menteur. Inébranlable dans son mensonge jusqu’au bout.
Le film prend quelques libertés avec la chronologie des faits entre le moment ou Margaret révèle la supercherie et le verdict. Dans le film les choses semblent s’enchaîner tout naturellement ; dans la réalité il faudra attendre 16 ans avant que la justice ne donne raison à Margaret (non seulement elle gagnera le droit de signer ses oeuvres de son propre nom, MDH Keane, mais bénéficiera aussi d’un dédommagement financier non négligeable).
Pas le meilleur de Tim Burton mais le film n’en demeure pas moins agréable à suivre grâce aux interprétations, dans des registres diamétralement opposés, d’Amy Adams et Christoph Waltz. Un bon moment de cinéma mais n’espérez pas un film inoubliable ; il manque un je ne sais quoi pour que la sauce prenne vraiment ; peut être la patte Tim Burton (le film reste classique dans son tournage, il aurait pu être signé par n’importe quel réalisateur pas trop mauvais)…

♥♥½

 
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Publié par le 25 août 2015 dans DVD / BRD

 

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[BRD] Mad Max – Fury Road

Mad Max - Fury RoadPetite pause cinéphile post apocalyptique en compagnie de Mad Max – Fury Road, réalisé par George Miller. Quatrième volet des errances futuristes de Max Rockatansky, avec Tom Hardy qui succède à Mel Gibson ; question d’âge je suppose (respectivement 37 et 59 ans).
Max (Tom Hardy) erre en solitaire au milieu d’un monde dévasté ou des clans de barbares s’affrontent pour obtenir de l’eau ou du carburant. Il va se retrouver bien malgré lui impliquer dans cette guerre quand il va être fait prisonnier par les hommes d’Immortan Joe (Hugh Kayes-Byrnes), qui règne en tyran sur la Citadelle…
Quand j’ai entendu parler d’un nouveau Mad Max, trente ans après la sortie du troisième opus (et trente six après le lancement de la saga), j’ai d’abord pensé à un reboot. Après tout ça semble devenir un phénomène de mode depuis quelques années. A vrai dire j’étais presque rassuré à cette idée vu l’évolution de la série.
Le premier volet Mad Max (1979) est aujourd’hui considéré par beaucoup (dont je suis) comme un film culte. Mad Max 2 – Le Défi (1981) nous plonge au coeur d’un univers post apocalyptique qui tranche avec son prédécesseur ; déconcertant de prime abord, il n’en reste pas moins divertissant. Mad Max 3 – Au-Delà Du Dôme Du Tonnerre (1985) n’est qu’une sinistre daube à tout point de vue… Alors quid d’un Mad Max 4 ???
Pour être tout à fait franc avec vous ma première impression aura surtout été que le film mise à fond la carte de la surenchère, impression confirmée quand les troupes d’Immortan Joe se lancent à la poursuite de Furiosa (Charlize Theron). Survient un camion avec des percussionnistes à l’arrière et à l’avant un guitariste dont l’instrument crache des flammes… Serais-je en train d’assister à un show revisité de Rammstein (un groupe allemand de Metal industriel que j’adore) ? Autant dire que les voyants scepticisme et appréhension étaient au rouge clignotant…
Au fur et à mesure du film les univers visuel et technologique s’imposent naturellement dans l’esprit du spectateur (en tout cas dans le mien), avec notamment une impressionnante gamme de véhicules en tout genre (motos, camions, voitures, quads…) au look futuriste et surtout transformées en machine de guerre. Un visuel renforcé par des effets spéciaux parfaitement maîtrisés (qu’il s’agisse des scènes d’action ou des maquillages des personnages) et un rythme plus dopé qu’un coureur du Tour de France !
Au niveau du casting Tom Hardy réussit à faire oublier Mel Gibson, on retrouve le même personnage de héros solitaire, faux dur au grand coeur, un brin taciturne et peu loquace. Il parvient à la fois à jouer sur la continuité du personnage tout en lui apportant une touche personnelle.
Même si la première rencontre est plutôt houleuse, Max pourra compter sur l’aide Furiosa (à moins que ce ne soit l’inverse), impératrice en fuite qui a libéré les épouses de Joe en les embarquant dans sa fuite. Charlize Theron, crâne rasé et une main en moins, insuffle une force incroyable à son personnage tout en lui conservant un charme certain (même si incontestablement l’atout charme du film reste Rosie Huntington-Whiteley qu incarne Splendid, la favorite en fuite de Joe, enceinte de lui).
George Miller a affirmé avoir voulu, avec ce quatrième film de la saga, faire à la fois dans la continuité et dans le renouveau, le film faisant office de premier opus d’une nouvelle trilogie. Je ne demande qu’à voir mais je dois avouer que pour le moment son pari est réussi…

♥♥♥♥

 
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Publié par le 24 août 2015 dans DVD / BRD

 

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[BOUQUINS] Didier Fossey – Tr@que Sur Le Web

D. Fossey - Tr@que sur le WebEncore un invité surprise au programme de mon Challenge retrouvailles, il faut dire que je suis tombé sur ce bouquin par le plus grand des hasards. Je parle de Tr@que Sur Le Web de Didier Fossey, la première enquête littéraire du Commissaire Le Guenn. Je savais que les éditions Flamant Noir avaient prévu de rééditer les deux premiers romans mettant en scène Boris Le Guenn, du coup je prenais mon mal en patience… jusqu’à cette trouvaille inespérée !
Boris Le Guenn, commandant au 36 Quai des Orfèvres, est appelé sur une scène de crime. Une femme a été égorgée, puis mutilée. D’autres meurtres suivant le même mode opératoire sont commis, le tueur en série ne laisse aucune trace exploitable, la police n’a pas le moindre indice. L’enquête s’annonce difficile pour Le Guenn et son équipe…
J’ai découvert Didier Fossey et Boris Le Guenn à travers l’excellentissime Burn Out, quelques rapides recherches m’ont appris que c’était en fait la troisième enquête littéraire du commandant Le Guenn. Malheureusement pas moyen de mettre la main sur les deux premières, parues aux éditions Les 2 Encres, jusqu’à cette visite inopinée chez un bouquiniste de la place (l’unique bouquiniste présent à Nouméa et en Nouvelle-Calédonie).
Immédiatement on sent que l’auteur connaît et maîtrise son sujet (et pour cause il a passé 31 ans au sein des forces de police, dont 18 à la BAC parisienne), le réalisme est aussi saisissant que séduisant. Les flics ne sont pas infaillibles, comme vous et moi (je suppose) ils sont humains et commettent des erreurs. Les enquêtes ne se résolvent pas en deux temps et trois mouvements, et surtout à coup de flingue !
J’ai apprécié de retrouver Le Guenn et son équipe, avec une émotion toute particulière pour Guillaume avant son burn out. Boris Le Guenn c’est un peu la force tranquille, le chef d’équipe paternaliste avec son groupe. Il peut compter sur Fred Belvet, son bras droit, pour le seconder, l’une des deux femmes du Groupe Homicide. Ces deux là sont complémentaires, comme chaque membre de l’équipe.
Il n’y a pas que les personnages qui sont soignés dans ce bouquin. En plus d’être rudement bien maîtrisée, l’intrigue est riche en surprises et rebondissements. Il faut dire que le tueur est particulièrement retors et ne laisse rien de côté. Vous êtes ferré dès les premières pages, et impossible de lâcher l’affaire avant de connaître le fin mot de l’histoire.
Pour un premier roman Didier Fossey place la barre très haut, ayant lu le dernier en date je peux confirmer qu’il tient bon la barre et maintient son cap… pour notre plus grand plaisir !
Je n’ai plus qu’à prendre mon mal en patience avant de pouvoir lire Ad Unum, la seconde intervention du groupe Le Guenn. Condamné à attendre la réédition chez Flamant Noir (à l’occasion j’achèterai les deux bouquins en numérique), à moins d’un nouveau méga coup de bol…

MON VERDICT
jd5Coup de Coeur

 
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Publié par le 19 août 2015 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Henri Loevenbruck – Le Syndrome Copernic

H. Loevenbruck - Le syndrome CopernicComme annoncé je retrouve donc avec plaisir Henri Loevenbruck pour découvrir son thriller Le Syndrome Copernic. Un titre à lire dans le cadre d’un Book Club même si je suis légèrement en retard sur ce coup.
Vigo Ravel est schizophrène et amnésique. Du moins c’est ce qu’il pensait jusqu’à ce que les voix dans la tête ne lui sauvent la vie en le poussant à quitter une tour du quartier de la Défense juste avant qu’elle ne soit détruite par un attentat terroriste. Dès lors Vigo se met à douter, d’autant que les événements étranges se multiplient autour de lui… à moins que tout cela n’existe que dans sa tête.
Le moins que l’on puisse dire c’est que l’auteur nous propose un thriller hors normes, certes il respecte les règles du genre mais il n’hésite pas à les modeler afin qu’elles collent à son intrigue. Intrigue que l’on vit à la première personne à travers le regard et les perceptions de Vigo Ravel… le moins que l’on puisse dire c’est que le voyage ne sera pas du tout repos ! Parfois les pensées de Vigo tendent à partir en vrille, non seulement il a fumé la moquette mais il a aussi bouffé le seau de colle qui va avec… Et pourtant difficile pour autant d’affirmer que Vigo clapote du couvercle.
Henri Loevenbruck nous plonge en totale immersion dans son personnage. Une fois de plus son talent de conteur fait le reste, au fil des pages on devient Vigo, on pense comme Vigo : « Je doutais tellement de moi, et autrui me faisait si peur !« . Le doute. Tel est le maître mot qui pourrait définir les perceptions de Vigo, il doute de lui, il doute des autres, il doute de la réalités de certaines situations, de certains faits… Bref sa vie est un sempiternel questionnement.
Heureusement il ne sera pas tout seul dans sa quête de la vérité (à moins qu’il ne s’agisse, une fois de plus, d’un délire schizo-paranoïde). Je n’en dirai pas plus quant aux alliés qui croiseront son chemin, autant laisser intacte la surprise et la découverte.
L’intrigue compte un soupçon de fantastique (et encore, difficile d’en être absolument sûr) mais reste résolument orientée thriller, le prologue nous met d’office l’eau à la bouche… et on n’en finit plus de baver (la fusillade dans les sous-sols est stressante à souhait). Comme Vigo nous ne manquerons pas de nous poser des questions au fil des 88 chapitres (un chiffre qui ne doit rien au hasard).
Vous l’aurez sans doute compris l’auteur ne mise pas tout sur l’action et le rythme, la psychologie des personnages est primordiale… Avec un héros schizo (ou pas) ça semble inévitable. Et sur ce terrain aussi il maîtrise totalement son sujet.
Pour faire simple j’ai de nouveau été bluffé par le talent de conteur de Henri Loevenbruck même si le bouquin ne m’a pas pris aux tripes comme Nous Rêvions Juste De Liberté. Je le place tout de même dans le haut de gamme de la catégorie thriller.
Mon idée première était de laisser Henri Loevenbruck en stand-by en attendant la seconde saison de Sérum, annoncée pour le début 2016, mais le hasard a voulu que je tombe sur la quatrième de couv’ de son premier thriller, Le Testament Des Siècles, qui figure aussi dans mon Stock à Lire Numérique. Le personnage principal est Damien Louvel que l’on croise dans Le Syndrome Copernic, comme il y est vaguement fait mention d’un passé trouble et douloureux, il n’en fallait pas moins pour titiller ma curiosité ; il est donc plus que probable que je retrouve Henri Loevenbruck plus tôt que prévu…

MON VERDICT
jd4d

 
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Publié par le 18 août 2015 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Karin Slaughter – Séduction

K. Slaughter - SéductionEt hop encore un invité surprise au programme de mon Challenge retrouvailles, ou plutôt devrai-je dire UNE invitée surprise puisqu’il s’agit de Karin Slaughter et son roman Séduction, la troisième enquête conjointe menée par Will Trent et Sara Linton.
Quand Faith arrive, en retard, chez sa mère, à qui elle avait confié sa fille, la maison ressemble à une zone de guerre, Faith échappe à une embuscade en éliminant les deux agresseurs. Si Emma, sa fille, est à l’abri du danger, Evelyn, sa mère, est introuvable. Faith est suspendue le temps de l’enquête, elle pourra heureusement compter sur Will Trent et Sara Linton ; mais difficile pour elle de rester dans l’ombre alors que la vie de sa mère est en danger…
Le moins que l’on puisse dire c’est que je n’ai jamais été déçu en lisant les romans de Karin Slaughter et notamment la série Will Trent (même si ce n’est que le troisième que je lis), mais force est de constater que cette fois l’auteure impose à son intrigue un rythme de dingue. L’adrénaline monte en flèche dès les premières pages pour ne retomber qu’à la fermeture du bouquin. Ses personnages vont vivre trois jours particulièrement intenses.
Transition qui m’amène tout naturellement à évoquer les personnages en question. Jusqu’à maintenant Faith semblait taillée dans le marbre, inébranlable. Face à la situation qu’elle doit affronter on la découvre plus humaine, fragile et désemparée. Du coup je la considère avec davantage de bienveillance que dans les précédents romans.
Faith étant plus ou moins condamnée à l’immobilisme c’est donc à Will et Sara de prendre les rênes et de s’impliquer corps et âme dans un enquête particulièrement embrouillée. L’occasion d’étoffer leurs relations et leur complicité. Mais avec Will rien n’est simple…
Le personnage qui aura été le plus souvent sujet à questionnement reste incontestablement Amanda, la responsable du GBI. On la sent personnellement impliquée dans l’affaire mais plus d’une fois son comportement peut sembler ambigu. On en arrive à se demander à quel jeu elle joue… voire même dans quel camps elle se situe.
Comme dans Genesis et Broken, Karin Slaughter n’y va pas de main morte quand il s’agit de scènes violentes, ici on ne meurt pas tranquillement dans son sommeil ! Si l’intrigue se déroule sur un axe unique elle n’en est pas moins soignée, bien malin si vous découvrez le fin mot de l’histoire avant qu’il ne vous soit révélé.
J’avoue par contre avoir un peu de mal à comprendre le choix de la couverture et du titre français, rien ne saurait être plus éloigné du contenu du roman ; il eut été franchement plus judicieux de conserver le titre original : Fallen. L’intrigue évoque nettement plus la déchéance ou la chute que la séduction. Mais bon il faudra plus que ça pour gâcher mon plaisir !

MON VERDICT
jd4d

 
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Publié par le 13 août 2015 dans Bouquins

 

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Mon Top 5 cinéma

Comme vous pouviez le supposer (si, si, avouez) après le petit écran il était logique que je passe à la taille au-dessus avec un Top 5 spécial cinéma. Là encore les titres se sont imposés d’eux mêmes, sans réfléchir sinon forcément l’exercice devient un véritable casse-tête.

Top 5 cinéma

La saga Star Wars

Trilogie originale

Episode IV – La Guerre Des Etoiles (Georges Lucas – 1977)
Episode V – L’Empire Contre-Attaque (Irvin Kershner – 1980)
Episode VI – Le Retour Du Jedi (Richard Marquand – 1983)

Mark Hamill : Luke Skywalker
Harrison Ford : Han Solo
Carrie Fisher : Leia Organa

Alors que la bataille fait rage entre l’Empire et l’Alliance Rebelle, le jeune Luke Skywalker va se retrouver impliqué, presque malgré lui, dans la bataille.

La prélogie

Episode I – La Menace Fantôme (Georges Lucas – 1999)
Episode II – L’Attaque Des Clones (Georges Lucas – 2002)
Episode III – La Revanche Des Siths (Georges Lucas – 2005)

Ewan McGregor : Obi-Wan Kenobi
Jake Lloyd : Anakin Skywalker (enfant)
Hayden Christensen : Anakin Skywalker (adulte)
Natalie Portman : Padmé Amidala

Malgré l’opposition du Conseil Jedi, Obi-Wan Kenobi, récemment promu chevalier décide de prendre le jeune Anakin Skywalker comme padawan afin de lui enseigner les voies de la Force. Leur mission première consistera à protéger la Reine Amidala.

Oui bon je sais, six films pour ouvrir un Top 5 c’est un peu du foutage de gueule mais je n’y peux rien s’ils sont indissociables. Un space-opera magistral que je ne me lasse pas de revoir, c’est bien simple j’aime tout dans cette saga galactique (l’histoire, les décors, les personnages, les créatures…). Star Wars est devenu plus qu’une série de films, c’est un univers à part entière.
Je n’ai qu’un hâte : découvrir le septième volet prévu pour la fin de l’année… Même si je ne vous cacherai pas que je redoute d’être déçu.

Le Seigneur Des Anneaux

La Communauté De L’Anneau (Peter Jackson – 2001)
Les Deux Tours (Peter Jackson – 2002)
Le Retour Du Roi (Peter Jackson – 2003)

Elijah Wood – Frodon Sacquet
Ian McKellen – Gandalf
Sean Astin – Sam Gamegie
Viggo Mortensen – Aragorn

Le jeune et timide Hobbit, Frodon Sacquet, hérite d’un anneau. Bien loin d’être une simple babiole, il s’agit de l’Anneau Unique, un instrument de pouvoir absolu qui permettrait à Sauron, le Seigneur des ténèbres, de régner sur la Terre du Milieu et de réduire en esclavage ses peuples. À moins que Frodon, aidé d’une Compagnie constituée de Hobbits, d’Hommes, d’un Magicien, d’un Nain, et d’un Elfe, ne parvienne à emporter l’Anneau à travers la Terre du Milieu jusqu’à la Crevasse du Destin, lieu où il a été forgé, et à le détruire pour toujours.

Mékeskifé ??? Trois films cette fois ! Trois films mais au service d’une seule histoire. Et quelle histoire !
Non seulement l’oeuvre de JRR Tolkien est fidèlement adaptée mais elle est même sublimée par un visuel de toute beauté. C’est tout simplement génial !
J’ai vu et revu les trois films, je les reverrai encore et encore avec le même plaisir…

Leaving Las Vegas (Mike Figgis – 1995)

Nicolas Cage : Ben
Elisabeth Shue : Sera

Après s’être fait licencier par la société de production où il travaillait, Ben, scénariste alcoolique, décide de partir pour Las Vegas. Il prend une chambre dans un hôtel miteux, à proximité des bars toujours ouverts, afin de finir sa vie dans l’alcool. Il rencontre Sera, une prostituée, qui va l’héberger pour le suivre dans ses derniers instants.

Ce film m’a laissé sur le cul. On ne peut que se prendre d’empathie pour ces deux losers qui semblent se complaire dans l’autodestruction mais ne changeront (et ne jugeront l’autre) pour rien au monde. Regardez le film et je vous promets que vous n’oublierez jamais Ben et Sera.
Un film plein de désespoir mais aussi, paradoxalement, plein d’espoir. Ce n’est pas une histoire d’amour et pourtant c’est la plus belle histoire d’amour que j’ai vu au cinéma.

L’Ame Des Guerriers (Lee Tamahori – 1994)

Rena Owen : Beth Heke
Temuera Morrison : Jake Heke
Mamaengaroa Kerr-Bell : Grace Heke
Julian Arahanga : Nig Heke

Malgré le courage de la mère, une famille d’une banlieue pauvre d’Auckland est bouleversée par la violence du père.

Un film coup de poing qui ne devrait laisser personne indifférent.
On en prend plein la gueule mais on en redemande. Une superbe performance d’acteurs pour Rena Owen et Temuera Morrison. Pour un premier film, Lee Tamahori signe un véritable chef d’oeuvre.
Le second volet se laisse regarder mais n’a pas la même intensité émotionnelle.

Buffet Froid (Bertrand Blier – 1979)

Gérard Depardieu : Alphonse
Bernard Blier : Inspecteur Morvandieu
Jean Carmet : Assassin

Alphonse, un trentenaire au chômage, fait la connaissance d’un homme en attendant le métro. Plus tard dans la soirée, il le retrouve en train de mourir, son propre couteau planté dans le ventre. Quand il rentre dans la tour où il vit seul avec sa femme, Alphonse fait la connaissance de Morvandiau, un bien étrange inspecteur de police, et d’un vieil assassin paranoïaque. Ensemble, ils s’apprêtent alors à vivre une nuit complètement folle, peuplée de situations rocambolesques et de meurtres absurdes…

ATTENTION FILM CULTE !
Un chef d’oeuvre d’humour noir ! Bertrand Blier confronte ses personnages à des situations complètement abracadabrantes qui donnent lieu à des échanges tout aussi absurdes.
C’est certainement le film que j’ai le plus souvent revu, au point d’en connaître les dialogues par coeur, mais à chaque fois je manque de me pisser dessus à force de me marrer. Je suis sûr que les Monthy Python n’auraient pas renié cette ode à l’absurde.

 
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Publié par le 12 août 2015 dans DVD / BRD

 

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Mon Top 5 des séries TV

Vous voulez des Top choses j’m’en vais vous en donner à la pelle ; fallait pas commencer ! J’ouvre les hostilités avec mon Top 5 (c’est la crise que voulez vous) des séries TV. Pour une fois je n’ai eu aucun mal à sélectionner les heureuses élues…
Je vous propose une fiche technique abrégé, un aperçu du casting, le pitch de la série et une rapide appréciation personnelle.

Top 5 TV

Game Of Thrones

Showrunner(s) : DB Weiss et David Benioff
Date de lancement : 2011
Nombre de saisons / épisodes : 5 saisons – 50 épisodes (52 minutes)
Date de fin : en cours
Chaîne d’origine : HBO (USA)
Première diffusion en France : 2011 (OCS Choc)

Peter Dinklage : Tyrion Lannister
Kit Harrington : Jon Snow
Emilia Clarke : Daenerys Targaryen
Lena Headey : Cersei Lannister

Après un été de dix années, un hiver rigoureux s’abat sur le Royaume avec la promesse d’un avenir des plus sombres. Pendant ce temps, complots et rivalités se jouent sur le continent pour s’emparer du Trône de Fer, le symbole du pouvoir absolu.

Adapter la saga de GRR Martin ne fut pas une mince affaire, Game of Thrones remporte le challenge haut la main même si l’intrigue s’écarte parfois des romans.
J’aime la complexité de l’intrigue (sans jamais être brouillon), la variété des personnages et la diversité des lieux. Si certains personnages sont pourris jusqu’à la moelle (Cersei et Joeffrey par exemple), la quasi totalité sont nettement plus nuancés, ni tout noirs, ni tout blancs…
Ne vous attachez pas trop aux personnages, ils ont une nette tendance à connaître une fin brutale !

The Walking Dead

Showrunner(s) : Frank Darabont
Date de lancement : 2010
Nombre de saisons / épisodes : 5 saisons – 67 épisodes (42 minutes)
Date de fin : en cours
Chaîne d’origine : AMC (USA)
Première diffusion en France : 2011 (OCS Choc)

Andrew Lincoln : Rick Grimes
Steven Yeun : Glenn Rhee
Chandler Riggs : Carl Grimes
Norman Reedus : Dylan Dixon

Après une apocalypse ayant transformé la quasi-totalité de la population en zombies, un groupe d’hommes et de femmes mené par l’officier Rick Grimes tente de survivre… Ensemble, ils vont devoir tant bien que mal faire face à ce nouveau monde devenu méconnaissable, au cours leur périple à travers les Etats Unis.

La série, adaptée des comics de Robert Kirkman, renouvelle le genre zombie tout en lui restant fidèle.
On ne s’ennuie pas une minute en suivant Rick et son équipe, il faut dire que leur périple ne sera pas de tout repos. ils n’auront que trop souvent l’occasion de se rendre compte que les pires dangers ne sont pas les morts ou l’environnement mais bel et bien les humains.
Les points forts : un scénario en béton, riche en rebondissements et des effets spéciaux soignés. On prend plaisir à suivre l’évolution des personnages (même si on en perd en route).

American Horror Story

Showrunner(s) : Ryan Murphy et Brad Falchuk
Date de lancement : 2011
Nombre de saisons / épisodes : 4 saisons – 51 épisodes (42 minutes)
Date de fin : en cours
Chaîne d’origine : FX (USA)
Première diffusion en France : 2012 (Ciné+ Frisson)

Sarah Paulson
Evan Peters
Jessica Lange
Frances Conroy

Pas de pitch à proposer, chaque saison nous fait découvrir un nouvel environnement et une nouvelle intrigue. C’est d’ailleurs la principale force de cette série.
Chaque saison réussit à nous surprendre, on a hâte de découvrir quels seront les rôles attribués aux acteurs récurrents.
Mention spéciale au visuel extrêmement soigné.

True Blood

Showrunner(s) : Alan Ball
Date de lancement : 2008
Nombre de saisons / épisodes : 7 saisons – 80 épisodes (52 minutes)
Date de fin : 2014
Chaîne d’origine : HBO (USA)
Première diffusion en France : 2008 (Orange Cinemax)

Anna Paquin : Sookie Stackhouse
Stephen Moyer : Bill Compton
Ryan Kwanten : Jason Stackhouse
Alexander Skarsgard : Eric Northman

Ayant trouvé un substitut pour se nourrir sans tuer (du sang synthétique), les vampires vivent désormais parmi les humains. Sookie, une serveuse capable de lire dans les esprits, tombe sous le charme de Bill, un mystérieux vampire. Une rencontre qui bouleverse la vie de la jeune femme…

Vous ne le savez peut être pas mais la bit-lit n’est pas vraiment ma tasse de thé, je n’ai d’ailleurs pas du tout accroché aux romans de Charlaine Harris (je me suis arrêté au premier opus). Et pourtant j’ai été totalement accro à cette série politiquement incorrecte.
Le duo Sookie / Bill fonctionne à merveille et nous réserve bien des surprises. Coup de coeur pour le personnage d’Eric qui passe d’une extrême à l’autre en un clin d’oeil.

Mon Oncle Charlie

Showrunner(s) : Chuck Lore et Lee Aronsohn
Date de lancement : 2003
Nombre de saisons / épisodes : 12 saisons – 262 épisodes (22 minutes)
Date de fin : 2015
Chaîne d’origine : CBS (USA)
Première diffusion en France : 2005 (Jimmy)

Charlie Sheen : Charlie Harper
Jon Cryer : Alan Harper
Angus T. Jones : Jake Harper
Conchata Ferrell : Berta

La vie d’un riche célibataire est bouleversée lorsque son frère divorcé et son neveu de 10 ans débarquent dans sa propriété de Malibu. Malgré leurs différences, les deux frères décident de co-habiter pour offrir un foyer au jeune Jake.

Pour être précis je dirai jusqu’à la fin de la saison 8, toute la période avec Charlie Sheen. Son remplacement par Ashton Kutcher a complètement dénaturé la série.
J’ai adoré le personnage de Charlie dans tous ses excès. J’en suis venu à détester Alan qui s’incruste comme le pire de parasite et ne fait aucun effort pour changer le cours des choses.
Je ne me lasse pas de voir et revoir les épisodes, ça m’éclate toujours autant.

 
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Publié par le 12 août 2015 dans TV News

 

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Coup d’oeil sur mon univers musical

Alors que mes blogopotes se lancent dans l’établissement d’un top 10 musical je vais de nouveaux jouer les vilains petits canards et sortir des lignes blanches. Je suis en effet bien incapable de citer 10 titres, voire 10 albums et même ne serait-ce que 10 artistes parmi tout se qui constitue mon univers musical… c’est juste mission impossible puissance 10 !
Par contre pour rester dans le domaine musical et vous permettre de mieux cerner mes goûts en matière de musique, je vous propose de suivre les principales étapes de mon « univers musical ».

Attention le post est long et non illustré… Armez-vous de patience si vous souhaitez le lire jusqu’au bout !

Les influences familiales

Je suis issu d’une famille (parents et grands-parents) qui aime les mots, ceci ne se traduit pas seulement dans notre passion pour la lecture mais aussi par nos choix musicaux. Pour aimer les mots il faut les comprendre, implicitement cela signifie que nous accordons une place d’honneur à la chanson française dans nos choix musicaux. Et de préférence des chanteurs à texte.

Il y a au sommet les « légendes passées » qui ont laissé une empreinte indélébile dans l’histoire de la chanson française comme Georges Brassens, Jacques Brel ou encore Léo Ferré pour les voix masculines ; Edith Piaf ou Barbara pour les voix féminines.
Mais aussi des anciens qui tiennent encore debout contre vents et marées, tels Charles Aznavour, Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Michel Sardou, Francis Cabrel…
Pour mon plus grands bonheur aujourd’hui encore je tombe parfois sur des artistes qui réussissent à me surprendre, notamment Yves Jamait (qui a su redonner un second souffle à la chanson de zinc), Florent Pagny, Grand Corps Malade (qui a su me faire aimer le slam) ou Renan Luce…
Plutôt que de parler de chanson française je ferai mieux de dire chanson francophone, ne serait-ce que dans les artistes déjà cités j’ai deux belges (Brel et Johnny), et plus précisément tendre l’oreille vers le Québec. J’ai découvert et su apprécier le timbre rocailleux de Garou dès la première écoute, sans lui et quelques échanges avec des québécois, je n’aurai jamais découvert Eric Lapointe (le même type de voix mais au service de titres nettement plus rock). Et surtout je n’aurai peut être jamais eu la curiosité de me pencher sur les albums de Lynda Lemay ; coup de foudre immédiat (en 2000), jamais démenti depuis, je ne rate pas un de ses albums (entre temps je me suis même procuré les précédents) et je m’éclate toujours autant à l’écouter chanter.

Rien qu’en relisant ce premier paragraphe je constate que j’aurai déjà pu citer des dizaines d’artistes supplémentaires, injustement oubliés… Et je sens que l’hécatombe ne fait que commencer !

Privilégier la chanson francophone ne veut pas pour autant dire que je fais dans le chauvinisme musical, mais comme vous pourrez le constater très vite, mes choix musicaux tendent à s’éloigner de ce que l’on entend sur la bande FM.

En fouinant dans la discothèque de mon père je suis littéralement tombé sous le charme des Pink Floyd avec l’album The Wall (j’ai dû le découvrir vers 13 ans). Je reconnais volontiers que leurs premiers albums sont très expérimentaux et peuvent surprendre ; pour ma part je suis plutôt porté sur la seconde moitié de leur discographie, à partir de l’album The Dark Side Of The Moon (1973) jusqu’à The Division Bell (1994). Je n’ai pas encore trouvé le temps de me poser pour une écoute attentive de The Endless River (2014), leur dernier album, de prime abord je trouve qu’il se laisse écouter comme musique d’ambiance sans plus.

C’est aussi grâce à mon père que j’ai découvert le jazz, toutefois je reconnais volontiers que le coup de foudre ne fut pas immédiat. Il m’a fallu attendre une certaine maturité (dans les années 90) pour succomber aux mélodies de Miles Davis, John Coltrane, Duke Ellington, Louis Armstrong… Aujourd’hui non seulement je prends un réel plaisir à écouter les classiques du genre, mais aussi avec des artistes plus contemporains tels Peter Cincotti, Jamie Cullum, Diana Krall ou Melody Gardot.

La discothèque de ma mère m’a ouvert les oreilles et l’âme à la musique classique (je devais avoir 15/16 ans). Je me suis laissé emporté par le Boléro de Ravel, les Quatre Saisons de Vivaldi, les symphonies de Beethoven ou encore le Requiem de Mozart. Ca m’a donné envie d’aller plus avant dans la découverte du genre, je me suis offert maintes compils afin de me faire une idée des différents courants au fil du temps. Aujourd’hui encore la musique classique fait partie intégrante de mon univers musical, je vibre toujours aussi intensément en écoutant Carmina Burana de Carl Orff.

Hard rock et Métal

Avec le temps (et les potes) j’ai aussi ouvert les portes à d’autres genres auxquels mes parents étaient plus hermétique.

Début des années 80, j’ai eu deux coups de coeur qui eux aussi ne m’ont jamais quitté.
J’ai découvert le hard rock avec AC/DC et le live If You Want Blood You’ve Got It (1978), tout m’a plu chez eux, le son , le rythme, la voix de Bon Scott. Coup de foudre confirmé par l’achat de l’album Highway To Hell (1979). J’avais une certaine appréhension à découvrir ce que serait AC/DC sans Bon Scott, et c’est avec un sentiment mitigé que j’ai déballé Back In Black (1980) ; dès la première écoute les doutes et les craintes se sont envolées, Brian Johnson (r)assurait un max ! Je me suis offert les albums suivants sans la moindre hésitation et aujourd’hui encore je ne rate pas un album du groupe (il y a du bon et du moins bon, mais jamais de totale déception).
A la même époque (et pour cause j’avais commandé les deux albums en même temps) je suis aussi tombé raide dingue de Iron Maiden avec l’album Killers (1981). Voilà qui dépotait grave mais putain ce que c’était bon ! Je me suis aussitôt rué sur l’album suivant et j’ai découvert l’un des must du Métal, The Number Of The Beast (1982). Comme pour AC/DC il n’est, aujourd’hui encore, pas question de passer à côté de leurs albums et je n’ai jamais été déçu (parfois même supris par des mélodies plus apaisées).
J’ai bien évidemment étendu la découverte du hard et du métal à d’autres groupes : Guns’n’Roses, Bon Jovi, Metallica, Airbourne, Kiss, Scorpions, Lordi, Lynyrd Skynyrd, Deep Purple, Lacuna Coil, Kamelot… Certains n’ont fait qu’un passage éphémère dans ma discothèque, d’autres sont venus grossir les rangs !

Ces dernières années j’ai découvert d’autres facettes du Métal, ce fut là aussi l’occasion de gros coups de coeur.
En 2007 on m’offre le live Volkerball (2006) du groupe Rammstein ; je ne dirai pas que le métal industriel est entré dans ma vie mais le groupe oui, incontestablement. Visuellement j’ai adoré le show, mais pas que, là encore la sauce a pris à tous les niveaux sans que je puisse m’expliquer le pourquoi du comment de la chose. Depuis je me suis offert l’intégrale de leur discographie et la magie reste intacte que je les entends me brailler dans les oreilles.
En 2009 je suis tombé par hasard sur l’album Design Your Universe de Epica, là je peux dire que le métal symphonique a fait une entrée fracassante dans ma vie. Sans jamais renier Epica (que je suis toujours avec le même plaisir) je me suis intéressé aux autres ténors du genre, et que de belles découvertes : Within Temptation, Nightwish, After Forever, Blind Guardian, Sonata Arctica…

Les années rebelles

Tandis que je découvrais AC/DC et Iron Maiden je ne perdais pas de vue la chanson française mais j’avais besoin de quelque chose de plus virulent (sans pour autant renier le reste).

Ca ne pouvait pas mieux tomber parce qu’au même moment un groupe français espérait se faire une place sur la scène hard, avec un titre, Antisocial, le groupe Trust est sorti de l’ombre. En l’espace de deux albums, Répression (1980) et Marche ou Crève (1981), Bernie et ses potes ont su imposer leur marque avec des titres inoubliables (Monsieur Comédie, Instinct de Mort, Fatalité, Le Mitard, Répression, Marche ou Crève, Ton Dernier Acte…). Malheureusement le soufflé retombera aussi vite qu’il a pris, je suis resté fidèle au groupe mais je n’ai jamais retrouvé la flamme qu’ils avaient allumé avec Antisocial.

Dans le genre moins gueulard et paradoxalement plus revendicatif, cette période fut aussi celle de ma « rencontre » avec Renaud et l’album Marche à l’Ombre (1980).
Renaud et moi c’est un mélange d’amour et de haine, il faut dire qu’on ne partage pas vraiment les mêmes engagements politiques. Alors que la Calédonie était au bord de la guerre civile Monsieur Renaud s’est mis à déblatérer et chanter les pires inepties et contre vérités sur la situation en NC (il n’a jamais mis les pieds sur le Territoire soit dit en passant) ; du coup j’ai foutu à la poubelle toutes les cassettes que j’avais de lui, en gros ça couvrait sa discographie de Ma Gonzesse (1979) à Putain de Camion (1988).
Cette saute d’humeur ne m’a pas empêché, quelques années plus tard de m’offrir l’intégrale en CD (celle en forme de distributeur de bonbons) et de continuer le suivre aujourd’hui encore. Outre ses engagements politiques j’aimerai pouvoir dire que je n’ai jamais été déçu par ses albums mais ce serait mentir. Il y a des albums que je considère comme moyens, A la Belle de Mai (1995) ou encore Boucan d’Enfer (un retour en demi teintes en 2003). Son dernier album en date, Molly Malone (2009), ne présente pour moi aucun intérêt, surtout après trois ans d’attente suite à la sortie de Rouge Sang (2006) qui laissait entrevoir le bout du tunnel.

Je passerai sous silence ma (courte) période Gogol 1er afin de ne pas heurter les chastes oreilles de mes visiteurs/lecteurs. Disons qu’il m’a ouvert les portes à une musique plus punk à travers notamment les groupes Sum41 ou The Offspring.

Plus tard, entre la terminale et ma seconde année de BTS, il y a eu les soirées pogos et la découverte des groupes Madness et The Clash (dans deux registres totalement différents mais le top départ était donné respectivement par One Step Beyond et Should I Stay Or Should I Go).
A l’époque The Clash était déjà dissout mais ça ne m’a pas empêché de m’offrir l’ensemble de leur albums studio, dont le cultissime London Calling (1979).
Quant au groupe Madness, même s’il se fait de plus en rare, j’essaye autant que faire se peut de coller à son actualité bien que la fougue de leurs débuts ne soit plus vraiment au rendez-vous. Si vous souhaitez découvrir le groupe Madness offrez vous les compils Complete Madness (1982) et Utter Madness (1986), c’est vraiment la crème de la crème.

La zarbi zik

Kezako ? Simplement des formations musicales qui sortent de l’ordinaire et même du moins ordinaire…
A titre d’exemple je pourrai citer :
– Enigma et leur album MCMXC aD (1990)
– ERA et quasiment toute leur discographie, résumée par leur Best Of (2004)
– Gotan Project pour leur tango électrique dans La Revancha Del Tango (2002)
– Sacred Spirit et leurs chants traditionnels des indiens d’Amérique

Les oubliés en vrac

Barclay James Harvest
Cat Stevens
David Bowie
Dire Straits & Mark Knopfler
Eagles & Don Henley
Elvis Presley
Lenny Kravitz
Phil Collins
Queen
Robbie Williams
Santana
The B52’s
The Beatles
The Doors
The Rolling Stones
Yngwie Malmsteen

 

Il est temps pour moi de clore ce long post (je vous avais prévenu) tout en ayant parfaitement conscience d’avoir encore oublié plus d’artistes que je n’en ai cité… Sérieux les blogopotes, vous voulez que je vous sorte un Top 10 de tout ça ???

 
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Publié par le 11 août 2015 dans Trucs en vrac

 

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[BOUQUINS] Henri Loevenbruck – Nous Rêvions Juste De Liberté

H. Loevenbruck - Nous rêvions juste de libertéA force de lire ou entendre des critiques toutes plus enthousiastes les unes que les autres sur ce bouquin j’ai donc décidé de changer mon programme de lectures pour le propulser en pole position de mon Stock à Lire Numérique. A mon tour de vous livrer mes impressions sur le roman Nous Rêvions Juste De Liberté, dernier titre en date de Henri Loevenbruck.
Quand Hugo, un adolescent difficile, se retrouve scolarisé au collége privé catholique de Providence il ose à peine imaginer le calvaire que ça va être pour lui de se retrouver au milieu de ces gosses de riches pourris gâtés. Et pourtant c’est là qu’il va croiser les chemins de Freddy, Oscar et Alex, des ado comme lui, des mauvais garçons déracinés, commencera alors une longue et indéfectible amitié…
Henri Loevenbruck fait partie de ses auteurs qui forcent l’admiration, le gars parvient à donner corps et vie à ses récits, quel que soit le genre abordé (fantasy, thriller, roman historique…). Je n’ai aucune hésitation à affirmer que ce mec à une plume en or. Et ce n’est pas ce roman qui me fera mentir, au contraire il ne fait que renforcer mon admiration pour ce formidable talent de conteur.
Cette fois l’auteur se met dans la peau de Hugo pour nous conter son parcours, avec ses mots à lui ; rassurez-vous même si c’est plus parlé que littéraire ce n’est pas non plus du charabia à la sauce djeun’s qui veut se la jouer racaille. On a vraiment l’impression d’être en face du narrateur, de l’écouter sans oser l’interrompre. Bravo et merci Monsieur Loevenbruck !
Merci pour ce road trip exceptionnel en compagnie de Hugo et ses potes. Un long périple à moto à travers les USA, avec des rencontres (bonnes et mauvaises) et des choix (bons et mauvais) mais surtout riche en émotions en tout genre.
Merci pour cette ode à l’amitié et à la liberté. Merci aussi pour cette belle réflexion sur la Liberté ; qu’est-ce être libre ? Faire tout et n’importe quoi au mépris de tout et de tous ? Pour moi on est davantage dans le registre de l’anarchie là, le concept est sympa aussi mais il a ses limites. Croquer la vie à pleines dents en essayant de faire le moins de tort possible aux autres ? Ca me semble pas mal comme définition, on a jamais dit que c’était facile d’être libre…
Il est temps pour moi de répondre à la question que tout le monde (personne serait sans doute plus réaliste) se pose : est-ce que j’ai versé une larmiche en lisant ce bouquin ? J’aurai pu répondre non car j’ai tenu bon mais l’épilogue m’a achevé !
Les motos et les bikers te laissent de marbre ? Tu kiffes pas les bandes de jeunes ? Moi non plus, mais ça ne m’a nullement empêché d’adorer ce bouquin. Si je n’avais pas déjà publié mon Top 10 il y a fort parier qu’il en aurait fait partie.
Pour la petite histoire ces fameux 1% existent bel et bien et désignent en effet ces gangs de motards considérés comme des organisations criminelles ; les plus célèbres représentants sont les éternels rivaux Hells Angels et Bandidos. Pas vraiment des enfants de choeur !
Le hasard a voulu que je prévoyais de lire Le Syndrome Copernic du même auteur dans le cadre d’un book club, c’est partie remise ; ce ne sera pas ma prochaine lecture mais la suivante.

Morceaux choisis… Et c’est pas évident de choisir tant il y a de belles réflexions dans ce roman.

Plus le temps passe, plus j’ai l’impression de voir nos libertés s’abîmer, comme un buisson auquel on fait rien que de couper les branches, « pour son bien ». J’ai le sentiment que, chaque jour, une nouvelle loi sort du chapeau d’un magicien drôlement sadique pour réglementer encore un peu plus nos toutes petites vies et mettre des sens interdits partout sur nos chemins.

On peut être libres à plusieurs, j’ai dit. Moi, j’ai connu des solitudes qui ressemblaient vachement à des prisons.

(…) je pensais que la vie serait plus jamais la même, que je laisserais plus jamais passer une seule minute sans déguster la liberté, que plus jamais je laisserais rien ni personne m’emmerder, que plus jamais je ferais partie des 99 % de moutons.

La liberté, il y en a partout. Il faut juste avoir le courage de la prendre.

Dans la vie, je crois qu’il vaut mieux montrer ses vrais défauts que ses fausses qualités. Vaut mieux surprendre que décevoir.

Un jour, comme ça, pour me moquer un peu, j’ai dit à la Fouine qu’il avait quand même vachement changé d’avis sur la cocaïne et tous ses beaux discours, avec le temps, et alors il m’a répondu que c’était drôlement plus intelligent d’en vendre que d’en prendre, ce qui n’était pas loin d’être vrai.

Merci aussi à ces anciens « amis » devenus de bons gros patrons bien tristes, qui m’ont appris la saveur amère de la désillusion et de la trahison.

MON VERDICT
jd5Coup double

 
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Publié par le 6 août 2015 dans Bouquins

 

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