Nouvelle liseuse : Kobo Aura H2O

Kobo Aura H2OAprès plus de 3 ans de bons et loyaux services et alors qu’elle est toujours 100% opérationnelle, il est temps pour ma liseuse, Kobo Touch, de prendre une retraite méritée. La relève est assurée avec l’arrivée de son successeur, la Kobo Aura H2O (comme la formule chimique de l’eau et non H20).
Ca faisait déjà quelques temps que je m’étais mis en tête l’idée de passer à un modèle plus récent, quand l’idée est devenue envie j’ai laissé parler le consommateur compulsif qui sommeillait en moi. J’ai passé commande à la FNAC le 4 juillet, elle m’a été livrée aujourd’hui (en fait elle aurait pu être livrée dès vendredi mais le gars de DHL (le transitaire) s’est pointé à l’appart sans monnaie.
Quelques avantages par rapport à la Touch :
– Plus grande capacité de stockage avec 4 Go au lieu de 2 Go
– Etanche, plus besoin de prendre mille précautions pour bouquiner dans le bain
– Technologie Comfortlight pour éclairer l’écran, pratique pour lire avec peu de luminosité ambiante
– Ecran 6.8″ HD, contre 6″ pour la Touch
– Autonomie doublée
En contrepartie je relève un inconvénient unique, le poids passe de 185 à 233 g. mais franchement ça ne pèse pas lourd (c’est le cas de le dire) dans la balance pour ou contre.
Je l’ai commandée avec un étui Cover Sleep, hors taxes l’ensemble m’a coûté un peu plus de 24 000 XPF (200 €), auquels il faut ajouter 6 700 XPF de taxes (56 €). Ici la liseuse seule est vendue plus de 48 000 XPF (400 €), donc je reste largement gagnant.
Cerise sur le gâteau l’étui Cover Sleep est peu encombrant, il allume automatiquement la liseuse lors de son ouverture et l’éteint quand on le referme… bon OK j’avoue que ça fait plus gadget qu’autre chose, mais pourquoi se priver du superflu quand il a du bon ?

Je n’ai pas encore décidé de ce que j’allais faire de la Touch, soit la garder okazu, soit la revendre. En la vendant deux fois moins cher que son prix neuf ici, je récupère ma mise de départ ; c’est tentant.

Mon comportement avec la liseuse a changé au fil du temps, au départ je n’avais chargé qu’une vingtaine de titres, peu à peu c’est toute ma biblio numérique qui s’est retrouvée sur la liseuse. Par la suite, faute d’espace, j’ai dû me résoudre à virer les titres déjà lus afin de gagner de précieux octets pour les nouveaux venus… D’ores et déjà j’ai mis à profit la capacité de stockage de la liseuse en y transférant l’intégralité de ma biblio numérique (à ce jour elle compte plus de 1 500 titres pour un poids de 1.25 Go).

Avant septembre 2011 je ne jurai que par le livre papier, genre « le numérique ne passera pas par moi », puis j’ai fait une première incursion numérique via Calibre, puis une autre, et encore une autre… J’ai fini par y prendre goût et en juin 2012 je me suis offert une liseuse, dès lors j’ai priorisé le numérique ; aujourd’hui ma bibliothèque est à 90% numérique et je ne peux plus me passer de ma liseuse (elle est en permanence à portée de main).

Le pire (façon de parler) c’est que ça a même changé mon rapport au livre papier, avant il n’était pas question de me séparer de mes bouquins. Quand on a dû déménager je n’ai eu ni remords, ni scrupules à donner plus de 300 bouquins. Quand les livres papiers commenceront à s’accumuler je réitérerai l’opération, l’occasion de me débarrasser d’une grande partie de ceux qui ont échappé à la première purge…

[BRD] Kingsman – Services Secrets

KingsmanRien de tel qu’une pause cinéphile pour égayer notre weekend, au menu du jour le film Kingsman – Services Secrets, réalisés par Matthew Vaughn et adapté d’un comics signé Dave Gibbons et Mark Millar.
Les Kingsman forment un réseau d’espionnage international indépendant de tout gouvernement. Suite à la perte d’un de leurs agents une campagne de recrutement est organisé, chaque responsable exécutif doit proposer un candidat. Le choix de Harry Hart (Colin Firth) se porte sur Eggsy Unwin (Taron Egerton), le fils d’un agent tué en mission quelques années plus tôt…
Ce n’est pas la première fois que Matthew Vaughn s’attaque à l’adaptation d’un comics co-signé par Mark Millar, le duo a déjà travaillé ensemble sur Kick-Ass. Pas de super héros ici mais plutôt des super espions, par contre on retrouve le même ton décalé dans la façon d’aborder le sujet (on est loin du James Bond façon Daniel Craig).
Le film nous propose d’alterner entre la formation des candidats (dont un seul sera retenu) et l’enquête des Kingsman concernant les affaires de Richmond Valentine (Samuel L. Jackson), un milliardaire un peu trop philanthrope pour être honnête.
On retrouve dans l’univers de Valentine le côté totalement décalé et décomplexé du film, son plan est totalement improbable mais dans le contexte ça passe comme une lettre à la poste. Et encore je vous laisse découvrir son bras droit, Gazelle, une nana pleines de ressources ; je dirai simplement que si Oscar Pistorius avait eu les mêmes prothèses il aurait pu se passer de flingue pour éliminer sa nana…
Si les agents du Kingsman reçoivent un entraînement intensif ils peuvent aussi compter sur une impressionnante panoplie de gadgets pour leur faciliter la tâche. Gadgets hautement improbables mais on s’en fout, Matthew Vaughn nous vend et produit déjanté et assumé ; et on en redemande.
De l’action, de l’humour et surtout une bonne dose de second degré, il faut croire que la recette fonctionne au vu du succès public et critique (et je ne vous parle pas gros sous). De fait Matthew Vaughn travaille déjà sur une suite, même s’il avoue que pour le moment rien n’est finalisé je ne serai pas surpris que davantage d’infos « fuitent » rapidement…
Une dernière chose avant de clore ce post, ne partez pas avant la fin du générique !

♥♥♥♥

[TV NEWS] American Horror Story – Freak Show

AHS - Freak ShowAvec un peu de retard nous avons enfin pu nous plonger dans la quatrième saison de American Horror Story, avec comme toile de fond un Freak Show (une foire aux monstres en français) et Ryan Murphy et Brad Falchuck aux manettes.
Jupiter (Floride), 1952. Les siamoises Bette et Dot (Sarah Paulson) rejoignent la troupe de « monstres » de Miss Elsa (Jessica Lange) ; elles se sentent enfin au milieu d’une vraie famille et ont un véritable succès auprès du public. Miss Elsa, qui supporte mal que l’on puisse lui voler la vedette, va tout mettre en oeuvre pour les écarter. Au même moment un tueur en série sème la panique en ville…
Décidément AHS s’impose comme une série majeure du moment, plutôt que d’user et abuser d’une trame vue et revue, elle se renouvelle saison après saison ; si les thèmes peuvent paraître classiques, la façon dont ils sont abordés leur offre une énième jeunesse. Proposée par FX aux Etats-Unis c’est Ciné+ Frissons qui assure la diffusion en France, comme les précédentes saison celle-ci se découpe en 13 épisodes de 45 minutes.
Au niveau du casting on retrouve des acteurs et actrices ayant participé aux saisons précédentes, outre Jessica Lange et Sarah Paulson on peut citer entre autres Kathy Bates (qui incarne une très touchante femme à barbe), Evan Peters (un homme homard plus impulsif que réfléchi), Angela Basset (une femme à trois seins au caractère en acier trempé), Emma Roberts (une fausse voyante) et Denis O’Hare (un escroc manipulateur et amoral). Si je devais décerner une palme d’interprétation parmi les habitués de la série j’opterai sans hésitation pour Sarah Paulson qui incarne deux soeurs aux caractères diamétralement opposés mais condamnées à habiter le même corps.
Bien entendu il faudra aussi compter avec son lot de nouveaux venus, notamment Mat Fraser (un homme poisson au grand coeur), Michael Chicklis (un monsieur Muscle pas très futé et complexé) ou encore Finn Wittrock (adulte pourri gâté surprotégé par sa mère, mais surtout un tantinet psychopathe). Sans hésitation c’est à ce dernier qu’irait ma palme d’interprétation des nouveaux, le parfait psychopathe et psychotique, fou mais loin d’être con.
La série alternant avec les genres il n’y a aucun élément fantastique dans cette saison, toutefois il est difficile de la caser dans un genre en particulier, je dirai thriller psychologique si vraiment je devais choisir. Une intrigue qui frôle la perfection, des acteurs convaincants et convaincus (qu’ils soient attachants ou détestables… attention toutefois à ne pas trop vous attacher, syndrome GRR Martin inside), des décors sobres mais efficaces… rien à redire cette quatrième saison répond à toutes nos attentes.
Et en parlant d’attente je terminerai ce post en précisant, si besoin est, que j’attends avec impatience la cinquième saison, baptisée Hotel et qui devrait renouer avec le fantastique. Cinquième saison qui, pour la première fois, n’inclura pas Jessica Lange au casting.

[No Comment] Comment je « bosse » moi ???

Mercredi 15 juillet.
Après le pont du 14 je décide de jouer les prolongations en m’offrant trois jours de repos.
Comme la femme de ménage doit passer j’embarque mon kit de survie (ordinateur, tablette, liseuse, téléphone, clé USB…) dans le bureau.
Je m’installe, liseuse en main, ordi allumé histoire de prendre des notes ou autres distractions.

Sauf qu’il y en a un qui en a décidé autrement : Zebulon.
Notre chat.

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Comment j’ai fait pour « bosser » avec un squat sur le portable ?
A l’ancienne, avec un calepin et stylo !

[BOUQUINS] Sophie Hénaff – Poulets Grillés

S. Hénaff - Poulets GrillésAu menu du jour une chronique coup de foudre (ce qui n’implique pas obligatoirement un coup de coeur), la couv’ du bouquin m’a de suite tapé dans l’oeil, le titre m’a fait sourire et le pitch a achevé le travail. Il est temps pour moi de vous livrer mes impressions sur Poulets Grillés, premier roman de Sophie Hénaff.
Six mois après sa mise à pied, la commissaire Anne Capestan est réintégrée au 36, mieux on lui confie une brigade à gérer. Forcément ça sent le coup foireux, en effet ladite brigade est composée de tous les « rebuts » de la Crim’, des indésirables que l’on veut isoler dans un placard. Mais Capestan est bien décidée à relever le défi et à prouver à sa hiérarchie que sa brigade ne va pas se la couler douce. Reste à motiver ses troupes…
L’auteure nous offre un polar plein de bonne humeur servi par une écriture fraîche et pétillante, un style auquel j’ai tout de suite adhéré. Si Sophie Hénaff mise beaucoup sur l’humour et ses personnages elle n’en néglige pas pour autant l’aspect polar ; son intrigue tient parfaitement la route et ne manque pas de surprises. Sans révolutionner le roman policier, l’auteure fait preuve d’une belle maîtrise des règles du genre.
Comme je l’ai dit plus haut le bouquin repose aussi et surtout sur sa galerie de flics atypiques à commencer par Anne Capestan, flic efficace un tantinet sanguine et retorse à toute forme d’autorité. C’est d’ailleurs son tempérament impulsif qui lui a valu une mise à pied et sa promotion/placard.
Quant au reste de l’équipe je vous laisse le plaisir de la découvrir par vous même, en guise de mise en bouche voilà comment Buron, le divisionnaire, la présente à Capestan :
« — Très bien, Capestan, je vous résume la chose : on nettoie la police pour faire briller les statistiques. Les alcoolos, les brutes, les dépressifs, les flemmards et j’en passe, tout ce qui encombre nos services mais qu’on ne peut pas virer, on le rassemble dans une brigade et on l’oublie dans un coin. Sous votre commandement. En septembre. »
Et plus loin, toujours lors de l’échange entre Buron et Capestan :
« — Agent Santi, en congé maladie depuis quatre ans, capitaine Merlot, alcoolique…
— Alcoolique ? Il va y avoir du monde dans cette brigade…
Buron referma le dossier et le lui tendit.
— Je vous le laisse, vous l’étudierez tranquillement.
Elle le soupesa, il valait bien son Bottin de Paris.
— On est combien ? C’est la moitié de la police, votre « nettoyage » ? »
Les missions de la brigade : enquêter sur les affaires non résolues qui polluent les statistiques des autres brigades. Sauf que non seulement Capestan va devoir faire avec les présumés « tocards » de la Crim’ mais en plus il faudra composer avec un manque totale de moyens et de pouvoirs… On est bien loin de Cold Case ou du Département V :
« Ça, on est moins dans Cold Case que dans Case Cons, renchérit Merlot. »
Bref au final le coup de foudre s’est bien transformé en coup de coeur, coup de coeur accordé avec l’indulgence due à un premier roman. J’espère vivement que nous retrouverons Capestan et sa brigade pour de nouvelles aventures.

MON VERDICT
jd5Coup de Coeur

[BOUQUINS] Hugh Howey – Silo : Origines

H. Howey - Silo : OriginesJe poursuis mon Challenge retrouvailles en naviguant entre les genres, place donc à de la SF post-apocalyptique avec Silo : Origines, second volet de la trilogie de Hugh Howey même si, chronologiquement parlant, il se situe avant les événements décrits dans Silo.
2049. Dans quelques années le monde que nous connaissons n’existera plus, anéanti par la folie des hommes, par la soif de pouvoir de certains et par le fanatisme d’autres. Les survivants sont condamnés à une vie souterraine, à oublier et à ne jamais transmettre l’Histoire telle qu’elle s’est réellement passée…
Hugh Howey décompose son roman en trois parties qui vont du projet Silo aux événements décrits dans le bouquin précédent.
Dans L’Héritage, en 2049 le député Donald Keene rejoint le sénateur Thurman et son équipe sur un projet industriel novateur. Parallèlement on suit le réveil de Troy en 2110, il doit assurer la relève pour le commandement du Silo 1.
Dans L’Ordre, Donald Keene est réveillé en 2212 afin de rejoindre un petit groupe mené par Thurman afin de faire face, depuis le Silo 1, à une rébellion grandissante au sein du Silo 18. On alterne entre le Silo 1 via Donald et le Silo 18 via Mission, un jeune porteur qui a rejoint la rébellion.
Dans Le Pacte, Donald Keene est réveillé en 2345, on lui apprend alors qu’une habitante du Silo 18 vient de s’évanouir en pleine nature. Tout le monde, dans le Silo 1, est convaincu qu’il est Thurman. Parallèlement, on assiste, par le biais de Jimmy, un adolescent mis à l’abri par son père, à la chute du Silo 17, survenue en 2312.
Avec cette troisième histoire la boucle est bouclée, le lien est fait avec Silo, qui plus est ça nous permet aussi de mettre une date sur l’intrigue qui jusqu’alors se situait dans « un futur indéterminé ».
Si le précédent opus connaissait quelques baisses de régime, je peux affirmer qu’il n’en ai rien ici, aucun temps mort, le rythme va crescendo au fur et à mesure que l’intrigue s’étoffe. Pour tout vous dire ce bouquin se lit comme un thriller.
Dans ce second opus Hugh Howey ne se contente pas de nous révéler les origines du projet Silo, on découvre aussi le fonctionnement hiérarchique à deux vitesses (avec d’un côté les élites autoproclamées du Silo 1 et de l’autre les habitants des autres silos), mais aussi le futur prévu pour les silos et leurs résidents… Captivant mais glaçant !
Du coup je pense que je ne tarderai pas trop avant de me lancer dans l’ultime opus de la trilogie, Générations, il promet d’être encore plus intense à en croire la fin de ce tome.

MON VERDICT
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