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Archives du 22 juillet 2015

[BOUQUINS] Azel Bury – La Femme Qui Tua Stephen King

A. Bury - La femme qui tua Stephen KingComment voulez-vous que je résiste à un titre pareil ? La Femme Qui Tua Stephen King, avec un titre pareil et le label humour noir, la route du premier roman d’Azel Bury ne pouvait que croiser la mienne. D’ores et déjà je peux prédire que la rencontre sera treop courte (un peu plus de 100 pages).
Irma, une quadra française fauchée, rêve de devenir écrivain mais pas de bol à chaque fois qu’elle a une brillante idée il s’avère que ça a déjà été fait par Stephen King. Pas de doute, le King de Bangor doit payer, d’une manière ou d’une autre…
Si vous vous attendez à un plaidoyer contre Stephen King ce livre n’est pas pour vous ; c’est au contraire un hommage, aussi brillant qu’original, au King. Un hommage qui mixe effectivement humour noir (et parfois gore) et thriller, sur fond d’une histoire totalement improbable (pour ne pas dire du grand portnawak) mais jouissive.
Pour attirer l’attention de Stephen King, et éventuellement obtenir un dédomagement, Irma imagine des nouvelles mettant en scène son idôle dans des situations pour le moins inhabituelles. Ca peut paraître n’avoir ni queue ni tête, mais il existe bel et bien une continuité dans le récit. Sans doute pas parfait mais foutrement bien foutu quand même !
Pour un premier roman Azel Bury ose l’originalité, une chose est sûre ça me donne envie d’aller plus avant dans la découverte de l’univers littéraire de l’auteure. Certes il faut être fan du King pour apprécier pleinement ce bouquin, heureusement ce n’est pas une espèce en voie de disparition (n’en déplaise à Bangor’s Blog… faut lire le bouquin pour comprendre).

Tracy me demanda ce que j’aimais chez King. Je lui expliquais qu’il m’apportait non pas la vie, mais une espèce de pouvoir surnaturel, celui d’avoir des émotions réelles en lisant des situations fictives. Elle avait dû mal à capter comment on pouvait à ce point se plonger dans un livre, de King ou de quiconque. Pour elle, la vie n’avait aucun concurrent sérieux pour ce qui était de ressentir les choses.
— Tu comprends, il suffit de regarder autour de soi, de lire le journal, de regarder la télé, ou simplement de se souvenir du passé pour ressentir des choses vraies. La vie, les sentiments, c’est ça, c’est pas les histoires débiles d’un écrivain psychopathe !
— Mais non, mais pour quelqu’un comme moi qui n’a rien vécu d’exceptionnel, ça représente beaucoup, une source de réflexion, un concentré d’émotions pures ! Je commence un livre en me régalant d’avance de tout ce que je vais lire. Parce que je sais d’avance ce que je vais trouver chez King.
— Quelles émotions ? La peur ? La frayeur ? On a vraiment besoin de ça pour se sentir vivant ?
— De ça et du reste, évidemment ! N’oublions pas l’humour. Mais tu as raison, lire ce genre de livre, ce n’est rien d’autre que faire un tour de grand huit, se sentir mourir pendant quinze mètres de chute à pic, et remonter en rigolant. Des sensations presque physiques. C’est devenu une drogue. Je ne peux pas me passer de ce genre d’histoires.

J’ai reçu ce bouquin par mail de façon tout à fait anonyme, l’envoyeur précisait simplement qu’en tant que fan de Stephen King je devrais prendre mon pied en lisant ces quelques pages. Comme vous pouvez le constater il ne s’est pas trompé !
Par contre le fichier reçu était catastrophique au niveau mise en page et codage, n’ayant pas l’original à portée de main j’ai recodé tant bien que mal, en espérant ne pas avoir sabordé le travail de l’auteure. L’ensemble me parait cohérent même si vraisemblablement, il manque certaines dates dans le Bangor’s Blog.
S’agissant d’une auteure auto-éditée et surtout n’ayant aucune garantie que le fichier qui m’a été envoyé soit la version commerciale finale (même si le bouquin date de 2008), je ne tiendrai pas compte de cet aspect purement technique dans mon, appréciation.

MON VERDICT
jd4

 
25 Commentaires

Publié par le 22 juillet 2015 dans Bouquins

 

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