[BRD] Chappie

ChappiePetite pause cinéphile avec Chappie, réalisé par Neil Blomkamp.
Pour endiguer la montée en puissance de la criminalité à Johannesburg, les forces de police s’équipent d’unités entièrement robotisées ; rapidement leur efficacité fait ses preuves. Pourtant Deon (DevPatel), l’inventeur de ces unités d’élite voudrait aller plus loin en créant la première intelligence artificielle dotée de conscience. Pas de bol alors qu’il était sur le point de réussir son robot, Chappie, tombe entre les mains d’une bande de voyous ratés…
J’attendais beaucoup de ce film, trop peut être… c’est sans doute ce qui explique pourquoi la déception n’en fut que plus rude à digérer.
Le réalisateur tenait une idée en or avec son robot conscient, malheureusement il va transformer l’or en bouse, ou plutôt un hypothétique scénario en béton en une vaste farce à peine comique.
Plantage n°1. Ce sont trois délinquants crétins, bourrés de tous les mauvais clichés bas de gamme du genre, qui vont prendre ne charge l’éducation de Chappie. On plonge dès lors dans un pathétique qui fait peine à voir… même pas moyen de sourire ! Cerise sur le gâteau, nos trois débiles ont un capital sympathie nul, empathie zéro ; je n’avais qu’une envie, les voir crever au plus vite.
Plantage n°2. Chappie, le robot, est une boite de conserve vaguement intelligente et supposée consciente… Faudra êtra patient pour qu’il fasse preuve à la fois d’intelligence et de conscience, pendant plus de la moitié du film ce n’est rien de plus qu’une stupide boite de conserve rouillée !
Plantage n°3. Le seul point fort du film aurait dû être la traque de Chappie par la Bête, une machine de guerre dirigée par Vincent (Hugh Jackman). Sauf que le truc est torché en un petit quart d’heure après un affrontement aussi palpitant que le coeur d’un macchabée oublié depuis 10 ans dans une cave. Là encore le personnage de Vincent est un concentré de mauvais clichés, dommage pour Hugh Jackman qui avait l’occasion d’interpréter un rôle à contre emploi.
Peut être qu’en prenant le film tel quel, sans rien en attendre de plus qu’un divertissement, la sauce pourrait prendre. Malheureusement ça n’a pas été mon cas.

♥♥

[BOUQUINS] Roger Smith – Blondie Et La Mort

rsbelmAu menu de cette chronique un auteur dont j’ignorais jusqu’à l’existence il y a encore quelques semaines, c’est l’enthousiasme d’un lecteur qui m’a convaincu de franchir le pas et de me lancer dans Blondie Et La Mort de Roger Smith.
Le soir où Roxy et Joe Palmer se font braquer leur voiture, Roxy y voit l’occasion rêvée de se débarrasser de son abruti de mari en faisant porter le chapeau aux petites frappes qui leur ont piqué la BM. Sauf qu’en tuant son mari elle ignore qu’elle vient de s’engager dans une spirale infernale qui ne laissera personne indemne…
Direction l’Afrique du Sud mais oubliez les plages et les quartiers chics du Cap, l’auteur vous invite à une immersion au coeur des Flats, le pire ghetto de la ville avec au programme guerre des gangs, drogue et corruption à tous les niveaux sur fond de misère et de crasse… Pas top pour le tourisme mais c’est bel et bien une autre réalité sud-africaine.
Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir… Bien vu mon petit Johnny, ça résume parfaitement l’ambiance de ce bouquin. Vous voulez de la noirceur ? Roger Smith vous en sert à la louche avec une ambiance d’une absolue noirceur, où l’espoir n’a plus sa place. On retrouve la même noirceur dans l’âme de certains personnages qui n’ont plus une once d’humanité (je pense notamment à Piper).
La peur, elle viendra un jour pour te bloquer le cœur. La peur, elle fait l’amour avec l’horreur… C’est pas faux Johnny, mais maintenant tu fermes ta gueule ! La peur, presque palpable chez de nombreux protagonistes (Roxy, Disco et même Billy) de cet opéra de sang et de mort. Une peur qui baise avec l’horreur, éparpillant les cadavres à tout va.
Alors quid de l’empathie dans cet enfer ?
J’en ai eu pour Roxy même si c’est elle qui a été lle déclencheur de tout ce bordel ; certes elle a flingué son mari, mais franchement il ne méritait pas mieux (à part peut être souffrir plus longtemps, elle aurait dû lui vider le chargeur dans le ventre).
Billy aussi a su me toucher, lui aussi au départ était motivé par de bonnes intentions, pris dans l’engrenage meurtrier, il s’est adapté et a réagi en conséquence… réaction qui a causé un max de dommages collatéraux.
Aucune sympathie par contre pour Disco et encore moins pour Piper. Les autres personnages sont des seconds couteaux, je ne m’attarderais donc pas à en faire l’inventaire.
Aucun doute c’est du lourd, du très lourd même ! Un summum de noirceur servi par une écriture crue, sans fioriture, comme si l’auteur trempait sa plume dans un mélange de sang, tripailles et vitriol. Pour une découverte c’est une sacrée découverte, âme sensible s’abstenir… Contrairement à ce que vous pourriez penser en me lisant l’auteur ne fait pas dans la surenchère gratuite ; la mort est trash au fin fond du ghetto, pire encore quand, par un effet domino savamment orchestré, les Flats menacent de s’enflammer.
Incontestablement un livre coup de poing et coup de coeur, le genre de truc qui vous prend les tripes et les vrille jusqu’à en extraire la dernière goutte de substance vitale. Un grand merci à Pausilucas pour son conseil de lecture.
Comme je l’ai dit au début de ce post je ne connaissais pas Roger Smith, j’ai appris depuis que Blondie Et La Mort était son second roman, sur cinq titres disponibles en français ; inutile de préciser que je compte bien réussir à mettre la main dessus.

(…) ces guerres de gangs avaient la fâcheuse habitude de traîner en longueur. Les flics préféraient ne pas s’en mêler et observer à distance ce qu’ils considéraient comme un processus de sélection nécessaire. Une manière de se débarrasser des ordures qui traînaient les rues. Et si quelques innocents y laissaient la peau, personne n’en avait rien à foutre.

Rien de tel que la haine féroce d’un être pour vous donner une raison de vivre.

MON VERDICTjd5Coup double

[TV News] The Walking Dead – Saison 5

The Walking Dead S05Au programme de nos dernière soirées, la saison 5 de The Walking Dead.
Rick (Andrew Lincoln) et son groupe de survivants s’échappent du Terminus en laissant des ruines fumantes derrière eux. Ils ont désormais un but : Washington. Eugene (Josh McDermitt) doit en effet y rejoindre un groupe de chercheurs susceptibles d’enrayer l’épidémie…
Waow quelle saison ! Pas un seul temps mort (à part un épisode relativement calme), de multiples rebondissements, de nouveaux lieux découverts, de nouveaux personnages et de nouvelles emmerdes… et de nombreux morts parmi les amis de Rick.
Cette saison 5 confirme ce que laissait présager la fin de la saison 4, désormais Rick compte opter pour la tolérance zéro ; leur groupe a payé le prix fort pour avoir accordé leur confiance aux mauvaises personnes. Une prudence/méfiance que certains pourront jugé abusive, notamment à l’approche d’Alexandria mais j’ai du mal à les blâmer (d’autant plus que depuis leur fuite du Terminus ils ont perdu quatre amis).
J’aurai qui plus est tendance à dire que les faits vont lui donner raison dans la prochaine saison, visiblement ils seront confrontés aux Wolves, que Morgan a épargné par bonté d’âme.
Je ne m’étendrai pas d’avantage sur cette saison afin de laisser intact le plaisir de la découverte, pourtant ce n’est pas les sujets de discussions qui manquent (ne serait-ce que le comportement face au monde extérieur des habitants d’Alexandria par rapport à Rick et son équipe… mais chut).
Sans surprise la série a été renouvelée pour une sixième saison (toujours déclinée en 16 épisodes)… L’attente sera longue pour découvrir la suite…

Mon Flop 10 littéraire

Chose promise, chose due ; voici les 10 bouquins qui sont pour moi soit de sinistres daubes, soit de grosses déceptions… Une fois encore ce classement n’engage que moi et je l’assume pleinement.
Etrangement, lister ces bouquins ne fut pas un exercice difficile, même l’ordre s’est quasiment imposé de lui même.
Cette liste ne contient que des titres que j’ai lu intégralement (même si parfois en diagonale), je ne peux pas juger un titre abandonné en cours de route vu que je ne lui pas laissé sa chance…

Flop

1 – Daudet, Alphonse – Le Petit Chose
Lu dans le cadre de ma scolarité (ça ne date pas d’hier) ce bouquin insipide restera sans doute mon pire souvenir littéraire. Je crois que si je n’avais pas l’amour des livres dans le sang il m’aurait dégouté à tout jamais de la lecture !
C’est vraiment contraint et forcé que j’ai dû lire cette daube et rédiger une fiche de lecture (dommage à l’époque Internet n’existait pas, ça m’aurait éviter de longues heures de torture). Une seule certitude : je n’offrirai jamais de seconde chance à ce bouquin.

2 – Balzac, Honoré de – Le Père Goriot
Encore un mauvais souvenir de lecture scolaire… Que de longueurs et de lourdeurs avec des pages et des pages de descriptions soporifiques.
Entre Balzac et Zola mon coeur ne balance pas ! Peut être qu’un jour je donnerai une seconde chance à Papy Goriot mais lecture en diagonale assurée et surtout pas dans mes priorités… sur mon lit de mort, pour accélérer l’issue fatale !

3 – Poe, Edgar Allan – Histoires Extraordinaires
Un flop qui fut à l’origine de mon départ de Booknode suite à une altercation avec une modo adepte de l’intégrisme culturel. Ce n’est quand même pas de ma faute si aucune de ces nouvelles n’a réussi à éveiller mon intérêt ; peut être que si l’auteur évitait de se perdre dans des tournures de phrases alambiquées j’aurai évité un ou deux bâillements d’ennui.

4 – Harper, Karen – L’Oeuvre Du Mal
Dormez en paix mes chers classiques… Désormais je vais flinguer du contemporain !
Avec ce bouquin j’ai appris à me méfier des bandeaux rouges publicitaires en bas des bouquins. Je suis lamentablement tombé dans le piège et j’ai échoué avec un Harlequin entre les mains.
Sans surprise du coup on a le droit à tous les clichés de la romance interdite à la façon nunuche avec en plus une toile de fond pétrie de bons sentiments religieux… Vite, amenez-moi le sac à vomi !!!

5 – Hertz, Alain – L’Agrapheur
Dieu sait quelle mouche m’a piqué quand j’ai choisi ce bouquin sous-titré « intrigues policières à saveur mathématiques« … Une vaine tentative de vulgarisation de la Théorie des graphes sur fond d’énigmes policières ; c’est trop encyclopédique et pas assez didactique. Résultat des courses, au bout de quelques chapitres on est déjà en overdose mathématique.

6 – King, Stephen – Blaze
Quoi ? Un Stephen King dans le Flop 10 ? Et bien oui, vous ne rêvez pas. En l’occurrence ce bouquin dormait dans les tiroirs du King sous le pseudo de Richard Bachman, il a voulu le dépoussiérer et le publier sous son propre nom… Dommage !
A aucun moment la sauce ne prend, intrigue et personnage l’encéphalogramme reste désespérément plat.

7 – Easton Ellis, Bret – American Psycho
Un roman culte pour certain, une daube de surenchère à mon goût.
Je n’ai pas été choqué par le déchaînement de violence et de sadisme, il m’a tout simplement laissé indifférent ; je dirai même que parfois je me suis ennuyé (pour rester poli).
N’est pas Sade qui veut…

8 – Holt, Ian & Stoker, Dacre – Dracula L’Immortel
Le bouquin se présente comme la suite officielle de Dracula (déjà il faut oser) mais on frôle carrément l’outrage vis-à-vis du Comte vampire qui se retrouve limite dénaturé à la sauce Twilight !
Heureusement le style est plutôt agréable et il y a quelques trouvailles intéressantes… Mais ça ne suffit pas à faire oublier le traitement infligé à un personnage culte de la littérature horrifique.

9 – Birkegaard, Mikkel – La Librairie Des Ombres
Un pitch alléchant pour tout lecteur passionné et pourtant au final une grosse déception car mal exploité.
L’intrigue semble totalement échapper à son auteur qui s’en dépatouille tant bien que mal (plutôt mal) en proposant une fin bâclée. Lourd, superficiel et creux…

10 – Laurie, Hugh – Tout Est Sous Contrôle
Seul l’humour cynique cher à Hugh Laurie (alias Dr House) sauve le bouquin du naufrage.
L’intrigue est complètement abracadabrante mais ne se revendique clairement pas comme une vaste farce. Dommage, c’est pourtant bien l’impression qu’elle donne !

Welcome home, Pirate !

Il m’aura fallu du temps pour me décider à prendre un autre chat mais les choses ont commencé à se décanter le mois dernier, quand j’ai commencé à parcourir les petites annonces et à regarder les photos des chatons à adopter.

Coup de coeur pour un chaton gris/noir, rdv pris et chaton adopté.

Depuis samedi la famille compte donc un poilu de plus.

Welcome Pirate

Un choix qui ne plait pas particulièrement au pacha Zebulon, mais il semble commence à s’habituer à la présence d’un autre chat.

J’ai eu un mal de chien à obtenir des photos correctes étant donné que la bestiole déborde d’énergie et ne se pose que pour dormir ou manger.

Mon Top 10 SANS Stephen King

Comme annoncé dans mon précédent post voici mon second Top 10 littéraire, certifié sans Stephen King.
Toutes périodes confondues je dirai que c’est tout simplement mission impossible pour moi, j’ai forcément un ressenti plus vif dans mon esprit pour des titres lus ces deux ou trois dernières années que pour des titres lus et adorés il y a dix ans ou plus…

Top 10 - P1

1 – Tolkien, JRR – Le Seigneur Des Anneaux
Avec ce roman (paru entre 1954 et 1956) Tolkien a gravé dans le marbre les piliers fondamentaux de la fantasy moderne et a surtout donné au genre une véritable notoriété.
Je reconnais volontiers que le bouquin n’est, de prime abord, pas facile d’accès du fait de quelques longueurs (j’ai dû m’y reprendre à trois reprises pour passer le cap), accrochez vous car la suite devient rapidement totalement addictive et cultissime. A lire au moins une fois.
Pour les plus fainéants, la trilogie de Peter Jackson est une adaptation fidèle de la saga de Tolkien…

2 – Keyes, Daniel – Des Fleurs Pour Algernon
J’ai découvert ce roman, paru en 1966, en 2013 dans le cadre de mon challenge SF et je dois avouer que j’ai pris une magistrale claque dans la gueule. Un récit totalement intemporel empreint d’une profonde humanité.
J’ai ri et pleuré en compagnie de Charlie… Chose extrêment rare chez moi, je l’ai relu en début d’année et la magie est restée intacte (même lors de ma première lecture j’en connaissais la fin, ça n’a en rien gâché mon plaisir).

3 – Larsson, Stieg – Millénium
Impossible de ne pas vous parler de la trilogie de Stieg Larsson puisque c’est elle qui m’a ouvert les portes du polar nordique et de la littérature scandinave en général.
Les personnages sont travaillés en profondeur au point d’en devenir presque réels dans notre imaginaire, même les seconds couteaux sont peaufinés avec soin. Ils servent une intrigue parfaitement maîtrisée, riche en rebondissements.
Si vous avez la flemme de vous lancer et préférez voir la chose à l’écran, je vous invite à privilégier la série TV de Niels Arden Oplev et Daniel Alfredson.
Un quatrième tome, non finalisé par Stieg Larsson, devrait sortir dans les prochaines semaines. Mon sentiment sur la chose est plutôt mitigé mais je pense que je me laisserai tenter.

4 – McCarthy, Cormac – La Route
Un must de la littérature post-apocalyptique même si le côté impersonnel et froid de l’écriture pourra en déconcerter plus d’un(e). Pour ma part le style fait partie intégrante de l’univers de ce bouquin, il contribue à la noirceur de ce monde dévasté.
Un monde où l’espoir n’est plus qu’un vague souvenir pour les survivants, et pourtant un père et son fils vont se parcourir ces terres hostiles dans une quête désespérée d’un ailleurs meilleur… Après une phase d’accoutumance ce bouquin m’a littéralement pris aux tripes.

5 – Mayeras, Maud – Reflex
L’année 2014 fut riche en belles découvertes, j’en veux pour preuve que les places 5 à 7 sont occupées par titres lus cette année là… Si je devais départager les winners 2014 je pense que Maud Mayeras est celle qui m’aura le plus « sonné ».
C’est pas une baffe dans la gueule que l’on prend avec ce bouquin mais une rafale d’uppercuts qui nous laissent en KO technique après la lecture. La preuve : il m’aura fallu quelques jours pour me décider avant d’attaquer ma prochaine lecture alors que généralement le choix se fait dans la foulée.

Top 10 - P2

6 – Maravelias, Eric – La Faux Soyeuse
Eric Maravélias nous offre avec ce bouquin un récit d’une noirceur absolue, une descente aux enfers à l’issue inévitable servie par une écriture brut de décoffrage.
L’auteur connait le milieu de la toxicomanie et ça se sent à travers le réalisme de son récit (qui n’est en rien autobiographique) ; on en prend plein la gueule et on en redemande.
Un titre qui devrait être remboursé par l’Education Nationale, si après lu ça tu as envie de goûter à cette salope de poudreuse alors c’est vraiment que tu es bon à jeter

7 – Colize, Paul – Back Up
D’emblée Paul Colize nous impose un rythme de croisière au ralenti autour d’une intrigue en trois axes et pourtant jamias on ne s’ennuie. Je dirai même que l’on est otatalement absorbé par le récit même si l’on a pas vraiment idée de la finalité de l’auteur ; plutôt que se creuser les méninges on se laisse bercer.
Un roman inclassable mais ô combien agréable à lire.

8 – Del Toro, Guillermo & Hogan, Chuck – La Lignée
Enfin des auteurs qui parviennent à revisiter et moderniser le thème du vampirisme sans se laisser attirer par le côté obscur du vampire à la guimauve. Ami(e)s de Stephan ou de Damon passez votre chemin, ami(e)s de Dracula (hors boniments judéo-chrétiens) et consorts : Alleluïa… Enfin !
Une trilogie menée sans le moindre temps mort, le rythme va même crescendo au fil des pages (et des tomes). Glauque à souhait et totalement flippant ; un pur régal !

9 – Anonyme – Bourbon Kid
Comment parler des livres qui m’ont marqué sans aborder la saga du Bourbon Kid ? Impossible ! Telle est ma réponse.
Une saga qui fait figure d’OLNI (Objet Littéraire Non Identifié) en mélangeant les genres avec un louche de thriller, quelques cuillères à soupe de fantastique (de plus en plus au fil des pages) et une bonne dose d’humour (noir de préférence). Ca flingue à tout va, c’est complètement déjanté mais putain que c’est jouissif !

10 – Martin, GRR – Le Trône De Fer
Histoire de boucler la boucle je clos ce top 10 avec une saga de fantasy. GRR Martin s’est imposé comme l’un des plus brillants disciples contemporains de Tolkien. Non seulement il respecte les fondamentaux du genre mais il les revisite, les modernise et surtout saupoudre le tout d’une bonne dose de noirceur.
Un univers d’une incroyable richesse (voire compléxité) et des personnages jamais totalement bon ou mauvais (à quelques exceptions près).
Surtout ne vous attachez pas aux personnages, GRR Martin est des plus imprévisible concernant leur avenir dans la saga.
Deux bémols toutefois :
– Dommage que la série TV soit rapidement amenée (dès la prochaine saison) à être plus avancée dans l’intrigue que les romans (même si la série n’est pas la copie conforme de la saga).
– Le délai d’attente entre chaque volume… au point que l’on peut se demander si l’on en verra la fin un jour (même si je souhaite une longue vie à GRR Martin).

Top 10 - Bonus

Bonus – Werber, Bernard – La Nouvelle Encyclopédie Du Savoir Relatif Et Absolu
Et oui, comme si mon Top 10 double ne suffisait pas je multiplie les tricheries en proposant des séries et même un titre bonus. Sur ce dernier point je me justifierai en disant simplement qu’il ne s’agit pas d’un roman mais qu’il a pourtant toute sa place ici.
Une « Encyclopédie » fourre-tout qui ne quitte jamais mon chevet, qu’il s’agisse de rechercher un article précis ou de l’ouvrir au hasard, je tombe toujours sur des articles aussi didactiques qu’instructifs.
Cerise sur le gâteau : vous pouvez prolonger l’expérience sur le site de l’ESRA online.

Même remarque pour mon Top 10 100% SK, au cours de la rédaction de ce post j’ai modifié l’ordre des bouquins, certains titres sont apparus, d’autres ont été retirés de la liste… C’est un supplice de valider ce Top 10.
Milles excuses aux auteurs oubliés (même si je doute fort qu’ils me lisent) qui auraient toute leur place ici : Hervé Commère, Mallock, Yannick Monget, Andy Weir, Tom Clancy, Ian Manook, Frank Bill, Shannon Burke, David Vann, Jo Nesbo, Terry Hayes, Maxime Chattam, JC Grangé… A défaut d’être dans ce top, vous occupez tous une place à part dans mon coeur de lecteur.

Je vous donne rendez-vous demain pour mon Flop 10 littéraire (merci à Azel Bury pour l’idée).

Les Top 10 de mes blogs potes :
Yvan : EmOtionS
Stelphique
Nath : Sous les pavés… la page
Belette : Cannibal Lecteur
Collectif Polar

Mon Top 10 100% Stephen King

Ca

Comme je ne fais rien comme les autres j’ai décidé d’adapter le top 10 littéraire toutes périodes confondues à ma sauce.
Je proposerai donc 2 Top 10 (à ne pas confondre avec un Top 20) ! Un 100% dédié au King et un autre hors King… Oui je sais, c’est de la triche, tant pis j’assume !
Je commence donc avec mon Top 10 100% Stephen King.

1 – Ca
Pourquoi : c’est tout simplement un must de la littérature horrifique et pas seulement dans la bibliographie de Stephen King. Un pavé qui vous mettra les nerfs en pelote et le trouillomètre à zéro ! Flippant à souhait… On ne regardera plus jamais les clowns de la même façon après avoir lu Ca.

2 – Le FLéau
Pourquoi : pour la même raison mais dans un autre genre, c’est pour moi l’un des récits post apocalyptiques les plus réussis. Le combat entre le Bien (Mère Abigaïl) et le Mal (Randall Flagg) prend parfois des proportions mystiques. N’allez pas croire que SK fait dans le manichéisme facile, c’est bien plus subtil et profond. Le final est tout simplement grandiose.

3 – Cujo
Pourquoi : tout simplement parce que c’est avec ce roman que j’ai découvert SK, j’ai tout de suite été accro et depuis je n’ai jamais décroché. Ca fait plus de 30 ans que ça dure !!!
Pour quelqu’un qui adore les animaux (comme moi… mais non pas les bestioles comme moi, pfft j’adore les animaux) c’est une lecture plutôt éprouvante.

4 – Misery
Pourquoi : sans contexte l’une des meilleures histoires de séquestration et huis clos oppressant comme c’est pas permis. Des années après sa lecture Annie Wilkes continue de me donner des frissons. Son point fort : l’absence d’élément fantastique ; juste de la folie pas tout à fait ordinaire (heureusement).

5 – 22/11/63
Pourquoi : d’une part pour que vous ne pensiez que je suis nostalgique des anciens SK, aujourd’hui encore je suis un fidèle lecteur. D’autre part parce que l’intrigue est superbement maîtrisée et revisite le thème de la faille temporelle avec brio.

6 – Shinning
Pourquoi : pour son ambiance unique qui oscille entre maison hantée, possession démoniaque et paranoïa. Oppressant, angoissant… tout ce qu’il faut pour passer des nuits blanches !

7 – Jessie
Pourquoi : SK prouve qu’il peut entretenir une impression de malaise, voire de peur, avec un minimum d’ingrédients. Une nana menottée à un lit dans une piaule paumée au milieu de nulle part. Claustrophobes s’abstenir !

8 – La Ligne Verte
Pourquoi : avec ce bouquin paru initialement sous forme de roman-feuilleton en six épisodes au rythme d’un épisode par mois, SK joue la carte d’un fantastique d’une rare intensité émotionnelle. Un récit plein d’humanité qui ne sombre jamais dans la mièvrerie sauce guimauve.

9 – Simetierre
Pourquoi : une descente aux enfers inexorable qui remue les tripes. Quand le quotidien bien rangé d’une famille ordinaire bascule dans un cauchemar indicible.

10 – Dôme
Pourquoi : essentiellement parce que j’estime que ce roman a été injustement décrié. Mais aussi parce que j’ai beaucoup aimé l’idée de base et la galerie de personnages (sans parler de l’évolution des caractères de chacun au fur et à mesure que la situation empire). Quitte à faire un pied de nez à ses détracteurs, j’ai accepté et apprécié la fin (je ne voyais pas d’autre issue possible).

Au fur et à mesure que je rédigeais mes remarques j’ai eu envie de modifier l’ordre de certains titres, même une fois finalisée je ne suis pas pleinement satisfait. J’ai le sentiment d’avoir injustement négligés certains titres qui auraient leur place dans un top 10.

Suite au prochain épisode avec mon Top 10 hors Stephen King 🙂

[BOUQUINS] Shane Kuhn – Tenue Décontractée Exigée

S. Kuhn - Tenue décontractée exigéeJe reste dans le format court pour offrir un nouvel invité surprise à mon Challenge retrouvailles, avec Tenue Décontractée Exigée de Shane Kuhn. L’occasion de retrouver John Lago, stagiaire/tueur à gages, dans sa toute première mission.
A 17 ans, John Lago, employé de RH Inc. formé à tuer de toutes les façons possibles et imaginables, se voit confier son premier contrat. Sa cible : Izzy Katz, un producteur de Hollywood qui a escroqué les mauvaises personnes. Sa mission : entrer comme stagiaire au studio de Katz, gagner sa confiance et le neutraliser…
Si vous avez lu (et accessoirement aimé) Guide De Survie En Milieu Hostile (publié par Sonatine et devenu Un Stagiaire Presque Parfait à l’occasion de sa parution en poche chez 10/18), vous ne serez pas dépaysé. On retrouve un récit à la première personne teinté de cynisme et d’humour noir, avec toujours autant de référence cinématographique (il faut dire que le cadre s’y prête plutôt bien).
Bien que courte l’intrigue est menée à un train d’enfer, l’exécution de la cible ne sera pas aussi expéditive que prévue, pour notre plus grand bonheur…
Une fort sympathique mise en bouche qui nous permettra de patienter jusqu’à la sortie du prochain roman de Shane Kuhn (Hostile Takeover vient de sortir aux USA, aucune date annoncée pour une sortie française). Sortie que j’attends avec d’autant plus d’impatience étant donné que l’on retrouvera John Lago, cette fois pour la suite de ses aventures.

MON VERDICT
jd4

[BOUQUINS] Azel Bury – La Femme Qui Tua Stephen King

A. Bury - La femme qui tua Stephen KingComment voulez-vous que je résiste à un titre pareil ? La Femme Qui Tua Stephen King, avec un titre pareil et le label humour noir, la route du premier roman d’Azel Bury ne pouvait que croiser la mienne. D’ores et déjà je peux prédire que la rencontre sera treop courte (un peu plus de 100 pages).
Irma, une quadra française fauchée, rêve de devenir écrivain mais pas de bol à chaque fois qu’elle a une brillante idée il s’avère que ça a déjà été fait par Stephen King. Pas de doute, le King de Bangor doit payer, d’une manière ou d’une autre…
Si vous vous attendez à un plaidoyer contre Stephen King ce livre n’est pas pour vous ; c’est au contraire un hommage, aussi brillant qu’original, au King. Un hommage qui mixe effectivement humour noir (et parfois gore) et thriller, sur fond d’une histoire totalement improbable (pour ne pas dire du grand portnawak) mais jouissive.
Pour attirer l’attention de Stephen King, et éventuellement obtenir un dédomagement, Irma imagine des nouvelles mettant en scène son idôle dans des situations pour le moins inhabituelles. Ca peut paraître n’avoir ni queue ni tête, mais il existe bel et bien une continuité dans le récit. Sans doute pas parfait mais foutrement bien foutu quand même !
Pour un premier roman Azel Bury ose l’originalité, une chose est sûre ça me donne envie d’aller plus avant dans la découverte de l’univers littéraire de l’auteure. Certes il faut être fan du King pour apprécier pleinement ce bouquin, heureusement ce n’est pas une espèce en voie de disparition (n’en déplaise à Bangor’s Blog… faut lire le bouquin pour comprendre).

Tracy me demanda ce que j’aimais chez King. Je lui expliquais qu’il m’apportait non pas la vie, mais une espèce de pouvoir surnaturel, celui d’avoir des émotions réelles en lisant des situations fictives. Elle avait dû mal à capter comment on pouvait à ce point se plonger dans un livre, de King ou de quiconque. Pour elle, la vie n’avait aucun concurrent sérieux pour ce qui était de ressentir les choses.
— Tu comprends, il suffit de regarder autour de soi, de lire le journal, de regarder la télé, ou simplement de se souvenir du passé pour ressentir des choses vraies. La vie, les sentiments, c’est ça, c’est pas les histoires débiles d’un écrivain psychopathe !
— Mais non, mais pour quelqu’un comme moi qui n’a rien vécu d’exceptionnel, ça représente beaucoup, une source de réflexion, un concentré d’émotions pures ! Je commence un livre en me régalant d’avance de tout ce que je vais lire. Parce que je sais d’avance ce que je vais trouver chez King.
— Quelles émotions ? La peur ? La frayeur ? On a vraiment besoin de ça pour se sentir vivant ?
— De ça et du reste, évidemment ! N’oublions pas l’humour. Mais tu as raison, lire ce genre de livre, ce n’est rien d’autre que faire un tour de grand huit, se sentir mourir pendant quinze mètres de chute à pic, et remonter en rigolant. Des sensations presque physiques. C’est devenu une drogue. Je ne peux pas me passer de ce genre d’histoires.

J’ai reçu ce bouquin par mail de façon tout à fait anonyme, l’envoyeur précisait simplement qu’en tant que fan de Stephen King je devrais prendre mon pied en lisant ces quelques pages. Comme vous pouvez le constater il ne s’est pas trompé !
Par contre le fichier reçu était catastrophique au niveau mise en page et codage, n’ayant pas l’original à portée de main j’ai recodé tant bien que mal, en espérant ne pas avoir sabordé le travail de l’auteure. L’ensemble me parait cohérent même si vraisemblablement, il manque certaines dates dans le Bangor’s Blog.
S’agissant d’une auteure auto-éditée et surtout n’ayant aucune garantie que le fichier qui m’a été envoyé soit la version commerciale finale (même si le bouquin date de 2008), je ne tiendrai pas compte de cet aspect purement technique dans mon, appréciation.

MON VERDICT
jd4

[BOUQUINS] Catharina Ingelman-Sundberg – Le Gang Des Dentiers Fait Sauter La Banque

Le Gang des Dentiers fait sauter la BanqueJe poursuis mon Challenge retrouvailles avec un nouvel invité surprise, c’est en effet avec plaisir que je retrouve les cinq braqueurs en déambulateur du Gang des Dentiers dans leur seconde aventure, Le Gang Des Dentiers Fait Sauter La Banque, avec bien entendu toujours Catharina Ingelman-Sundberg aux commandes.
Martha et ses acolytes s’offrent un séjour à Vegas, pas question de faire du tourisme pourtant, le Gang des Dentiers entend bien profiter de leur escapade américaine pour braquer un casino ! Mais de retour en Suède rien ne se passe comme prévu, les déboires s’accumulent. Cerise sur le gâteau nos Robin des Bois du troisième âge emménagent à côté d’un gang de bikers. Heureusement le Gang des Dentiers ne manque ni de ressources, ni de motivation…
Si vous avez aimé Comment Braquer Une Banque Sans Perdre Son Dentier alors vous ne pourrez qu’apprécier ce second volet des aventures de héros pas comme les autres ; dans le cas contraire passez votre chemin car cette suite est encore plus loufoque (le Gang des Dentiers réussit des coups totalement improbables avec une facilité déconcertante).
On retrouve avec plaisir nos cinq petits vieux dynamiques, dans la mesure du raisonnable compte tenu de leur âge avancé mais surtout toujours aussi complices et soudés ; mais aussi d’autres personnages déjà croisés dans le précédent roman (Blomberg, un flic pas très futé, ou encore Anders et Emma les enfants de Stina complices des frasques de leurs aînés presque malgré eux).
Il faudra aussi compter avec de nouveaux venus tout aussi haut en couleurs, dont Lillemor, une voyante qui va semer la zizanie et mettre en péril l’unité de nos héros, ou encore Jorgen et Tompa, des bikers tout en muscles au QI de moule avariée.
Des personnages mis au service d’une intrigue totalement déjantée, riche en rebondissements (mais en stress) et en situations qui vont du cocasse à l’absurde.
L’auteure profite de son intrigue et de diverses situations pour dénoncer les dysfonctionnements d’une société de plus en plus égoïste qui privilégie les riches et les puissants sans se soucier des plus démunis. Facile ? Peut être, mais ça ne coûte rien de le rappeler.
Sans être transcendant voilà un bouquin qui détend les zygomatiques avec des héros forts sympathiques, si jamais le Gang des Dentiers devait reprendre du service alors je serai fidèle au poste.

MON VERDICT
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