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Archives Mensuelles: juin 2015

[BOUQUINS] Marc Raabe – Incision

M. Raabe - IncisionOn ne peut pas vraiment dire que les écrivains allemands se bousculent dans mon Stock à Lire Numérique, du coup quand je suis tombé sur Incision de Marc Raabe ça a tout de suite titillé ma curiosité. Ajoutez à cela une couv’ très visuelle et un pitch plutôt alléchant, voilà qui me donne suffisamment de bonnes raisons pour me laisser tenter.
La vie de Gabriel bascule quand sa compagne Liz Anders, une journaliste free lance de renom, l’appelle à la rescousse. Sur place Liz est introuvable, par contre la police est là pour un meurtre dont Gabriel devient le principal suspect. Pour lui, et pour Liz, le cauchemar ne fait que commencer…
Pour un premier roman l’auteur manie plutôt habilement les règles du genre. Près un prologue qui nous met l’eau à la bouche sans toutefois en dire trop, on plonge au coeur de l’intrigue, vingt neuf ans plus tard. Marc Raabe nous ferre en quelques pages, impossible ensuite de lâcher le bouquin avant de connaître le pourquoi du comment ; bien malin celui qui démêlera l’écheveau avant que l’auteur ne nous livre les réponses tant attendues.
Certaines situations peuvent parfois manquer de crédibilité mais finalement ces menus défauts se font vite oublier tant le rythme de l’intrigue nous tient en haleine. On se doute bien que la clé de l’énigme se trouve dans les événements mentionnés dans le prologue, mais il faudra faire preuve de patience avant de voir les pièces du puzzle s’assembler.
Les personnages sont bien travaillés, je pense notamment à Gabriel qui, de prime abord, n’a pas toutes les cartes en main pour s’attirer la sympathie du lecteur mais on ne peut qu’adhérer à son combat pour découvrir la vérité et sauver celle qu’il aime. Le contraste entre les deux frères est saisissant, le jour et la nuit !
Un thriller efficace qui mettra vos nerfs à rude épreuve, une intrigue dure où l’action brute cohabite avec des aspects plus psychologiques, une atmosphère parfois glauque mais au final l’ensemble est moins trash que ce qu’aurait pu faire par exemple Maxime Chattam avec les mêmes ingrédients.
Des chapitres relativement courts et un style très direct permettent de se plonger au coeur de l’intrigue et surtout de maintenir, jusqu’au clap de fin, un rythme endiablé. Bref une belle découverte et une bonne surprise.

MON VERDICT
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Publié par le 29 juin 2015 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] L.C. Tyler – Mort Mystérieuse D’Un Respectable Banquier Anglais Dans La Bibliothèque D’Un Manoir Tudor Du Sussex

LC Tyler - Mort mystérieuse...Comme tout challenge que se respecte (en tout cas chez votre humble serviteur), quelques imprévus viennent pimenter le programme. J’en ai déjà quelques uns en vue (des imprévus prévus en quelque sorte… cherchez pas). Je vais commencer par le petit dernier à avoir intégré mon Stock à Lire Numérique, Mort Mystérieuse D’Un Respectable Banquier Anglais Dans La Bibliothèque D’Un Manoir Tudor Du Sussex (c’est bon vous pouvez reprendre votre respiration) de LC Tyler. Troisième enquête du trés atypique duo Ethelred Tressider & Elsie Thirkettle.
Alors qu’Ethelred et Elsie sont invités à une réception, le mâitre des lieux, Robert Muntham, est retrouvé mort dans la bibliothèque, fermée de l’intérieur. La police conclut au suicide mais Ethelred et Elsie décide de creuser la piste du meurtre, auquel cas le coupable ne pourrait être que l’un des huit autres invités présents à la réception…
Intrigue classique type mystère en chambre close, en l’occurrence agrémentée d’une pointe de Cluedo, mais sous la plume de LC Tyler même le scénario le plus classique peut prendre des tournures pour le moins inattendues. Si l’auteur joue à fond la carte de l’humour, il ne néglige pas pour autant l’aspect policier de son intrigue, elle est juste un brin décalée (mais en rien déjantée). Mon allusion au Cluedo n’était pas totalement gratuite, L’agencement de Muntham Court est assez proche du plateau de jeu ; qui plus est l’auteur prend un malin plaisir à brouiller les pistes au fil des pages.
Les habitués retrouveront avec plaisir Ethelred, écrivain de romans policiers un peu maladroit (et limite benêt en présence d’une jolie femme) et Elsie, son agent littéraire, aussi délicate qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine et un sens de la répartie aiguisé. Quant à ceux qui ne les connaissent pas encore, je suis convaincu qu’ils tomberont rapidement sous le charme de ce duo de choc.
On retrouve un récit qui alterne entre les points de vue d’Ethelred et d’Elsie ; outre le changement de police de caractère, le ton employé permet aisément de distinguer les deux personnages. L’auteur adapte véritablement son écriture à ses narrateurs (les différences de point de vue et d’appréciation sont jubilatoires). Cà et là viennent se glisser des chapitres du roman sur lequel Ethelred travaille.
Je ne sais pas si le traducteur ou l’éditeur compte, à chaque nouveau roman de la série, le titre mais si tel est le cas il va falloir prévoir des couvertures plus grandes ! Un bouquin qui se lit tout seul et vous laisse le coeur léger et la tête vide… comme ça fait du bien parfois !

Petits bémols d’ordre purement techniques concernant la version numérique.

Bien que je sois un inconditionnel des éditions Sonatine force est de constater que si leurs ebooks sont de bonne qualité ils restent perfectibles ; ne serait-ce que par l’ajout d’une table des matières complète digne de ce nom. Je sais bien que c’est un détail mais il n’empêche que ça dérange les maniaques dans mon genre (la première chose que je fais après l’achat d’un titre Sonatine ou Super 8 est de mettre la TdM en conformité avec mes attentes via Sigil).
Je vous laisse juge de ce que ça donne en comparant les deux TdM (avant et après) :
TdM Sonatine

J’ai par contre été vachement surpris par la lourdeur de certains codes, notamment dans les pages consacrées au prochain roman d’Ehtelred ; là encore ça ne change strictement en terme de lisibilité du bouquin, mais quand je vois un code pareil ça me colle des frissons… donc je corrige (toujours via Sigil).
A titre d’exemple je vous joint la même portion de texte, avant et après sa réécriture :
Code avant
Code après

Ceci ne m’empêchera pas de rester fidèle à Sonatine, d’autant que leurs catalogue promets encore quelques belles surprises (avec une probable rencontre entre l’Iroquois et le Bourbon Kid… c’est de la balle ! Et du gros calibre !). Et puis j’espère bien y retrouver le prochain LC Tyler (à ce jour il reste encore deux enquêtes d’Ethelred et Elsie inédites en français).

MON VERDICT
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Publié par le 24 juin 2015 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Romain Puértolas – La Petite Fille Qui Avait Avalé Une nuage Gros Comme La Tour Eiffel

R. Puertolas : La petite fille qui avait avalé un nuage...Je poursuis mon programme (si on peut appeler ça comme ça étant donné que je n’ai pas vraiment de liste définie à l’avance, ni d’ordre établi) de lecture en alternant entre mon Challenge retrouvailles et le reste de mon Stock à Lire Numérique ; mon objectif premier étant de varier les plaisirs (et donc les genres) autant que faire se peut. Au menu du jour La Petite Fille Qui Avait Avalé Un Nuage Gros Comme La Tour Eiffel de Romain Puértolas.
Providence Dupois a enfin reçu les papiers d’adoption pour Zahera, une petite marocaine hospitalisée depuis toujours pour une mucoviscidose. La nouvelle mère n’a qu’une hâte, s’envoler pour le Maroc afin de rapatrier sa fille. Seulement voilà un volcan islandais a décidé au même moment de cracher un nuage de cendres qui interdit de vol tous les appareils. Rien n’empêchera Providence de rejoindre Zahera, quitte à se rendre là-bas en volant de ses propres « ailes »…
L’écriture de Romain Puértolas produit un effet magique sur les lecteurs (en tout cas sur moi) ; aussi improbables que soient ses récits, on se laisse bercer par la magie des mots, les talents de conteurs, l’authenticité et la sensibilité (à ne pas confondre avec la mièvrerie) de l’auteur. Ce sont des lectures qui font du bien au moral et vous donne le pep’s pour la journée.
Si vous avez été hermétique au voyage du fakir alors passez votre chemin, c’est un modèle de sérieux et de rigueur à côté du périple aérien de Providence ! Pour ma part j’ai lu ce livre comme un conte, ou plutôt une fable. Vous savez ce qu’on dit, il y a une part de vérité derrière chaque légende… la question est de savoir si la vérité est plus belle ou plus sombre que la légende.
Je n’ai donc pas été totalement surpris par le retournement final, même si je ne m’attendais pas forcément à ça. D’un autre côté l’auteur prévient ses lecteurs dès l’exergue en citant Boris Vian : « Cette histoire est entièrement vraie puisque je l’ai inventée d’un bout à l’autre. » (L’Ecume des Jours).
Providence croisera des personnages hauts en couleurs (et parfois même des grands de ce monde) lors de son périple. Un périple plein de charme et d’émotions. L’auteur aborde des thèmes graves (dont la maladie, et plus particulièrement la maladie chez l’enfant) avec légèreté sans jamais tourner le sujet en dérision. A ce titre j’ai aussi craqué pour Zahera, une gamine de sept ans pleine de vie, d’espoirs et d’ambitions malgré la maladie qui lui ronge inexorablement les poumons.
L’absurdité des situations n’empêche nullement l’auteur de jouer la carte d’un humour tout en finesse et celle d’une sincérité qu redonnerait presque fois en l’être humain…
Un regret ? Oui, celui d’avoir refermé trop tôt ce bouquin qui fait chaud au coeur et à l’âme. Lu en une journée. Je terminerai cette chronique en trois mots Monsieur Puértolas : Vivement le prochain !

MON VERDICT
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Publié par le 16 juin 2015 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Serge Brussolo – Le Suaire Ecarlate

S. Brussolo - Le Suaire écarlatePour cette nouvelle étape de mon Challenge retrouvailles je continue à naviguer entre les genres, cette fois la fiction cotoie l’Histoire en compagnie de Serge Brussolo et Le Suaire Ecarlate, deuxième opus du Cycle de Wallah.
A la mort de la sorcière à l’origine du sort, le don de Wallah disparaît. Libérée de ses obligations d’assassin et protectrice du Baron de Ponserrat, elle rejoint le forain Bézélios. Eternel « honnête truand », Bézélios s’est mis dans l’idée de monter une arnaque religieuse. Un pari qui pourrait se révéler fatal s’il venait aux oreilles de l’inquisiteur Jome le Noir, l’homme d’église a en effet déclaré une guerre impitoyable aux trafiquants de fausses reliques…
Je ne suis pas particulièrement fan des romans historiques, ni même de la période du Moyen Age (une espérance vie qui ne dépasse guère les 30 ans et une Eglise toute puissante… pour moi ça ressemble plus à l’enfer qu’au paradis !) mais il est des auteurs, comme Jean Teulé ou Serge Brussolo, qui, par leur formidable talent de conteur, m’embarquent totalement dans leur récit, quel que soit le contexte.
Au fil des pages la fiction côtoie l’Histoire, on sent que l’auteur s’est bien documenté sur le Moyen-Âge, sans être trop didactique et sans lourdeur, il nous plonge au coeur de son intrigue, parsemant son récit de faits authentiques sur les us et coutumes de l’époque (une époque où l’ignorance populaire faisait les choux gras de l’Eglise).
Dans la première partie du récit Wallah donne un peu l’impression de subir les événements plutôt que d’en être l’actrice ; ça peut surprendre mais ça correspond plutôt bien à son état d’esprit du moment, elle est un peu larguée maintenant qu’elle se retrouve livrée à elle même. Mais elle se reprendra vite quand la troupe se retrouvera embarquées au coeur d’intrigues et complots visant à trouver un héritier légitime au trône de France (on est en pleine guerre de Cent Ans, la situation était pour le moins trouble).
Une intrigue menée sans temps mort, pleine de surprises et de belles trouvailles. Wallah y croisera, comme précédemment, des personnages hauts en couleur ; certains plutôt burlesques, d’autres au contraire qui font froid dans le dos. J’avoue avoir eu un faible pour Masaki, un samouraï maître des poisons plein de sagesse et de bon sens (une bouffée d’oxygène face à l’obscurantisme ambiant). Il pourrait sembler un tantinet déplacé dans le contexte mais grâce au talent de l’auteur sa présence s’intègre parfaitement à l’intrigue.
J’ai passé un trés agréable moment en compagnie de ce bouquin, je ne sais pas si l’auteur compte faire vivre d’autres aventures à Wallah, si tel était le cas je les suivrai avec plaisir. Quoi qu’il en soit ça ne fait que conforter mon envie de découvrir davantage l’univers littéraire de Serge Brussolo, d’autant que l’auteur est des plus prolifiques.

Pour l’indécrottable athée que je suis, les quelques piques que Serge Brussolo adresse à l’Eglise sont plutôt jouissives, il le fait tantôt avec humour, tantôt de façon plus acerbe, selon le personnage qui s’exprime. Je vous livre trois exemples parmi tant d’autres :
« Les paroles de la Bible lui traversent l’esprit : Mangez, ceci est mon corps, buvez, ceci est mon sang. Elle s’est toujours étonnée de ce que les chrétiens ne s’offusquent jamais du caractère cannibale de ce commandement, eux qui n’hésitent nullement à accuser les autres religions de « pratiques abominables ». » (Wallah)
« Il y a beau temps qu’il a compris que les hommes d’Église ont besoin du Diable pour exister. Sans lui, ils ne sont rien. La menace diabolique autorise la prolifération des bûchers. C’est utile quand on veut se débarrasser de ses ennemis politiques… et confisquer leurs biens ! » (Arno)
« Vous n’avez guère l’esprit scientifique, vous, les Occidentaux. La religion tient lieu d’explication commode à tout ce que vous refusez d’étudier. » (Masaki)

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Publié par le 13 juin 2015 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Edgar Cantero – Le Monde Caché D’Axton House

eclmcdahCa faisait un moment que je ne vous avait pas fait une chronique d’un titre de Super 8, et pourtant je les achète systématiquement dès leur sortie (à ce jour c’est la première fois que je suis totalement accro à un éditeur). Parmi les titres en attente de lecture celui d’Edgar Cantero, Le Monde Caché D’Axton House, est de loin celui qui qui titillait le plus ma curiosité…
Suite au suicide d’un lointain cousin germain, A. hérite de son manoir en Virginie. Sans la moindre hésitation A. s’envole pour les USA en compagnie de son amie Niamh. Rapidement ils vont se rendre compte que la maison cache bien des secrets qu’ils comptent bien découvrir vaille que vaille…
Jamais un bouquin n’aura autant mérité le qualificatif d’OLNI (Objet Littéraire Non Identifié) que celui-ci, je vous promets une expérience de lecture unique et quasiment interactive. N’espérez pas une trame narrative rigoureuse, l’auteur nous propose un bric-à-brac d’extraits de journaux intimes et de bouquins, des comptes rendus d’enregistrements audio et video et autres joyeusetés incongrues (dont un relevé téléphonique et le certificat d’adoption d’un chien pour n’en citer que deux).
De prime abord c’est un tantinet déconcertant, mais si d’apparence l’assemblage semble n’avoir ni queue ni tête, il va rapidement s’avérer que chaque élément est sciemment disposé là où il doit se trouver pour créer un tout cohérent et totalement addictif. On se prend vite au jeu et l’on cherche en même temps que les personnages à résoudre les énigmes qui leur permettront d’avancer (je me suis éclaté à jouer les apprentis cryptographes mais je ne suis indécrottablement nul dans cette discipline).
Au niveau de ses personnages principaux, A. et Niamh, l’auteur ne perd pas son temps à leur donner une quelconque profondeur ; elle viendra naturellement, au fur et à mesure à travers leurs écrits et leurs échanges (on sourit avec eux, on enquête avec eux et parfois même on flippe avec eux). Quant aux autres personnages on les découvre tels que A. les perçoit. Là encore, placé dans le contexte, ce côté minimaliste ne choque pas et s’intègre parfaitement à l’ensemble.
La couv’ fait très cartoon dans son visuel, un choix plutôt judicieux puisque je suis persuadé que Tex Avery aurait été sous le charme d’un tel scénario. A vrai dire si je devais imaginer une transposition sur grand écran je trouve que l’animation rendrait plus justice au roman qu’un vrai film… mais bon adapter ça au cinéma en respectant son esprit me semble surtout totalement impossible !
Vous l’aurez compris j’ai été totalement conquis par cette expérience de lecture unique en son genre. Je tire mon chapeau à Edgar Cantero qui a dû bien s’éclater à créer un roman d’une incontestable originalité mais aussi sacrément se creuser les méninges pour s’assurer que le lecteur le suivra jusqu’au bout de cette improbable quête. Pour un premier roman, le jeune auteur américain (mais d’origine espagnole) place la barre très haut, espérons qu’il saura encore nous surprendre avec ses prochains romans…
C’est à regrets que je referme ce bouquin, il reste quelques questions sans réponses concernant Axton House mais quoi de plus normal, si le manoir ne conservait pas quelques secrets il perdrait une partie de son charme. Si vous vous lancez dans l’expérience Axton House attendez vous a bien des surprises, de la première à la dernière page !

MON VERDICT
jd5Coup de Coeur

 
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Publié par le 9 juin 2015 dans Bouquins

 

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Des doutes quant à l’efficacité dans antivols chez Géant…

En guise d’apéro avant repas de la Fête des Mères nous avons opté pour nos hôtes (Abra et moi restons fidèles au Jack) pour une bouteille de Rosé sauvage de chez Piper Heidseick achetée chez Géant.

On passe à la caisse, la caissière scanne le code barre de l’emballage et on file sans déclencher aucune alarme… Jusque là tout est normal.

Surprise en déballant la bouteille pour la mettre dans le seau à glace !

Santé !

Un antivol magnétique autour du goulot et un code barre magnétisé de Géant.

Vous comprenez pourquoi j’ai de sérieux doutes quant à l’efficacité de leur système antivol.

 

 
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Publié par le 2 juin 2015 dans No comment

 

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Grève générale dans les banques…

grevbqeDepuis lundi dernier un mouvement de grève générale paralyse le secteur bancaire (et pas que lui) de Nouvelle-Calédonie ; une grève suivie selon les sources par 55% (Fédération Bancaire Française) ou 75% (syndicats) du personnel…
Avant d’aller plus avant dans ma gueulante je tiens à préciser que je respecte le droit de grève, j’ai même participé à plusieurs mouvements d’humeur et n’hésiterai pas à le refaire si je juge que le cahier des charges est justifié. Mais je respecte aussi de pouvoir accéder librement à son lieu de travail (pour le personnel non gréviste) et surtout je trouve inadmissible qu’une poignée de guignols en colère prenne la population en otage ; c’est entre eux et leur direction, foutez nous la paix bande de glands !
Pourquoi ils font grève ? Ils réclament une revalorisation de leur salaire de 2% (rien que ça !), au vu des bénéfices records dégagés par les banques en 2014 (bénéfices en partie au détriment de la clientèle assommée par des frais bancaires ahurissants). Il faut savoir que sur l’année 2014 le taux d’inflation a été de moins de 1% ; faut peut être pas pousser mémé dans les orties. Tant qu’à distribuer les tacles je n’épargnerai pas la FBF qui propose une revalorisation de 0,2% ! Faut pas non plus prendre les gens pour des cons…
Il est vrai que le secteur bancaire est connu pour la pénibilité de son travail… Les chiffres qui suivent m’ont été communiqués d’une part par un ancien cadre du secteur, confirmé ultérieurement par un employé de banque non gréviste. Ne nous attardons pas sur le lieu de travail, généralement confortable, bien agencé et climatisé pour passer directement à l’aspect pécuniaire du job. Les salaires sont plus que corrects, du fait de primes diverses et variés le personnel bénéficie en réalité de quatorze mois de salaire, en plus de l’intéressement qui peut être considéré comme l’équivalent (et parfois plus) d’un quinzième mois. Un salaire correct multiplié par quinze et divisé par douze ça fait quand même une belle moyenne mensuelle !
Ceci dit négocier une revalorisation salariale est tout ce qu’il y a de plus légitime, que les syndicats placent la barre très haut et que la FBF fasse une contre proposition au ras des pâquerettes, ça fait partie du jeu de la négociation. Mais quand on s’engage à un conflit sans entrave des sièges sociaux et qu’au final ils sont bloqués là c’est un premier faux pas en terme d’image vis-à-vis du public ; j’espère d’ailleurs que les syndicats seront sanctionnés par une astreinte bien salée.
D’autre part que le personnel gréviste bloque les accès à des établissements non concernés par cette grève, comme la CSB ou encore Vigifonds, là c’est vraiment une volonté délibérée de nuire à un plus grand nombre et donc un véritable comportement d’enculés de première catégorie. Je ne cautionnerai certes pas le fait qu’un client excédé lance un parpaing à la gueule des grévistes (ce qui ne s’est pas encore produit je précise) mais j’aurai tout autant de mal à condamner le geste…

Concrètement pour les clients ne disposant pas de moyens de paiement autre que le liquide (chèques ou cartes), comme c’est mon cas actuellement, l’idée est de trouver une agence ouverte (pour la SG, il y en a deux sur Nouméa), prendre son mal en patience (il faut compter une bonne heure d’attente) et prévoir un retrait conséquent en vue de tenir dans le temps. Comme je n’aime pas me balader avec une grosse somme en liquide sur moi je réitère l’opération quand le stock commence à se vider.

Pour conclure ce billet grincheux sur une note positive, je souhaiterai remercier doublement le personnel non gréviste. Merci d’être là pour nous éviter d’être totalement pris à la gorge par une grève qui ne nous regarde pas. merci pour la quantité monumentale de boulot que vous abattez en gardant le sourire. Merci du fond du coeur.

 
 

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