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Archives Mensuelles: mai 2015

[BOUQUINS] Nadine Monfils – La Petite Fêlée Aux Allumettes

N. Monfils - La petite fêlée aux allumettesDirection la Belgique pour la nouvelle escale de mon Challenge retrouvailles, comme guide j’ai choisi Nadine Monfils et La Petite Fêlée Aux Allumettes, la seconde apparition de Mémé Cornemuse.
Une nana un peu paumée qui a des visions de meurtres quand elle craque une allumette. Un duo de flic totalement atypiques qui enquête sur lesdits meurtres. Et l’incontournable Mémé Cornemuse qui viendra leur prêter main forte… Quoique sur ce dernier point les choses soient discutables.
Difficile, pour ne pas dire impossible de vous proposer un pitch plus parlant tant la chose que j’ai eu entre les mains part dans tous les sens et n’a ni queue, ni tête ! Du grand portnawak à prendre pour ce que c’est : un voyage en absurdie qui vous détendra les zygomatiques.
Il faut dire qu’avec un personnage central un tantinet obsédée, fan d’Annie Cordy et amoureuse de Jean-Claude Van Damme on ne pouvait guère espèrer davantage que le ras des pâquerettes. Mais surtout n’allez pas lui répéter ça, la Mémé, malgrè les apparences, a toute sa tête, pas la langue dans sa poche et surtout elle a la gâchette facile !
Les situations sont tellement absurdes qu’elles en perdent souvent leur drôlerie, par contre les dialogues font mouche presque à tous les coups. Des retrouvailles en demi-teintes donc (j’ai largement préféré le précédent, Les Vacances D’Un Serial Killer) mais sans regret toutefois. Je continuerai le voyage / délire en compagnie de Mémé Cornemuse avec plaisir.
Le bouquin est court, il se lit tout seul (en une journée c’est expédié). On ne trouve pas vraiment d’effets dans le style, ça va droit au but (avec plus ou moins de succès).
En lisant le chapitre dans lequel Cooper (un des inspecteurs) pleure son chien, certains trouveront peut être que Nadine Monfils en fait des tonnes ; perso c’est à peu près exactement ce que j’ai ressenti en fin d’année dernière quand j’ai dû me résigner à faire piquer mon chat suite à sa chute du balcon (cinq étages en chute libre ça fait beaucoup de casse).

MON VERDICT
jd3

 
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Publié par le 30 mai 2015 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Bernard Minier – Une Putain D’Histoire

B. Minier - Une putain d'histoireEt oui comme vous pouvez le constater j’ai choisi de rester en compagnie de Bernard Minier pour ma prochaine chronique, mais exit Servaz et la France, direction les USA pour un rendez-vous avec un ado qui va vous raconter Une Putain D’Histoire. Difficile de résister à un titre pareil !
Une fois n’est pas coutume je vous balance la quatrième de couv’ en guise de pitch… parce qu’elle est juste excellente. « Au commencement est la peur. La peur de se noyer. La peur des autres, ceux qui me détestent, ceux qui veulent ma peau. Autant vous le dire tout de suite : ce n’est pas une histoire banale. Ça non. C’est une putain d’histoire. Ouais, une putain d’histoire… »
Vous l’aurez compris exit (temporairement je suppose) la France et Servaz, direction les Etats-Unis et une île fictive en compagnie d’une bande d’ados sur qui le sort s’acharne… Faut dire aussi qu’ils font ce qu’il faut pour aller au devant des emmerdes.
Pour une putain d’histoire, c’est une putain d’histoire et une histoire sans l’ombre d’un putain de défaut ! La quatrième de couv’ est un parfait appât pour attirer les curieux, dès les premières pages Bernard Minier vous ferre, distillant les informations au compte gouttes histoire d’assurer son emprise sur le lecteur. Ce roman c’est aussi un putain de diesel, il démarre lentement mais quand il se met en branle plus rien ne l’arrête. On se laisse entraîner avec Henry dans un tourbillon d’événements, incapable de lâcher prise avant d’avoir le fin mot de l’histoire. Mais avant d’en arriver là vous emprunterez bien des chemins détournés et des fausses pistes. Une seule certitude toutefois : la fin vous laissera sur le cul !
Au niveau des personnages je n’ai eu que peu d’empathie pour Henri, mais ça ne m’a pas empêché de vivre à fond son aventure. Certes son contexte familial (il est élevé par deux lesbiennes) sort de l’ordinaire mais à part ça j’aurai tendance à dire que c’est un ado ordinaire du XXIème siècle.
Le plus difficile à cerner reste Grant Augustine, longtemps je me suis demandé quelles étaient ses véritables intentions… Il faut dire que l’auteur fait ce qu’il faut pour entretenir l’incertitude à son sujet, mais bon déjà la base, un politicien ambitieux, ne joue pas en sa faveur.
Le bouquin alterne entre le récit à la première personne, l’intrigue racontée par Henri et les autres points de vue, rédigés à la troisième personne. Comme à son habitude Bernard Minier ne s’encombre pas de fioritures de style, ce qui ne l’empêche pas de recourir à un vocabulaire riche mais sans lourdeur.
En toile de fond l’auteur s’interroge sur les conséquence du tout numérique et les portes ouvertes qu’offre internet et les réseaux sociaux à une surveillance électronique renforcée. De plus en plus la notion de vie privée n’est qu’illusion… Je ne sais pas si les possibilités de surveillance sont aussi étendues que celles déployées par WatchCorp dans le bouquin mais ça fait froid dans le dos (même si je ne suis pas du genre à étaler mon quotidien sur la fesse du bouc).
« La révolution numérique était en train de bâtir brique par brique le rêve millénaire de toutes les dictatures – des citoyens sans vie privée, qui renonçaient d’eux-mêmes à leur liberté… »
Un putain de coup de coeur !

MON VERDICT
jd5Coup de Coeur

 
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Publié par le 27 mai 2015 dans Bouquins

 

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Le Tag des Blogueurs Lecteurs

Pourquoi attendre d’être invité à rejoindre un tag quand on peut s’autotaguer ? Découvert chez notre Belette Cannibale préférée je me prête volontiers au jeu. D’autant que j’avais déjà répondu à un questionnaire assez proche de celui-ci en 2010 (à lire ici), une occasion pour les plus curieux de voir si mon comportement a évolué…

1. Plutôt corne ou marque-page ?
Toujours aussi maniaque avec mes bouquins, pas de question de corner mes pages. Un marque-page sinon rien, le premier truc qui me tombe sous la main et qui peut se glisser dans un bouquin sans le déformer (carte postale, enveloppe, mouchoir en papier (non utilisé de préférence)…

2. As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?
Régulièrement et à ma demande, toutes les occasions sont bonnes… Moins depuis que je suis passé au numérique.

3. Lis-tu dans ton bain ?
Depuis mon déménagement j’ai une baignoire, d’abord timidement puis de plus en plus régulièrement, il n’est pas rare que je file prendre un bain avec ma liseuse ou un bouquin à la main… Ca permet de mariner utile !

4. As-tu déjà pensé à écrire un livre ?
Jamais sérieusement. Je ne voudrai pas que mon incommensurable talent fasse de l’ombre à des auteurs connus et reconnus… J’ai une imagination débordante mais la mise à plat est une autre paire de manches !

5. Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?
Du moment que ça fait avancer le schmilblick je n’ai rien contre ; il faut ensute savoir s’arrêter avant d’avoir usé et abusé d’une licence.
Là où j’ai plus de mal c’est avec les politiques marketing des maisons d’éditions françaises qui découpent en plusieurs tomes des volumes publiés en en seul tome dans son édition originale.
La saga du Trône de Fer illustre parfaitement mon propos, l’intrigue est en perpétuelle évolution (donc plutôt un point positif). Un lecteur américain n’aura à débourser que l’équivalent de 5 bouquins (à ce jour) alors que le lecteur français impatient devrait raquer pour 15 volumes (le lecteur français patient peut attendre les Intégrales).

6. As-tu un livre culte ?
Je ne suis pas un adepte du culte et je suis bien incapable de sortir un livre du lot.

7. Aimes-tu relire ?
Pas le temps, l’actualité littéraire est trop dense et j’ai encore trop d’auteurs à découvrir !

8. Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livres qu’on a aimés ?
Ce n’est pas ma priorité, ni même ma finalité… Il faut bien se faire une raison quand on habite à Nouméa.
Très agréable rencontre toutefois avec Sosthène Desanges (Ash et Vanille). Et une raclette à prévoir un de ces jours.

9. Aimes-tu parler de tes lectures ?
Il me semble que je tiens un blog partiellement littéraire, donc la réponse doit être oui.
En famille pas simple, nous n’avons pas les mêmes goûts donc ce sera plutôt ponctuel autour d’un ou deux titres dans l’année.

10. Comment choisis-tu tes livres ?
Au feeling. En cas de doute je fais un tour sur le Net pour lire les réactions des uns et des autres.
Et bien sûr il y a les vil(e)s tentateurs et tentatrices qui hantent la blogosphère… Une source inépuisable d’inspiration !

11. Une lecture inavouable ?
Non, j’assume toutes mes lectures. Tous les ans me m’offre le dyptique Musso / Levy et je revendique toujours le plaisir de les lire.

12. Des endroits préférés pour lire ?
N’importe où depuis que j’ai la liseuse… J’en viendrais presque à bénir les salles d’attente blindées de monde !
Sinon vautré dans le canapé.

13. Un livre idéal pour toi serait…
Un livre qui me plonge en totale immersion dans son intrigue jusqu’à me déconnecter de la réalité.

14. Lire par-dessus l’épaule ?
Pas assez souple, c’est un truc à me démettre l’épaule ou le cou (voire les deux).
Plus sérieusement jamais un livre, un article sur le Net pourquoi pas…

15. Télé, jeux vidéo ou livre ?
Pourquoi choisir ? Les trois se complètent à merveille chez moi.
La télé de préférence pour le cinéma et les séries TV.
Les jeux vidéo avec une quasi exclusivité pour les jeux de rôles.

16. Lire et manger ?
La lecture est la nourriture de l’esprit a dit un type qui savait causer bien comme il faut.
Je nourris donc mon esprit et mon corps… mais pas en même temps !

17. Lecture en musique, en silence, peu importe ?
De préférence en silence, mais si le bouquin est vraiment prenant je passe en mode bulle, plus rien autour n’existe sinon le bouquin et moi…

18. Que deviendrais-tu sans livres ?
Une coquille vide. Je n’envisage pas une vie sans livres… Et pourquoi pas une vie sans bière et sans pizza tant qu’on y est ???

19. Tu achètes un livre sur le Net et tu le reçois un peu abîmé. Que fais-tu ?
Aucun risque je n’achète que du numérique sur le Net… Encore qu’il puisse arriver qu’un livre numérique soit alourdit par du code inutile ; dans ce cas je retravaille la chose à la source (mais c’est juste parce que je suis maniaco-obsessionnel).

20. Quel est l’élément qui t’a donné le goût de la lecture ?
Sans doute le fait qu’il y ait toujours eu des livres à la maison. Mes parents ont su m’insufler le goût de la lecture très tôt… Et il ne m’a jamais quitté !

21. Que penses-tu de toutes ces adaptations cinématographiques ?
Généralement je parviens à faire la part des choses entre le roman et son adaptation. Il y a du bon et du moins bon… A titre d’exemple la trilogie du Seigneur des Anneaux de Peter Jackson est une totale réussite par contre je n’ai jamais retrouvé la même intensité dans les adaptations autour de Jack Ryan de Tom Clancy que dans les romans.

22. Si tu ne devais retenir qu’un seul personnage rencontré dans tes lectures, ce serait lequel ?
Mission impossible ! C’est comme me demander de choisir un livre culte…

23. Quels sont les 5 livres de ta PAL qui te font le plus envie ?
5 sur plus de 800… Ca ne manque pas d’humour comme question !
– Tous les titres des Editions Super 8 que je n’ai pas encore eu le temps de lire (tricheur !)
L’innocence des bourreaux de Barbara Abel
Sans raison de Mehdy Brunet
Maman a tort de Michel Bussi
Numéro Zéro de Umberto Eco

24. Si tu ne pouvais plus lire qu’un seul type de livre, lequel ce serait ?
Le polar sous toutes ses formes… Mais ça me ferait chier de me limiter à un seul genre, même si je l’affectionne tout particulièrement !

25. Comment classes-tu tes livres dans ta bibliothèque ?
Pas de bibliothèque… Dans des cartons dans le cellier !
Par auteur et par titre pour ma bibliothèque numérique… mais ça se fait tout seul.

26. Es-tu livre papier ou e-book ?
Par manque de place je priorise le numérique autant que possible. On va dire que ma bilbiothèque c’est 90% numérique et 10% papier. L’essayer c’est l’adopter !

27. Que fais-tu de tes livres une fois lus ?
Pour les livres papier que je veux conserver voir la question 25. Quand trop de cartons s’accumulent je fais une journée portes ouvertes pour donner les bouquins qui finalement ne s’imposent pas…
Pour les livres numériques je multiplie les sauvegardes (clé USB, disques durs, carte micro SD…).

28. Connais-tu la règle de la page 99 ? Et si oui, est ce que tu l’appliques parfois à tes lectures ?
Je connais (pour les plus fainéants, il y a aussi la règle de la page 30) mais par principe quand je commence un livre je m’efforce d’aller jusqu’au bout… Sauf si c’est vraiment illisible ! Dans ce cas pas de règle, je vire quand ça me saoule.

29. Quel est, parmi toutes tes lectures, ton « méchant » préféré ?
Difficile de n’en choisir qu’un. Je pense que je n’ai jamais autant pris mon pied à détester un personnage que celui de Joffrey dans Le Trône de Fer. Grippe-Sou de Stephen King (Ca) est pas mal aussi dans le genre flippant.
Chez les plus anciens j’ai un faible pour Dracula de Bram Stoker et Sauron de JRR Tolkien (Le Seigneur des Anneaux).

30. Que penses-tu des challenges littéraires ?
C’est un bon moyen de faire baisser ma PàL ! Et encore…

31. Quel est le livre que tu as le plus détesté ?
Difficile à dire… Mention spéciale toutefois à Edgar Allan Poe et ses histoires extraordinaires (un titre sans rapport avec la qualité des histoires en question).

32. Ton dernier coup de cœur littéraire ?
Am Stram Gram de MJ Arlidge

 
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Publié par le 26 mai 2015 dans Bouquins

 

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[BRD] American Sniper

amsnipPetite pause cinéphile afin de terminer ces congés en douceur, quoique le terme n’est pas forcément le plus adéquat vu comme nous avons opté pour American Sniper de Clint Eastwood.
Chris Kyle (Bradley Cooper) s’engage dans les SEALS et se spécialise comme tireur d’élite (sniper). Peu après les attentats du 11 septembre il est envoyé en Irak. Son rôle : protéger les équipes au sol en éliminant toute menace potentielle. Rapidement il se fait un nom au sein des troupes, et un surnom : La Légende
Clint Eastwood opte pour le biopic pour son dernier film, un genre qui ne lui est pas complètement étranger puisqu’il est déjà à l’origine de Bird, qui retrace le parcours de Charlie Parker. Certes celui de Chris Kyle est un peu plus mouvementé ; le challenge étant justement de proposer une double vision du personnage : le soldat sur le terrain et le civil avec ses proches. Un cocktail parfaitement maîtrisé par Clint Eastwood et un hommage salué par la famille et les proches de Chris Kyle.
De fait si vous vous attendez à un film de guerre brut de décoffrage vous pouvez passer votre chemin, le réalisateur s’intéresse avant tout à l’aspect humain (ce qui n’exclut pas de belles scènes d’action). Notamment sur la difficulté de réintégrer une vie civile normale avec sa famille tandis que les combats font rage en Irak. A ce titre Bradley Cooper réussit une belle performance d’acteur, son interprétation est criante de vérité, et pas uniquement au niveau de la ressemblance physique.
A noter la présence au casting de Sienna Miller qui incarne l’épouse de Chris Kyle, Taya Kyle. Une présence discrète mais omniprésente et sa raison d’être. Même si ça ne saute pas toujours aux yeux…
Ce film est avant tout un hommage à un homme et à un soldat d’exception, pas une ode à l’Amérique, à la politique de Bush ou la guerre. Que ça plaise ou non Chris Kyle a fait son boulot et il l’a bien fait (perso je dis respect Mr Kyle… et nul doute qu’un bon nombre de Marines lui doivent d’être rentrés au pays en un seul morceau). Avec son palmarés (255 tirs réussis, dont 160 officiellement confirmés) il est considéré comme le meilleur sniper de tous les temps et comme un héros national. Un palmarès qui lui a valu une tripotée de décorations, parmi les plus prestigieuses.
Décorations Chris Kyle

<<< ALERTE SPOILER >>> Le film ayant été tourné avant le procés d’Eddie Ray Routh, le meurtrier de Chris Kyle et de son ami, Chad Littlefield, il n’est pas fait mention du verdict rendu en février 2015. Eddie Ray Routh a été condamné à la prison à perpuité, sans possibilité de remise de peine.

♥♥♥♥♥

 
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Publié par le 19 mai 2015 dans DVD / BRD

 

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[BOUQUINS] Bernard Minier – Le Cercle

B. Minier - Le CercleRetour en France pour la prochaine étape de mon Challenge retrouvailles, j’ai en effet décidé de me plonger dans Le Cercle de Bernard Minier, seconde enquête du commandant Martin Servaz.
Martin Servaz est appelée par une amie qu’il n’a pas revu depuis plus de vingt ans, elle l’implore de l’aider à prouver que son fils, Hugo, n’est pas l’assassin de sa professeur et probable amante, même si tout semble l’accuser…
C’est avec un réel plaisir que j ‘ai retrouvé Martin Servaz et son équipe, Vincent Espérandieu et Samira Cheung ; un trio pour le moins atypique. Servaz c’est un peu la rencontre entre Sherlock Holmes et l’Inspecteur La Bavure. Un flic brillant et intelligent mais aussi redoutablement maladroit, très mauvais tireur et en proie à un vertige maladif. C’est ce côté profondément humain qui fait que l’on ne peut que s’attacher au personnage et vivre pleinement son enquête.
A la traditionnelle question de savoir s’il est impératif d’avoir lu Glacé avant de se lancer dans ce second roman, je répondrai par le tout aussi traditionnel « ça n’ s’impose pas mais c’est préférable ».
Si vous connaissez déjà Servaz et son univers sans doute vous demandez-vous si Irène Ziegler interviendra dans cette intrigue ; je ne répondrai pas à cette interrogation afin de laisser intact le plaisir de la découverte. De même l’on peut légitimement se demander si Martin Servaz va de nouveau croiser le chemin de Julian Hirtmann, là encore je serai muet comme une tombe de carpe.
Dans cette affaire la fille de Martin, Margot, tient une place nettement plus importante et joue même un rôle actif dans le déroulement de l’intrigue. De l’autre côté de la barrière on ne retrouve pas de personnalité aussi forte que Julian Hirtmann, même Paul Lacaze fait figure de poids plume.
L’intrigue est toujours aussi bien soignée, l’accent est mis sur la psychologie autant que sur l’action, des rebondissements mais moins de véritables surprises que dans le premier opus ; ce qui n’empêche nullement ce roman de mettre la barre très haut. D’autant que cette fois l’enquête prendra rapidement une tournure très personnelle pour Martin Servaz.
Pour la petite histoire l’intrigue se déroule en juin 2010, alors que tous les regards sont tournés vers l’Afrique du Sud et la Coupe du Monde de foot ; compétition au cours de laquelle s’est ridiculisée à tous points de vue. En fait ce n’est pas seulement anecdotique, le contexte a son importance, je vous laisse découvrir le pourquoi du comment de la chose.
De nouveau Bernard Minier utilise son intrigue pour tirer à boulets rouges sur certains dysfonctionnements de la société française…
J’aurai plaisir à me plonger dans N’éteins pas la lumière, la troisième intrigue mettant en scène Martin Servaz… mais pas tout de suite, mon programme à venir est déjà bien chargé.

MON VERDICT
jd4

 
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Publié par le 16 mai 2015 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] M.J. Arlidge – Am Stram Gram

M.J. Arlidge - Am stram gramEncore un titre découvert grâce à Internet, le pitch étant particulièrement alléchant je me suis rué sur Am Stram Gram de M.J. Arlidge.
Amy Sanderson, une jeune fille hirsute et apeurée s’accuse du meurtre de son petit ami. Helen Grace, commandant de la Crim’ de Southampton, prend l’enquête en main. L’histoire d’Amy est invraisemblable mais tout semble indiquer que c’est la terrible réalité. Les deux jeunes ont été enlevés et séquestrés, pour gagner la liberté il fallait que l’un des deux tue l’autre. Une nouvelle double disparition est signalée ; la course contre la montre est engagée pour Helen et son équipe…
Autant vous le dire de suite ce bouquin c’est vraiment de la balle, le page-turner par excellence et un excellent thriller. Son intrigue aussi machiavélique que perverse, bourrée de rebondissements et menée à un train d’enfer mettra vos nerfs à rude épreuve.
Les personnages ont été mitonnés aux petits oignons. A commencer par Helen Grace, une vraie dure à cuire qui se donne à fond dans son boulot. Au niveau des relations humaines, elle se contente du minimum vital, même avec son équipe. Au fil des pages on se demande ce qu’elle cherche à expier ou oublier ; la réponse viendra en temps et en heure.
Les lieutenants Charlie Brooks et Mark Fuller sont les deux piliers de l’équipe de Grace. Charlie, flic discrète et efficace dont la perpétuelle bonne humeur est communicative, incontestablement l’atout charme du trio mais son coeur est déjà pris. Mark quant à lui peine à se remettre d’une rupture douloureuse, bon flic quand il reste sobre. Des personnalités qui se complètent à merveille.
Sans oublier la tueuse, et oui c’est une femme qui est aux commandes de ce plan morbide. Bien entendu la question principale est de découvrir son identité ; sur ce point j’ai été un peu plus rapide que Helen, certains indices m’avaient laissé imaginer cette possibilité mais sans aucune certitude. L’autre inconnue de l’équation étant bien entendu le mobile, une fois la tueuse identifiée et aidé par ses « confidences » il coule de source (ce qui ne signifie nullement qu’il est justifié).
Sans oublier les victimes, face à un pareil choix on peut se donner qui est le plus à plaindre, le mort ou le survivant ? Survivre avec un mort sur la conscience ne doit pas être une sinécure.
Des chapitres courts et un style sans fioritures font que vous ne pourrez plus lâcher ce bouquin une fois que vous l’aurez commencé. Hameçonné et ferré dès les premières pages je l’ai lu quasiment d’une traite.
Pour un premier roman l’auteur place la barre très haut, j’espère que les suivants sont à la hauteur de cette mise en bouche. Ah oui, cerise sur le gâteau (et quelle cerise !), en Angleterre l’auteur a déjà publié trois autres titres qui s’articulent autour d’Helen Grace. J’ai hâte de les découvrir en français !

MON VERDICT
jd5Coup de Coeur

 
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Publié par le 8 mai 2015 dans Bouquins

 

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Pause lecture en plein air

Etant en congés depuis le début du mois et ce jusqu’au 18 (je joue avec les ponts et jours fériés du mois de mai), j’en profite pour m’offrir des pauses lectures en plein air.
Je me suis trouvé un spot idéal pour me poser. A peine 10 minutes de marche pour y arriver et pas loin de Carrefour Market (pratique pour les courses en rentrant).
Spot lecture
Tous les matins j’embarque ma liseuse et je m’offre deux heures en totale immersion dans mon bouquin du moment…
De temps en temps je profite simplement de la vue, je ne m’en lasse pas !
Vue lecture

 
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Publié par le 8 mai 2015 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Daniel Friedman – Ne Deviens Jamais Pauvre !

D. firedman - Ne deviens jamais pauvreDirection la maison de retraite pour la prochaine étape de mon Challenge retrouvailles puisque j’ai opté pour Ne Deviens Jamais Pauvre de Daniel Friedman, second opus consacré à Buck Schatz… Un inspecteur Harry retraité et décrépi ! Mais qui, à défaut d’avoir toute sa tête, ne manque pas de verve. Buck Schatz, 88 ans, se remet péniblement de ses blessures dans une maison de retraite médicalisée. Il va se retrouver, bien malgré lui, au coeur de l’action quand Elie, un braqueur dont il a croisé le chemin cinquante ans plus tôt, vient lui demander son aide… On retrouve un Buck Schatz fortement diminué, il a besoin d’un déambulateur pour se déplacer et a parfois des pertes de mémoire. Pas franchement l’idée que l’on se fait d’un héros de roman policier… Un état des lieux affligeant qui n’a rien pour améliorer son doux caractère de perpétuel râleur asocial. Un dernier détail concernant l’ami Buck, il est juif. On s’en fout me direz-vous ; et bien non car c’est un détail qui a toute son importance pour comprendre la partie du récit qui se déroule en 1965. Ah oui j’ai oublié de vous signaler qu’au fil des chapitres on voyage entre l’année 1965, celle de la première rencontre en Buck et Elie et 2009, l’instant présent de l’intrigue. Cinquante ont passé mais Buck à la rancune tenace quand il s’agit d’Elie : « Je vois trois trucs qui clochent dans ton raisonnement. Primo, j’ai 88 ans. Deuxio, je suis pratiquement grabataire. Et tertio, je ne t’aime pas. » Revenons au judaïsme de nos deux gugusses (Elie aussi est juif). Comme je l’ai signalé une partie de l’intrigue se déroule en 1965, cela fait à peine un an que la discrimination raciale contre les Noirs a été interdite. La pilule a encore du mal à passer chez certains. Cerise sur le gâteau l’intrigue se déroule à Memphis, Tennessee. Un état du Sud des Etats Unis où tout ce qui n’est pas WASP (White – Anglo-Saxon – Protestant) est suspect… Si le roman est porté par Buck et son fichu caractère il n’en est pas moins bâti autour d’une intrigue qui tient la route. La guerre des papys va faire rage ! Pour notre plus grand plaisir.
Ecrit à la première personne, on suit l’intrigue par les yeux (et les pensées) de Buck, le style est décapant mais efficace. Lire le précédent opus, Ne Deviens Jamais Vieux, ne s’impose pas mais ça permet de comprendre dans quelles circonstances Buck s’est retrouvé là où il est. Et puis ce serait dommage de s’en priver, c’est un très bon roman, à l’image de ce second volet (la surprise en plus).
Par certains aspects le personnage de Buck me fait penser à Dave Gurney de John Verdon, on pourrait sans mal imaginer que dans quelques années, Dave sera à l’image de Buck. Tous deux ont un besoin maladif et égoïste de se confronter au danger pour se sentir vivant (et les deux portent difficilement le deuil d’un fils perdu et peuvent compter sur le soutien de leur tendre moitié). Deux personnages que j’aurai plaisir à retrouver aussi longtemps que les auteurs voudront bien nous faire partager leurs aventures.

MON VERDICT jd4

 
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Publié par le 5 mai 2015 dans Bouquins

 

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