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Archives Mensuelles: avril 2015

[BOUQUINS] Sonja Delzongle – Dust

S. Delzongle - DustAu menu du jour, un bouquin tombé entre mes mains un peu par hasard, ou plutôt du fait de nombreuses critiques enthousiastes lues çà et là sur le net. Il n’en fallait pas plus pour me motiver à découvrir Dust de Sonja Delzongle.
Hanah Baxter est une brillante profileuse installée à son compte. Elle est contactée par Collins, le chef de la police criminelle kényane ; les enquêteurs sont sur les dents face à un tueur en série qui sévit depuis plus de deux ans. Il signe ses crimes d’une croix tracée au sol avec le sang de ses victimes. Rapidement Hanah va se rendre compte que l’affaire est bien complexe qu’elle n’y parait…
Embarquement immédiat pour le Kenya. Dépaysement garanti ! On sent que l’auteure maîtrise son sujet, qu’il s’agisse de la culture kényane (ou plutôt devrai-je dire des cultures kényanes), des paysages, des croyances et traditions, les descriptions sont d’un réalisme saisissant. On découvre un pays déchiré entre modernisme et tradition, où la sorcellerie est plus qu’un simple mythe et où la sécurité n’est souvent qu’illusoire.
« Hanah sentait son pouls battre au galop. À côté de l’univers que lui décrivait Swili, les rues de New York et même le Bronx lui paraissaient être le monde des Bisounours. »
De prime abord le pitch peut sembler classique : une profileuse qui court après un tueur en série ; rien de neuf sous le soleil. Mais rapidement on réalise que l’on tient entre les mains un thriller dense, complexe et surtout captivant. A l’enquête initiale viennent se greffer une seconde, puis une troisième et enfin une quatrième enquête ; on se doute bien qu’il existe un lien entre elles mais l’auteure sait brouiller les pistes pour nous tenir en haleine.
Au centre de l’intrigue un problème, ou peut être devrai-je dire un fléau, méconnu en Occident et plus ou moins volontairement ignoré en Afrique : la chasse aux Albinos. Des croyances primales mais encore tenaces aujourd’hui prêtent aux membres et organes des Albinos de puissants pouvoirs magiques, du coup les sorciers sont particulièrement friands de cette matière première pour réaliser leurs foutus grigris et potions. La demande ne s’arrête pas aux portes de l’Afrique, difficile de quantifier un pareil trafic humain mais il est de dimension internationale (sans surprise l’Asie fait partie des gros clients de ces trafiquants). Aussi incroyable que cela puisse paraître, surtout en plein XXIème siècle, cela existe bel et bien ; une recherche sur Google suffira à le confirmer.
Sonja Delzongle ne soigne pas que son intrigue, ses personnages sont particulièrement bien travaillés et ont parfois une personnalité complexe. A commencer par Hanah Baxter que l’on ne peut pas vraiment qualifier de professionnelle de la relation humaine, mais elle n’en reste pas moins attachante dans son obstination à découvrir la vérité.
Le personnage le plus trouble, et ce dès sa première apparition, reste incontestablement Darko Unger. Quel est son véritable rôle dans cette affaire ? De prime abord il apparaît nettement pas tout à fait blanc, ni tout à fait noir (sans jeu de mot douteux, s’agissant d’un Albinos), reste à deviner si le gris tire plus vers le clair ou le foncé…
Au niveau des flics kényans avec qui Hanah va devoir bosser, j’ai eu un faible pour Kate Hidden, la touche féminine de l’équipe et nouvelle recrue de la crim’. Mais j’ai aussi adoré détesté Mendoza, la parfaite tête à claques !
Pour faire simple ce bouquin est une totale réussite à tout point de vue, pas une baffe, ni un uppercut mais un méga coup de genou dans les couilles. Ce bouquin vous prendra aux tripes, les vrillera en tout sens avant de vous lâcher hagard ; mais entre temps vous serez passé par toute la gamme des émotions en compagnie de Baxter. Enooorme coup de coeur !
« Incompréhension, mutisme, révolte, autant de sentiments qui frappaient, pêle-mêle, comme de la grenaille, tous ces hommes, alors qu’ils venaient de lever le voile sur la folie humaine à son paroxysme. »
Dust est le quatrième roman de Sonja Delzongle, toutefois je ne pense pas parvenir à mettre la main sur les précédents qui ont été édités avec parcimonie, mais je compte bien surveiller les prochains afin de ne pas les rater.

MON VERDICT
jd5Coup double

 
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Publié par le 28 avril 2015 dans Bouquins

 

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[TV News] The Walking Dead – Saison 4

The Walking Dead - S04On continue de refaire notre retard au niveau des séries TV avec la quatrième saison de The Walking Dead, on a avalé les 16 épisodes en quatre nuits.
La prison où sont réfugiés Rick (Andrew Lincoln) et « son » groupe de survivants menace de ne plus être un havre de paix. Une mystérieuse épidémie frappe les rescapés, l’isolement des victimes s’impose afin de les neutraliser avant qu’ils ne se transforment. A l’extérieur la masse de zombies qui se presse contre les grilles grossit de façon alarmante. Enfin nul n’est absolument certain que le Gouverneur ne prépare pas une vengeance brutale…
Une saison un peu moins rythmée que les précédentes (notamment dans toute la première partie, quand les survivants doivent combattre l’épidémie qui décime leurs rangs), l’action (loin d’être totalement absente) cède le pas à la psychologie et aux relations (avec des hauts et des bas) entre les personnages.
L’occasion d’en apprendre davantage sur l’un des personnages les plus mystérieux parmi les compagnons de Rick : Michonne.
Une saison qui verra la fin brutale d’un compagnon de (quasiment) la première heure de Rick. Mince consolation (mais un peu quand même) de voir mourir celui qui l’a tué froidement.
Peu de nouveaux personnages qui semblent devoir s’imposer pour la suite, les nouvelles têtes ont tendance à être éphémère, à quelques exceptions près (dont un personnage qui pourrait changer la donne s’il dit vrai).
Pour finir j’aurai tendance à dire que cette saison permet de renouer avec l’essence même de la série, les survivants sont là pour survivre, pas pour jouer les fermiers ! Compte tenu de la fin de saison je pense que les rescapés ont compris la leçon, pour survivre il faut se battre ; Rick le premier puisque c’est quasiment en ces termes qu’il conclut le dernier épisode : Rick : « Ils vont se sentir assez stupide quand ils réaliseront… » Abraham : « Réaliser quoi ? »  Rick : « Qu’ils se sont attaqués aux mauvaises personnes. »
Une saison frustrante à chroniquer parce qu’on a vite fait d’en dire trop, sachez simplement qu’elle se déroule en trois phases avec un énorme clash dans la phase intermédiaire… Ca ne vous avance sans doute pas à grand chose si vous n’avez pas vu cette saison, et c’est très bien ainsi. Mon but premier étant de laisser un maximum de place à la découverte et à la surprise.
Finalement je n’ai pas de regrets d’avoir visionné cette quatrième saison avec un retard considérable, la saison cinq est en cours de diffusion, du coup on devrait pouvoir la récupérer en entier d’ici deux ou trois mois… Quelques semaines pour savoir ce qui se cache derrière le Terminus, c’est toujours moins frustrant que de devoir attendre un an !

 
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Publié par le 27 avril 2015 dans TV News

 

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Pourquoi je n’ai marché pas pour la France

A l’occasion de la venue de Claude Bartolone, président de l’Assemblée Nationale, en NC et afin de dénoncer les manipulations hasardeuses des listes électorales, l’ensemble des partis loyalistes (avec plus ou moins d’engouement) a appelé leurs sympathisants à se réunir massivement à 11h30 devant le Haut Commissariat pour une Marche pour la France.

Sauf erreur de ma part je suis en mon âme et conscience 100% loyaliste, la simple idée d’une Nouvelle-Calédonie indépendante me fout la gerbe, donc ça tendrait à confirmer mon attachement à la Calédonie française. Et pourtant, à l’heure qu’il est (midi passé) je suis sagement assis à mon bureau avec la clim dans le dos. Un choix 100% assumé par votre fidèle serviteur.

Je ne suis adhérent à aucun parti politique, je n’ai fait voeu d’allégeance à aucun mouvement. Au moment de voter je glisse le bulletin de celui qui me paraît le moins nul (à défaut d’être le plus compétent) dans l’urne. Les discours politiques me saoulent ; quand ce n’est pas un tissu de conneries, c’est du brassage d’air inutile. Mes convictions loyalistes sont citoyennes et non politiques, de fait je rejette toute récupération politico-politicienne de l’idéal loyaliste et plus que tout je n’ai aucune envie d’aller écouter des tribuns qui ne pensent qu’à se faire mousser et à tirer la couverture à eux, quitte à faire de l’ombre au voisin (ou mieux, quitte à lui planter un couteau dans le dos).

Si demain une marche citoyenne, à l’image de celle du 17 novembre 2014, est organisée alors j’y participerai avec le même engouement que précédemment. Par contre si l’initiative est politique alors je dirai de nouveau : non merci.
Ce qui ne m’empêche nullement de respecter ceux et celles qui se sont mobilisés aujourd’hui, nul doute d’ailleurs que cette marche connaîtra un beau succès populaire.

Au risque de jouer sur les mots  il me semble que le terme marche implique une notion de mouvement, rester planté devant les grilles du haussariat c’est pas un peu trop statique pour être qualifié de marche ?

 
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Publié par le 24 avril 2015 dans Nouvelle-Calédonie

 

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[BOUQUINS] Sire Cédric – Le Premier Sang

Sire Cédric - Le Premier SangRetour en France pour la prochaine escale de mon Challenge retrouvailles puisque j’ai opté pour Le Premier Sang de Sire Cédric. L’occasion de retrouver le duo atypique et tourmenté formé par Alexandre Vauvert et Eva Svärta.
A Paris, alors que le commandant Svärta et un collègue sont en planque à proximité du domicile d’Ismaël Costantin, un caïd de la Cité ayant fait main basse sur le marché de la drogue, le domicile de ce dernier est la proie des flammes. Dans le même temps à Toulouse, le commandant Vauvert enquête sur la disparition d’un homme d’affaire. Ils l’ignorent encore mais leurs deux enquêtes sont étroitement liées…
C’est le second roman, après De Fièvre Et De Sang, à mettre en scène le tandem Alexandre Vauvert / Eva Svärta (même si dans le présent roman c’est surtout Eva qui est mise en avant), la lecture du premier opus ne s’impose pas mais permet de mieux comprendre le lien entre Eva et Alexandre. Cerise sur le gâteau c’est un très bon bouquin, dommage de se priver de ce plaisir.
Avec ses deux flics Sire Cédric nous plonge en immersion dans le thriller gothico-fantastique ; un univers où le réel côtoie le surnaturel pour nous proposer des intigues aux ambiances uniques (esprits cartésiens stricts passez votre chemin, il faut un minimum d’ouverture d’esprit ou d’imagination pour apprécier pleinement la chose).
Si dans un premier temps les deux flics mènent leur enquête chacun de son côté on se doute bien que tôt ou tard les affaires vont se télescoper et que ce sera l’occasion de retrouvailles (tardives) entre Alexandre et Eva. Deux flics tourmentés comme je l’ai dit plus haut, des personnalités sombres et complexes qui tour à tour se complètent ou se rejettent, en perpétuelle lutte avec leurs démons intérieurs.
L’intrigue est ponctuée de flash-back permettant de suivre le parcours d’Ismaël Costantin (trafiquant de drogue notoire qui régnait en maître absolu sur une cité de la banlieue parisienne) et de Madeleine Reich (brillante femme d’affaire au passé mystérieux). Une intrigue au rythme et au suspense parfaitement maîtrisés, l’auteur nous mène là où il veut à son rythme (un rythme de plus en plus infernal soit dit en passant). Laissez vous guider par le maître des lieux, le voyage n’en sera que plus agréable (mais pas de tout repos). Tout ce que je peux vous dire c’est que Alexandre et Eva vont devoir se frotter à de la magie, pas de magie blanche, ni de magie noire mais de magie rouge, la magie du sang et de la mort (pour la petite histoire le descriptif de cette magie et le son fameux Voile m’a fortement fait penser au jeu Dragon Age Origins).
Le prochain opus, La Mort En Tête, m’attend bien sagement dans mon Stock à Lire Numérique, à moi de faire en sorte de l’en extraire avant qu’il ne retombe dans l’oubli… Mais avec les multiples aléas de la PàL il ne faut jurer de rien !

MON VERDICT
jd4d

 
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Publié par le 21 avril 2015 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Jo Nesbo – Du Sang Sur La Glace

J. Nesbo - Du Sang Sur La GlaceLe seul nom de Jo Nesbo sur une couverture suffit à mettre en branle le signal « A LIRE DE TOUTE URGENCE », j’étais d’autant plus curieux de découvrir Du Sang Sur La Glace car c’est son premier roman que je lis en dehors de la série Harry Hole.
Olav est un tueur à gages qui bosse pour Daniel Hoffman, un caïd du milieu à Oslo. Tout va pour le mieux dans son train train quotidien, jusqu’à ce que son patron lui demande d’éliminer son épouse, qu’il soupçonne de lui être infidèle…
La première chose qui frappe le fidèle lecteur de Jo Nesbo est l’épaisseur du bouquin, à peine 160 pages (Police, le dernier tome de la série Harry Hole faisait 608 pages). On va dire que la taille ne compte pas et se focaliser plutôt sur la qualité de la chose que l’on tient entre nos mains.
D’entrée de jeu on ne retrouve pas la griffe de l’auteur dans le style narratif, ça peut être déconcertant au départ. Le récit est à la première personne (raconté par Olav), on peut donc supposer que l’auteur ait pris le parti de se mettre dans la peau de son personnage afin de donner une touche originale et plus de crédibilité à son roman. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un problème de traduction, les trois derniers tomes de la série Harry Hole ont été traduits par trois traducteurs différents qui ont su préserver une continuité dans le style. Je reconnais toutefois que certaines tournures de phrases sont parfois indigestes : « Affaire pour laquelle la police avait déjà un suspect, fut donc à côté de la plaque dès le premier jour… » ; ou encore : « Disait qu’il ne supportait plus la puanteur de la poissonnerie. Aurait sans doute dû peaufiner un peu sa couverture.« .
Une fois n’est pas coutume j’ai commencé par le point négatif, je dis bien LE car c’est le seul bémol que je peux signaler concernant ce bouquin. Même s’il fait un boulot pas franchement honnête on s’attache rapidement au personnage d’Olav. Au-delà du tueur froid et implacable on découvre l’homme ; un homme fragile, timide, doux comme un agneau , plein de rêves et d’illusions. Un homme passionné par les livres malgré le fait qu’il soit dyslexique. On suit avec plaisir son périple de quelques jours dans l’hiver norvégien, mais surtout on croise les doigts pour que les choses se terminent au mieux pour lui.
L’intrigue est bien menée, c’est court mais intense. Un sympathique clin d’oeil au polar noir avec quelques touches d’humour çà et là et même une romance en toile de fond. Bref ça se lit d’une traite et on se régale au fil des pages. Jo Nesbo nous prouve brillament qu’il n’a pas besoin de Harry Hole pour tenir ses lecteurs en haleine.
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que l’auteur s’écarte de Harry Hole, à ce jour il a publié quatre romans isolés en plus de celui-ci, seul Chasseurs De Têtes est disponible en français. Plus surprenant, il a aussi à son actif trois titres jeunesse.
Je sais que Harry Hole aurait déjà amplement mérité sa retraite mais j’ai bon espoir que l’auteur lui réserve encore quelques enquêtes bien tordues. Rien ne semble s’annoncer à l’horizon…

MON VERDICT
jd3d

 
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Publié par le 16 avril 2015 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Jussi Adler-Olsen – L’Effet Papillon

J. Adler-Olsen - L'Effet PapillonLa prochaine étape de mon challenge retrouvailles m’a mené tout droit au Danemark en compagnie de Jussi Adler-Olsen ; l’occasion de retrouver (avec un réel plaisir) toute l’équipe du Département V pour leur cinquième enquête, L’Effet Papillon. Paré au décollage ? Bon bin c’est parti, alors.
Marco, un jeune gitan fuit les membres de son clan bien décidés à le faire taire. Pendant ce temps, au Département V, Carl et son duo de choc enquêtent (disons plutôt que Rose et Assad enquêtenjt pendant que Carl broie du noir), une fois n’est pas coutume, sur une affaire en cours. Jusqu’à ce que Rose ne découvre un avis de recherche qui l’intrigue…
Si je vous ai brièvement parlé de Marco dans ma présentation c’est bien évidemment parce que le fameux avis de recherche trouvé par Rose a un rapport direct avec la fuite du jeune gitan. Vous voulez savoir quel est ce lien ? Lisez ce bouquin alors. Mais avant n’oubliez pas de lire les quatre précédents, ce serait dommage de passer à côté, ils proposent tous des intrigues haut de gamme.
Bon comme j’ai commencé à vous causer de Marco autant continuer avant de revenir vers notre trio d’enquêteurs hors norme. De prime abord (et pour ne faire ni dans le politiquement correct, ni dans la langue de bois) il pourrait passer pour une simple racaille comme il en traîne trop dans nos rues. Mais rapidement on se rend compte qu’il est avant tout victime d’un système dont il aimerait se sortir, exploité par un oncle tyrannique qui mène le clan (et notamment sa meute de petites mains) d’une main de fer. Au fil des pages on s’attache à ce gamin débrouillard et loin d’être con, on suit avec un intérêt croissant son périple (passé et présent).
Quant à Carl Morck on peut aisément comprendre qu’il ne soit pas d’humeur. Son déplacement à Rotterdam, dans le cadre de son enquête personnelle, n’a rien donné. Le chef de la crim’ prend sa retraite et va être remplacé par son second, Lars Bjorn ; second que Carl ne peut pas blairer. Et pour finir Mona vient de le plaquer alors qu’il s’apprêtait à la demander en mariage… Tout va bien dans le meilleur des mondes !
Assad et Rose sont quant à eux égaux à eux mêmes. Le voile de mystère qui entoure Assad ne fait que s’épaissir mais le syrien gagne en efficacité au fil des romans. Reste juste à décrypter ses multiples métaphores et dictons à base de chameaux et de dromadaire… Carl résume parfaitement la situation en une pensée : « Si on rassemblait tous les chameaux et tous les dromadaires qu’Assad avait utilisés pour illustrer son propos depuis qu’il était entré au département V, le Sahara ne suffirait pas à les contenir. »
Rose aussi prend du galon en participant désormais activement aux enquêtes, mais avec la délicatesse d’un éléphant parkinsonien dans un magasin de porcelaine.
Le trio antagoniste fonctionne à merveille pour notre plus grand plaisir. Leurs échanges apportent juste ce qu’il faut d’humour pour détendre l’atmosphère quand l’ambiance se fait trop pesante. L’Effet Papillon reste un thriller, on attend donc une intrigue qui tienne la route au moins aussi bien que les quatre précédentes enquêtes du Département V ; un défi relevé haut la main par un Jussi Adler-Olsen qui ne cesse de nous surprendre et de se renouveler.
Du côté des méchants vous aurez toutes les raisons de haïr Zola, le chef de clan tyrannique mais il n’est qu’un pion qui fait dans son froc dès que le big boss claque des doigts. Ceux à qui profite le crime sont des cols blancs qui usent et abusent de corruption et autres magouilles pour s’en foutre plein les fouilles. L’occasion pour Jussi Adler-Olsen de pointer du doigts les dysfonctionnements de l’administration danoise (de quoi faire de l’ombre aux idées reçues qui affirment que les administrations scandinaves sont des modèles du genre à tout point de vue).
Cinquième opus des Enquêtes du Département V et cinquième coup de coeur. Vivement le prochain, alors !

Il m’est arrivé plus d’une fois, après une soirée bien (trop ?) arrosée de me réveiller avec le bouche pâteuse et une haleine à faire vomir un vautour ; je ne manque pas de métaphores pour signaler la chose mais j’avoue que celle utilisée par Carl m’a bien fait marrer : « Il se réveilla le matin avec l’impression d’avoir un hamster mort-né collé au palais« . Je me la note dans un coin du neurone pour la ressortir à l’occasion.

Pour l’anecdote et en guise de conclusion, Les Enquêtes Du Département V sont adaptées au cinéma depuis 2013, avec Mikkel Norgaard, un jeune réalisateur danois, aux commandes. Les deux premiers romans ont déjà été portés à l’écran, le troisième est en chantier. A ce jour les équipes ont signé pour quatre films (six romans sont parus au Danemark).

Département V

Carl (Nikolaj Lie Kaas) & Assad (Fares Fares)

MON VERDICT
jd5Coup de Coeur

 
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Publié par le 14 avril 2015 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Guillaume Musso – L’Instant Présent

G. Musso - L'Instant PrésentUne fois de plus les aléas de mon Stock à Lire Numérique m’éloignent temporairement de mon challenge retrouvailles. Cette fois le coupable est Guillaume Musso, dont le dernier roman, L’Instant Présent, s’est invité dans mon stock à croissance exponentielle !
Arhtur Costello, hérite d’un phare et de la maison attenante, son père lui laisse toutefois deux consignes : ne jamais vendre le bien et ne jamais essayer d’accéder à la pièce du sous-sol dont l’accès a été muré. La tentation et la curiosité seront trop fortes, à peine son paternel parti, Arthur entreprend de découvrir le secret de cette fameuse pièce cachée. Commence alors pour lui une aventure défiant toutes les lois de la logique et du possible…
Avec son nouveau roman Guillaume Musso joue sur un habile mélange des genres avec une nette dominante du fantastique (pour tout ce qui concerne la malédiction du phare) qui laisse aussi la part belle à la romance (avec une belle et surtout originale histoire d’amour impossible), le tout se lit comme un thriller par le rythme imposé. Au fur et à mesure que l’échéance approche on se demande si Arthur va parvenir à briser la malédiction et surtout comment il va s’y prendre. A l’instar de son précédent roman, Central Park, l’auteur nous offre un final en forme de pied de nez qui remet en cause toute notre perception du récit. Et une fois de plus on se laisse surprendre avec plaisir.
Le récit repose pour beaucoup sur le personnage d’Arthur, on se doute bien qu’il va ouvrir cette foutue pièce interdite (mettez vous à sa place, le meilleur moyen de vous faire faire quelque chose c’est de vous dire de ne surtout pas faire ça), parfois le gars est un peu tête à claques même si ce qu’il vit n’est pas évident il a un peu tendance à oublier que pour les autres aussi la situation est compliquée à gérer. Mais il faudra aussi compter avec Lisa, la femme dont Arthur va tomber amoureux, qui va justement devoir s’adapter à une situation hors du commun, parfois ça passe, parfois ça casse… Difficile de lui jeter la pierre. Indéniablement mon coup de coeur va à Sullivan Costello, le grand père d’Arthur, qui fut lui aussi victime de la malédiction du phare.
Une écriture agréable, une intrigue prenante à souhait, résultat des courses le bouquin se lit d’une traite. Vautré dans le canapé je l’ai dévoré en un après-midi pour ma part. Pour le classico 2015, Levy vs Musso la victoire va de nouveau, et incontestablement, à Guillaume Musso !

MON VERDICT
jd4

 
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Publié par le 7 avril 2015 dans Bouquins

 

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Challenge retrouvailles… Une petite rallonge svp.

En épluchant mon Stock à Lire Numérique j’ai constaté que j’avais largement de quoi étoffer mon challenge retrouvailles ; voici donc le programme de sa version Extended Edition.

Abbott, Jeff – Downfall (Sam Capra – T03)
Adler-Olsen, Jussi – L’Effet Papillon (Département V – T05)
Brussolo, Serge – Le Suaire Ecarlate (Le Cycle De Wallah – T02)
Camut, Jérôme & Hug, Nathalie – Le Mal Par Le Mal (W3 – T02)
Cédric, Sire – Le Premier Sang (Vauvert & Svarta – T02)
Clancy, Tom – Sur Tous Les Fronts (Jack Ryan – T14)
Friedman, Daniel – Ne Deviens Jamais Pauvre (Buck Schatz – T02)
Galbraith, Robert – Le Ver à Soie (Cormoran Strike – T02)
George, Elizabeth – La Ronde Des Mensonges (Inspecteur Lynley – T17)
Howey, Hugh – Origines (Silo – T00)
Manook, Ian – Les Temps Sauvages (Yeruldelgger – T02)
Minier, Bernard – Le Cercle (Martin Servaz – T02)
Monfils, Nadine – La Petite Fêlée Aux Allumettes (Mémé Cornemuse – T02)
Sharpe, Tom – Wilt 3

 
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Publié par le 3 avril 2015 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Robert Galbraith – Le Ver A Soie

R. Galbraith - Le Ver A SoieMon Challenge retrouvailles poursuit son petit bonhomme de chemin, direction l’Angleterre avec Robert Galbraith (alias JK Rowling) et Le Ver A Soie, la seconde aventure de Cormoran Strike.
Cormoran Strike est contacté par Leonora Quine afin qu’il enquête sur la disparition de son mari, Owen, un écrivain un brin excentrique et un max mégalo. Rapidement Strike va découvrir que toute l’affaire semble tourner autour de Bombyx Mori, un manuscrit qui devait être le prochain roman d’Owen Quine ; un véritable brûlot susceptible d’en énerver plus d’un…
C’est avec plaisir que j’ai retrouvé le duo de choc composé du détective Cormoran Strike et son assistante, Robin Elacott. Une Robin qui aimerait que son patron la prenne davantage en considération en lui confiant un rôle plus important que de simples tâches de secrétariat ; sans le lui dire toutefois. Or, si Strike est un excellent détective il n’est pas particulièrement doué en matière de psychologie humaine, de fait les « ambitions non dites » de Robin sont pour lui une totale abstraction… Voilà qui ne va pas simplifier les relations entre le patron et son employée.
Pour cette nouvelle enquête l’auteur(e) nous entraîne dans le monde de l’édition et le moins que l’on puisse dire c’est que ce n’est pas vraiment le pays des Bisounours. Un monde que Galbraith / Rowling doit bien connaître puisque c’est celui dans lequel elle évolue. Un monde qu’un des personnages du roman, un auteur à succès, résume en une phrase : « Si vous cherchez des amitiés sincères, généreuses et pérennes, engagez-vous dans l’armée et apprenez à tuer. Si vous préférez des liens éphémères avec des gens qui exercent le même métier que vous et se réjouiront de tous vos échecs, écrivez des romans. »
Comme dans L’Appel Du Coucou on retrouve tous les éléments d’un polar classique, avec une enquête qui avance lentement mais sûrement sans jamais ennuyer le lecteur. Au contraire on va chercher en même temps que Strike à comprendre qui est le ou la coupable ; la seule certitude étant que ce n’est évidemment pas la coupable désignée ! Et une fois de plus l’auteur(e) parvient à nous bluffer avec son coup d’éclat final.
Au niveau des personnages nous avons le droit à une belle brochette de suspects, tous auraient un mobile plus ou moins valable pour se débarrasser d’Owen Quine. Il faut dire que dans son Bombyx Mori l’écrivain n’épargne pas tout ce petit monde.
La plume et le style de l’auteur(e) nous plonge au coeur de l’action, en totale immersion dans un Londres hivernal. On peut regretter certaines longueurs dans les descriptions, mais c’est peut être le prix à payer pour justement se trouver en totale immersion dans le récit et le décor. Pour ma part je me serai volontiers passé des états d’âme de Strike quant à sa relation avec son ex. D’autant qu’ils n’ont plus aucun contact, une fois ça va, deux fois ça passe, mais au bout d’un moment ça devient lourd, voire gavant.
Un polar classique mais bien ficelé et efficace. Je serai fidèle au rendez-vous pour la prochaine enquête de Cormoran Strike ; l’auteur a annoncé vouloir consacré sept romans au duo Strike / Robin (pur hasard ou superstition ce choix de 7 tomes ? Le même nombre de bouquin que pour sa série Harry Potter).

MON VERDICT
jd3d

 
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Publié par le 1 avril 2015 dans Bouquins

 

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