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Archives Mensuelles: mars 2015

[TV News] Game Of Thrones – Saison 4

Game Of Thrones S04C’est avec un gros retard que nous nous sommes fait la quatrième saison de Game Of Thrones, il nous aura fallu une journée pour combler cette lacune !
Après le massacre des Noces Pourpres l’emprise sur le Trône de Fer par les Lannister semble incontestable, toutefois l’arrivée du prince Oberyn Martell, à l’occasion du mariage de Joffrey, pourrait bien venir changer la donne. D’autant que Stannis Baratheon continue de reconstruire son armée, bien décidé à faire valoir ses droits légitimes sur le Trône. Pendant ce temps, la Garde de Nuit, se prépare à l’assaut des forces sauvageonnes réunies par Mance Rayder, des forces en nette supériorité numérique…
Difficile de présenter en quelques mots une intrigue aussi dense et complexe, elle se joue sur plusieurs territoires et implique divers enjeu. A Westeros le principal souci des forces en présence et d’asseoir son pouvoir, sans forcément aller jusqu’à revendiquer le Trône mais au moins tirer une part du gâteau à soi. Sur le Mur et au-delà on se fout bien de la course au Trône, il faut avant tout protéger Westeros d’un assaut massif des sauvageons susceptible d’ouvrir une brèche par laquelle les marcheurs blancs pourraient s’engouffrer. Dans les Terres Libres, Daenerys continue d’étendre son influence et de grossir ses rangs, son objectif est la cité de Mereen.
Avec le temps (et surtout, pour ma part, la lecture des romans) j’avoue que j’ai eu un peu de mal à recadrer les événements au départ, mais les choses se sont rapidement remises en ordre. Passé le premier épisode j’avais retrouvé mes marques et aussitôt j’ai été scotché par cette nouvelle saison. Si la série prend quelques libertés par rapport aux bouquins, leur bouquin reste relativement mineur sur la chronologie des événements ; comme d’hab nous avons le droit à une intrigue tordue à souhait, des coups de poignards dans le dos, des règlements de comptes… Et on en redemande !
Au niveau des personnages le principal nouveau venu reste le prince Oberyn Martel (incarné par Pedro Pascal) qui est animé par un puissant désir de vengeance à l’encontre des Lannister.
Si le combat du Mur reste le moment le plus épique de la série ce n’est pas forcément le plus jouissif. Le premier prix de la jouissance revient à l’épisode deux, qui voit disparaître un personnage qui ne devrait pas manquer à grand monde (c’était déjà jouissif à lire, ça l’est encore plus à l’écran). En seconde position je citerai l’épisode dix, un autre personnage clé de cette même famille connaît un funeste mais jouissif destin (surtout quand on voit qui le zigouille).
Pour vous repérer par rapport aux bouquins, cette troisième saison correspond à la seconde partie de A Storm Of Swords (Intégrale 3) et aux débuts de A Feast For Crows (Intégrale 4) et A Dance With Dragons (Intégrale 5). Ces deux derniers romans couvrant à peu près la même période mais pas les mêmes personnages.
Accro je suis, accro je reste ! Pour le moment nous avons eu le droit à un sans faute avec cette série, et compte tenu du niveau des romans je doute que les choses soient appelées à changer dans les prochaines saisons… Bon c’est pas tout ça, mais ça m’a donné foutrement envie de me plonger dans le cinquième opus de l’intégrale.

 
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Publié par le 31 mars 2015 dans TV News

 

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[TV News] The Strain

The StrainSi je devais citer une série que j’attendais avec impatience je nommerai sans la moindre hésitation The Strain. Pourquoi elle et non une autre ? parce qu’il s’agit de l’adaptation télé de l’excellente trilogie vampirique La Lignée de Guillermo Del Toro et Chuck Hogan. Outre les deux créateurs du scénario original on trouve aussi Carlton Cuse aux commandes.
Une équipe du CDC, dirigée par le Dr Ephraïm Goodweather (Corey Stoll) est dépêchée à l’aéroport JFK, un Boeing 777 en provenance d’Europe vient de se poser mais aucun signe de vie. Sur les 210 passagers, seuls 4 ont survécus, aucune explication rationnelle ne peut expliquer la situation. Le mystère du vol DL753 ne fait que commencer, ainsi que le cauchemar…
Si on retrouve bien les personnages principaux des bouquins la série ne suit pas exactement le même déroulement chronologique sans toutefois couper les ponts avec l’original (Guillermo Del Toro et Chuck Hogan sont là pour veiller au grain). Du coup même si vous avez lu la trilogie il y a peu, la série devrait quand même réussir à vous surprendre agréablement.
Vous aurez donc le droit à un affrontement façon David contre Goliath entre les humains survivants / résistants menés par Abraham Setrakian (David Bradley) dans le rôle de David, et Le Maître (Robin Atkins Downes) et ses hordes de vampires dans le rôle de Goliath. Un face à face ponctué de quelques flash-back permettant de suivre le parcours et le combat de Setrakian contre Le Maître. A l’issue de cette première saison les fameux résistants sont encore divisés en deux groupes (mais je n’en dirai pas davantage, na !).
Sans surprise l’intrigue tient parfaitement la route, certains épisodes sont plus rythmés que d’autres mais tous contribuent à faire avancer l’ensemble de la façon la plus cohérente (en gardant à l’esprit que l’on est dans le domaine du fantastique) qui soit.
Une série fantastico-horrifique se doit de bénéficier d’effets spéciaux à la hauteur, rien à redire sur ce point les Stregoïs (vampires) sont vraiment bien travaillés, notamment leur système d’attaque très particulier. S’agissant de vampires non suceurs de guimauve, je tiens à préciser que la série n’est pas forcément à mettre entre toutes les mains.
Cette première saison se décline sous forme de 13 épisodes de 42 minutes, diffusés aux Etats-Unis sur FX, c’est Canal+ Séries qui a acheté les droits en France. Une seconde saison est d’ores et déjà en chantier. Les producteurs n’entendent pas user et abuser de la franchise, la série devrait s’étendre sur un maximum de cinq saisons. Perso je suis partant pour la suite, et même les suites !

 
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Publié par le 30 mars 2015 dans TV News

 

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[MUSIC] Nightwish – Endless Forms Most Beautiful

Nightwish - Endless Forms Most BeautifulJ’ai pas mal de retard dans mes chroniques musicales mais je vais essayer, lentement mais surement, de remonter le fil. Commençons par la dernioère acquisition en date avec Endless Forms Most Beautiful de Nightwish.
Ce huitième album du groupe finlandais et icône de la scène metal symphonique était très attendu à plus d’un titre ; d’une part parce que chaque album constitue en soi un événement, d’autre part c’est l’occasion de découvrir Floor Jansen au chant (après Anette Olzon et Tarja Turunen).
L’album s’ouvre sur le titre Shudder Before The Beautiful et le moins que l’on puisse dire c’est que la mise en bouche est alléchante. Une belle orchestration, des guitares puissantes et un chant qui accroche bien.
Elan, le single de lancement, surprendra par son intro au piano et à la flute irlandaise, une petite touche celtique que l’on doit à Troy Donockley qui compte désormais comme membre à part entière du groupe. Une mélodie agréable de nouveau servie par la voix enchanteresse de Floor Jansen.
Le titre suivant, Yours Is An Empty Hope, propose un duo / duel vocal entre Floor Jansen et Marco Hietala, une joute vocale soutenue par des guitares nerveuses à souhait.
Continuons notre survol avec Endless Forms Most Beautiful, joue à fond la carte Metal. Les guitares s’en donnent à coeur joie et Floor Jansen leur donne la réplique avec la même énergie.
Enfin je terminerai par le dernier titre de l’album, The Greatest Show On Earth, qui nous offre un final ahurissant de 24 minutes découpés en plusieurs parties distinctes à la façon d’une pièce de théâtre. D’un acte à l’autre l’ambiance musicale change, les parties vocales sont aussi bien chantées (Floor Jansen prouve encore une fois sa maîtrise en jouant sur différents registres) que parlées (avec des textes lus par Richard Dawkins). Un mélange des genre qui ne manquera pas de surprendre même le plus blasé des fans de Nightwish !
Ce huitième album devrait rassurer les fans même si les envolées lyriques de Tarja Turunen manqueront certainement aux plus exigeants ; il faut se faire une raison il y a un avant et un après, Nightwish réussi avec cet album à ouvrir une nouvelle page de son histoire. Onze titres qui régaleront vos oreilles pendant près de 80 minutes, un album moins Metal (les petites touches celtiques risquent de surprendre les puristes) et moins symphonique que les précédents mais cohérent et sans fausse note.
Outre la version simple (un CD) l’album est dispo en version double CD (le second incluant des bonus acoustiques) et collector avec un livret et trois CD (dont une version instrumentale de l’album).

Ecouter et voir le clip officiel de Elan sur Youtube

 
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Publié par le 27 mars 2015 dans CD Albums

 

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[BRD] Interstellar

InterstellarLes pauses ciné se suivent et ne se ressemblent pas, petit détour par la science-fiction avec Interstellar de Christopher Nolan.
Dans un futur indéterminé, alors que l’humanité est condamnée à disparaître par manque de nourriture, Cooper (Matthew McConaughey), un ancien pilote devenu agriculteur rejoint une équipe de scientifique persuadés que l’avenir de l’homme se situe dans l’espace. Reste à savoir où. C’est ce que Cooper et son équipage vont devoir découvrir…
Oubliez les méchants aliens et les batailles intergalactiques, Christopher Nolan (qui a co-signé le scénario du film, avec son frère Jonathan) joue la carte Hard Science. De la science fiction qui s’appuie justement sur la science pour rendre son intrigue réaliste (tout en restant dans un contexte futuriste). Pour l’anecdote, sachez qu’à l’origine les frères Nolan avaient écrit le scénario pour Spielberg qui a finalement dû renoncer au projet Interstellar. Les deux frères ont ainsi pu remanier leur scénario afin qu’il colle mieux à leurs attentes.
Le risque majeur avec cette approche de la SF est de proposer au spectateur profane un film totalement incompréhensible. Christopher Nolan évite brillamment cet écueil, mais bon il est quand même conseillé de visionner Interstellar avec l’esprit clair (évitez un apéro blindé avant), surtout dans la dernière partie du film.
La première claque est visuelle, qu’il s’agisse des décors de notre Terre du futur (avec un habile mélange entre l’ancien et le futuriste), des séquences dans l’espace ou des planètes visitées par l’équipage, tout est magnifiquement soigné. Ce n’est pas pour rien que le film s’est vu récompensé par l’Oscar 2015 des meilleurs effets visuels.
Le film réussit à nous captiver sans avoir besoin de jouer la carte de l’action à tout va, une intrigue prenante, pour ne pas dire captivante, menée avec intelligence et les presque trois heures passent comme une lettre à la poste, sans jamais avoir eu l’impression d’être largué, sans jamais s’ennuyer. Une intrigue blindée servie par des acteurs totalement investis dans leur rôle.
Cerise sur le gâteau déjà bien garni, la bande son de Hans Zimmer vient sublimer le film. Un sacré défi quand on sait que Christopher Nolan a refusé de lui faire le scénario, au lieu de quoi l a rédigé un texte sans aucun rapport avec le film et demandé au compositeur d’écrire les morceaux que ça lui inspirait. Le résultat est bluffant, en fait tout est bluffant dans ce film.

♥♥♥♥♥

 
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Publié par le 26 mars 2015 dans DVD / BRD

 

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[BOUQUINS] Ian Manook – Les Temps Sauvages

I. Manook - Les Temps SauvagesRetour à mon Challenge retrouvailles, avec Les Temps Sauvages de Ian Manook, second roman consacré à Yeruldelgger. Attachez vos ceintures, décollage immédiat pour la Mongolie.
Tandis que Yeruldelgger s’efforcer de démonter le complot dont il est victime, son équipe enquête sur deux scènes de crimes aussi tordues qu’inexplicables. Plongé dans sa propre enquête Yeruldelgger tend à négliger son équipe. Et si ces trois affaires étaient liées ? Reste à découvrir le lien en question…
Avec Ian Manook on embarque sans escale pour la Mongolie avec des descriptions d’un réalisme à couper le souffle (qu’il s’agisse des paysages, de la culture, de la gastronomie ou de l’histoire). Un pays qui semble en perpétuel grand écart entre ses traditions et le XXIème siècle, un pays encore hanté par le joug soviétique, un pays où la liberté fait encore peur après des années de tyrannie communiste. Un pays où on se les gèle grave au coeur d’un hiver qui n’en finit pas (bienvenue à Westeros les gars), un pays dont la capitale vit sous une chape de pollution (selon un classement OMS, Oulan Bator est la seconde ville la plus polluée du monde). Dépaysement garanti sans toutefois donner forcément envie de se ruer sur le premier vol en partance pour la Mongolie !
Rassurez vous l’auteur propose bien plus qu’un guide touristique. Son intrigue, ou plutôt devrai-je dire ses intrigues, sont parfaitement maîtrisées. Plutôt que d’essayer de déchiffrer l’écheveau de son jeu de piste, laissez vous guider et apprèciez pleinement un récit d’une incroyable richesse. D’autant que les choses ne vont pas à aller en s’arrangeant, au contraire, plus on avance dans l’intrigue et plus ça se complexifie (sans jamais devenir brouillon, les neurones bouillonnent mais l’auteur, lui, garde le cap). Le truc voyez-vous c’est que dès le début on sent bien qu’il y a anguille sous roche, sauf que ladite anguille serait plutôt une murène aux dents effilées et au corps puissant.
L’une des forces de Ian Manook est de nous concocter des personnages finement ciselés dans du diamant brut. On retrouve un Yeruldelgger encore plus taciturne et grognon (voire franchement colèrique) que dans le précédent roman, à tel point qu’il se la joue en solo pendant une bonne partie du bouquin et n’hésite pas à basculer du côté obscur pour progresser. Bien entendu ses « femmes » sont aussi du voyage avec Oyun sa collègue et amie (qui occupe une place beaucoup plus importante dans ce second roman) et Solongo, sa compagne. D’autres personnages déjà croisés dans le premier roman refont surface mais je vous laisse découvrir de qui il s’agit et dans quelles circonstances ils interviennent dans l’intrigue.
Bien entendu le roman nous fait aussi découvrir bon nombre de nouveaux visages. J’ai eu un gros coup de coeur pour le duo Zarzavadjian / Soulniz qui enquête en France sur un trafic liè à l’intrigue mongole. Mais là encore je ne m’étendrai pas davantage, moins on en dévoile et meilleure sera la découverte.
Ce bouquin est une véritable ode à la (bonne) bouffe, que ce soit en Mongolie ou en France, les personnages s’en foutent plein la panse. On en baverait presque en lisant. Ceci dit j’avoue que mon coeur balance plutôt du côté de la cuisine française, certaines spécialités mongoles semblent appétissantes mais d’autres sont un peu trop exotiques à mon goût (décidément leur thé noir salé avec du beurre de yack rance et de la farine me laisse perplexe) !
Avec Yeruldelgger Ian Manook avait placé la barre très haut, Les Temps Sauvages réussissent à la monter d’un, voire plusieurs, crans. Ca va être un sacré challenge de tenir le cap, fallait pas nous habituer à l’excellence ! Compte tenu de la fin de ce second opus j’attends avec impatience la prochaine intrigue mongole concoctée par Ian Manook…

– Putain, Yeruldelgger, mais qu’est-ce que tu es devenu ? Regarde-toi ! Que de la haine, que de la colère, que de la violence. Je ne te reconnais plus, tu es devenu comme lui.
– Quoi, comme ce type qui a aidé Erdenbat à faire égorger Colette ?
– Non, comme lui, comme Erdenbat.
Il ne répondit pas tout de suite, aidant sans ménagement Sergueï trempé et transi à s’extraire de la bétonneuse.
– Tu as raison, mais c’est sans doute le prix à payer. Tu sais comment on arrête un incendie dans la taïga ? En brûlant une partie de la taïga loin devant la ligne de feu. Feu contre feu. C’est le prix pour arrêter Erdenbat, Oyun. L’addition est pour moi et je suis prêt à payer.
– Eh bien sans moi. Je trouve de quoi mettre ce type au sec et je l’embarque. C’est moi le flic ici. Toi je ne sais plus ce que tu es, alors tu fais ce que tu veux.

MON VERDICT

jd5 Coup de Coeur

 
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Publié par le 26 mars 2015 dans Bouquins

 

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[BRD] Into The Woods

Into The WoodsChangement de registre pour notre pause cinéphile suivante puisque nous avons opté pour Into The Woods de Rob Marshall, une comédie musicale estampillée Disney.
Suivez les aventures (légèrement détournées) de Cendrillon (Anna Kendrick), du Petit Chaperon Rouge (Lilla Crawford), de Raiponce (MacKenzie Mauzy) et de Jack (Daniel Huttlestone) et ses fayots. Une sorcière (Meryl Streep) va pousser un boulanger (James Corden) et son épouse (Emily Blunt) à bouleverser leurs destinées…
J’ai récupéré ce film sans vraiment savoir à quoi m’attendre, l’idée de croiser plusieurs héros de Disney me semblait sympa mais j’étais loin de me douter qu’il s’agissait d’une comédie musicale. Je n’ai rien contre ce genre, mais quand ça me prend par surprise il me faut un temps d’adaptation… Finalement la pillule passe plutôt bien, on se laisse embarquer dans l’histoire, les chansons s’intègrent bien à l’ensemble.
J’ai appris par la suite que Into The Woods était à la base une comédie musicale créée pour Broadway par Stephen Sondheim et James Lapine en 1986. C’est la première fois que Disney se lance dans l’adaptation d’une comédie musicale de Broadway. Le résultat, sans être transcendant, se laisse regarder et écouter (je ne sais pas ce qu’il en est de la VF mais la version québécoise conserve les chants en VOST ; en général la pilule passe mieux).
Pour ceux et celles qui auraient encore des doutes, tous ces personnages (et bien d’autres) ne sont pas des créations de Disney, il s’agit d’adaptation (parfois très libres et beaucoup plus optimistes) de contes traditionnels.
Le jeu des acteurs est plutôt convaincant, mention spéciale à Meryl Streep pour ses entrées et sorties qui ne passent pas inaperçues… A noter aussi une courte apparition de Johnny Depp dans le rôle du Loup, qui tient au Petit Chaperon Rouge un discours pour le moins ambigu.
A voir pour un moment de divertissement visuel et musical sympathique mais loin d’être inoubliable…

♥♥♥

 
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Publié par le 24 mars 2015 dans DVD / BRD

 

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[BRD] Le Hobbit – La Bataille Des Cinq Armées

La Bataille Des Cinq ArméesUne pause cinéphile sous le signe de la Terre du Milieu puisque nous avons visionné Le Hobbit – La Bataille Des Cinq Armées, ultime hommage à l’oeuvre de Tolkien signé Peter Jackson.
Alors que les réfugiés de Lacville, menés par Bard (Luke Evans) et les elfes de Thranduil (Lee Pace) viennent demander à Thorin (Richard Armitage) d’honorer sa promesse, le nain leur oppose une fin de non recevoir. Bilbon Sacquet (Martin Freeman) va tout mettre en oeuvre pour éviter une guerre entre elfes et nains ; d’autant que de son côté Azog (Manu Bennett) prépare les armées orques à l’attaque…
Ce troisième volet est de loin le plus sombre de la trilogie (la guerre menace c’est inévitable, la question est surtout de savoir qui va affronter qui) mais c’est aussi celui qui donne le plus d’importance à la psychologie des personnages (notamment avec Bilbon qui va faire le maximum pour ramener Thorin à la raison, n’hésitant pas à se mettre en danger). A ce titre c’est aussi le plus éprouvant pour les nerfs de spectateur.
Visuellement la magie fonctionne toujours aussi bien, on est en totale immersion dans la Terre du Milieu et ses intrigues avec un habile mélange de paysages naturels magnifiques et d’effets spéciaux toujours aussi fabuleux. Sans oublier bien entendus les combats parfaitement chorégraphiés.
La scène d’ouverture met d’office la barre très haut avec l’assaut dévastateur de Smaug sur Lacville (ce n’est pas un scoop puisque le film précédent se termine par l’envol du dragon vers le village de pêcheurs… on se doute bien qu’il ne va pas s’acheter un kilo de crevettes). Le rythme ne baisse pas ‘au contraire) pendant pas loin de 2h30 de pur bonheur. Heureusement on retrouve çà et là quelques notes d’humour permettant de faire baisser (temporairement) la tension d’un cran.
La transition entre Le Hobbit et Le Seigneur Des Anneaux est impeccablement menée même si c’est avec regrets que je dis au revoir à la Terre du Milieu. Et oui c’est juste un au revoir, dès que le coffret de la trilogie sort en version longue je vais me refaire les six films… Je ne m’en lasserai jamais tant Peter Jackson a su sublimer l’oeuvre de JRR Tolkien !

♥♥♥♥♥

 
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Publié par le 23 mars 2015 dans DVD / BRD

 

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Tête à tête avec Sosthène Desanges

Enfin presque… par mail interposé même si je lui avais déjà posé certaines questions de vive voix.
Pour ceux qui auraient la mémoire qui flanche, il s’agit de l’auteur des Guerriers du Lézard un roman de fantasy made in NC et très original. Mais c’est surtout un gars super sympa avec qui j’ai pris beaucoup de plaisir à discuter de choses et d’autres, pas forcément en rapport avec son roman.

Bonjour Sosthène, avant d’aborder ton premier roman, Les Guerriers du Lézard, peux-tu nous parler un peu de toi et de ton parcours jusqu’à l’écriture ?
C’est une vieille histoire d’amour qui est ressortie d’un placard. Quand on affectionne beaucoup quelque chose, on finit par avoir envie de mettre la main à la pâte. J’ai toujours aimé lire évidemment, mais depuis quelques années, j’avais envie d’écrire un roman. Seulement voilà, je n’y arrivais pas parce l’exercice est très difficile, je trouve. Il ne s’agit pas seulement d’aligner des mots. Il faut aussi que la « créature » soit crédible, prenne vie et, finalement, avec un peu de chance, « échappe » à son créateur… Bref, il faut beaucoup travailler et se questionner sur le récit. J’ai donc dû lire beaucoup plus… étudier le travail des autres. Et puis ces dernières années, j’ai eu la chance d’être confronté aux problèmes que posent d’autres formes narratives telles que la bande dessinée ou les courts métrages publicitaires et ça m’a beaucoup aidé. Il existe de nombreuses ressemblances dans tout ça. Raconter une histoire, quelque soit sa forme, ça te met en face des mêmes questionnements.

Comment se déroule une journée type quand tu passes en mode écrivain ?
Café, scaphandrier… Je suis quelqu’un de distrait et tout est fait pour me détourner du travail. Je m’arrange donc pour être en immersion totale et le plus longtemps possible. Pas d’internet chez moi, pas de télé non plus… Je ne sors la tête de l’eau que pour manger quelque chose. Sur le premier tome, j’ai dû travailler quinze heures par jour pendant trois mois. Mais être dans cet état, c’est génial !

Lors de notre première rencontre tu m’as avoué être un novice dans la fantasy, alors pourquoi avoir choisi ce genre et comment t’est venue l’idée de cet univers océanien ?
C’est vrai qu’au départ, c’est surtout la veine romanesque du XIXème siècle qui me plait en littérature, avec ses géants immortels : Dumas, Hugo… Mais quand on y pense, ce qu’on appelle la « fantasy » moderne c’est au fond le mélange de deux formes très classiques : le roman et le conte (qui est une forme littéraire encore plus ancienne). D’ailleurs, le premier roman du monde « L’Illiade » d’Homère, était en vérité un roman de « fantasy ». Des dieux furieux, des guerriers invincibles, des créatures surnaturelles… Qui dit mieux ?
Je voulais surtout écrire un roman d’aventure. JAR, le dessinateur, possédait un carnet de croquis sur lequel il avait imaginé quelques bribes d’un univers fantasy océanien. Il voulait que je lui écrive un scénario pour une bande dessinée, ce que j’ai commencé à faire. Mais l’univers s’élargissant de plus en plus, j’ai compris qu’il faudrait que je passe par un roman…

Avec les personnages de Ash et de Vanille on reconnaît des éléments des cultures mélanésiennes et polynésiennes ; est-ce que cet aspect du roman t’as demandé un gros travail de documentation ?
Oui et non. J’ai fait pas mal de recherches sur la façon dont on pouvait vivre autrefois, mais le but du jeu n’était pas de refaire le travail des ethnologues. Surtout pas. Une grande partie a donc été imaginée pour les besoins de l’histoire. Tout ce qui concerne l’ethnologie des groupes qui peuplent ASH & VANILLE est plus ou moins une fiction. En revanche, je me suis intéressé à la « puissance évocatrice » du monde océanien, à l’émotion qu’on peut éprouver au contact de ses peuples et à ce qu’on peut imaginer de leur passé… A ce niveau là, j’ai beaucoup travaillé, oui.

Comment t’est venue l’idée des personnages de Boulba, Khaal et de La Méduse ?
Ha ha… Boulba est un oiseau marcheur du type de ceux qu’on pouvait trouver il y a un millier d’années dans les montagnes de l’actuelle Mélanésie. Il en existait un, endémique au Caillou, que les archéologues ont nommé « Sylviornis Caledoniae ». Mais il était un peu plus petit qu’un poypoy.
Khaal, lui, est lié aux décapitations pratiquées autrefois par de nombreuses tribus océaniennes. Il a aussi certainement beaucoup à voir avec les histoires de fantômes chinois de mon enfance.
La Méduse, quant à elle, évoque bien sûr la créature mythologique et l’océan. Mais elle ressemble comme deux goutes d’eau à ma nièce quand elle avait le même âge.

D’une manière générale les personnages sont un peu composites en ce qui concerne leurs caractères. Inconsciemment, je suis certainement allé piocher dans mon entourage plus ou moins proche. Certains se sont déjà reconnus, les autres sont aveugles 😉

Les Guerriers du Lézard est le premier tome d’une saga en cinq volume, connais tu les grandes lignes de ton scénario ou laisses tu une grande place à l’improvisation ?
Oui. La trame est écrite de bout en bout. Je connais déjà la fin du dernier tome et le destin de chacun des personnages principaux… ainsi que celui de quelques personnages secondaires. En revanche, il y en a auxquels je n’ai pas encore été présenté.

Peux-tu nous annoncer une date de sortie et un titre pour le second opus de la série ? Où en es tu dans son écriture ?
J’espère vraiment pouvoir livrer le deuxième tome en novembre cette année. Je suis encore dans les plans. Sa rédaction commence dans deux mois…

Sans trop en dire, peux-tu nous donner un scoop concernant cette suite ?
Heu… La beauté fatale des océaniennes. Des révélations sur certains personnages du groupe. Des figures de pierre venues de loin. Et des pirogues, beaucoup de pirogues…

En dehors de Ash & Vanille tu as d’autres projets ou idées de romans ?
Un projet de série TV, oui… Mais il faut que je finisse ce que j’ai commencé. Je me rends compte avec le temps que je n’ai plus huit bras. Je ne sais pas où ils sont passés…

Avec Ash & Vanille tu nous plonges dans un univers très « visuel », pendant la lecture on visualise littéralement l’aventure ; des projets ou des souhaits d’adaptation en image (BD ou animation) ?
C’est vrai. Le fait de travailler dans l’image n’y est certainement pas étranger. On finit par avoir des déformations.
En ce qui concerne le projet de BD, il est toujours d’actualité. Mais je vais d’abord finir d’écrire jusqu’au dernier tome.
Sinon Peter Jackson m’a appelé mais, manque de bol, j’étais au WE GEEK…

Merci de m’avoir consacré un peu de ton temps, je te laisse le mot de la fin ?
D’abord, merci à toi pour cette tribune sympa dans ton blog et pour le temps que tu as consacré à cet article.
Ensuite comme je n’ai jamais eu vraiment l’occasion de le faire, je vais en profiter pour dire aussi merci à toutes les personnes qui ont fait confiance à ce premier roman. De plus en plus de gens me demandent la suite. Tout ça m’encourage beaucoup. Alors merci, vraiment et j’espère qu’on se verra en novembre :).

PS : Essaye de rappeler Peter Jackson, il paraît qu’il fait du bon boulot…
PPS : Je serai fidèle au poste en novembre !

 
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Publié par le 20 mars 2015 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Didier Fossey – Burn-Out

dfboPetite entorse à mon challenge retrouvailles (quoique quelque part ce sont mes retrouvailles avec un éditeur) mais les éditions Flamant Noir m’ont fait une proposition (même pas indécente) que je ne pouvais refuser. Je suis bien incapable de dire non quand on propose de m’offrir un livre, en l’occurrence il s’agit du dernier titre ajouté à leur cataloguer, Burn-Out de Didier Fossey. N’ayant jamais été déçu par cet éditeur vous comprendrez mon enthousiasme.
Paris. Avril 2014. Lors d’une planque un flic est tué, pas de témoin et quasiment pas d’indices. C’est Boris Le Guenn, chef de groupe à la BAC du 36 qui se voit chargé de l’enquête. Un emploi du temps surchargé, pas assez d’effectif, une enquête qui s’annonce pour le moins difficile et un de ses hommes aux abonnés absents. Boris Le Guenn et son équipe vont devoir se battre sur plusieurs fronts en même temps…
Avant de commencer je voudrais remercier du fond du coeur Nathalie et les Editions Flamant Noir pour leur confiance et ce cadeau surprise (d’autant que je cherchais à l’acheter mais ne le trouvais sur aucune plateforme de vente). Sachez toutefois que cela n’influencera en rien la totale impartialité de ma chronique.
2014. Année noire pour la Police Nationale en France. 51 policiers se sont donnés la mort, soit dix de plus qu’en 2013 et un chiffre inégalé depuis 2000 (la moyenne annuelle depuis les années 2000 se situe autour de 42 suicides). De plus en 2014 un grand nombre de policiers ont rendu leur arme pour ne pas céder à la tentation de mettre fin à leurs jours.
La grande originalité de ce roman est aussi sa principale force, on suit une intrigue à deux niveaux, d’un côté l’aspect polar pur et dur avec une enquête de police, et de l’autre un très important aspect psychologique et humain via les dérives de Guillaume, un flic à l’avenir prometteur qui part en vrille. Sans nouvelles de leur collègue on partage l’anxièté de ses coéquipiers et notamment celle de Boris qui va chercher à le couvrir autant que faire se peut. C’est de loin le polar le plus humain qu’il m’ait été donné de lire, cette approche lui donne un petit côté polar nordique (mais non pas ch’ti ! Plus haut, du côté de la Scandinavie).
Un polar profondément ancré dans une réalité parfois franchement glauque. Le flic est avant tout un être humain avec ses forces et ses faiblesses, sauf qu’on attend de lui qu’il fasse abstraction de ces dernières pour ne mettre en avant que la force et l’assurance de la fonction qu’il occupe. Outre la réalité du burn-out qui peut parfois conduire au suicide, l’auteur nous présente la dure réalité, conséquence des restrictions budgétaires à répétition, le boulot augmente mais les effectifs diminuent et les moyens ne répondent plus aux besoins. Enfin il nous fait vivre intensément la douleur de ceux qui perdent un collègue, tué dans l’exercice de ses fonctions, des drames qui sont malheureusement bien souvent eux aussi la conséquence des coupes financières. Un état des lieux déplorable qui ne devrait pas vous laisser indifférent, pas un réquisitoire contre X ou Y pour autant, un constat juste et froid.
Mais rassurez-vous, l’intrigue policière n’est pas pour autant laissée pour compte. Elle vous prendra aux tripes au fur et à mesure de son avancée et devrait vous réserver quelques surprises de taille.
Je ne le savais pas avant de lire la bio de l’auteur à la fin du bouquin mais Didier Fossey a été flic à la BAC de Paris. Ce qui explique le même réalisme que celui ressenti en lisant Olivier Norek. Ils savent de quoi ils parlent et en parlent avec le coeur et les tripes.
Vous trouverez d’autres similitudes entre le « Groupe Coste » et le « Groupe Le Guenn« , une complicité qui va bien au-delà de la simple relation professionnelle et des individualités qui se complètent. La fin laisse supposer que l’auteur compte faire revenir le « Groupe Le Guenn » sur les devants de la scène dans un prochain roman, je l’espère de tout coeur.
Pour le moment le catalogue Flamant Noir affiche un sans faute remarquable. Encore merci à Nathalie B. pour cette sublime découverte et sa confiance. Au risque de me répéter cette chronique des plus élogieuses a été rédigée en toute impartialité. Ce n’est pas de ma faute si ce polar est tout bonnement excellent !
Je profite aussi de l’occasion de féliciter à nouveau ChrisEbouquin pour son travail de numérisation ; comme dans Kind of Black vous aurez le droit à un petit bonus sonore avec la version epub du roman.
Je concluerai cette (longue) chronique en citant Franck Evrard, un des personnages du roman, flic à la BAC depuis vingt cinq ans et surtout supérieur et ami de la victime, qui dresse un portrait sans concession de sa vie de flic : « On a un métier à la con, on s’y donne à fond. Les gonzesses, elles comprennent pas. On se blinde, on devient comme tu dis « insensibles », car nos fantômes nous poursuivent. On n’a plus d’amis en dehors de la boîte, nos femmes nous quittent parce qu’on ne les fait plus rêver, et quand sonne l’heure de la retraite, on se retrouve tout seuls. (…) Regarde ma gueule… je suis gris. T’as vu mes yeux ? C’est pas des valises, c’est des malles qu’il y a en-dessous. Il paraît que dedans y’a toute la tristesse du monde, et pourtant je ne suis pas triste. Non… Ce sont simplement toutes les horreurs que j’ai vues en vingt-cinq ans, mon pote. Toutes les misères que j’ai côtoyées, tous les désespoirs que j’ai rencontrés qui se sont imprimés-là. »
Suivi quelques chapitres plus loin par ce constat : « “Tous les flics ont des cauchemars, ça fait partie du paquetage”, avait dit un jour Olivier Marchal, ancien policier devenu réalisateur de films à succès. Le problème, c’est qu’au départ le flic n’est pas prévenu que le paquetage s’alourdira au fil des ans, et rien n’est prévu pour les ranger, ces foutus cauchemars. Alors certains, comme Franck, mettent une carapace, s’endurcissent et le payent dans leur vie privée. D’autres se laissent déborder, et à défaut de sac pour y mettre leurs peurs, leurs angoisses et les problèmes personnels qui en découlent, se servent de leur arme pour en terminer, à raison d’une quarantaine par an, toutes forces de police confondues. »

MON VERDICT
jd5Coup double

 
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Publié par le 19 mars 2015 dans Bouquins

 

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Des notes qui me ressemblent…

Je prévois, à relativement court terme, d’ajouter une échelle de notation visuelle à mes chroniques de bouquins, mais il me fallait un truc qui me ressemble… Les coeurs ou les étoiles c’est surfait ! Après longue réflexion et surchauffe neuronale je pense avoir trouvé un truc à mon image.

jd5 Excellent – Coup de coeur !
jd4d On frôle la perfection.
jd4 Très bien.
jd3d Bien.
jd3 Pas mal mais j’espérais mieux.
jd2d Moyen.
jd2 Grosse déception.
jd1d Nul.
jd1 Une sinistre daube.

 
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Publié par le 19 mars 2015 dans Bouquins

 

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