[BOUQUINS] Dan Smith – Le Village

D. Smith - Le VillageDifficile de ne pas succomber à l’appel des nouveautés quand il s’agit de piocher notre prochaine lecture, du coup les titres les plus anciens s’enfoncent encore un peu d’avantage dans les méandres de la PàL, jusqu’à disparaître dans les limbes de l’oubli. Heureusement de temps en temps une lecture commune permet à ces bouquins, injustement oubliés, de refaire surface. C’est ainsi que Le Village de Dan Smith a pu retrouver le chemin vers la lumière et arriver entre mes mains.
Hiver 1930. Vyriv, Ukraine. Lors d’une sortie chasse, Luka, un vétéran de la guerre civile russe, et ses deux fils tombent sur un homme à l’agonie, dans le chariot de l’homme deux enfants, morts, assassinés. Luka décide de venir en aide à l’homme, mais l’arrivée de cet étranger et des deux enfants morts dans le village ne va pas être sans conséquence au sein d’une communauté déjà menacée par l’arrivée imminente de l’Armée Rouge…
Avant de rentrer dans le coeur du sujet il me semble important de bien situer le contexte historique. Staline est aux commandes de la Russie, il impose sa vision d’un communisme déshumanisé, multipliant les chasses à l’homme pour X raison (opposants politiques, poètes, curés, intellectuels, propriétaires terriens… tout file dans le même goulag) et sa politique de collectivisation à tout bout de champs. Ceux qui vivent, ou plutôt survivent, dans les zones encore épargnées par sa tyrannie dévastatrice, savent que chaque jour les rapproche de l’inéluctable purge menée par ses troupes. Bref le climat idéal pour que la paranoïa règne sans partage.Et dire que aujourd’hui certains ukrainiens sont nostalgiques de la Russie, il doit vraiment leur manquer des neurones, à moins qu’ils n’aient abusé de vodka frelatée… C’est un peu comme si des polonais se mettaient à regretter l’Allemagne nazie.
Ensuite le décor joue aussi un rôle primordiale, l’hiver au fin fond de l’Ukraine c’est limite décor post apocalyptique tellement la nature est hostile. Bin oui n’allez pas croire que tout le bouquin se passe dans le village, assis au coin du feu… que nenni, direction la steppe enneigée pour une chasse à l’homme pour le moins éprouvante et riche en rebondissements..
Du coup forcément dans un contexte et un environnement pareil il n’y a pas d’autres choix que de s’endurcir pour survivre, Luka l’explique d’ailleurs fort justement à l’un de ses fils : « Les faibles femmes, chez nous, ça n’existe pas. Quant aux hommes d’ici, ils sont capables de transformer leur cœur en pierre. » Et en effet les personnages qui peuplent ce récit ne sont pas des pieds tendres, Luka n’échappe pas à la règle, il peut parfois se montrer dur même s’il essaye de rester humain et juste, en prise permanente avec son passé de soldat et les souvenirs qui le hantent.
Au cours de la traque chacun devient tour à tour chasseur et proie, mûs par une même détermination, survivre… et éliminer l’autre. Chaque fois qu’une embellie semble vouloir se pointer, c’est un autre cauchemar qui commence pour Luka.
Le choix d’un récit à la première personne nous plonge encore plus intensément au coeur de l’intrigue. Il faut dire que l’auteur n’y va pas de mains mortes quand il s’agit de jouer avec nos nerfs et nos émotions. Il m’a fallu un peu de temps pour entrer pleinement dans l’intrigue (on va dire les cinq premiers chapitres, sur les trente six que compte le bouquin) mais une fois ferré je n’ai lâché temporairement le bouquin qu’à regrets, n’ayant qu’un hâte : y retourner au plus vite.
Le Village (titre original The Child Thief) est le premier roman de Dan Smith traduit en français, un subtil mélange entre thriller, roman noir et roman historique hautement addictif. J’espère que ses autres titres seront bientôt disponibles en français, inutile de préciser qu’après un tel coup de coeur ma curiosité en alerte rouge…

[BOUQUINS] Maxime Chattam – Que Ta Volonté Soit Faite

M. Chattam - Que ta volonté soit faiteLentement mais sûrement je vais tenter de retrouver mon rythme de lecture après une longue pause due d’abord aux fêtes de fin d’année, puis à l’actualité. Le fait de ne pas lire ne m’a nullement empêché de suivre les sorties littéraires et de gonfler mon Stock à Lire Numérique, il m’a semblé évident de retrouver mon rythme de croisière avec Que Ta Volonté Soit Faite de Maxime Chattam.
Depuis qu’il est enfant Jon Petersen doit vivre avec des pulsions malsaines, quand il va laisser libre cours à son instinct bestial pour la première fois ça va être pour lui le début d’une plongée dans le vice et la violence. Une plongée qui ne laissera personne indemne dans son entourage…
J’ai lu suffisamment de romans de Maxime Chattam pour savoir qu’une escapade littéraire en sa compagnie ne serait pas un voyage au pays des Bisounours. Pour son nouveau roman l’auteur délaisse le thriller pur et dur pour s’essayer au roman noir. Et le moins que l’on puisse dire c’est que l’essai est transformé !
Déjà le style narratif choisi est plutôt original, pas tout à fait un récit à la troisième personne puisque l’auteur se place dans la peau du narrateur qui nous raconterait l’histoire de sa ville et plus particulièrement des événements qui gravitent autour de Jon Petersen ; avec parfois des interventions directes du narrateur en question. Un récit qui s’étend des années 60 aux années 80 sans qu’il ne soit jamais fait état d’une date précise. Un récit qui prend racine dans un patelin du Midwest américain.
L’auteur a coutume de décortiquer le Mal sous toutes ses formes, dans ce roman il ne déroge pas à son habitude, seule l’approche change et c’est toujours aussi foutrement efficace. Moins trash que certains autres titres de l’auteur (et moins épais) ce récit baigne du début à la fin dans une ambiance glauque à souhait avec un personnage central détestable à tout point de vue, aucune empathie possible envers un tel fumier.
Si Jon Petersen reste le centre de gravité du récit, les autres intervenants ne sont pas pour autant laissés pour compte, ils bénéficient d’une réelle profondeur. Je pense notamment à Riley, le fils de Jon et au sherif Jarvis Jefferson qui jouent un rôle essentiel dans l’intrigue. Et bien entendu il y a le narrateur, dont vous devriez deviner l’identité à la toute fin du roman.
La transition est idéale pour aborder la fin, ou plutôt devrai-je dire les fins (vous comprendrez pourquoi après avoir lu le bouquin), Maxime Chattam réussit une fois de plus à nous surprendre avec un final éblouissant… A tel point que c’en devient presque frustrant de ne pouvoir s’épancher sur la question. C’est avec l’ultime révélation de l’intrigue que le titre du roman prend toute sa signification…
Pour sa première incursion dans le roman noir l’auteur rend hommage, en les citant à plusieurs reprises, à quelques grands noms du genre. Au vu de l’excellence du résultat j’espère sincèrement que Maxime Chattam ne se contentera pas de cet essai superbement transformé.

Films en vrac…

Un weekend cinéphile plutôt chargé donc je repars sur le même principe que le post précédent. Une présentation du film, quelques lignes pour une critique perso expresse et ma note sur 5.

vrac

La Planète des Singes – L’affrontement

Matt Reeves – Juillet 2014
Une nation de plus en plus nombreuse de singes évolués, dirigée par César (Andy Serkis), est menacée par un groupe d’humains qui a survécu au virus dévastateur qui s’est répandu dix ans plus tôt. Ils parviennent à une trêve fragile, mais de courte durée : les deux camps sont sur le point de se livrer une guerre qui décidera de l’espèce dominante sur Terre.
Suite directe du reboot Origines initié par Ruppert Wyatt le film nous oriente un peu plus vers le pourquoi du comment de l’aboutissement de la Planète des Singes. Chez les singes comme chez les humains, deux groupes s’opposent plus ou moins ouvertement : ceux qui pensent que la paix entre les espèces est possible, et ceux qui prônent la suprématie d’une espèce sur l’autre.
Le film tient la route dans la continuité, de fait l’idée d’une suite (annoncée pour 2016) ne m’étonne (et ne m’effraie) pas plus que ça ; il faudra juste savoir s’arrêter avant de nuire à la franchise.

♥♥♥½

Gone Girl

David Fincher – Octobre 2014
A l’occasion de son cinquième anniversaire de mariage, Nick Dunne (Ben Affleck) signale la disparition de sa femme, Amy (Rosamund Pike). Sous la pression de la police et l’affolement des médias, l’image du couple modèle commence à s’effriter. Très vite, les mensonges de Nick et son étrange comportement amènent tout le monde à se poser la même question : a-t-il tué sa femme ?
Très bonne et surtout très fidèle adaptation du roman de Gillian Flynn, Les Apparences. L’intrigue est machiavélique à souhait et les acteurs (notamment le couple Dunne) totalement convaincant. Les fans de thriller devraient prendre leur pied avec ce film.

♥♥♥♥½

Dragons 2

Dean DeBlois – Juillet 2014
Harold et Krokmou, duo désormais inséparable, parcourt les cieux, à la découverte de territoires inconnus et de nouveaux mondes. Au cours de l’une de leurs aventures, ils découvrent une grotte secrète qui abrite des centaines de dragons sauvages, dont le mystérieux Dragon Rider. Les deux amis se retrouvent alors au centre d’une lutte visant à maintenir la paix entre les hommes et les dragons…
Une animation irréprochable mais l’effet de surprise n’est plus de la partie et j’aurai tendance à dire que trop de dragons tue le dragon… Ca reste toutefois un bon divertissement familial.

♥♥♥

Dracula Untold

Gary Shore – Octobre 2014
1462. La Transylvanie vit une période de calme relatif sous le règne du prince Vlad III de Valachie (Luke Evans) et de son épouse bien-aimée Mirena (Sarah Gadon). Quand le sultan Mehmet II (Dominic Cooper) demande que 1000 jeunes hommes de Valachie, dont le propre fils de Vlad, viennent grossir les rangs de l’armée turque, le prince va se retrouver contraint de pactiser avec le monde des ténèbres s’il veut protéger les siens et son peuple…
Le personnage de Dracula a inspiré bien des cinéastes avec des résultats variables (le must restant pour moi le Dracula de Coppola). Si vous croyez avoir tout vu sur le célèbre comte aux dents longues, oubliez vos certitudes. Dracula Untold vous propose de découvrir les origines du plus célèbre des vampires.
A en croire les critiques lues çà et là le film est loin d’avoir fait l’unanimité (c’est peu dire), pour ma part j’ai été plutôt séduit par cette approche originale et le résultat… mais bon j’aime bien nager à contre courant ! Je ne trouve pas que le mythe ait été trahi puisque le film aborde un aspect du personnage absent du roman de Bram Stoker.

♥♥♥½

Le Loup de Wall Street

Martin Scorcese – Décembre 2013
L’argent. Le pouvoir. Les femmes. La drogue. Les tentations étaient là, à portée de main, et les autorités n’avaient aucune prise. Aux yeux de Jordan Belfort (Leonardo Di Caprio) et de sa meute, la modestie était devenue complètement inutile. Trop n’était jamais assez…
Adapté du propre bouquin de Jordan Belfort je ne me prononcerai pas sur authenticité (même partielle) ou non des faits. Sans surprise le duo Scorce / Di Caprio fonctionne à la perfection, il faut dire que c’est leur cinquième collaboration.
Les acteurs campe leur personnage avec un réalisme bluffant. A noter la présence au casting de Jean Dujardin, qui campe un banquier Suisse peu scrupuleux (ah… on me dit qu’il n’y a pas qu’en Suisse que les scrupules n’étouffent pas les banquiers).
Un fil qui mettra vos nerfs à rude épreuve, plus du fait de ses personnages que de son intrigue. Quelques longueurs mais pas de quoi gâcher le plaisir.

♥♥♥♥

Veronica Mars

Rob Thomas – Mars 2014
Veronica Mars (Kristen Bell) revient dans sa ville natale des années après avoir fuit son passé de détective. Elle va devoir y faire face pour élucider une affaire de meurtre dans lequel Logan (Jason Dohring), son ex-petit ami, apparaît comme le suspect idéal…
Dans mes (pas si) jeunes années j’aimais la série Veronica Mars et, comme beaucoup de fans, la fin abrupte m’a laissé un arrière goût amer (depuis j’ai pris l’habitude des caprices des chaînes). Le film ne pouvait bien entendu pas se présenter comme une suite directe de la série (avec 10 piges de plus au compteur les acteurs auraient quelques peu perdu en crédibilité dans le rôle d’adolescents). Le réalisateur a réussi à réunir tout le casting original autour de son projet ; projet qui a pu voir le jour grâce à une levée de fonds sur Internet.
Malgré une sortie direct-to-DVD (pas de sortie en salles), le film n’est pas une sinistre daube, mais rien de transcendant non plus. A réserver aux nostalgiques de la série TV…

♥♥♥

Collectif au profit des Restos du Coeur – 13 A Table

13 à table13 A Table c’est un collectif de treize auteurs parmi les grands noms de la littérature française contemporaine et treize nouvelles autour d’un thème commun : le repas. Et en prime une bonne action, pour chaque livre acheté ce sont trois repas distribués par les Restos du Coeur ; quoique en Nouvelle-Calédonie je me demande comment ça se passe à ce niveau, je suppose que ça se joue au niveau de l’éditeur (pas de Restos du Coeur en NC).
Commençons par le début avec les treize auteurs qui ont accepté de jouer le jeu : Françoise Bourdin, Maxime Chattam, Agnés Ledig, Gilles Legardinier, Pierre Lemaitre, Marc Levy, Guillaume Musso, Jean-Marie Périer, Tatiana De Rosnay, Eric-Emmanuel Schmitt, Franck Thilliez et Bernard Werber. Sept auteurs que je suis assidûment, un dont j’ai à peine effleuré l’univers et les autres que je ne connais que de nom (ou pas du tout).
Treize à table ça porte malheur me direz-vous. Rassurez-vous point de repas au menu de Marc Levy et de Guillaume Musso (ce qui n’empêche pas leurs nouvelles de mériter le détour). Chez Franck Thilliez, qui nous offre une nouvelle pour le moins surprenante, le repas reste en arrière plan. Les superstitieux n’ont pas besoin de quitter la table !
Ceci dit aucune fausse note dans cette sélection, on se régale du début à la fin du recueil avec des approches diverses et variées. Du dîner familial traditionnel (avec son lot de tensions) au thriller sombre (voire glauque) ; du roman noir à l’humour, en passant par la confidence et la tendresse. Le fin du fin revient à Bernard Werber qui nous fait vivre une intrigue vue du plat principal…
Je n’entrerai pas dans le détail des treize nouvelles mais soyez assuré qu’au-delà de la bonne action vous passerez un excellent moment en compagnie de ce recueil. Toutes ne vous procureront pas la même dose d’émotion et/ou de satisfaction, mais aucune ne devrait vous laisser indifférent.

Films en vrac…

De retour en ligne après quelques jours de silence auto-imposé du fait des événements tragiques de Charlie Hebdo et de tout ce qui a suivi, jusqu’à ces magnifiques manifestations de soutien où la France et le Monde ont défilé pour la liberté dans une unité qui réchauffe le coeur et surtout sans débordement, ni récupération… même si j’ai bien conscience que ça ne durera pas, malheureusement.
Place à un rapide tour d’horizon des films vus pendant mes congés, juste une présentation du film, une rapide appréciation personnelle et une note sur 5.

cinevrac
Captain America – Le Soldat de l’Hiver (Anthony et Joe Russo)

Steve Rogers aka Captain America (Chris Evans) vit tranquillement à Washington, D.C. et essaye de s’adapter au monde moderne. Mais quand Nick Fury (Samuel L. Jackson) est attaqué, Steve se retrouve impliqué dans un réseau d’intrigues qui met le monde en danger. S’associant à Black Widow (Scarlett Johansson), Captain America lutte pour dénoncer une conspiration grandissante…
Le film est réussi, globalement bien construit mais j’ai vraiment du mal avec le personnage de Captain America… Même si en l’occurrence il est moins « chef oui chef » dans ce second volet.
♥♥♥

Horns (Alexandre Aja)

Soupçonné d’avoir assassiné sa fiancée, rejeté par tous ceux qu’il connaît, Ignatius (Daniel Radcliffe) a sombré dans le désespoir. Un matin, il se réveille avec une paire de cornes sur la tête. Celles-ci lui donnent un étrange pouvoir, celui de faire avouer leurs plus noirs secrets aux gens qu’il croise. Ignatius se lance alors à la recherche du véritable meurtrier…
Une fidèle adaptation du roman de Joe Hill avec un Daniel Radcliffe des plus convaincant. Une fois de plus Alexandre Aja prouve qu’il maîtrise à la perfection le cinéma fantastique.
♥♥♥♥

Les 3 Frères – Le retour (Les Inconnus)

Ils sont trois, ils sont frères, ils sont de retour. 15 ans après, Didier (Didier Bourdon), Bernard (Bernard Campan) et Pascal (Pascal Légitimus) sont enfin réunis… par leur mère… Cette fois sera peut-être la bonne.
Un retour réussi pour le trio comique. A voir pour passer un bon moment de rigolade sans prise de tête. Pas aussi efficace que le premier film mais on sent une réelle volonté de s’amuser et non une simple opération marketing.
♥♥♥½

Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? (Philippe de Chauveron)

Claude et Marie Verneuil (Christian Clavier et Chantal Lauby), issus de la grande bourgeoisie catholique provinciale sont des parents plutôt « vieille France ». Mais ils se sont toujours obligés à faire preuve d’ouverture d’esprit…Les pilules furent cependant bien difficiles à avaler quand leur première fille (Frédéric Bel) épousa un musulman (Médi Sadoun), leur seconde (Julia Piaton) un juif (Ary Abittan) et leur troisième (Emilie Caen) un chinois (Frédéric Chau). Leurs espoirs de voir enfin l’une d’elles se marier à l’église se cristallisent donc sur la cadette (Elodie Fontan), qui vient de rencontrer un bon catholique (Noom Diawara).
Une comédie familiale qui traite de sujets graves avec légèreté et sans parti pris. Un régal pour les zygomatiques.
♥♥♥♥

The amazing Spider-Man – Le destin d’un héros (Marc Webb)

Le combat le plus rude de Spider-Man (Andrew Garfield) est celui qu’il mène contre lui-même en tentant de concilier la vie quotidienne de Peter Parker et les lourdes responsabilités de Spider-Man. Peter Parker trouve son bonheur entre sa vie de super-héros, et les doux moments passés aux côté de Gwen (Emma Stone). Face à Electro (Jamie Foxx), Peter devra affronter un ennemi nettement plus puissant que lui…
Un Spider-Man moins tête à claques que dans le premier volet mais je reste mitigé. Encore une débauche d’effets visuels 3D qui finissent par devenir gavant, du coup on en oublierait presque l’intrigue qui tient pourtant la route.
♥♥♥

SMS (Gabriel Julien-Laferrière)

9:00 Laurent (Guillaume de Tonquédec) reçoit un SMS de l’amant de sa femme. 9:01 Il se fait voler son portable. 9:30 Son fils disparaît. 10:00 Sa maison brûle. 10:15 Sa femme (Anne Marivin) le quitte. 10:30 Son entreprise est liquidée. 11:00 Il est en garde à vue.
Et ce n’est que le début des emmerdes…
Inspiré d’une histoire vraie… J’espère qu’il y a quand même une grande part de fiction sinon le gars peut se targuer d’avoir connu une journée de merde ! Un film sorti quasiment incognito mais qui mérite que l’on s’y attarde.
♥♥♥♥

Maléfique (Robert Stromberg)

Maléfique (Angélina Jolie) est une jeune femme au coeur pur qui mène une vie idyllique au sein d’une paisible forêt dans un royaume où règnent le bonheur et l’harmonie. Un jour, une armée d’envahisseurs menace les frontières du pays et Maléfique s’élève en féroce protectrice de cette terre. Dans cette lutte acharnée, une personne en qui elle avait foi va la trahir, petit à petit son coeur pur va se transformer un coeur de pierre. Bien décidée à se venger, elle s’engage dans une bataille épique avec le successeur du roi (Sharlo Copley), jetant une terrible malédiction sur sa fille qui vient de naître, Aurore (Elle Fanning)…
Disney revisite (avec beaucoup de liberté) l’histoire de la Belle au Bois Dormant, à travers le personnage de Maléfique. C’est Disney donc la magie opère toujours avec la même efficacité, sur les petits et les grands.
♥♥♥½

Nos pires voisins (Nicholas Stoller)

Les jeunes parents que sont Mac (Seth Rogen) et Kelly Radner (Rose Byrne) vivent le parfait rêve américain,avec leur adorable petite Stella et une maison fraîchement (et difficilement) acquise dans un charmant quartier résidentiel. Quand ils découvrent que leurs nouveaux voisins ne sont autres que les membres fervents et débridés d’une confrérie étudiante, menés par le charismatique Teddy (Zac Efron), ils essaient d’abord de s’assurer leur sympathie et leur respect. Mais la fiesta et les frasques incessantes des étudiants poussent le couple à se montrer plus virulent pour protéger leur territoire et leur tranquillité…
Encore une histoire inspirés de faits réels… mais cette fois ça m’étonne moins, je ne doute pas de querelles de voisinages puissent rapidement dégénérer (même s’ils vont très très loin dans le film). Divertissant, amusant mais pas transcendant et surtout rien de nouveau sous le soleil…
♥♥♥

Expandables 3 (Patrick Hugues)

Barney (Sylvester Stallone), Christmas (Jason statham)et le reste de l’équipe affrontent Conrad Stonebanks (Mel Gibson), qui fut autrefois le fondateur des Expendables avec Barney avant que ce-dernier ne soit obligé d’abattre son associé devenu incontrôlable… Du moins, c’est ce qu’il croyait. Pour faire face à la menace, Barney décide de partir au combat avec une nouvelle équipe…
Des nouvelles têtes (Antonio Banderas, Wesley Snipes, Harrison Ford…), des anciens qui rempilent (Arnold Schwarzenegger, Dolph Lundgren, Jet Li…) et de l’action en veux tu en voilà… mais au final pas de réel apport à la franchise Expandables. A voir pour les inconditionnels histoire de clore la trilogie, mais loin d’être indispensable pour les autres.
♥♥♥

Je suis Charlie… Nous sommes tous Charlie

charlie

Je n’ai jamais été fan de Charlie Hebdo du fait d’opinions diamétralement opposées. Mais face à une telle manifestation de connerie fanatique je ne peux pas,décemment et humainement, me contenter de la fermer.

De tout coeur avec les familles et les proches des victimes.

Je n’en dirai pas plus, je pourrai très vite devenir méchant, voire pire.

– Edit du 10 janvier 2015

Les frères Kouachi, les deux enculés de fanatiques à l’origine de l’attentat contre Charlie Hebdo (12 morts dont Charb, Cabu, Wolinsky et Tignouf, les figures de proue du magazine et de la caricature en France), ont été abattus par la police. Ils ne méritaient pas mieux, dommage qu’ils n’aient pas eu une mort plus lente et surtout plus douloureuse… Et oui, je me fous du politiquement correct, j’ose dire tout haut ce que nous sommes beaucoup à penser.
Traque + prison + procès + re-prison, tout ça aux frais du contribuable ; non merci ! Et au bout de 10 ans la liberté pour ces deux chiens galeux ; non merci !

Orcus Morrigan – Manhattan Carnage

O. Morrigan - Manhattan CarnageJ’ai terminé 2014 avec les vampires façon David S. Khara, je commence 2015 en restant en compagnie de morts-vivants, mais cette fois en version viande avariée. Place en effet aux zombies à la sauce Orcus Morrigan avec Manhattan Carnage.
Orcus Morrigan compte parmi les nombreuses victimes des attentats du 11 septembre 2001. Sauf qu’il reprend connaissance une semaine plus tard face au Diable qui lui propose de travailler pour lui au sein de son armée de zombies ; Orcus accepte le deal. Il enchaîne donc les missions pour son sinistre employeur mais rapidement les choses vont se corser…
Comme vous pouvez le constater je reste aussi dans l’Amérique post 11 septembre, sauf que présentement l’auteur se contrefout de l’authenticité, on flirte même avec l’uchronie. Mais attention ce n’est pas une critique négative, au contraire on se régale avec une intrigue complètement déjantée qui nous fera croiser quelques grands noms de l’époque (et même d’avant puisque l’on croisera notamment François Villon et Leonard de Vinci, en version zombie).
De même l’auteur se joue des règles inhérentes à la littérature zombie, il les fracasse même en les démontant avec une logique implacable. La série The Walking Dead est d’ailleurs souvent citée en exemple, ce qui en soi est déjà anachronique, l’action est sensée se dérouler en 2002 alors que la série n’a vu le jour qu’un 2010 (même les comics ne sont apparus qu’en 2003).
D’Orcus Morrigan, l’auteur, je ne peux rien vous dire. Si ce n’est que nul éditeur n’a osé publié son roman outre-Atlantique… Il faut dire que le sieur Morrigan fait dans le politiquement incorrect, cash et trash (à ne pas mettre entre toutes les mains). Tout ce qu’il faut pour choquer le puritanisme hypocrite et bien pensant yankee.
Par contre je vous invite vivement à découvrir les aventures d’Orcus Morrigan, le zombie. Aventures narrées par lui même vu qu’une majeure partie du bouquin est écrite à la première personne. Le langage de notre ami en voie de décomposition est plutôt fleuri et il ne manque ni d’humour (noir de préférence), ni de cynisme.
Un grand merci à l’Atelier Mosésu (éditeur) et à Maxime Gillio (traducteur) de nous offrir ce petit bijou, jouissif à souhait tant il sent le soufre. J’ai hâte de retrouver Orcus Morrigan pour ses prochaines missions, et oui Manhattan Carnage est le premier opus d’une série qui nous réserve encore bien des surprises (le premier chapitre du second volume est offert en bonus à la fin du bouquin).
Un bémol ? Non aucun à part peut être quelques défauts mineurs sur la version numérique (des sauts de lignes mal placés exclusivement). Ah si, c’est trop court (à peine 222 pages), mais qu’est ce que c’est bon (ça compense) !
Petit plus non négligeable pour le lecteur numérique, l’éditeur joue clairement le jeu du numérique, le bouquin en version papier est vendu à moins de 10 € alors que l’ebook est à moins de 5 €. A croire qu’il n’y a que les éditeurs modestes qui ne prennent pas le lecteur pour une vache à lait…