[BRD] The Rover

roverPetite séance cinéphile pour changer de la platitude des programmes TV, une escapade futuriste avec The Rover de David Michôd.
Dix ans après la chute de l’économie mondiale, quelque part dans le désert australien. Quand Eric (Guy Pearce) se fait piquer sa bagnole par trois voyous, il décide de se lancer à leur poursuite afin de récupérer son bien, coûte que coûte. En chemin il rencontre Rey (Robert Pattinson), le frère d’un des voleurs, laissé pour mort par ses potes. Ne pouvant s’en sortir l’un sans l’autre, ils décident de faire équipe…
Le film est présenté comme un croisement entre Mad Max (le premier du nom… le seul, l’unique, le vrai) et La Route. Je dirai un zeste de Mad Max pour l’endroit (l’Australie) et le contexte (pas vraiment post-apocalyptique, plus dystopique). Un soupçon de La Route par sa sobriété, on ne sait pas grand chose des personnages et du pourquoi du comment de la chute de l’économie mondiale… et on s’en fout. Le film impose toutefois sa marque de fabrique, personnellement je ne le présenterai pas comme post-apocalyptique, mais plutôt comme un western distopyque (un western à la sauce Sergio Leone / Clint Eastwood).
D’emblée le film impose un rythme lent (le premier plan séquence vous plonge tout de suite dans l’ambiance), lent mais pas ennuyant. Déjà le visuel est particulièrement soigné (essentiellement des décors naturels, pas d’effets spéciaux à tout va), ensuite une grande partie du film mise sur la relation entre Eric et Rey.
Pour tout dire le film repose presque exclusivement sur leurs épaules. D’un côté on trouve Eric, un type tourmenté bourré de rage, un mix entre le loup solitaire et le chien enragé ; tout le long du film on se pose la question de savoir pourquoi il tient autant à récupérer sa foutue bagnole. De l’autre Rey, un sac de nerfs qui collectionne les tics nerveux, un paumé un peu simplet qui ne sait pas vraiment ce qu’il fout là ni où il va. Deux rôles de composition parfaitement interprétés par Guy Pearce et Robert Pattinson (pour moi c’est de loin son meilleur rôle).
Pour l’anecdote le titre du film ne vient pas de la marque de la caisse d’Eric mais plutôt de ce qu’il est, rover se traduisant par vagabond.

5 réflexions au sujet de « [BRD] The Rover »

  1. Merde, je pensais qu’ils faisaient de la pub pour la bagnole, moi ! Et je me disais que si le film s’était nommé « Maserati » ou « Audi A6 », j’aurais été le voir 😀

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