Retour sur PC… enfin !

Asus ROG G750En mars je vous avais signalé que mon PC avait rendu l’âme, heureusement que j’avais la tablette pour surfer tranquille. Mais faut bien admettre que même si ça dépanne ce n’était pas vraiment le pied au niveau du confort d’utilisation. Après quelques hésitations pour savoir si je prenais un fixe ou un portable j’ai fini par opter pour la seconde option. Restait à trouver la machine idéale et, accessoirement, à attendre que les finances permettent ce genre d’excentricité. C’est chose faite depuis hier.
Mon choix s’est porté sur un Asus de la gamme ROG (Republic Of Gamers) et le modèle G750JS :
– Processeur i7 4700 – 2,5 / 3.5 GHz
– 8 Go de RAM
– Ecran LED 17,3″ full HD
– GeForce GTX 870M 3 Go
– Clavier rétro éclairé
– Son 2.1
– 1 To de Disque dur + 256 Mo de SSD et 1 To en disque externe
Windows 8.1
Une souris gamer Asus et un sac de transport offerts.

J’ai été bluffé par le SSD, la bécane démarre en une quinzaine de secondes…
Je n’ai pas de jeux récents pour le mettre à l’épreuve mais Skyrim avec les réglages vidéo au maximum est d’une totale fluidité (en plus d’être très beau, malgré son âge). Du coup j’ai profité de l’occasion pour aller faire un tour de côté de Star Wars Old Republic (un MMO dans l’univers Star Wars), désormais 100% free to play. Là encore rien à redire, réglages graphiques au max, le jeu est parfaitement fluide.
Il va me falloir quelques temps pour installer tout ce que je veux dessus mais d’ores et déjà je peux dire que je ne regrette pas mon achat. Noël avant l’heure… Je pensais que la transition vers Windows 8.1 serait plus ardue mais finalement ça passe comme une lettre à la poste (comme d’hab je commence par désactiver l’UAC afin d’éviter les messages à répétition dés que je touche à quelque chose).

[BOUQUINS] Donato Carrisi – La Femme Aux Fleurs De Papier

D. Carrisi - La Femme Aux Fleurs De PapierFaute de temps j’ai tendance, depuis quelques temps, à jeter mon dévolu sur de courts romans plutôt que sur des pavés. Heureusement que la longueur n’est pas gage de qualité ! Et heureusement que mon Stock à Lire Numérique compte quelques titres qui répondent à ce critère. L’occasion pour moi de me plonger dans La Femme Aux Fleurs De Papier de Donato Carrisi.
Avril 1916. Dans les Dolomites la guerre fait rage entre les forces italiennes et autrichiennes. Jacob Roumann, médecin de l’armée autrichienne, se voit confier la mission de faire parler un prisonnier italien soupçonné d’être un officier. Non seulement le prisonnier va lui parler, mais il va lui raconter une histoire qui le marquera à jamais…
Je ne vous cacherai que j’ai été quelque peu intrigué par ce bouquin, je connaissais Donato Carrisi pour ses thrillers et j’avais hâte de retrouver Mila Vasquez, mais avec ce court roman l’auteur s’ouvre vers de nouveaux horizons. Un horizon difficile à ranger sous une quelconque étiquette.
A l’image du personnage de Guzman, Donato Carrisi mélange habilement réalité et fiction, comme il le dit lui même à la fin du roman : inutile de chercher à démêler le vrai du faux. Sur fond de drame (on est quand même en pleine guerre mondiale), l’auteur nous livre, à travers le récit du prisonnier, un récit qui met du baume au coeur. Un récit où le suspense est bel et bien présent malgré tout. Pour faire simple, Donato Carrisi se révèle ici être un formidable conteur.
Au fil des pages on va avoir les réponses aux trois questions posées par le prisonnier en préambule à son récit. Qui est Guzman ? Qui suis-je ? Qui était l’homme qui fumait sur le Titanic ? Trois questions qui forment un tout qui ne manquera pas de vous étonner. Finalement, comme le Dr Roumann, on se fout de savoir si l’histoire est vraie ou fausse, on veut en connaître la fin.
Si vous cherchez un sens au titre du roman, sachez que vous aurez la réponse à travers l’histoire de Jacob Roumann.
La déception de ne pas tenir un thriller entre les mains s’est rapidement estompée, j’ai vraiment été sous le charme de ce bouquin, totalement embarqué par la plume de l’auteur…

Page blanche (ou presque) à ChrisEbouquin

Son rôle est peu connu et pourtant il est un acteur majeur dans la chaîne du livre numérique, je parle du numérisateur. Un excellent bouquin mal numérisé peut devenir une plaie à lire… Une daube finie ne deviendra pas un chef d’oeuvre grâce au travail du numérisateur, les miracles ne font pas partie de sa charte professionnelle !
Pour faire simple le numérisateur est la personne qui va faire d’un livre papier ou d’un document texte, un livre numérique.

A l’occasion de ma chronique de Menace (Muriel Houri), j’ai eu quelques échanges FB avec ChrisEbouquin qui s’est chargé de la numérisation de l’ouvrage pour les Editions Flamant Noir. Du coup j’ai eu envie d’en savoir un peu plus sur ce métier peu connu du grand public.
Merci à Chris d’avoir bien voulu se prêter au jeu des questions réponses.

C’est la première fois que je joue les journalistes en herbe, alors un peu d’indulgence svp 😀

– Bonjour Chris, peux tu nous parler de toi en quelques lignes ?

En quelques lignes ? c’est difficile, j’ai plutôt la faculté de faire parler les autres, peut-être après 2 ou 3 interview. En quelques mots : Une passionnée tranquille.

– Tu es donc numérisatrice, peux tu nous expliquer en quoi consiste ton métier ? Comment on y accède ? Quelles sont les étapes entre la numérisation et la production du fichier final mis à disposition du client ?

Il faut être polyvalent. Avoir de multiples aptitudes. Patient, méthodique, tenace, minutieux, perfectionniste, curieux, attentif, à l’écoute des besoins de l’éditeur et de l’auteur. Connaitre la typographie, l’orthographe, la grammaire, la conjugaison parfaitement. Avoir de bonnes notions en traitement des images. Connaitre le langage CSS. Maitriser les logiciels nécessaires en traitement de textes et en numérisation. Avoir beaucoup de pratique. Être un lecteur.
Il faut également suivre les actualités du numérique en évolution constante.
Donc être un peu de tout, comme un audit… du livre numérique.
Les étapes sont différentes selon les complexités des livres.

– Tu travailles seul ou au sein d’une équipe ?

Seule.

– Comment as tu été amené à travailler avec les Editions Flamant Noir ?

J’ai pris contact avec des petites maisons d’éditions à travers facebook, l’une des premières était Flamant Noir.

– Travailles-tu avec d’autres éditeurs ? A défaut quels sont les autres travaux que l’on peut te demander ?

Oui avec Le muscadier, Le murmure, Hugues Facorat éditions. Bien sûr, de la correction.

– Est ce que tu as ton mot à dire sur les livres que l’on te demande de numériser ? Qu’est ce qui pourrait te pousser à refuser un livre ?

Je respecte la mise en page de manière la plus fidèle possible. Si nous rencontrons des problèmes techniques, je propose des solutions pour les résoudre. La relation que j’ai avec l’éditeur est étroite, je peux me permettre de faire des suggestions. Par ex dans mon dernier avec Flamant Noir (Kind of Black de Samuel Sutra), le livre a lieu dans le milieu du jazz, j’ai intégré en fin de livre des images de vidéos you tube. En cliquant sur l’image, les lecteurs ayant WIFI sur tablettes et liseuses pourront écouter les thèmes musicaux. Un luxe de découvrir les thèmes dont l’auteur fait référence.
Refuser un livre ? non, j’accepte tous les genres et je pense être capable de tout numériser.

– Que penses tu de la multiplication des titres autoédités en numérique ? Quels conseils techniques donnerais-tu à un auteur qui souhaite se lancer ?

Pour un auteur n’ayant aucune expérience de la procédure, de la manière de préparer son manuscrit, de le corriger, de l’impression, en faire un livre électronique sans aucune connaissance, ce n’est pas facile. D’autre part, rares sont ceux qui arrivent à sortir du lot.
Rien ne remplace le job de l’éditeur qui va le conseiller, le corriger, le promotionner dans les salons et réseaux sociaux, lui offrir un large éventail de lieux de ventes.

– En tant que numérisatrice je suppose que tu as la primeur des livres que tu traites ; as tu le temps de tous les lire ?

Oui je suis la première servie, c’est génial. Bien sûr je les lis. Je fais partie d’une étape importante dans les corrections car je trouve toujours des erreurs grâce à mon regard infaillible et également à des outils appropriés de corrections.
J’ai besoin de rentrer dans le livre, d’en connaitre le texte. Je suis une lectrice avant d’être une technicienne du livre, je tiens tout particulièrement à obtenir un ebook parfait. Je reprends tes propos Un excellent bouquin mal numérisé peut devenir une plaie à lire, tu as tout dit. Je choisis la qualité et non la quantité. Je ne suis pas une usine à numériser, je suis une artisane dans le sens noble du terme. Mon objectif est d’embellir le livre sans excès et surtout impeccable.

– Quels sont tes projets futurs ?

Continuer avec les mêmes éditeurs et d’autres encore…

– Merci à toi. Un conseil de lecture pour finir ?

Tous ceux que j’ai faits. Vous avez le choix, romans, polars, noir ou fantaisiste, historique, essais, jeunesse, recueil de poèmes.

[BRD] The Rover

roverPetite séance cinéphile pour changer de la platitude des programmes TV, une escapade futuriste avec The Rover de David Michôd.
Dix ans après la chute de l’économie mondiale, quelque part dans le désert australien. Quand Eric (Guy Pearce) se fait piquer sa bagnole par trois voyous, il décide de se lancer à leur poursuite afin de récupérer son bien, coûte que coûte. En chemin il rencontre Rey (Robert Pattinson), le frère d’un des voleurs, laissé pour mort par ses potes. Ne pouvant s’en sortir l’un sans l’autre, ils décident de faire équipe…
Le film est présenté comme un croisement entre Mad Max (le premier du nom… le seul, l’unique, le vrai) et La Route. Je dirai un zeste de Mad Max pour l’endroit (l’Australie) et le contexte (pas vraiment post-apocalyptique, plus dystopique). Un soupçon de La Route par sa sobriété, on ne sait pas grand chose des personnages et du pourquoi du comment de la chute de l’économie mondiale… et on s’en fout. Le film impose toutefois sa marque de fabrique, personnellement je ne le présenterai pas comme post-apocalyptique, mais plutôt comme un western distopyque (un western à la sauce Sergio Leone / Clint Eastwood).
D’emblée le film impose un rythme lent (le premier plan séquence vous plonge tout de suite dans l’ambiance), lent mais pas ennuyant. Déjà le visuel est particulièrement soigné (essentiellement des décors naturels, pas d’effets spéciaux à tout va), ensuite une grande partie du film mise sur la relation entre Eric et Rey.
Pour tout dire le film repose presque exclusivement sur leurs épaules. D’un côté on trouve Eric, un type tourmenté bourré de rage, un mix entre le loup solitaire et le chien enragé ; tout le long du film on se pose la question de savoir pourquoi il tient autant à récupérer sa foutue bagnole. De l’autre Rey, un sac de nerfs qui collectionne les tics nerveux, un paumé un peu simplet qui ne sait pas vraiment ce qu’il fout là ni où il va. Deux rôles de composition parfaitement interprétés par Guy Pearce et Robert Pattinson (pour moi c’est de loin son meilleur rôle).
Pour l’anecdote le titre du film ne vient pas de la marque de la caisse d’Eric mais plutôt de ce qu’il est, rover se traduisant par vagabond.

[BOUQUINS] Jérôme Fansten – L’Amour Viendra, Petite !

J. Fansten - L'Amour Viendra PetiteFlamant Noir ayant placé la barre très haut avec Menace de Muriel Houri, il fallait que je découvre un autre titre de l’éditeur, au pifomètre j’ai jeté mon dévolu sur L’Amour Viendra, Petite ! de Jérôme Fansten.
J. est un privé au rabais, fauché et surtout un queutard perpétuel. Les femmes c’est son pêché mignon… et aussi sa plus grosse source d’emmerdes ! En attendant il a besoin de bosser s’il ne veut pas se retrouver à la rue…
Le moins que l’on puisse dire c’est que les premières pages sont pour le moins déconcertantes, à se demander si notre J. a bien toute sa tête. Puis en insistant un peu on se laisse entraîner sans opposer la moindre résistance.
Ce bouquin est un vibrant et brillant hommage (un tantinet décalé aussi) au roman noir, de ses origines hard-boiled, période durant laquelle de futurs grand auteurs du genre publient leurs textes dans des magazines bon marché (les fameux pulp magazines), jusqu’à des auteurs plus contemporains.
Difficile de dissocier le roman noir du jazz dans l’inconscient collectif, outre les références littéraires (romans et comics), l’auteur ne lésine pas aussi sur les références musicales. Une bande son jazzy à faire baver le fan du genre… et à faire craquer le profane le plus hermétique (qui peut rester de marbre en écoutant John Coltrane ou Miles Davis ?) !
Pour son hommage Jérôme Fansten a choisit la nouvelle, cinq récits (six si l’on inclut l’interlude en forme de livre dont vous êtes le héros) qui s’articulent autour du personnage de J. Son détective est un peu cliché, le contre pied total d’un Philip Marlowe, son crédo à lui c’est plutôt la loose absolue. L’occasion pour l’auteur de titiller parfois (souvent) les cordes de la parodie et de l’absurde.
La plume de l’auteur colle parfaitement au récit, brute de décoffrage, crue, noire, avec une pointe de vitriol… Un langage imagé et fleuri mais jamais obscène. Même si la ballade que les mots interprètent pour nous n’a rien d’un long fleuve tranquille (surtout pour J.), on se laisse bercer, guider et même bousculer par Jérôme Fansten. Une fois que l’on a succombé au charme de son écriture on est prêt à suivre l’auteur n’importe où… et on va être servi ! Vous ne pourrez pas dire que vous n’en avez pas eu pour votre argent !!!
Pour que vous aimiez l’humour noir et le second degré, alors cédez à la tentation et rejoignez J. dans ses errances ; à défaut de rire aux éclats je vous promets que vous afficherez rapidement un étrange sourire béat qui ne vous quittera plus avant le clap de fin.
Non seulement je me retrouve avec un auteur de plus à suivre de près mais il faut aussi que je garde un oeil attentif sur Flamant Noir, deux titres, deux coups de coeur : cet éditeur est dangereux !
Juste une remarque concernant l’interlude qui, comme je l’ai dit plus haut, se présente à la façon d’un livre dont vous êtes le héros (ces bouquins qui, à la fin de chaque chapitre vous propose de filer à tel ou tel autre chapitre selon votre choix). La version numérique pourrait proposer un lien direct vers le chapitre concerné. Je l’ai fait via Sigil, c’est tout de suite plus interactif.

[BOUQUINS] Michael Mention – Jeudi Noir

M. Mention - Jeudi NoirUne lecture expresse au menu du jour, avec le très original roman / essai Jeudi Noir de Michael Mention.
Jeudi 8 juillet 1982, Séville. France – RFA, demi-finale de la Coupe du Monde de football. Un match de football qui restera à jamais gravé dans l’histoire de la Coupe du Monde. Un match de football qui réussira à raviver les braises d’une haine que l’on espérait oubliée…
Que les choses soient claires : je n’aime pas le foot ! Oui, je sais que j’ai déjà eu maintes occasions de le dire ; faut croire que je ne me lasse pas de le revendiquer. Alors pourquoi irai-je perdre mon temps à lire un bouquin qui parle presque exclusivement de foot ? Ce n’est pas le choix qui manque dans mon Stock à Lire Numérique.
Même sans être un adepte du ballon rond j’aime me tenir au courant des principaux résultats, notamment quand il s’agit de la Coupe du Monde. Sans pousser le vice jusqu’à suivre tous les matchs je fais en sorte de récupérer les scores (éventuellement les résumés si un score m’interpelle) sur Internet.
Seconde raison, et non des moindres, ce jeudi 8 juillet 1982 j’étais devant la TV pour suivre cette rencontre historique (c’était quand même la première fois que la France arrivait en demi-finale). Pour être tout à fait franc c’est le genre de rencontre où mon coeur balance entre chauvinisme pour mon pays et attrait pour l’équipe adverse. Et oui j’ai toujours, et aujourd’hui encore, apprécié le jeu et la technique de la Mannschaft.
L’auteur nous propose quasiment une reconstitution minute par minute de cette rencontre historique. Pour nous plonger au coeur de l’action il nous place dans la peau d’un joueur fictif de l’Equipe de France ; pas un joueur qui prend la place d’un de ceux qui étaient sur le terrain ce jour-là mais une sorte de douzième homme. Un joueur qui n’influencera en rien le déroulé du match mais qui analyse son déroulement et livre ses pensées.
On a tendance à ne retenir de cette rencontre que le KO de Patrick Battiston, percuté volontairement et de front par Harald Schumacher, le goal allemand ; et surtout l’absence totale de sanction contre la RFA. Mais dès les premières minutes la tension entre les deux équipes était palpable, les allemands ayant de suite opté pour un contact physique musclé.
Il n’en reste pas moins que c’est ce dérapage de Schumacher qui fera dégénérer les choses, ravivant les blessures du passé et les haines de la seconde guerre mondiale… L’auteur expose très habilement cette montée en puissance de la tension aussi bien sur le terrain que dans les gradins (les supporters espagnols soutenaient jusqu’alors la RFA, ils ont pris fait et cause pour la France après la sortie de Battiston).
Pour la petite histoire ce fut la première fois qu’un match de Coupe du Monde ira jusqu’aux tirs au but ; avec le résultat que l’on connait et la qualification de la RFA. Est-ce que les choses auraient été différentes sans l’agression de Schumacher ? Honnêtement je n’en suis pas convaincu, mais je laisse à chacun le soin de forger sa propre opinion.
J’ai dit que l’auteur parlait presque exclusivement de foot, mais par le biais de son joueur imaginaire, il porte aussi un regard critique à la fois sociétal, sociologique et politique sur la société française. On peut adhérer ou non, perso je ne suis pas un nostalgique de l’expérience Mitterandiste (qu’il ne cautionne pas systématiquement je précise).
J’ai lu par curiosité, je n’ai pas forcément été emballé mais pas déçu non plus. Je ne sais pas vraiment à quoi je m’attendais en ouvrant ce livre, le compromis entre fiction et essai m’est apparu comme un bon choix de la part de l’auteur. Une chose est sure, il est indéniable qu’il a dû sacrément se documenter sur le sujet pour nous offrir un récit aussi complet.
Pour ceux et celles qui n’auraient pas vu ce match historique, vous le trouverez facilement et dans son intégralité sur Youtube.

[BOUQUINS] Muriel Houri – Menace

M. Houri - MenaceEncore un titre qui titillait ma curiosité et un éditeur que je m’étais promis de découvrir, l’occasion de faire d’une pierre deux coups. Place donc à ma chronique de Menace, un thriller signé Muriel Houri.
Entre Léo et Thomas, un père veuf depuis deux ans et son fils de douze ans, les relations oscillent entre compliquées et franchement tendues. Léo espère que ces vacances en compagnie d’Esther, sa compagne depuis peu, et Morgane, la fille de cette dernière, permettront d’apaiser les tensions.
Ah que voilà un bouquin qui justifie pleinement son titre. Dès les premières pages on sent une espèce de menace latente, au fil des chapitres ladite menace se précise, se fait même de plus en plus présente, de plus en plus pesante. Et nous on jubile en même tant qu’on stresse !
Ce thriller peut se vanter d’avoir une énorme dimension psychologique. On vit l’intrigue tour à tour à travers le personnage de Léo et celui de Thomas. Des personnalités bien trempées, usées jusqu’à la moelle par les non-dits et les secrets dont on partage le ressenti. Esther et Morgane font plus figure d’acteurs, elles sont bel et bien présentes mais presque en arrière plan, elle n’existent que par Léo et Thomas.
Puis il y a ce mystérieux voisin (dont on devine l’identité avant que l’auteur ne nous mette sur la voie), lui aussi nous fait vivre l’intrigue via son esprit tourmenté. Il deviendra rapidement le principal instigateur de la menace qui plane sur nos « braves » vacanciers.
Il n’y a que dans les derniers chapitres que le rythme s’accélère brutalement, avant la tension est purement psychologique, tout se joue sur les relations entre les protagonistes.
La plume de l’auteure est redoutablement efficace quand il s’agit de jouer avec nos nerfs. Histoire d’en rajouter une couche, les chapitres commencent par un indicateur de menace qui va crescendo (de 4 à 100%). Franchement une fois pris par ce bouquin vous ne pourrez plus le lâcher avant la fin. Et quelle fin ! Génialissime tout simplement.
J’aurai difficilement pu trouver mieux pour découvrir l’éditeur Flamant Noir, il va sérieusement falloir que je me penche sur les autres titres de son catalogue…

17-11-2014 : Marche pour la Nouvelle-Calédonie française

Restons français

17 novembre 2014
A l’occasion de la visite éclair de notre présiflan le collectif Restons Français a appelé les calédoniens à une marche afin de montrer notre attachement à la France
Plus de 10 000 personnes (dont moi) ont répondu à l’appel pour une marche pacifique et apolitique.
Au-delà de la puérile guerre des chiffres, cette marche a connu un franc succès.

NCF

Calédonie Ensemble, qui se proclame pourtant comme un parti loyaliste, ne s’est pas associé à la démarche du collectif. Pire dans un lamentable communiqué du parti on  apprend que cette marche « oppose inutilement les Calédoniens » et s’est soldée par « un fiasco ne réunissant qu’un peu plus d’un millier de personnes« . Faudrait apprendre à compter Monsieur Gomés… et éventuellement à réfléchir.
J’ai voté pour CE en tant que mouvement loyaliste, quand je lis des conneries pareilles je me demande si je n’aurai pas mieux fait d’aller à la plage ! Je suppose qu’une immense majorité de l’électorat de CE attend du mouvement un engagement loyaliste clair et net.

[No Comment] Le prix du livre… Papier vs Numérique

Petit comparatif aussi intéressant qu’instructif…

prixdulivreSource : Numeriklivres

Mettons que je m’offre (c’est prévu) le dernier Karine Giebel, Satant Etait Un Ange (le 13 novembre chez Fleuve Editions).
En version papier : il me coûtera 18,90€ sur lesquels l’auteure percevra 1,51€
En numérique : il me coûtera 13,99€ sur lesquels l’auteur percevra 3,49€
Une bonne raison de plus de continuer à lire en numérique !

En théorie…
Reste à savoir quel est le ratio réellement appliqué par les « grands » éditeurs tels que Fleuve, Albin Michel, Belfond…

[BOUQUINS] Andy Weir – Seul Sur Mars

A. Weir - Seul Sur MarsVous reprendrez bien un peu de science-fiction, non ? Un invité surprise au programme, cette fois c’est la campagne marketing de Bragelonne qui a attisé ma curiosité pour Seul Sur Mars de Andy Weir. Ajoutez cela des critiques globalement enthousiastes et comme disaient nos ancêtres, latinistes distingués, alea jacta est (merci Asterix).
La mission martienne, Arés 3, doit être brutalement interrompue suite à une forte tempête de sable. Dans la précipitation, l’un des membres d’équipage, Mark Watney, est laissé pour mort. Quand il reprend conscience, Mark réalise qu’il est seul dans le plus hostile des milieux, heureusement les installations déployées pour la mission sont intactes, à l’exception du système de communication. Considéré comme mort, Mark va devoir organiser sa survie, au quotidien et sur le long terme, et trouver un moyen de communiquer avec la Terre…
Pour son premier roman, Andy Weir, un scientifique passionné par l’espace et notamment les vols habités, opte pour la science-fiction, et plus particulièrement la hard science. A savoir une intrigue qui privilégie la cohérence scientifique et technique (au moment de l’intrigue) dans un contexte de fiction ; bref il faut que son récit soit crédible. L’authenticité prime sur le spectaculaire, au placard les petits bonshommes verts, gentils ou méchants, poubelle les pistolets laser et les canons à plasma. Le challenge principal du genre : réussir à séduire les lecteurs, y compris (surtout) les profanes (dont je suis).
Petite parenthèse personnelle, pendant tout mon cursus scolaire j’ai été un véritable cancre quand il était question sciences, physique, chimie, biologie (pour ne citer que les plus élémentaires) me filaient de l’urticaire… ou plus exactement me plongeaient en état d’hibernation avancé ! Et pourtant j’ai lu ce bouquin de la première à la dernière page sans le moindre bâillement, OK je n’ai pas tout capté aux diverses explications scientifiques mais elles sont parfaitement intégrées à l’intrigue, du coup on (du moins je) les accepte comme acquises.
Il faut dire que niveau intrigue et suspense Andy Weir place la barre très haut, on flirte entre SF et thriller. Difficile d’imaginer une situation plus critique pour le personnage de Mark Watney, Robinson Crusoé peut aller se rhabiller, Mac Gyver balancer son couteau suisse… Et je ne vous parle même pas des candidats de Koh Lanta. Une belle brochette de petits joueurs ! La grande majorité du récit confronte Mark à son environnement, écrit à la première personne (on lit son journal de bord). Les passages se déroulant sur Terre (à partir du sixième chapitre) sont quant à eux rédigés à la troisième personne.
Mark Watney est un personnage hors du commun, un as de la débrouillardise et du système D (parfois ça passe… des fois ça casse), mais sa véritable force (et donc celle du roman) est son incroyable optimisme, bien sûr il a des passages à vide (ça peut se comprendre, non ?) mais rapidement sa volonté d’y croire et son envie d’aller de l’avant reprennent le dessus. Cerise sur la gâteau, notre héros ne perds jamais son sens de l’humour, parfois tout en finesse, parfois incisif. Bref j’ai cotoyé durant cette lecture un personnage incroyablement attachant, on se bat avec lui… toute proportion gardée (confortablement installé dans le canapé, la liseuse dans une main, une bière dans l’autre).
Pour la petite histoire Seul Sur Mars a d’abord été un feuilleton numérique diffusé par son auteur sur internet ; l’engouement populaire a motivé un éditeur à contacter Andy Weir. Et depuis le bouquin continue de surfer sur la vague du succès. Ca ne vous rappelle pas quelque chose cette anecdote ? Un petit effort, j’en ai parlé il n’y a pas si longtemps… Je parle bien sûr de Silo de Hugh Howey (merci à ceux et celles qui ont suivi).
Succès qui se traduit par une adaptation sur grand écran avec Ridley Scott aux commandes (pas franchement un novice en matière de SF) et Matt Damon dans le rôle de Mark Watney, actuellement en tournage.