[BOUQUINS] Gilles Legardinier – Ca Peut Pas Rater !

G. Legardinier - Ca Peut Pas Rater !Après mon looong périple au coeur des Collines Noires avec Dan Simmons j’avais besoin d’un peu de légèreté, d’un maximum de pep’s et d’un bouquin qui se lisait tout seul, sans prise de tête et avec un sourire béat aux lèvres. Mon sauveur ? Gilles Legardinier et son dernier opus, Ca Peut Pas Rater !. Une valeur sure au rayon de la bonne humeur.
Marie se fait plaquer par son mec, après un passage à vide elle décide que désormais plus personne ne viendra lui chercher des poux sans en payer les conséquences. Plus question de s’encombrer d’un homme dans sa vie. Sauf que les choses ne se passeront pas exactement comme prévu…
Ce quatrième opus dans le registre humour ne fait que confirmer ce que je savais déjà, Gilles Legardinier a un don incroyable pour nous offrir un condensé de bonheur et de bonne humeur. Je persiste et signe en affirmant que ses bouquins devraient être remboursés par la Sécu (plus encore en ces temps de morosité ambiante). On en arriverait presque à retrouver foi en l’humanité…
De nouveau Gilles Legardinier réussit à nous surprendre en jouant dans un nouveau registre comique. En s’adressant à son lecteur à la première personne et à travers un personnage féminin, on pourrait être tenté de faire un rapprochement avec Demain j’Arrête ! mais le personnage de Marie est tout de même nettement moins déjanté que celui de Julie et fait preuve de plus de maturité dans son analyse des relations humaines (quoique parfois on retrouve le même grain de folie douce).
Car oui, comme dans les autres romans de l’auteur ce sont bien les relations humaines qui tiennent le haut du pavé. Ici, la relation homme-femme au sein du couple est à l’honneur, mais aussi l’amitié et même les relations sociales au sein d’un même espace de travail. Sous couvert d’humour l’auteur nous offre une analyse qui ne manque ni de profondeur ni de justesse, nul doute que tout à chacun devrait s’y reconnaître à un moment ou un autre de son existence.
Et les personnages sont suffisamment nombreux et variés pour permettre à l’auteur de nous inviter à partager quelques tranches de vie avec eux. Marie pourra ainsi toujours compter sur le soutien indéfectible de son amie, Emilie, mais ce sera aussi pour elle l’occasion de découvrir ses autres collègues. A bien y regarder on bosse au milieu de gens que l’on côtoie entre 8 et 10 heures par jour, mais est-ce qu’on les connait vraiment ? Pour ma part sans hésitation la réponse est non, sans doute mon côté ours grognon et asocial qui ressort…
Je referme ce bouquin avec l’esprit léger, le coeur plein d’émotions (et oui l’auteur sait aussi jouer sur tout le registre émotionnel) et un sourire béat aux lèvres. Une lecture ponctuée de sourires et de rires. Je pensais trouver une Marie plus vacharde mais c’est sans le moindre regret que je me suis laissé embarquer dans le périple imaginé par l’auteur ; et une fois de plus je m’incline devant son talent indéniable pour dérider nos zygomatiques en toutes circonstances.
C’est toujours avec un pincement au coeur que je referme un roman de Gilles Legardinier, d’un autre côté ça ne me rend que plus impatient de découvrir le suivant. Qu’il décide de nous offrir une nouvelle tranche de bonne humeur ou un thriller, je serai au rendez-vous.

[TV News] Extant

ExtantLa seconde série qui a connu sa conclusion provisoire cette semaine est Extant.
Après plus d’un an passé dans une mission spatiale en solo, Molly Woods (Halle Berry) rentre sur Terre rejoindre son mari, John (Goran Visnjic) et leur « fils » Ethan (Pierce Gagnon) qui est en fait un automate programmé pour être autonome et acquérir des comportements humains. Peu de temps après son retour, Molly apprend qu’elle est enceinte et que le bébé aurait été conçu pendant son séjour dans l’espace…
Je dois reconnaître que cette série de Mickey Fisher pour CBS a su tout de suite capter ma curiosité ; je suppose que le fait que Steven Spielberg (via sa société Amblin Entertainment) en soit producteur n’y est pas totalement étranger. Et puis un peu de science-fiction pour égayer le weekend ça ne peut pas faire de mal.
L’intrigue est plutôt bien ficelée et s’étoffe au fil des épisodes, jusqu’à en devenir parfois un peu brouillon, mais globalement elle parvient à susciter notre intérêt et surtout à nous donner envie d’en savoir plus sur le pourquoi du comment de la chose.
J’ai eu un peu le même ressenti au niveau du jeu des acteurs, globalement convaincant mais par moment on a l’impression qu’ils surjouent alors que ça ne s’impose pas.
La série, proposée par M6 en France, se décline sous le format relativement classique de 13 épisodes de 42 minutes. Elle a été renouvelée pour une seconde saison donc le tournage devrait débuter en 2015. Pas certain que cette seconde saison s’imposait même s’il reste des blancs à combler pour que l’ensemble devienne cohérent.

Au programme des prochaines semaines :
– Une découverte à creuser : Ray Donovan (Canal+)
– Une fin de série définitive : Neighbors – Saison 2 (Comédie+)
– Une nouveauté : Agents of SHIELD (Serieclub)
– Une saison 2 qui commence : Under The Dome (M6)

[TV News] Sleepy Hollow

Sleepy HollowNous regardons peu la TV en soirée la semaine et en général on cherche plutôt à privilégier les films, heureusement CanalSat propose depuis quelques temps déjà deux options fort intéressantes : les services à la demande pour les chaînes de Canal + et de Ciné+, et l’enregistrement des programmes. C’est en combinant ces deux options que l’on se programme des weekends série TV, en l’occurence ce samedi sera plutôt orienté vers les fins de série. Chronologiquement parlant nous avons d’abord eu le droit aux deux derniers épisodes de Sleepy Hollow.
Ichabod Crane (Tom Mison), engagé aux côtés de Georges Washington pendant la Guerre d’Indépendance et mort au combat, revient à la vie de nos jours. Mais il n’est pas le seul à être revenu d’entre les morts, un mystérieux cavalier sans tête sème déjà la terreur à Sleepy Hollow. Pour déjouer les plans infernaux du cavalier, Ichabod pourra compter sur l’aide de lieutenant Abbie Mills (Nicole Beharie) et du capitaine Frank Irving (Orlando Jones). Mais aussi sur celle de son épouse Katrina (Katia Winter), piégée au Purgatoire…
A la base Sleepy Hollow est une nouvelle de Washington Irving publiée en 1820 et plus ou moins entrée dans la tradition US, pour le public francophone c’est surtout un film de Tim Burton sorti en 1999 avec Johnny Depp dans le rôle d’Ichabod Crane. Quand j’ai entendu parler de la série télé j’avoue avoir été plutôt sceptique, c’est la bande annonce qui aura fini par me convaincre.
Il faut dire que la Fox n’a pas lésiné sur les moyens (rien de moins que quatre showrunners pour mener à bien le projet) et n’a pas non plus hésité à s’écarter du récit originel et du film en transposant l’intrigue de nos jours et en l’élargissant (il s’agit ni plus ni moins d’éviter que l’Apocalypse ne devienne réalité).
Au final on obtient une série qui jongle entre le fantastique et le thriller ésotérique avec quelques pointes d’humour bienvenues. Sans être franchement transcendant de prime abord ça se laisse regarder, et surtout ça devient rapidement addictif !
Les acteurs étaient pour moi d’illustres inconnus mais j’ai trouvé leur jeu convaincant. A noter la présence au casting de John Noble (vu dans Fringe) dans un rôle aussi capital que tourmenté.
Cette première saison, proposée en France par W9, se décline en 13 épisodes de 42 minutes. Une seconde saison est d’ores et déjà en cours de diffusion aux States (heureusement par ce que la première se termine sur un cliffhanger rageant à souhait)…
Au final ce fut plutôt une bonne surprise, j’ai hâte de découvrir la suite.