[BOUQUINS] Josh Malerman – Bird Box

J. Malerman - Bird BoxIl est rare que j’achète un bouquin uniquement au vu des critiques quasi unanimes qu’il reçoit des lecteurs, et pourtant force est de reconnaître qu’en m’offrant Bird Box de Josh Malerman, je ne savais pas vraiment dans quoi je mettais les pieds (responsable initiale du craquage : Cajou).
Malorie élève seule ses deux jeunes enfants dans un monde hostile, ils ne sortent que quand c’est absolument nécessaire, et dans ces cas là ils doivent impérativement se couvrir les yeux d’un bandeau opaque. C’est dans ces conditions extrêmes que Malorie décide de prendre la fuite avec ses enfants…
L’auteur réussit dès les premières pages à imposer une ambiance pour le moins angoissante en n’identifiant pas clairement ce qui menace les survivants. Histoire de rendre les choses encore plus impersonnelles les enfants sont baptisés simplement Garçon et Fille. De fait on ressent le même trouble qu’en lisant La Route de Cormac McCarthy (on retrouve aussi comme point commun entre les deux romans la fuite vers un hypothétique avenir meilleur) ; vous avouerez que pour un premier roman c’est plutôt pas mal comme comparaison.
Les chapitres alternent entre les événements présents (quatre ans après le début de l’épidémie) et le parcours de Malorie, de l’apparition des premiers cas à la naissance des enfants alors que le « Problème » (un doux euphémisme pour désigner un truc qui a décimé la quasi totalité de l’humanité) est à son apogée.
La partie « actuelle » baigne dans une angoisse omniprésente, invisible mais palpable. Les flashbacks quant à eux vous font vivre la montée en puissance de cette angoisse.
L’auteur fait preuve d’une remarquable maîtrise quand il s’agit de jouer avec nos nerfs. Sa grande force, à travers ce roman, est de tout miser sur la suggestion, comme les personnages vous évoluerez dans l’intrigue en aveugle (c’est à peine si vous n’en viendrez pas à guetter le moindre bruit suspect). Un défi relevé haut la main, le sentiment de malaise ne vous quittera pas au fil des pages, au contraire il ne fera que s’insinuer en vous, encore et encore. Et c’est là le second tour de force de l’auteur, à aucun moment le soufflé ne retombe, une fois qu’il nous a ferré il ne nous lâche plus. Une fois que vous aurez ouvert ce livre vous serez condamné à ne plus le lâcher avant sa conclusion.
L’essentiel de l’intrigue repose sur Malorie, une mère courage prête à tout pour offrir un ailleurs meilleur à ses enfants. Par moments elle peut sembler dure, voire insensible, mais on se rend rapidement compte que c’est pour eux, pour leur survie, qu’elle se comporte ainsi. Puis il y a les enfants bien sûr, à quatre ans ils n’ont jamais rien connu d’autre que ce monde dans lequel ils ne peuvent compter que sur leur ouïe pour survivre.
Toute la partie concernant la traversée de la rivière nous propose un huis-clos à ciel ouvert particulièrement oppressant. ; ça peut sembler paradoxal mais pas tant que ça si l’on considère que les personnages sont enfermés dans les ténèbres.
Si je devais classer ce bouquin dans un genre prédéfini j’opterai pour la science-fiction du fait de l’aspect post-apocalyptique, mais il pourrait tout aussi bien trouver sa place au rayon des thrillers psychologiques (nul doute qu’il vous foutra les nerfs en pelote). A vrai dire le choix SF m’arrange pour l’inscrire comme invité surprise de mon challenge 100% science-fiction.
Si Josh Malerman n’exclut pas de proposer une suite à Bird Box, il reconnait aussi avoir d’autres projets en tête. Je suppose que tout se jouera selon son inspiration (et éventuellement la pression de son éditeur). Pour ma part j’estime qu’une suite ne s’impose pas, si toutefois elle devait voir le jour alors soyez assuré que je me jetterai dessus avec avidité. A vrai dire je compte bien surveiller les prochains bouquins de l’auteur, qu’ils soient ou non liés à Bird Box.
Si vous pensez avoir déjà tout vu / tout lu en matière de post-apocalyptique, je vous invite à vous plonger dans ce roman, il devrait fortement ébranler vos certitudes et surtout vous procurer une sensation de lecture assez unique en son genre.
Les studios Universal ont d’ores et déjà acheté les droits pour une adaptation au ciné, en l’état actuel des choses on sait juste que le scénario a été confié à Eric Heisserer (scénariste des remakes de Freddy et The Thing ou encore, dans un registre plus inspiré, du film Hours dont il est aussi réalisateur). J’espère retrouver dans le film, s’il voit le jour, la même tension psychologique plutôt que des effets visuels à gogo…

[BOUQUINS] Gilles Legardinier – Ca Peut Pas Rater !

G. Legardinier - Ca Peut Pas Rater !Après mon looong périple au coeur des Collines Noires avec Dan Simmons j’avais besoin d’un peu de légèreté, d’un maximum de pep’s et d’un bouquin qui se lisait tout seul, sans prise de tête et avec un sourire béat aux lèvres. Mon sauveur ? Gilles Legardinier et son dernier opus, Ca Peut Pas Rater !. Une valeur sure au rayon de la bonne humeur.
Marie se fait plaquer par son mec, après un passage à vide elle décide que désormais plus personne ne viendra lui chercher des poux sans en payer les conséquences. Plus question de s’encombrer d’un homme dans sa vie. Sauf que les choses ne se passeront pas exactement comme prévu…
Ce quatrième opus dans le registre humour ne fait que confirmer ce que je savais déjà, Gilles Legardinier a un don incroyable pour nous offrir un condensé de bonheur et de bonne humeur. Je persiste et signe en affirmant que ses bouquins devraient être remboursés par la Sécu (plus encore en ces temps de morosité ambiante). On en arriverait presque à retrouver foi en l’humanité…
De nouveau Gilles Legardinier réussit à nous surprendre en jouant dans un nouveau registre comique. En s’adressant à son lecteur à la première personne et à travers un personnage féminin, on pourrait être tenté de faire un rapprochement avec Demain j’Arrête ! mais le personnage de Marie est tout de même nettement moins déjanté que celui de Julie et fait preuve de plus de maturité dans son analyse des relations humaines (quoique parfois on retrouve le même grain de folie douce).
Car oui, comme dans les autres romans de l’auteur ce sont bien les relations humaines qui tiennent le haut du pavé. Ici, la relation homme-femme au sein du couple est à l’honneur, mais aussi l’amitié et même les relations sociales au sein d’un même espace de travail. Sous couvert d’humour l’auteur nous offre une analyse qui ne manque ni de profondeur ni de justesse, nul doute que tout à chacun devrait s’y reconnaître à un moment ou un autre de son existence.
Et les personnages sont suffisamment nombreux et variés pour permettre à l’auteur de nous inviter à partager quelques tranches de vie avec eux. Marie pourra ainsi toujours compter sur le soutien indéfectible de son amie, Emilie, mais ce sera aussi pour elle l’occasion de découvrir ses autres collègues. A bien y regarder on bosse au milieu de gens que l’on côtoie entre 8 et 10 heures par jour, mais est-ce qu’on les connait vraiment ? Pour ma part sans hésitation la réponse est non, sans doute mon côté ours grognon et asocial qui ressort…
Je referme ce bouquin avec l’esprit léger, le coeur plein d’émotions (et oui l’auteur sait aussi jouer sur tout le registre émotionnel) et un sourire béat aux lèvres. Une lecture ponctuée de sourires et de rires. Je pensais trouver une Marie plus vacharde mais c’est sans le moindre regret que je me suis laissé embarquer dans le périple imaginé par l’auteur ; et une fois de plus je m’incline devant son talent indéniable pour dérider nos zygomatiques en toutes circonstances.
C’est toujours avec un pincement au coeur que je referme un roman de Gilles Legardinier, d’un autre côté ça ne me rend que plus impatient de découvrir le suivant. Qu’il décide de nous offrir une nouvelle tranche de bonne humeur ou un thriller, je serai au rendez-vous.

[TV News] Extant

ExtantLa seconde série qui a connu sa conclusion provisoire cette semaine est Extant.
Après plus d’un an passé dans une mission spatiale en solo, Molly Woods (Halle Berry) rentre sur Terre rejoindre son mari, John (Goran Visnjic) et leur « fils » Ethan (Pierce Gagnon) qui est en fait un automate programmé pour être autonome et acquérir des comportements humains. Peu de temps après son retour, Molly apprend qu’elle est enceinte et que le bébé aurait été conçu pendant son séjour dans l’espace…
Je dois reconnaître que cette série de Mickey Fisher pour CBS a su tout de suite capter ma curiosité ; je suppose que le fait que Steven Spielberg (via sa société Amblin Entertainment) en soit producteur n’y est pas totalement étranger. Et puis un peu de science-fiction pour égayer le weekend ça ne peut pas faire de mal.
L’intrigue est plutôt bien ficelée et s’étoffe au fil des épisodes, jusqu’à en devenir parfois un peu brouillon, mais globalement elle parvient à susciter notre intérêt et surtout à nous donner envie d’en savoir plus sur le pourquoi du comment de la chose.
J’ai eu un peu le même ressenti au niveau du jeu des acteurs, globalement convaincant mais par moment on a l’impression qu’ils surjouent alors que ça ne s’impose pas.
La série, proposée par M6 en France, se décline sous le format relativement classique de 13 épisodes de 42 minutes. Elle a été renouvelée pour une seconde saison donc le tournage devrait débuter en 2015. Pas certain que cette seconde saison s’imposait même s’il reste des blancs à combler pour que l’ensemble devienne cohérent.

Au programme des prochaines semaines :
– Une découverte à creuser : Ray Donovan (Canal+)
– Une fin de série définitive : Neighbors – Saison 2 (Comédie+)
– Une nouveauté : Agents of SHIELD (Serieclub)
– Une saison 2 qui commence : Under The Dome (M6)

[TV News] Sleepy Hollow

Sleepy HollowNous regardons peu la TV en soirée la semaine et en général on cherche plutôt à privilégier les films, heureusement CanalSat propose depuis quelques temps déjà deux options fort intéressantes : les services à la demande pour les chaînes de Canal + et de Ciné+, et l’enregistrement des programmes. C’est en combinant ces deux options que l’on se programme des weekends série TV, en l’occurence ce samedi sera plutôt orienté vers les fins de série. Chronologiquement parlant nous avons d’abord eu le droit aux deux derniers épisodes de Sleepy Hollow.
Ichabod Crane (Tom Mison), engagé aux côtés de Georges Washington pendant la Guerre d’Indépendance et mort au combat, revient à la vie de nos jours. Mais il n’est pas le seul à être revenu d’entre les morts, un mystérieux cavalier sans tête sème déjà la terreur à Sleepy Hollow. Pour déjouer les plans infernaux du cavalier, Ichabod pourra compter sur l’aide de lieutenant Abbie Mills (Nicole Beharie) et du capitaine Frank Irving (Orlando Jones). Mais aussi sur celle de son épouse Katrina (Katia Winter), piégée au Purgatoire…
A la base Sleepy Hollow est une nouvelle de Washington Irving publiée en 1820 et plus ou moins entrée dans la tradition US, pour le public francophone c’est surtout un film de Tim Burton sorti en 1999 avec Johnny Depp dans le rôle d’Ichabod Crane. Quand j’ai entendu parler de la série télé j’avoue avoir été plutôt sceptique, c’est la bande annonce qui aura fini par me convaincre.
Il faut dire que la Fox n’a pas lésiné sur les moyens (rien de moins que quatre showrunners pour mener à bien le projet) et n’a pas non plus hésité à s’écarter du récit originel et du film en transposant l’intrigue de nos jours et en l’élargissant (il s’agit ni plus ni moins d’éviter que l’Apocalypse ne devienne réalité).
Au final on obtient une série qui jongle entre le fantastique et le thriller ésotérique avec quelques pointes d’humour bienvenues. Sans être franchement transcendant de prime abord ça se laisse regarder, et surtout ça devient rapidement addictif !
Les acteurs étaient pour moi d’illustres inconnus mais j’ai trouvé leur jeu convaincant. A noter la présence au casting de John Noble (vu dans Fringe) dans un rôle aussi capital que tourmenté.
Cette première saison, proposée en France par W9, se décline en 13 épisodes de 42 minutes. Une seconde saison est d’ores et déjà en cours de diffusion aux States (heureusement par ce que la première se termine sur un cliffhanger rageant à souhait)…
Au final ce fut plutôt une bonne surprise, j’ai hâte de découvrir la suite.

[BOUQUINS] Dan Simmons – Collines Noires

D. Simmons - Collines NoiresVoilà un titre qui doit sa promotion au sein de mon Stock à Lire Numérique grâce à un Book Club. Même si je reconnais volontiers que Collines Noires, de Dan Simmons, m’intriguait je comptais le lire quand j’aurai un creux dans mon programme. Le hasard en ayant décidé autrement, place à ma chronique.
Lors de la bataille de Little Big Horn (1876), le jeune Paha Sapa (Collines Noires), un indien lakota, entre en contact avec le général Custer agonisant. L’esprit du général pénétré celui du jeune indien qui va devoir apprendre à cohabiter avec cet hôte indésirable. Désormais d’un simple toucher, Paha Sapa peut connaître le passé et l’avenir de chacun. 1936, Paha Sapa travaille comme dynamiteur sur le site du mont Rushmore qui va bientôt abriter les bustes géants des Pères Fondateurs (Lincoln, Washington, Jefferson et, plus tard, Roosevelt). Le viel indien rêve de faire sauter ce symbole de la suprématie de l’homme blanc qui souille un territoire sacré pour les Lakotas…
Oui je sais que ça fait un peu long comme présentation, mais j’ai fait cours par rapport à la quatrième de couv’. Pas simple de résumer en trois lignes un roman aussi dense. Et encore vous n’avez rien vu !
Je n’oserai pas prétendre connaître l’oeuvre de Dan Simmons (je n’ai lu que L’Echiquier Du Mal et Flashback à ce jour) mais il ne me semble pas exagéré d’affirmer qu’elle s’inscrit clairement dans le genre SFFF. Dans Collines Noires le fantastique n’occupe qu’une place infime, l’auteur nous livre une fresque historique s’étalant essentiellement de 1876 à 1936. Un roman qui a dû lui demander un travail de titan en matière de recherche et de documentation (voir la liste impressionnante d’ouvrages cités dans les remerciements) sur cette période et sur les us et coutumes des indiens Lakotas. A ce titre ce bouquin est une mine d’informations pour le profane ou le simple curieux. La fiction côtoie l’Histoire (et de fait certains personnages historiques) pendant une période cruciale de la construction des Etats-Unis et de l’anéantissement d’une culture.
Si vous espérez un page-turner passez votre chemin. Collines Noires demande un certain investissement personnel en terme de temps, prenez votre temps pour l’apprécier et le digérer, lentement mais surement. Si vous cherchez à le lire à toute berzingue vous finirez par ne plus rien y comprendre et renoncerez au bout de quelques chapitres. D’autant que la chose fait quand même 544 pages et est divisée en chapitres longs ; pas de quoi inciter à une lecture expresse, heureusement que c’est bien écrit. On progresse lentement mais on prend un réel plaisir à découvrir l’intrigue concoctée par Dan Simmons.
Les chapitres (25) alternent entre le passé de Paha Sapa (un parcours mouvementé ponctué par quelques rencontres avec ceux qui ont écrit une page de l’Histoire) et son présent (en 1936). L’ordre chronologique n’est pas toujours de rigueur mais ça ne nuit en rien au roman, l’auteur sait y faire pour que l’on ne se sente jamais largué. Les chapitres 5, 10, 15 et 20 sont en fait des lettres fictives écrites par George Armstrong Custer et adressées à son épouse Libbie (Elizabeth Bacon).
L’histoire (et l’Histoire) est captivante même si parfois on a un peu l’impression d’être devant un reportage de Discovery Channel sur les indiens d’Amérique. Plus d’un mois pour lire un bouquin ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé (surtout pour un titre qui m’a vraiment plu) ; mon emploi du temps professionnel dopé aux hormones ne justifie pas à lui seul ce délai comme expliqué plus haut.
Je vous invite à survoler l’épilogue qui n’apporte aucun plus au reste du roman, au contraire il est parfois trop didactique ; laissez plutôt oeuvrer votre imaginaire. Si vous voulez vous plonger dans une roman qui vous invite à l’évasion, dans l’espace et le temps, alors Collines Noires et fait pour vous… mais prenez le temps de le déguster. Heureusement, Dan Simmons est un formidable conteur.
L’auteur a fait le choix de conserver certains termes en langue lakota et propose un glossaire en fin de roman afin de retrouver la correspondance en français. Au début c’est un peu délicat mais on s’y fait vite, d’autant que, pour ne pas casser le rythme, Dan Simmons propose parfois la traduction immédiatement après le terme d’origine. Bien entendu la traductrice a respecté ce choix. Par contre là où le bât blesse au niveau de la traduction, c’est quand la traductrice françise les noms anglais des personnes et des lieux… parfois ça pique les yeux. Ainsi les chefs Sioux, Sitting Bull et Crazy Horse, deviennent Bison-Assis et Cheval-Fou, les sites des batailles de Greasy Grass, les Herbes Grasses et Little BigHorn le Grand Mouflon (erreur flagrante de traduction, il eut fallu indiquer Petit « Little » Mouflon « Bighorn »)… La palme d’or revient à un chaman qui se retrouve affublé du doux sobriquet de Long-Etron, on est passé à deux doigts de Grosse-Merde (coup de bol ça semble être un personnage fictif). Il eut vraiment été plus judicieux de garder les noms anglais pour tous les noms propres.

[BOUQUINS] Jérôme Camut & Nathalie Hug – Le Sourire Des Pendus (W3 – T01)

Eurekaaa ! J’ai vaincu ma PàL papier… Bon OK je n’ai que peu de mérites vu que je n’achète quasiment que des numériques depuis belle lurette, sauf exceptions : titre non dispo en numérique, format poche (si condition 1 remplie et édition poche dispo) et visite trimestrielle à France Loisirs (en faisant en sorte que la condition 1 soit remplie mais pas la condition 2). Un achat papier demande désormais une longue réflexion et un travail de fouilles presque archéologiques !!!

J. Camut & N. Hug - Le Sourire Des PendusLe petit dernier du moment (jusqu’à la prochaine vague) est donc W3 : Le Sourire Des Pendus, écrit à quatre mains par Jérôme Camut et Nathalie Hug. Tant qu’à faire j’ai gardé le meilleur pour la fin… Et je doute de m’être trompé sur ce choix.
Quel est le point commun entre l’assassinat d’un avocat sulfureux dix ans plus tôt, la disparition de la journaliste Lara Mendès et ce qui semble être un triple suicide familial par pendaison ? De prime abord aucun, mais en fouinant sous la surface il s’avère que ces trois affaires gravitent autour du monde du porno underground…
Les CamHug ont su reconquérir mon coeur avec le très réussi Murs de Sang, je comptais sur ce nouveau titre pour confirmer la tendance. A vrai dire je m’attendais même à du lourd au vu des réactions enthousiastes lues çà et là (c’est toujours un risque de déception de placer la barre de ses attentes très haut). Avant d’aller plus avant dans cette chronique je vais lever le voile sur ma réaction globale : du lourd je voulais, du lourd j’ai eu et même plus encore !
Histoire de brouiller les pistes (sans jamais embrouiller le lecteur) l’intrigue principale se divise en une multitude d’intrigues secondaires (un peu comme si vous laissiez tomber une bille de mercure sur votre bureau), les liens entre elles ne sont pas toujours évident à deviner mais tout finit par se mettre en place naturellement.
Ajoutez à cela une impressionnante galerie de personnages tous parfaitement travaillés (j’ai un faible pour Léon Castel, allez savoir pourquoi). Là encore chacun commence dans sa case puis empiète peu à peu sur les plates bandes des autres ; une fois encore les auteurs savent s’y prendre pour que tout passe comme une lettre à la poste sans anicroches.
Le pavé est épais (750 pages) mais découpé en chapitres courts qui sautent souvent d’une situation à une autre. Les auteurs ont opté pour une écriture d’une remarquable fluidité, le bouquin se lit tout seul (si je n’avais pas eu un emploi du temps de folie je l’aurai sans doute bouclé en deux ou trois jours).
Sous couvert de leur intrigue glauque à souhait les CamHug nous invitent à plonger dans un univers tout aussi malsain et dérangeant : celui des Snuff Movies. Même si le bouquin n’est pas aussi cash que La Promesse Des Ténèbres de Maxime Chattam, il reste toutefois à déconseiller aux âmes sensibles. C’est aussi l’occasion pour les auteurs, du moins à travers leurs personnages, de porter un regard acéré sur la socièté en général (si le snuff existe c’est qu’il y a une demande, idem pour la prostitution enfantine), la justice (aveugle et parfois trop laxiste et procédurière) et les médias (des charognards qui ne jurent que par leur audience)…
Si comme moi vous vous demandez ce qu’est ce fameux W3, évitez de lire la quatrième de couv’ trop bavarde pour conserver intact le mystère. Ce sera mon seul bémol, le résumé donne un indice qui casse l’effet de surprise (mais je n’en dirai pas plus).
Ah si j’ai un autre bémol… Je veux la suite !!! En fait quand vous refermerez le bouquin vous aurez le sentiment de n’avoir lu qu’une mise en bouche de ce que les auteurs nous réservent pour la suite (voire les suites, plus probablement). Sur ce point aussi je les attends au tournant, le premier volet des Voies de l’Ombre m’avait laissé sur le cul mais lors des trois suivants le soufflé est tombé, lentement mais sûrement. Toutefois je pars confiant, ce premier opus ouvre les portes à un incroyable potentiel et surtout il y a encore tant de questions restées sans réponse (je pense notamment au cas de Ilya Kalinine)… Verdict dans les prochains mois.

Une descente à France Loisirs est prévue dans les prochains jours, de quoi redonner des couleurs à ma PàL… Mais avant tout : priorité absolue à Mallock et son Massacre des Innocents !

[TV News] Strike Back – Shadow Warfare

SB - Shadow WarfareCe week-end aura été l’occasion de visionner les derniers épisodes de la cinquième saison (quatrième saison US) de l’excellente série Strike Back proposée par Cinémax. Nous avions raté la fin lors de sa diffusion sur Canal+, heureusement Ciné+ Premier nous offre une séance de rattrapage.
Tandis qu’ils profitent de vacances bien méritées, Damien Scott (Sullivan Stapleton) et Michael Stonebridge (Philip Winchester) sont rappelés en urgence au sein de la Section 20 désormais dirigée par Rachel Dalton (Rhona Mitra). Un agent vient en effet d’être exécuté alors qu’il enquêtait sur une vaste attaque terroriste programmée par l’insaisissable Al-Zuhari (Tony Caprari). Scott et Stonebridge prennent le relai afin d’identifier la menace et de la neutraliser…
Fidèle à ses habitudes la série se décline en 10 épisodes qui suivent un même arc narratif mais changent de théâtre d’opération tous les 2 épisodes. Ainsi nos deux héros débuteront leur périple en Colombie avant de visiter le Liban, la Hongrie, la Russie et enfin l’Allemagne. Un périple qui ne sera pas de tout repos comme vous pouvez vous en douter.
Pourquoi changer une recette déjà éprouvée ? Cette cinquième saison s’articule autour d’une intrigue parfaitement maîtrisée et riche en rebondissements. Bien entendu les scènes d’action sont nombreuses et bien chorégraphiées, le duo Scott/Stonebridge fonctionne toujours aussi bien et ne manque pas d’apporter quelques touches d’humour çà et là (même dans le feu de l’action). Des personnages présents depuis plusieurs saisons disparaîtront, des nouveaux venus prendront la relève et éventuellement certains rôles secondaires gagneront en importance. Le hic c’est qu’il m’est difficile d’en dire plus sans prendre le risque d’en dire trop ; le suspense constant fait aussi le charme de la série.
Une série à ne pas forcément mettre entre toutes les mains (l’entrée soudaine d’une balle dans le corps humain ne se fait pas sans effusion de sang… et après l’effort rien de tel que de trouver un peu de réconfort en charmante compagnie), mais pour le moment elle réussit un sans faute. Les ingrédients de base sont les mêmes mais l’intrigue est sans cesse renouvelée.
Une sixième et dernière (snifff) saison est d’ores et déjà prévue, le tournage a dû être repoussé suite à une blessure de l’acteur Sullivan Stapleton. Je suis curieux de découvrir le sort réservé à nos deux baroudeurs…

[TAG] Liebster Award

Pas très présent ces derniers temps mais j’ai un boulot de ouf en ce moment… Même pas le temps ou l’envie de bouquiner en rentrant.
I’ll be back… Le plus tôt sera le mieux !

Liebster Award

Zélie m’ayant contaminé gratifié d’un Liebster Award je me prête volontiers au jeu (aussi un peu afin d’éviter de terribles représailles).

Un peu d’histoire pour commencer (merci Google) :
Jadis, un monsieur allemand décida de vouloir faire connaître son blog : il rédigea donc 5 choses sur lui, nota l’adresse de 5 blogs qu’il aimait, rédigea 5 questions et décida de débuter une chaine d’amour et de reconnaissance. L’idée est simple, mais reste une façon intéressante de faire découvrir de nouveaux blogs.

C’est quoi qu’il faut faire ?
– Ecrire 11 choses sur soi
– Répondre aux 11 questions de la personne qui vous a nominé
– Nommer 11 nouveaux blogs et leur poser 11 questions
– Mettre les liens vers les blogs choisis et les informer de leur nomination.
– Informer la personne qui vous a nominé que la tâche est accomplie

Pourquoi 11 questions/réponses me direz-vous alors qu’au départ il n’y en avait que 5 ? L’inflation, sans doute… Tout augmente !

11 trucs à savoir (ou pas) me concernant :

1 – Au petit déj’ je prends une Red Bull Light et deux Coca Zero.

2 – Je suis du genre ours grognon et asocial, j’ai tout ce qu’il faut pour profiter à fond de mes weekends et congés chez moi.

3 – Du fait du point 2, ne me parlez surtout pas de faire du sport. Pour moi ça se limite au rugby et à la boxe… à la TV !

4 – Je suis particulièrement endurant quand il s’agit de lever le coude, option Jack Daniel’s de préférence.

5 – Je ne fume pas, j’ai essayé au collège ça a suffit pour me dégouter du tabac.

6 – Autre conséquence du point 2, mes loisirs sont du genre casaniers (TV, PC, bouquin…).

7 – Je suis accro aux nouvelles technologies… quand elles peuvent m’apporter un plus (jai une tablette mais je n’envisage pas de me prendre une montre connectée).

8 – Je n’ai plus de PC perso depuis le mois de mars. Un achat est prévu en fin d’année, en attendant je gère avec la tablette et le PC du taf (chuuuttt).

9 – Il y a encore peu je jurais que le livre numérique ne passerait pas par moi… aujourd’hui il est largement majoritaire dans ma bibliothèque, mais je ne néglige pas pour autant les livres papiers.

10 – Même si je vomis sur la politique et la religion, ça ne m’empêche pas d’avoir des opinions bien tranchées… Je les assume et les revendique.

11 – Je n’ai pas de permis de conduire et donc ne conduis pas. Ma condition d’éternel piéton me convient parfaitement.

Les 11 questions de Zélie

Quel est ton rêve le plus fou (à lier) ?
Avoir une rente mensuelle bien grasse sans rien branler et pouvoir me payer tout ce qui me passe par la tête. Bin quoi c’est un rêve, on a le droit de rêver en science-fiction !

Comment t’imagines-tu dans 10 ans ?
Comme aujourd’hui avec dix ans de plus au compteur… A moins que je ne suce les pissenlits par la racine.

Quel est ton livre culte ?
Ma liseuse blindée de bouquins ! Pardon ? C’est pas une réponse valide. Pffft
La saga du Trône de Fer de GRR Martin.

Ton film culte ?
Un seul ? J’aime trop le cinéma pour n’en avoir qu’un…
La saga Star Wars avec une préférence pour la trilogie 77-83.

La ville de tes rêves ?
Nouméa. Ah merde j’y suis déjà…
Dans l’idéal Bali pour y couler mes vieux jours.
Le Québec si l’opportunité se présentait…

Une passion en dehors de ton blog ?
La lecture, le cinéma (version canapé, pas en salle), l’informatique en général et mes chats.

Quelle est la chanson qui revient en boucle sur ton ipod ?
J’ai pas de iPod… Je n’aime pas Apple !
La encore difficile de ne choisir qu’un titre.
Quand on n’a que l’amour de Jacques Brel.

Première chose que tu fais une fois levé le matin ?
Je vais pisser. Je prends une douche. Je m’habille. Je traîne sur le net et prenant un petit déj vachement équilibré…

Dernier cadeau acheté ? (pas pour toi, pour un tiers, hein)
Du parfum pour ma tendre moitié.

Le défaut que tu aimerais faire disparaître chez toi ?
Aucun défaut, je suis parfait et modeste !
La colère, j’ai tendance à rapidement monter sur mes grands chevaux.

Le défaut qui t’insupporte chez les autres ?
A priori aucun, j’aime à penser qu’il y a du bon chez chacun d’entre nous (non je ne suis pas un Bisounours). Même si j’avoue que j’ai du mal à garder mon calme face à un interlocuteur borné qui refuse de reconnaître ses torts (normal j’ai toujours raison).

Mes 11 nominés sont :

Zofia – Revoir un Printemps
Lilou – Zenlilou
Fabe & Marcsu – Fabebook
Yvan – Blog EmOtionS
Ze Belette – The Cannibal Lecteur
Steph – Mon féérique blog littéraire
Cajou – Plume de Cajou
Zina – Les Pipelettes en parlent
Nath – Sous les pavés… la page
Foumette – Les frissons de Foumette
Vincent – The Big Blowdown

Mais bon ce n’est pas une obligation, vous faites comme vous le sentez…
Si d’autre veulent s’auto-tagger, feu à volonté.

Mes 11 questions indiscrètes :

1 – Pourquoi un blog ?

2 – Quel livre pourrais tu relire sans jamais t’en lasser ?

3 – Plutôt numérique ou papier ?

4 – Ta citation préférée ?

5 – La meilleure adaptation ciné/TV à ton avis ?

6 – La pire adaptation ciné/TV à ton avis ?

7 – Le matin, thé ou café ? Autre ?

8 – Ton apéritif préféré (alcoolisé ou non) ?

9 – Plutôt sucré ou salé ?

10 – Ton plat préféré ?

11 – Le truc dingue mais réalisable que tu voudrais faire ?