[BOUQUINS] Beatrice Sparks – L’Herbe Bleue

B. Sparks - L'Herbe BleueComme d’hab j’aime me laisser promener au gré de mes humeurs et envies, d’un registre à l’autre, dans le choix de mes lectures. Aujourd’hui au programme un bouquin dont je n’avais jamais entendu parler avant de m’extasier devant La Faux Soyeuse d’Eric Maravélias. Certains comms, çà et là, faisaient référence à L’Herbe Bleue de Beatrice Sparks ; curieux que je suis il a fallu que j’aille jeter un oeil sur la chose.
Une ado de quinze ans tient son journal intime. Un déménagement, nouvelle maison, nouvelle école. Difficile de se faire de nouveaux amis. Mal dans sa peau. Un soir elle prend du LSD à l’insu de son plein gré. Le trip lui plaît. Pourquoi pas un joint ? Juste pour essayer. De fil en aiguille elle s’enfonce encore et encore…
D’abord publié anonymement en 1971, sous la forme d’un journal intime d’une ado qui sombre dans l’univers de la drogue, ce n’est que des années plus tard que Beatrice Sparks, une psychologue américaine, reconnaîtra en être l’auteur et l’avoir écrit en mixant plusieurs récits de ses patients. Elle publiera plusieurs autres journaux intimes abordant des sujets sensibles concernant les jeunes.
Une chose est certaine c’est vraiment écrit dans un style proche de l’adolescence (d’une ado qui sait écrire pas d’un pantin lobotomisé au langage SMS ou au wesh-à-gogo… Ah oui ça n’existait pas, normal) On partage les petits tracas propres à cet âge, du moins dans la première partie du journal. La gamine est parfois soûlante à se la jouer en martyre persécutée, pôv’ piti Caliméro ! Heu non… en fait en fait on a plutôt envie de la choper par le colback et de lui suggérer de se sortir les doigts du cul. Flashback : souviens toi de ta propre adolescence, ce n’est pas pour rien que l’on appelle ça l’âge bête ; toi aussi tu as dû être une tête à claques, même pour ceux qui t’aimaient, parfois (que celui ou celle qui a dit souvent se dénonce !). Zeeen !
Puis la came entre en jeu, sournoise, insidieuse, vénéneuse. Un trip au LSD qui lui fait côtoyer les étoiles, les tranquillisants le soir, les stimulants la journée, le speed… Entre juste pour essayer et trop tard j’suis accro, il n’y a qu’un pas, un tout petit pas que l’on franchit sans s’en apercevoir (« Tous les gosses stupides qui se figurent qu’ils peuvent simplement s’amuser à y goûter n’existent en réalité que d’une prise à une autre. Quand on a commencé, il n’y a plus de vie possible sans drogue, mais c’est une existence dégueulasse d’es­clave« ). Quant à nous, lecteurs, nous ne pouvons que suivre la descente aux enfers de cette gamine. On en arrive à espèrer, sans trop y croire, qu’elle verra enfin le bout du tunnel et se tira sans bobo de cet enfer (à ce titre j’aura apprécié une fin plus étoffée mais était-ce vraiment nécessaire ?).
L’auteure a pris le parti du journal intime pour pouvoir livrer un témoignage aussi proche que possible de la réalité, sans jugement, sans critique et sans solution miracle. Rien que les faits, bruts de décoffrage, avec des mots simples mais percutants. Entre moments de lucidité, de défonce et de manque. L’objectif avoué est simple : faire renoncer celui ou celle qui veut juste essayer. Et pour ceux qui ont déjà un pied dans la merde ? Soit c’est déjà trop tard, soit il faudra des méthodes plus radicales pour les sortir de là.
Pas aussi explosif que La Faux Soyeuse mais le public visé n’est pas le même, et de fait, le langage utilisé non plus. Une texte court (lu en une journée) et intemporel, à défaut d’avoir un but éducatif il peut se targuer d’être un bon outil de prévention, du coup ce bouquin qui devrait être obligatoire dans tout cursus scolaire (bin merde alors, c’est moi qui vient d’écrire ça ? Oui. Et je persiste et signe), presque un bouquin d’utilité publique. Et La Faux Soyeuse quelques années plus tard (on va dire Beatrice Sparks au collège et Eric Maravèlias au lycée), en guise de piqûre de rappel ! Si avec ça ton gosse à encore envie d’essayer, juste pour voir, alors noir c’est noir…

PS : pour la première fois je me suis autocensuré. A l’origine la dernière phrase de cette chronique était : Si avec ça ton gosse à encore envie d’essayer, juste pour voir, alors il ne reste que l’euthanasie comme option !

[BOUQUINS] Dan Simmons – L’Echiquier Du Mal

D. Simmons - L'Echiquier Du MalCa fait un bail que je ne suis pas revenu faire un tour du côté de mon challenge SF (manque de temps et trop de livres qui me font de l’oeil), il est temps de pallier cette lacune avec L’Echiquier Du Mal de Dan Simmons. Roman que beaucoup considèrent comme étant son chef d’oeuvre.
Face à une série de meurtres inexpliqués à Charleston la police piétine. Aucun lien entre les victimes et une suspecte, Mélanie Fuller, semble s’être volatilisée dans la nature. Pour le shérif Rob Gentry c’est l’impasse. Jusqu’à ce qu’il rencontre Natalie Preston, la fille d’une victime, et Saul Laski, un psychiatre rescapé des Camps de la Mort, qui va leur faire des révélations étonnantes. Tous trois vont lancer à la poursuite de ces mystérieux « vampires psychiques », mais ils ne sont pas les seuls à rechercher Mélanie Fuller…
J’avais les trois livres qui composent L’Echiquier Du Mal depuis déjà quelques temps dans mon Stock à Lire Numérique, une fois de plus c’est France Loisirs qui aura déclenché l’étincelle qui m’a poussé à m’y plonger enfin en proposant une intégrale en un seul volume (1300 pages, papier fin et petite police de caractère… joli pavé).
Alors science fiction ou fantastique ? Pour ma part j’opterai plutôt pour la seconde option car Dan Simmons revisite un thème cher au fantastique : le vampire. Mais ne chipotons pas pour une simple question de genre, ce bouquin mérite bien mieux que de se retrouver le cul entre deux chaises genres (en fait on pourrait aussi ajouter un soupçon de thriller, une pointe horrifique avec un puissant arrière goût de roman noir).
L’auteur prend son temps pour poser son intrigue (quasiment tout le livre I), par moment il faut s’accrocher pour savoir où il veut en venir mais croyez moi ça en vaut largement la peine. Quand la machine se met en branle ça décoiffe, si le rythme n’est pas toujours haletant il distille une telle tension que l’on ne ressent aucun ennui. Au contraire, ces alternances dans le rythme deviennent rapidement un point fort.
J’ai mentionné plus haut que Dan Simmons revisitait le thème du vampire, n’allez pas croire qu’il est l’inventeur du vampire à la guimauve, ses « vampires psychiques » sont largement aussi malfaisants que Dracula et consorts. Ils prennent le contrôle de leurs victimes, leur faisant faire leur quatre volontés, s’en servant parfois comme arme contre leurs adversaires, et les abandonnent comme un vieux slip kangourou, le plus souvent en ayant pris soin d’orchestrer leur mort. Le point commun entre ces individus doués du Talent (le nom donné à leur don) : ils appartiennent tous à l’élite, de part leur fortune ou leur position dans la société (parfois même les deux) et semblent n’avoir aucun sens moral.
Je ne perdrais pas mon temps à vanter le style de Dan Simmons, enfoncer les portes ouvertes n’est pas vraiment ma tasse de thé… Je n’ai pas le recul nécessaire pour dire s’il s’agit ou non du chef d’oeuvre de l’auteur mais il est évident que c’est un bouquin qui flirte allègrement avec l’excellence (une intrigue originale, riche et totalement maîtrisée, des personnages soigneusement travaillés).
Entre autres récompenses littéraires L’Echiquier Du Mal compte à son actif le prix Bram Stoker du meilleur roman (1989) et le prix Locus du meilleur roman d’horreur (1990).
Si vous vous inquiétez de savoir si un bouquin écrit en 1989 n’a pas pris un coup de vieux avec les années, je vous rassure de suite, hormis quelques antiquités technologiques du XXème siècle (machine à écrire, téléphone à cadran, appareil photo argentique…) l’intrigue n’a pas besoin d’un lifting pour rester percutante.
Petit bémol qui n’a rien à voir avec l’auteur et son intrigue, la version France Loisirs que j’ai lue comporte un paquet de lacunes au niveau relecture et correction. Erreurs que je n’ai pas retrouvées dans la version numérique (TAZ).

[MUSIC] La Bande A Renaud (2014)

La Bande A RenaudJe me suis longtemps demandé si je devais ou non pondre une chronique dédiée à cet album, dans le pour il y a bien sûr le fait que je sois un fan de Renaud (avec des hauts et des bas) et dans le contre j’ai une certaine méfiance/réticence envers ces albums hommages produits du vivant de l’artiste (en gros ça pue l’arnaque marketing). Au final c’est le pour qui aura eu le dessus comme vous pouvez le constater.

Renaud et moi c’est une longue histoire faite de hauts et de bas. J’ai découvert l’artiste à la fin des années 70 (voire début 80) avec l’album Laisse Béton ; sans forcément en comprendre toutes les subtilités (à ma décharge j’avais 12/13 ans), j’ai tout de suite accroché. Puis j’ai suivi mes parents en NC, il y a eu les Evénements (1984-1988). Les prises de position de certains artistes totalement ignares de la situation sur place, dont Renaud (qui a été jusqu’à chanter ses conneries), m’a fait bazarder ma collection de K7 (même pas cherché à les vendre, j’ai tout brûlé). Avec le temps et l’apaisement j’ai décidé de faire le distinguo entre les idées du citoyen Renaud et le chanteur (même si je censure encore certains titres) ; en guise de calumet de la paix j’ai acheté l’intégrale (75-97) et je la complète depuis au rythme des sorties d’albums.
Alors fan ? Oui. Inconditionnel ? Non. De Renaud je retiendrai surtout la période 1975-1985 (jusqu’à l’album Mistral Gagnant) qui est pour moi son âge d’or. 1985-1997, c’est le début de la fin même si certains titres arrivent encore à tirer leur épingle du jeu, la niaque n’y est plus. Ensuite silence radio jusqu’en 2002, un retour en demi-teinte avec Boucan D’Enfer, une lueur d’espoir en 2006 avec Rouge Sang. Puis c’est la douche froide en 2009 avec Molly Malone, un album de reprises de ballades irlandaises. Et nouveau encéphalogramme plat, avec son lot de rumeurs, de photos chocs etc…
Voilà pourquoi cet album, La Bande A Renaud, reste pour moi une option marketing pour renflouer l’artiste qui travaillerait sur un nouvel album studio. D’autant que l’initiative semble avoir été lancée par Renan Luce, qui n’est autre que le gendre de Renaud.

Les titres retenus ne sont pas forcément à l’image du meilleur de Renaud, les artistes ont choisi un titre qui leur parle et ont décidé de rendre hommage à son interprète. La note que j’indique en regard est purement personnelle, j’ai essayé de tenir compte de divers aspects (le titre en soi et son (ré)interprétation) :

– Manu (Jean-Louis Aubert) : 3/5
– Mistral Gagnant (Coeur de Pirate) : 4/5
– La Pêche A La Ligne (Benabar) : 4/5
– Laisse Béton (Disiz) : 5/5
– Il Pleut (Elodie Frégé) : 3/5
– Chanson Pour Pierrot (Raphael) : 3/5
– Hexagone (Nicolas Sirkis) : 4/5
– Deuxième Génération (Benjamin Biolay) : 2/5
– La Ballade Nord-Irlandaise (Nolwenn Leroy) : 5/5
– En Cloque (HF Thiefaine) : 3/5
– C’Est Quand Qu’On Va Où (Carla Bruni) : 2/5
– Je Suis Un Bande De Jeunes (Renan Luce – Alexis HK – Benoît Dorémus) : 5/5
– La Médaille (Grand Corps Malade) : 5/5
– Dès Que Le Vent Soufflera (La Bande A Renaud) : 3/5

Comme vous pouvez le constater les notes ne sont pas mauvaise (excepté Benjamin Biolay et Carla Bruni, les cancres, qui ne mettent ni coeur, ni tripes dans leur interprétation) mais il n’y a globalement aucun effort de réinterprétation (hormis Disiz qui se lâche sur Laisse Béton et GCM qui reprend La Médaille en slam).
Si vous voulez découvrir Renaud ou vous offrir une sélection de titres qui soit à son image, privilégiez les compils officielles. Pour ma part je vous conseille Le Very Meilleur Of Renaud (1995 – 2CD, 30 titres) ou, si vous voulez aller au delà de 1995, Le Plein De Super (2010 – 3 CD, 59 titres).

[BOUQUINS] Rob Sheffield – Bande Originale

R. Sheffield - Bande OriginaleEt hop encore un changement de registre dans un genre plutôt inhabituel pour moi puisqu’il s’agit de l’autobiographie (même si en l’occurrence c’est plus une tranche de vie). Je me suis donc plongé dans Bande Originale de Rob Sheffield.
1989, Rob Sheffield, un étudiant aussi timide que réservé, rencontre Renée Crist, une fan de punk-rock exubérante. Contre toute attente c’est le coup de foudre, un amour renforcé par leur passion commune pour la musique, qui débouche sur un mariage en 1991. Rien de tel pour partager les souvenirs de Rob que de le faire en musique puisque c’est elle qui a rythmé leur (trop brève) vie de couple et la carrière de Rob Sheffield.
Pour tout vous dire en prenant ce bouquin je ne savais pas trop à quoi m’attendre, OK c’est estampillé Sonatine mais on est bien loin de leur répertoire thriller. Soyons fou, osons tout ! Rock n Roll puisque c’est justement la musique qui est mise à l’honneur.
A travers la musique Rob évoque non seulement ses cinq années de bonheur avec Renée , mais aussi des souvenirs plus éloignés et d’autres après le décès de Renée (en 1997, suite à une embolie pulmonaire). Trois période (on pourrait même dire quatre : Avant Renée – Renée et Rob – Le deuil – Nouveau départ) liées par un fil rouge : la musique. Car ce bouquin est avant tout une ode à la musique. D’ailleurs chaque chapitre commence par une playlist, nul doute que vous retrouverez certains titres qui vous ont fait (et vous font sans doute encore) vibrer (à moins d’avoir de sacrées lacunes musicales).
Drôle d’idée de lire une tranche de vie d’un gars dont je n’avais jamais entendu parler, et donc forcément son idylle brisée avec Renée m’était tout aussi inconnue. J’aurai pu battre en retraite dès les premiers chapitres mais c’est exactement l’inverse qui s’est produit, je me suis laissé happé par les mots et bercé par la musique.
Le style de l’auteur respire le naturel, c’est comme s’il écrivait simplement ce que lui dicte son coeur sans fioritures inutiles et du coup forcément on ne partage que plus intensément ses émotions, toutes ses émotions. Et puis il faut tout de même un certain talent pour faire d’une communion un moment excitant ; oui, oui je parle bien de la communion catholique. Cherchez pas il faut le lire pour comprendre.
Comme vous l’aurez sans doute compris (dans le cas contraire il est temps de vous poser des questions sur vous même) la musique est omniprésente dans ce bouquin. Le rock (et tous ses dérivés, « classique », hard, indépendant, underground…) se taille la part du lion mais l’on se laissera flotter aussi sur des rythmes funk, pop, RnB, country et autres ; des années 60 aux années 90 les titres se mêlent sans se soucier d’une quelconque chronologie. Juste au feeling.
Le cinéma est lui aussi souvent (mais dans une moindre mesure) mis à l’honneur au fil des pages. Comme pour la musique il ne s’agit pas forcément d’oeuvres considérées comme majeures par de prétendus experts (souvent auto-proclamés) mais juste de films, d’albums ou de morceaux qui ont su titiller une corde sensible chez Rob. Cette remarque étant juste une occasion de plus de coller un coup de pied au cul aux intégristes culturels de tout poil (mais non ce n’est pas mesquin, par contre c’est gratuit).
Outre la musique et le cinéma ce bouquin est à la fois une splendide déclaration d’amour posthume et un lourd et difficile travail de deuil. Jamais l’auteur ne s’apitoye sur son sort, évidemment qu’il déprime après la mort de Renée, il essaye juste de nous faire partager le sentiment de vide qui l’a alors envahi.
Une fois encore je ne regrette pas d’avoir foncé les yeux fermés dans l’inconnu et une fois encore Sonatine a réussi à me surprendre et à me faire vibrer. Certes pas un chef d’oeuvre mais un agréable moment de lecture. J’en suis le premier surpris.
Qui est Rob Sheffield au fait ? En plus d’être un auteur (trois titres à son actif, dont un cri d’amour à sa femme, ayant la musique comme dénominateur commun), il est aussi un journaliste qui collabore à divers magazines dédiés à la musique, dont le fameux Rolling Stone. Bande Originale est son premier livre, sorti en VO en 2007 (je vous épargnerai le titre original à rallonge). Pour la petite histoire Rob Sheffield s’est remarié en 2006, son épouse, Ally Pollak, une astrophysicienne passionnée de musique. On la croise à la fin du bouquin, elle contribuera largement à la remise sur les rails de Rob, qui ne manque pas de la citer dans ses remerciements.

[BOUQUINS] Hervé Commère – Imagine Le Reste

H. Commère - Imagine Le ResteDepuis le temps que je lis les éloges de ce bouquin il fallait bien que je me lance, une fois de plus c’est Gruz qui a tiré le premier ! C’est donc totalement confiant, à la limite de l’inconscience même, que je me suis plongé dans Imagine Le Reste de Hervè Commère.
Karl et Fred sont deux zonards qui survivent à coup de petits boulots et autres combines plus ou moins ambitieuses/foireuses. Quand Fred débarque un matin avec un sac bourré de billets ils savent que c’est le moment ou jamais de changer de vie. Sauf que le fric a été volé à un caïd « brutal et subtil« . Et, cerise sur le gâteau, nos deux couillons se font piquer leur caisse avec la thune dedans…
En général j’essaye dans mes présentations de bloquer entre les 10 ou 20 premiers pour-cents du bouquin histoire d’en dire le moins possible tout en posant le décor. Ca ne marche pas à tous les coups, parfois je dois aller au-delà de cette limite imposée sinon mon pitch ne voudrait rien dire, je l’ai fait cette fois sans regrets.
Le premier coup de coeur est visuel avec cette couv’ d’une route lambda qui se fond dans l’horizon, et au-dessus ce titre qui est en soi une invitation au rêve. De suite l’imagination se met en branle, on donne une vie et une histoire à cette portion de route. Après cet interlude imaginatif il est temps de découvrir dans quoi l’auteur souhaite nous embarquer.
Avant même d’entrer dans le coeur de l’intrigue on tombe sous le charme de la plume de l’auteur, c’est foutrement bien écrit, plein de poésie même dans les moments les plus désespérés. Juste ce qu’il faut de figure de style pour que les mots viennent nous susurrer leur mélodie des oreilles au coeur sans escale et sans jamais sombrer dans le surjoué balourd.
Le bouquin est divisé en quatre parties, chacune suivant les pérégrinations du magot. Dès que l’on pose le bouquin, le temps de souffler, l’imaginaire se remet en branle, on invente la suite des événements et les connexions. A peine replongé dans l’intrigue que l’on oublie nos hypothèses bancales, on se laisse balader avec plaisir par l’auteur un sourire béat aux lèvres, bercé par les mots et la musique…
ACTE 1. On ouvre le bal avec Karl et Fred, nos deux zonards qui sont bien loin d’avoir inventé le fil à couper le beurre. Mais ils sont sympas malgré tout, pour eux ce blé c’est avant tout l’occasion de prendre un nouveau départ et de vivre leurs rêves. Une solide amitié les lie, on partage leurs galères et leur insouciance. Puis c’est la douche froide, que dis-je glacée ! Ca va pas Monsieur Commère ! C’est un truc à choper une hydrocution.
ACTE 2. On fait la connaissance de Nino, un chanteur à la voix d’or qui doute de son talent. Il se retrouve embringué dans une histoire qui le dépasse mais pour lui ce pactole est un tremplin vers la reconnaissance, une opportunité unique de se lancer dans la musique et d’en vivre. Mais vous pouvez compter sur l’auteur pour venir perturber les plans de notre artiste en herbe.
ACTE 3. Finis les petits joueurs. Place à Serge, le propriétaire initial du sac et son précieux butin. Inutile de préciser qu’il est un tantinet en rogne de s’être fait voler comme un bleu. Pour lui ce sac et ce fric c’est son bien le plus précieux, la prunelle de ses yeux. Quand j’vous dis que le Serge est en rogne le mot est faible. Il bout, il écume, c’est la rage personnifiée.
ACTE 4. Baisser de rideau. Pas une vraiment fin en apothéose mais encore quelques surprises à la clé et surtout aucune déception à la clôture du bouquin, que du plaisir, un immense plaisir. Mais je n’en dirai pas plus…
Un bouquin inclassable, un thriller par bien des aspects mais bien plus que ça, j’aime le terme OLNI (Objet Littéraire Non Identifié) et je trouve particulièrement bien adapté à ce roman.
Incontestablement un bouquin qui restera longtemps gravé dans mon coeur et mon esprit. Si je devais résumer mon ressenti en une phrase je m’en tiendrai à celle-ci, extraite du bouquin : « Ima­gi­ner le reste était une chose merveilleuse. Faire tout ce que l’on peut pour voir en face son des­tin s’ac­com­plir était une chose plus belle en­core. » Rien de ce que vous pourrez imaginer sera aussi fort que ce que vous lirez.
J’ai découvert l’univers littéraire de l’auteur avec ce titre (son quatrième roman), nul doute que, si l’occasion se présente, je me plongerai avec plaisir dans ses titres précédents. A défaut je guetterai les suivants…

1000 Livres

1000 livres
Non je ne suis pas l’heureux propriétaire d’un pactole de 1000 livres… Quoique avant de parler de pactole il vaut mieux cibler la chose géographiquement. Si 1000 Livres Sterling (GBP) apportent effectivement du beurre dans les épinards (approx. 1265 €) mais pas facile de trouver un billet de 1000 £ (cherchez pas la plus grosse coupure fait 50 £). Pour trouver un billet de 1000 Livres il va falloir se rabattre sur la Livre libanaise (LBP)… Ne vous réjouissez pas trop vite braves gens, ce gros billet équivaut à moins de 0,50 € ! Mais je m’égare, revenons à nos moutons… ou plus exactement à mes livres !

Ce matin, un lapin a tué un chasseur (Vade retro Chantaaal). Ce matin donc, ma bibliothèque numérique vient de franchir le cap symbolique des 1000 titres (1011 pour être précis). Certains lecteurs et lectrices se reconnaîtront comme contributeurs à cette inflation livresque de par leur billets tentateurs. Sur ces 1011 titres j’en ai exactement 710 qui composent mon fameux Stock à Lire Numérique ! De quoi occuper mes longues nuits d’hiver pour un temps certain… D’autant que je me connais, je ne m’arrêterais pas en si bon chemin.

Il va falloir que je me fasse une raison, je quitterai ce bas monde (Hé ho poussez pas… j’suis pas pressé, bande de vautours) sans avoir remporté le challenge ultime de la PàL. Ceci dit ce n’est pas vraiment une révélation je m’en doute depuis des années déjà, le numérique m’a touer.

Et encore c’est là la face visible de ma bibliothèque numérique, c’est à dire les titres qui m’attirent vraiment, à côté de ça, planqués sur des disques durs ou des clés USB, se terrent d’autres titres piochés çà et là (notamment une sauvegarde de l’intégrale feue TAZ… endormie sur un DD externe qui attend qu’un PC vienne la tirer de sa léthargie).

Déformation professionnelle oblige, je suis statisticien, je m’en vais statistiquer mon eBiblio :
– La thriller se taille la part du lion avec 214 titres
– La fantasy hérite de la médaille d’argent avec 167 titres
– Le policier tire son épingle du jeu avec 156 titres
– En rade devant le podium on trouve le fantastique, avec 127 titres
Ces quatre genres composent 66% de ma bibliothèque numérique. Le tiers restant regroupe l’ensemble des autres genres, chacun comprenant moins de 100 titres en lice.

Je ne vous livrerai pas de chiffres concernant la provenance de mes bouquins, disons que l’on trouve les trois sources d’approvisionnement habituels : des titres libres de droits, des commerciaux achetés par mes soins (et systématiquement détatoués et déDRMisés) et du téléchargement illégal. J’assume totalement et n’ai aucun problème de conscience, mais ce n’est pas pour autant que je tendrai le bâton  aux bien-pensants (je suis athée, on ne m’a pas appris à tendre la joue gauche).

Quel est l’intérêt de ce genre de post ? Aucun, pourquoi ? Qui a dit que je me devais d’être intéressant ?

[BOUQUINS] George R.R. Martin – L’Œuf De Dragon

GRR Martin - L'Oeuf De DragonUn peu de fantasy histoire de varier les plaisirs, et retour à Westeros afin de patienter en attendant le cinquième opus de l’intégrale du Trône De Fer ; je pourrais lire les tomes 13 à 15 de la saga vu qu’ils squattent mon Stock à Lire Numérique mais ayant les quatre premiers volumes de l’intégrale en version papier je compte bien continuer sur ma lancée. Je me suis donc plongé dans L’Oeuf De Dragon, la troisième aventure de Dunk et l’Oeuf, avec, bien entendu, George R.R. Martin aux commandes.
En route pour Winterfell, le chevalier errant, Dunk, et son écuyer, l’Oeuf, apprennent qu’un tournoi est organisé à Murs-Blancs à l’occasion des noces de Lord Beurpuits. Dunk y voit un bon moyen de renflouer leurs caisses, il est loin de se douter que, sous couvert des noces, se fomentent un complot de grande envergure…
Comme les deux précédentes nouvelles celle-ci s’inscrit d’avantage dans le registre des récits de chevalerie que de la fantasy pure et dure ; n’espérez pas croiser de magie ou de créatures fantastiques.
Il n’est sans doute pas indispensable d’avoir lu les Préludes Au Trône De Fer avant de se lancer dans L’Oeuf De Dragon mais ça apporte tout de même une certaine valeur ajoutée (pour ma part je me suis rafraîchit la mémoire sur le site de La Garde De Nuit).
On retrouve avec plaisir les personnages de Dunk et l’Oeuf, son royal écuyer, quelques mois après leur départ de Froides-Douves. De (très) nombreux personnages secondaires les accompagneront au long de leur séjour à Murs-Blancs ; au départ on a un peu de mal à recadrer les différents intervenants mais peu à peu on finit par s’y faire.
Pour faire simple on peut considérer que le récit se divise en trois parties. On commence par une mise en bouche avec l’arrivée à la Noce et le festin qui va de pair. Ensuite on suit le déroulement du tournoi dont le vainqueur se verra remettre un oeuf de dragon. Enfin c’est au cours du tournoi que l’on découvre le véritable enjeu de ces Noces.
Les adeptes du Trône De Fer ne seront pas dépaysés (même is la présente intrigue est beaucoup moins dense comme vous pouvez le supposer), on retrouve le jeu des alliances et contre-alliances cher à George R.R. Martin. De l’action, de la diplomatie et une once de trahison, le trio de choc peut frapper de nouveau. Même le temps d’une nouvelle de moins de 200 pages l’auteur nous offre une intrigue pleine de surprise et d’une incroyable richesse.
Un bémol ? Oui, le prix. Presque 16 € pour la version papier et 12 € en numérique ça fait quand même cher au kilo. Surtout pour une nouvelle publiée en 2010 en VO.
Dunk et l’Oeuf sont appelés à revenir au moins le temps de deux nouvelles supplémentaires qui les mèneront à Winterfell, au service des Stark contre l’invasion Greyjoy. Mais pour le moment c’est tout ce que je peux vous dire étant donné qu’elles n’existent qu’en l’état de projet. Seule certitude (et encore) ces deux nouvelles devraient être publiées avant la sortie du sixième opus de la saga (lequel sixième opus commence sérieusement à se faire désirer).

[BOUQUINS] Joseph Boyden – Dans Le Grand Cercle Du Monde

J. Boyden - Dans Le Grand Cercle Du MondeBien que le Challenge Coupe du Monde des livres se soit éteint avec la finale du 13 juillet (et une quatrième étoile amplement méritée pour l’Allemagne), je tenais à terminer ce bouquin. D’une part parce que ça fait un moment qu’il traîne dans mon Stock à Lire Numérique, et d’autre part parce que le roman historique n’est pas vraiment un genre que j’aborde souvent. En route pour le Canada du XVIIème siècle avec Joseph Boyden et Dans Le Grand Cercle Du Monde.
Quatrième de couv’ parce que je ne vois pas comment faire mieux sans en dire trop. Trois voix tissent l’écheveau d’une fresque où se confrontent les traditions et les cultures : celle d’un jeune jésuite français, d’un chef de guerre huron, et d’une captive iroquoise. Trois personnages réunis par les circonstances, divisés par leur appartenance. Car chacun mène sa propre guerre : l’un pour convertir les Indiens au christianisme, les autres, bien qu’ennemis, pour s’allier ou chasser ces « Corbeaux » venus prêcher sur leur terre. Trois destins scellés à jamais dans un monde sur le point de basculer.
La première surprise vient de ce titre complètement abscons ; où est-ce qu’ils ont été cherché un truc aussi naze ? Si je n’avais pas lu de nombreuses critiques élogieuses (et certaines plus réservées) je serai passé à côté de ce bouquin, d’autant que je ne connaissais pas l’auteur et que la couv’ n’attire pas vraiment l’oeil hagard en errance dans sa librairie préférée. Bref il eut été plus judicieux de conserver le titre original The Orenda, le mot huron qui désigne leur magie (à défaut de casser trois pattes à un canard ça titille notre curiosité).
Toute la question est maintenant de savoir si j’aurai raté quelque chose en ne lisant pas ce bouquin. Sans la moindre hésitation la réponse est OUI. A défaut d’être indispensable (mais quel bouquin peut se prétendre indispensable ?) c’est une lecture des plus agréables, aussi bien de par le style de l’auteur que de par son intrigue.
Une intrigue en triplex en quelque sorte. Les chapitres alternent en effet entre les points de vue de Oiseau, le chef de guerre Huron, de Christophe, jésuite français qui rêve d’évangéliser les Hurons et de Chutes-de-Neige, la jeune captive iroquoise ; tous retranscrits à la première personne. Qui plus est chaque personnage adresse ses réflexions à un autre, Oiseau se confesse à son épouse décédée (tuée avec leurs deux filles par les Iroquois), Chutes-de-Neige s’adresse à ses parents (tués par Oiseau en même temps que son frère et sa soeur, sous les yeux de la jeune indienne) et Christophe consigne ses pensées dans un journal destiné à son supérieur quand il ne s’adresse pas directement à Dieu. Trois personnages venant d’horizons et de cultures radicalement différents, trois personnalités parfaitement restituées par l’auteur ; un sacré défi d’écriture qu’il relève haut la main, et au passage je tire aussi mon chapeau à Michel Lederer, le traducteur, pour son travail admirable.
Une intrigue richement documentée sur les us et coutumes des indiens canadiens et notamment des deux tribus ennemies que sont les Hurons (soutenus par les Français) et les Iroquois (alliés aux Anglais), à une époque où leur rivalité culmine. On partage avec un incroyable réalisme leur façon de vivre, leur culture et leur philosophie ; mais aussi leur esprit guerrier et leur zèle dans l’art de la caresse. Du jour au lendemain le paisible agriculteur peut se transformer en un impitoyable guerrier.
Une intrigue où s’entremêlent différents genres, l’auteur étaye et dilue la partie historique de son roman dans un grand récit d’aventure et de guerre aux rebondissements multiples avec çà et là une pointe de magie. Le mot fresque employé en quatrième de couv’ n’est pas usurpé, ce bouquin est d’une richesse et d’une intensité incroyables.
Une intrigue passionnée et passionnante. Le contraste entre le quotidien dans le camps et les scènes de guerre est saisissant (même si le quotidien des Hurons est loin d’être un long fleuve tranquille). Un tourbillon d’émotions garanti avec quelques touches d’humour. Un vrai régal à lire, c’est tout simplement captivant du début à la fin ! Le genre de bouquin dont on pourrait parler pendant des plombes tant il y aurait à dire.
L’intrigue débute à priori en 1634 pour se terminer en 1640, deux dates importantes pour les personnages du récit. En effet 1634 nous ramène environ un an avant la mort de Samuel de Champlain, fondateur et administrateur de la ville de Québec mais aussi gouverneur de la Nouvelle France. Quant à 1640 c’est une date marquante, voire décisive, dans le conflit opposant les Hurons aux Iroquois mais je n’en dirai pas plus afin de ne pas laisser d’indices quant au devenir de certains personnages.
Je ne connaissais pas Joseph Boyden mais il ne fait désormais aucun doute que je vais me pencher sur ses deux précédents romans, d’autant plus qu’ils semblent générer le même engouement que celui-ci (voire plus encore).

[NO COMMENT] Quand Coco TV déraille…

En parcourant le dernier Coco TV, le supplément TV hebdomadaire du quotidien local, je suis tombé sur une présentation de programme pour le moins original. Samedi 12 au soir, TF1 proposait Les Stars Sous Hypnose, pas du tout attiré par ce genre de programme mais curieux e lis donc le résumé proposé… Enfin j’essaye :

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Soit le rédacteur de l’article est possédé par un démon qui cause une langue bizarre (de visu cela semble vaguement latin), soit, plus probablement (bien que moins marrant) il s’agit bêtement d’un copier-coller foireux.

 

[BOUQUINS] Mikkel Birkegaard – Dans Le Livre Des Rêves

M. Birkegaard - Dans Le Livre Des RêvesComme annoncé dans un post précédent j’ai changé de registre au niveau de mes lectures, tout en restant fidèle à mon équipe sélectionnée pour le Challenge Coupe du Monde. Un petit détour par le fantastique et le Danemark, voilà qui me semble idéal pour se changer les idées. C’est ainsi que je me suis plongé Dans Le Livre Des Rêves de Mikkel Birkegaard.
Copenhague. 1839. Le jeune Arthur a 10 ans lorsque son père s’absente en pleine nuit pour ne jamais revenir, il sera retrouvé mort noyé quelques jours plus tard. Avant de partir son père lui avait confié un livre. Ce n’est qu’en 1846, à l’âge de 17 ans, que Arthur va s’y intéresser et essayer de remonter la trace de la Bibliothèque, un lieu où seraient conservés tous les livres du monde, même ceux interdits par la censure royale, pour se faire il pourra compter sur l’aide de Mortimer Welles, son généreux et mystérieux bienfaiteur…
Un roman où le livre est au centre de l’intrigue, voilà de quoi mettre en appétit n’importe quel amoureux des livres. Sauf que j’ai abordé ce titre avec un enthousiasme modéré, la curiosité était bel et bien éveillée mais j’ai souvenir d’une impression mitigée sur le précédent roman de l’auteur, La Librairie Des Ombres (un sujet prometteur mettant, une fois encore, le livre en avant mais insuffisamment exploité à mon goût).
Pour commencer je dois avouer que je suis totalement ignorant de l’Histoire du Danemark, je ne saurai donc dire si en 1846 la censure était aussi sévère que décrite dans le roman : un ministère du Livre, une police du livre… franchement ça pue ce genre d’institution. Mais venant d’une monarchie (absolue qui plus est), rien ne m’étonne. D’autant que (Google est mon ami) c’est en 1849 que le Danemark est devenu une monarchie constitutionnelle. Alors il y avait-il vraiment « quelque chose de pourri au royaume du Danemark » (Hamlet – W. Shakespeare) en ces temps lointains ? Si quelqu’un a une réponse je suis preneur (curieux mais pas zélé au point d’éplucher le Net pour trouver une réponse)…
Le récit est écrit à la première personne, c’est Arthur qui nous raconte ses souvenirs. Un peu à la façon du Dr Watson nous narrant les exploits de Sherlock Holmes, si ce n’est qu’ici notre rationaliste praticien (et non détective) est Mortimer Welles. Comme le héros de Sir Arthur Conan Doyle il est anglais, doté d’un sens de l’observation sans faille et d’une logique implacable. Déjà un bon point les personnages sont plutôt bien travaillés et crédibles.
Quid de l’intrigue ? En gros on peut dire que le roman se divise en deux parties, la première, la recherche de la Bibliothèque, est un thriller à énigmes à la façon du Da Vinci Code de Dan Brown, globalement bien ficelée et accrocheuse. La seconde, la découverte de la Bibliothèque et le mystère des disparitions, introduit des éléments fantastiques dans l’intrigue, même certains éléments de l’intrigue sont plus ou moins prévisibles, il n’en demeure pas moins que l’auteur réussit à la rendre suffisamment rythmée et addictive pour que l’on reste accroché au bouquin, et soyez assurés que vous aurez tout de même le droit à quelques surprises de taille.
Si, comme moi, vous avez été déçu par La Librairie Des Ombres, je vous conseille Dans Le Livre Des Rêves pour vous réconcilier avec cet auteur. Si vous avez aimé le premier bouquin vous ne pourrez que succomber aux charmes de ce second roman.
J’aimerai consacrer un paragraphe à cette fameuse Bibliothèque mais cela me semble impossible sans en dire trop. Imaginez le topo, un endroit contenant une quantité de livres inimaginable, consultables à volonté sans que cela n’empiète sur votre temps. Le rêve ! Sauf que ce rêve à un prix…

C’est sur ce titre que va se clore ma participation au Challenge Coupe du Monde, je doute fort d’avoir le temps de lire le prochain d’ici au 13 juillet. Ceci dit soyez assuré de retrouver prochainement mes chroniques des autres titres présents dans mon équipe.

– Edit du 10 juillet 2014 –
Merci à Zofia pour le signalement d’une erreur dans le titre du premier roman de l’auteur. Il s’agit de La Librairie Des Ombres et non de La Bibliothèque Des Ombres.
C’est vous dire comme il m’a marqué 🙂