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Archives Mensuelles: janvier 2014

[BOUQUINS] Jonathan Maberry – Apocalypse Zombie

J. Maberry - Apocalypse ZombieRetour parmi les morts-vivants pour ma prochaine chronique avec Apocalypse Zombie de Jonathan Maberry. Second et dernier titre estampillé young adult inscrit au programme de mon challenge zombies, une dernière douceur avant d’attaquer du brut de décoffrage.
A son quinzième anniversaire Benny se doit de trouver un travail pour contribuer à la survie de leur communauté, une ville fortifiée peuplée de survivants à l’apocalypse zombie. C’est à contrecoeur qu’il finit par rejoindre son frère ainé, Tom, afin que ce dernier lui enseigne les rudiments du métier de chasseur de zombies. Une occasion pour les deux frères de combler le fossé qui les sépare et pour Benny d’apprendre beaucoup plus qu’un travail…
Si je m’inquiétais de trouver une certaine redondance dans les histoires de zombies force est de reconnaître que je faisais fausse route, les titres que j’ai lu pour le moment proposent tous une approche et une intrigue totalement différente (toujours sur fond d’épidémie d’origine virale de source incertaine). Et tant que je suis au rayon des préjugés je confirme que parfois la littérature young adult peut réserver de bonnes surprises.
Et oui je reconnais avoir passé un bon moment en compagnie de ce bouquin, ce n’était pourtant pas gagné d’avance, dans les premières pages Benny est franchement du genre tête à claques (le genre ado de 15 ans en quelque sorte, rebelle de pacotille et convaincu de tout savoir sur tout), heureusement qu’il change rapidement et murit confronté aux réalités de la vie.
La grande originalité de ce bouquin tient surtout au fait qu’ici les zombies sont presque accessoires, l’intrigue principale est ailleurs, qui plus est le zombie n’est pas présenté comme une créature foncièrement mauvaise mais d’avantage comme une victime, on ne tardera pas à découvrir que certains humains sont bien pire que les morts-vivants. Cela donne un caractère particulier à l’intrigue, ajoutez à cela qu’elle devient rapidement addictive et vous surprendra plus d’une fois et vous tenez entre les mains un bouquin dans lequel vous aurez plaisir à vous plonger.
L’autre force du roman réside dans ses personnages, tous sont bien travaillés et ont une véritable profondeur. Il y a bien entendu Benny et Tom, deux frères que tout semble opposer, mais aussi les  copains de Benny : Chong, Morgie et Nix, la fille du groupe. Et de l’autre côté de la frontière entre le Bien et le Mal une poignée de chasseurs de primes pourris jusqu’à la moelle. Entre les deux une mystérieuse Fille Perdue
Jonathan Maberry a écrit plus d’une vingtaine de bouquins dans différents genre (plus quelques BD pour Marvel), à ce jour seuls deux titres sont disponibles en français ; reste à espérer que le second volet de cette saga, annoncé pour 2014 en VO, fasse l’objet d’une future traduction. pour ma part je retrouverai avec plaisir cet univers post-apocalyptique qui nous réserve certainement encore bien des surprises.

 
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Publié par le 28 janvier 2014 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Cyril Massarotto – Dieu est Un Pote A Moi

C. Massarotto - Dieu Est Un Pote A MoiMalgré mon aversion pour la religion j’ai été irrésistiblement attiré par le titre de ce bouquin, Dieu Est Un Pote A Moi, ça m’inspirait sans que je puisse vraiment me l’expliquer (non non ne mettez pas ça sur le compte d’une soudaine crise de foi, je suis toujours aussi athée) ; du coup je me suis laissé tenter quand il est apparu au catalogue de France Loisirs, j’ai acheté les yeux fermés sans rien savoir ni de son contenu, ni de son auteur, Cyril Massarotto.
Le narrateur, un trentenaire des plus ordinaire, vendeur de nuit dans un sex-shop, est, du jour au lendemain, choisit par Dieu pour tailler un brin de bavette avec lui. Ensemble ils parleront de tout et de rien, Dieu n’hésitera pas à lui filer un coup de main pour l’aider à conclure avec Alice, une étudiante en psychologie croisée au magasin. Deux rencontres qui bouleverseront sa vie…
Un pitch plutôt plaisant à condition que les causeries divines ne tournent pas autour de la religion et sur ce point je n’ai pas été déçu, au contraire le Dieu en question ne semble pas très porté sur les églises et leurs dogmes. Son message est universel et peut séduire tout croyant, quelle que soit sa religion, et même les athées les plus irréductibles. Amour, amitié, famille, deuil, souffrance… les thèmes abordés sont divers et variés, bien traités sans jamais sombrer dans un didactisme ou un moralisme soûlant.
On suit le quotidien du narrateur sur plusieurs années, on partage avec lui une large palette d’émotions, du rire (souvent) aux larmes (quelques moments forts en réserve). On partage ses moments de bonheur mais aussi ses peines et ses colères. Le véritable coup de force de l’auteur, outre une écriture très agréable à parcourir, est de nous proposer un héros auquel n’importe quel quidam peut s’identifier (il n’est d’ailleurs jamais nommé), hormis sa rencontre avec Dieu on peut vivre sa vie, avec ses hauts et ses bas. Du coup forcément on vit aussi plus intensément ses émotions.
Tout au long du roman il est question d’une question divine que Dieu pose aux hommes et aux femmes juste après leur mort ; je peux juste vous dire que votre curiosité à ce sujet sera satisfaite. Par contre ne comptez pas sur moi pour vous dire dans quelles circonstances et encore moins vous révéler ladite question (un indice d’importance toutefois : la réponse n’est pas 42).
Le roman est court (trop court, c’est à regret que l’on le referme), on plonge de suite au coeur de son histoire et une fois ferré, on ne le lâche plus avant la fin (lu en une journée). Une petite perle littéraire comme on n’en croise trop rarement. Un véritable coup de force de la part de l’auteur qui signe là son premier roman (paru en 2008 chez XO Editions) dont le succès sera international. Pas mal pour un coup d’essai ! Incontestablement ça donne envie de se plonger dans les romans suivants de l’auteur, à commencer par la « suite », Le Petit Mensonge De Dieu, publiée en début d’année.

 
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Publié par le 26 janvier 2014 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Collectif – Du Sang Sur Le Tour

Du Sang Sur Le TourUn court recueil de nouvelles au programme de cette chronique, cinq nouvelles policières ayant pour cadre Le Tour De France, cinq auteurs dont la réputation dans le genre n’est plus à faire (Gilles Legardinier, Jean-Bernard Pouy, Benoît Séverac, Jean-Marc Souvira et Franck Thilliez), la chose s’appelle Du Sang Sur Le Tour et est proposé en numérique par les éditions 12-21.
En quelques pages les auteurs n’auront guère l’occasion de nous faire vibrer au rythme d’une enquête de longue haleine, mais plutôt de nous faire partager une ambiance issue de leur imaginaire.
Gilles Legardinier – Un Sourire A Tomber. L’auteur relève le défi avec une approche originale, au coeur du peloton. Un dénouement un peu prévisible mais ça reste bien ficelé.
Jean-Bernard Pouy – Que Ma Blessure Soit Mortelle. Escale corse avec un spectateur pas comme les autres. Un vrai récit d’ambiance sur fond de maquis et de vendetta.
Benoît Séverac – Le Tour, de père en fils. Bain de sang sur une des épreuves mythiques du Tour : les Pyrénées ! Un plan stupide mené par quatre frères aussi stupides que leur idée, mention spéciale pour l’arme du crime. Un final grandiose.
Jean-Marc Souvira – Les rotules en os de mort. La plus longue des cinq nouvelles. Un récit dans lequel la fiction et la réalité cohabitent étroitement. L’auteur situe son récit en 1924, le Tour était encore une épreuve « propre », mais ça c’était avant.
Franck Thilliez – Un dernier tour. Un jeu de piste macabre pour un flic amnésique et un final magistral. De loin la meilleure surprise de ce recueil.
Une lecture agréable, rapide mais pas indispensable… J’espérais des nouvelles plus percutantes, seul Franck Thilliez a réussi à vraiment me faire vibrer.

 
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Publié par le 23 janvier 2014 dans Bouquins

 

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[MUSIC] Within Temptation – Hydra

Within Temptation - HydraEn courant d’année dernière le groupe Within Temptation nous avait offert une sympathique mise en bouche avec leur album de reprises The Q-Music Sessions mais l’annonce d’un nouvel album studio était dans tous les esprits des inconditionnels de Metal Symphonique. Leur sixième album studio, baptisé Hydra, débarque enfin dans les bacs. Bientôt disponible chez votre disquaire préféré !
Il faut dire que la chose avait de quoi faire saliver d’impatience, d’autant que le single Paradise (What About Us) proposait un duo vocal d’exception avec Sharon Den Adel, chanteuse de Within Temptation d’un côté, et Tarja Turunen, anciennement chanteuse du groupe Nightwish qui évolue en solo depuis 2005 de l’autre, était des plus prometteur. Deux voix mythiques du genre réunies le temps d’une chanson, et le résultat est à la hauteur de ce que l’on pouvait espérer. Un single qui place la barre très haut, restait à espérer que l’album (qui a su se faire attendre) serait à la hauteur…
Le premier titre, Let Us Burn, donne le ton, une mélodie rythmée, musclée même (après tout nous sommes bel et bien dans du Metal), sublimée par la voix de Sharon. Les titres se suivent mais ne se ressemblent pas, comme à son habitude le groupe néerlandais joue sur le mélange des genres, passant du symphonique au gothique mais ajoutant aussi quelques sonorités nouvelles.
L’album se distingue des précédents par la présence de quelques duos (4 titres sur 10), le plus surprenant étant certainement And We Run dans lequel le rappeur Xzibit donne la réplique à Sharon sur un ton très rap ; un mix osé, mais porté par une mélodie efficace, la sauce prend plutôt bien. D’une sonorité plus « classique » (comprendre plus metal), le titre Dangerous, avec Howard Jones en guest star, est le second single de promotion de l’album. Un album nerveux mais pas que, on trouve aussi une petite touche de douceur avec le très mélodieux Edge Of The World dans lequel le timbre de Sharon nous bercera.
N’allez pas croire que tout l’album repose sur les seules épaules de Sharon, la guitare de Robert Westerholt vous donnera aussi des frissons de plaisir auditif. Within Tempation est une mécanique parfaitement huilée qui réussira, une fois de plus, à vous surprendre.
L’attente fut longue (annoncé pour septembre 2013 l’accouchement fut plus long que prévu) mais ça valait vraiment le coup de patienter, le groupe réussi l’exploit de rester fidèle à lui même tout en se renouvelant (Sharon a déclaré que le groupe avait fait le tour des possibilités en matière de metal symphonique, d’où cette volonté affichée d’apporter un son nouveau à l’album). L’accueil médiatique de l’album est des plus encourageant, nul doute que le public (fans de la première heure mais aussi futurs adeptes) suivra ; ce Hydra ne devrait laisser personne indifférent.
Pour info l’album sera proposé dans un format simple (10 pistes), en version collector (2CD et 18 pistes) et en coffret Deluxe (3 CD dont une version instrumentale de l’album).

Regardez et écoutez le single Paradise sur Youtube

Regardez et écoutez le single Dangerous sur Youtube

 
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Publié par le 23 janvier 2014 dans CD Albums

 

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[BOUQUINS] Jussi Adler-Olsen – Dossier 64

J. Adler-Olsen - Dossier 64Il est des titres comme ça qui, du moment qu’ils débarquent dans mon Stock à Lire Numérique, se trouvent propulsés en tête des priorités de lectures futures. Ce fut le cas de ce fameux Dossier 64 signé Jussi Adler-Olsen, l’auteur danois nous livre là la quatrième enquête de son désormais fameux Département V.
Sous l’impulsion de Rose, la secrétaire du Département V, Carl Morck et son « équipe » se penchent sur la disparition mystérieuse, en 1987, de Rita Nielsen, tenancière d’un bordel supposée suicidée. Rapidement ils vont découvrir que trois autres disparitions non élucidées sont survenues à quelques jours d’intervalles. Carl, Assad et Rose vont devoir trouver le lien entre ces quatre dossiers s’ils veulent espérer résoudre l’affaire…
Comme dans les précédentes enquêtes du Département V on navigue entre le passé (les déboires de Nete Hermasen, le fameux dossier 64, et sa vengeance contre ceux qu’elle juge responsable) et le présent (non seulement l’enquête du département mais aussi de nouvelles révélations concernant l’affaire qui a coûté la vie à Anker et cloué au lit Hardy). L’auteur nous propose une intrigue dense et pleine de surprises (jusqu’au final en apothéose), une enquête qui mènera le Département V dans des milieux particulièrement nauséabonds.
Cette nouvelle affaire est aussi l’occasion pour l’auteur d’étoffer les personnalités de ses personnages, pour Carl l’évolution se fait essentiellement dans son quotidien tandis que sa relation avec Mona se fait plus « officielle », par contre concernant Assad et Rose on en apprend d’avantage sur eux au cours de cette enquête dans laquelle ils sont particulièrement impliqués.
Au niveau des seconds couteaux, on peut difficilement reprocher à Nete Hermasen son désir de vengeance, ce petit bout de femme est des plus attachantes du coup on aurait tendance à fermer les yeux sur ses actes. Il en va tout autrement de Curt Wad, personnage puant que l’on se plaira à détester tout au long du roman, on en viendrait même à lui souhaiter le pire, mais surtout que ça dure longtemps.
Ce quatrième opus ne dépare pas dans la série, outre son intrigue en béton il est parsemé de touches d’humour, souvent lors des échanges (parfois houleux) entre Carl et ses deux assistants pour le moins atypiques. Résultat des courses, on est, une fois de plus, conquis par Jussi Adler-Olsen, qui confirme, si des doutes persistaient, qu’il compte désormais parmi les grands noms du polar nordique.
Que les inconditionnels du Département V se rassurent l’auteur n’en a pas encore fini avec nos trois lascars, un cinquième roman est déjà paru au Danemark, on peut légitimement espérer voir une traduction française en courant d’année prochaine… Et c’est tant mieux parce qu’il reste encore bien des questions en suspens.

 
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Publié par le 22 janvier 2014 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Mallock – Le Cimetière Des Hirondelles

Comme vous le savez sans doute mon Stock à Lire Numérique Mallock - Le Cimetière Des Hirondelles a de nettes tendances à la boulimie, pas toujours facile dans de pareils cas de choisir sa prochaine lecture. La tentation de se ruer sur une des dernières entrées est grande mais cela risque de plonger des titres plus anciens dans les bas-fonds de l’oubli. Et puis parfois il suffit d’une bonne surprise ou d’un imprévu pour motiver mon choix. Le fait que le sieur Mallock s’intéresse à mon modeste blog a fait remonter Le Cimetière Des Hirondelles au top de mes priorités de lecture, puisque l’auteur m’honore de sa visite la moindre des politesses est de chroniquer son dernier roman.
Le commissaire Amédée Mallock se rend à Saint Domingue afin de rapatrier Manuel Gemoni, un français accusé du meurtre d’un vieil homme au passé obscur, mais aussi et surtout le frère d’une collègue du commissaire. Si la culpabilité du jeune homme ne fait aucun doute, son mobile reste un mystère que Mallock devra éclaircir s’il veut lui éviter la prison. Le hic c’est que non seulement Manuel Gemoni est incapable d’expliquer de façon rationnelle son geste mais en plus il en fier…
Je suppose que même les moins attentifs auront remarqué que l’auteur et son héros portent le même nom, n’y voyez là rien d’autobiographique, c’est juste un choix de l’auteur afin de mieux s’imprégner de son personnage. Ce roman est d’ailleurs le troisième mettant en scène le commissaire Mallock (les deux autres sont introuvables ici, il va falloir ruser), on retrouve bien quelques allusions aux titres précédents mais rien qui n’empêche de jouir pleinement de cette lecture. Au contraire ça ne fait que nous donner envie de plonger dans les précédentes enquêtes et surtout en apprendre plus sur le douloureux passé de Mallock (le flic), quel sadique ce Mallock (l’auteur) ! Comme si nos PàL n’étaient pas assez chargées comme ça. Qui plus est le gars enfonce le clou en annonçant une nouvelle enquête de Mallock (Les Larmes De Pancrace), à paraitre prochainement.
Dès le départ l’enquête s’annonce inhabituelle pour Mallock, d’une part parce qu’il est seul sur un terrain inconnu qui obéit à ses propres us et coutumes, d’autre part parce qu’il tient le tueur mais n’a aucun mobile. De fait le roman commence comme un polar mais un polar qui cherche à tirer son épingle du jeu. Pour y parvenir son plus grand atout reste la plume de son auteur, un style riche et fleuri, souvent incisif, parfois drôle ou émouvant, mais surtout ne le répétez pas à Mallock, le bougre pourrait se fâcher ; c’est un pur délice à lire.
Durant toute la première partie on suit Mallock à la découverte de Saint Domingue et empêtré dans une enquête qui semble n’avoir ni queue ni tête, forcément il ne se passe pas grand chose mais à aucun moment on ne s’ennuie ; et soudain… PAN ! Un rebondissement pour le moins inattendu nous sort de notre douce torpeur et donne à l’affaire une dimension nouvelle. Quelques pages plus loin l’auteur nous offre même une puissante touche de spiritualité sur fond de chamanisme ; décidément on va de surprise en surprise. Pour notre plus grand plaisir.
Retour mouvementé en France. Hé ho, vous croyez tout de même pas que je vais tout vous dire, non ! Pour faire simple vous aurez le droit à une enquête teintée d’irrationnel/mysticisme/spiritualité/paranormal/fantastique (rayez les mentions inutiles selon votre ouverture d’esprit) qui ne manquera de vous surprendre par bien des aspects. Mais surtout qui vous rendra très rapidement accro, à peine fermerez vous le bouquin que vous serez saisi d’une irrépressible envie de le rouvrir pour reprendre sa lecture, encore et encore.
J’ai eu un véritable coup de coeur pour le personnage de Mallock, homme blessé qui cache ses douleurs passées sous des apparences d’ours mal léché taciturne, un flic fonceur et frondeur qui ne se laisse pas emmerder par les convenances. Et, pour ceux qui le connaissent, un ami et un collègue qui a un coeur en or. Un personnage tout en contrastes, comme je les aime.
Peut être vous demandez d’où sort ce titre bizarroïde. Lisez le bouquin et vous aurez la réponse à votre question. Rien n’est laissé au hasard.
Quel est le Mallock qui vient visiter mon blog ? Le flic ou l’auteur ? Ou encore un troisième homme ? Bin oui notre Mallock (auteur, Jean-Denis Bruet-Ferreol de son vrai nom) a plus d’une corde à son arc ; pour vous en convaincre je vous invite à jeter un oeil à son site officiel. Et tout cas, quel que soit mon visiteur, je l’en remercie et espère avoir réussi, par cette modeste chronique, à rendre un digne hommage à son talent d’auteur.
Nul doute que d’autres chroniques seront consacrées à ses romains, anciens et à venir… Oui Monsieur Mallock, maintenant que je vous tiens je ne vous lâche plus d’une semelle !

 
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Publié par le 17 janvier 2014 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Laurent Obertone – Utoya

L. Obertone - UtoyaJe ne fais pas partie de la gente bien pensante qui fut outrée par La France Orange Mécanique (Parfois sans même avoir pris la peine de le lire), le précédent titre de Laurent Obertone, avec Utoya l’auteur s’aventure de nouveau sur un terrain glissant.
22 juillet 2011, 17h18, Anders B. Breivik débarque sur l’île d’Utoya où se tient, comme tous les ans, un rassemblement des jeunesses du parti travailliste. 17h21, le premier coup de feu retentit et une première victime s’effondre. A 18h34, Anders Breivik se rend à la police, laissant 69 cadavres sur l’île. Plus tôt dans la journée un attentat à Oslo avait fait 8 morts, le poseur de bombe était Anders Breivik…
Plutôt que de m’arrêter aux critiques de presse bobo/intello/gaucho (rayez les mentions inutiles… ah merde y’en a pas), j’aborde ce bouquin en gardant à l’esprit la préface de Stéphane Bourgoin, spécialiste incontesté en France des tueurs en série et tueurs de masse : « Il nous faut louer le travail titanesque de Laurent Obertone et la minutie exceptionnelle qu’il a développée pour reconstituer le parcours authentique d’Anders Breivik et des drames d’Utoya, jusque dans ses moindres détails« .
En s’identifiant à Breivik l’auteur ne cautionne ni son idéologie, ni son action, il nous fait vivre les événements à la première personne afin de leur donner encore plus d’impact. Le récit est entrecoupé de nombreux extraits de documents officiels (rapports d’autopsie, témoignages, greffes du procés, bilans psychiatriques…) qui viennent confirmer que Laurent Obertone n’est pas en pleine « croisade néoréac » (in Les Inrocks, journal connu pour sa totale impartialité, n’est-il point ?).
Certains reprochent la froideur du récit. Normal puisqu’on le vit à travers le personnage Breivik et que le gars n’a jamais manifesté le moindre remords, convaincu que son combat est juste et qu’il sera perçu comme un Templier des temps modernes par les générations futures ; donc oui il reste de marbre face aux faits qui lui sont reprochés et face aux survivants et aux familles.
Dérangeant ? Inconstestablement, pas le bouquin en soi (même si le fait de démarrer le récit à Utoya fait tout de suite l’effet d’une douche glacée) mais que de tels individus puissent exister et faire leur propagande en toute liberté, voire dans l’indifférence générale. Dérangeants aussi le nombre de dysfonctionnements qui ont retardé l’intervention de la police.
L’auteur a fait un choix osé et assumé, sans doute a-t-il pris certaines libertés pour combler les blancs les vides mais globalement, sur le fond, on est effectivement face à un travail hyper-documenté. Sur la forme, ça passe ou ça casse… Pour moi ça passe, même si parfois la plongée dans un esprit aussi malsain laisse des relents acides (et éventuellement des envies de meurtres).
Bien que hautement instructif et intéressant n’espérez pas lire ce bouquin comme vous liriez un roman, personnellement j’ai étalé cette lectures sur plusieurs semaines, le temps d’assimiler et de digérer les différentes parties du récit, m’est d’avis que c’est la seule façon de saisir toute la richesse de cet essai de Laurent Obertone.

 
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Publié par le 13 janvier 2014 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Romain Puértolas – L’Extraordinaire Voyage Du Fakir Qui Etait Resté Coincé Dans Une Armoire Ikea

R. Puèrtolas - L'Extraordinaire Voyage Du Fakir...J’ai mis à profit mes derniers jours de congés (la reprise demain va être dure, après trois semaines de glande totale) pour me plonger dans un titre qui a fait quelques va-et-vient dans mon Stock à Lire Numérique, le temps de trouver une version correcte lisible sur tous supports. Ce fut périlleux mais l’attente en valait la peine, place donc à ma chronique de L’Extraordinaire Voyage Du Fakir Qui Etait Resté Coincé Dans Une Armoire Ikea, titre à rallonge que l’on doit à Romain Puértolas.
Ajatashatru Lavash Patel, un fakir du Rajasthan, un tantinet escroc et imposteur, se rend à Paris, aux frais de sa communauté, dans le but de s’acheter un nouveau lit à clous chez Ikea. Le type étant fauché comme les blés, hormis un faux billet grotesque destiné à payer son achat, il décide de passer la nuit dans le magasin. Une décision qui va complètement chambouler ses plans…
Commençons par le mauvais point, d’autant qu’il n’incombe pas à l’auteur mais à l’éditeur, Le Dillettante. Proposer une quatrième de couverture qui résume le bouquin de A à Z est un choix qui me dépasse ; jamais je n’aurai imaginé qu’un tel niveau de crétinerie marketing puisse être atteint !
De prime abord j’ai tout de suite pensé à un périple improbable un peu à la façon de Jonas Jonasson, et sur ce point je n’ai pas été déçu, on retrouve des éléments communs entre les deux auteurs (intrigue rocambolesque, personnages hauts en couleurs…), mais il y a chez Romain Puértolas et son fakir une dimension plus sociale (même si je n’adhère pas totalement à son propos, cela n’engage que moi et ne m’a pas empêché d’apprécier le récit).
Au fil de son périple, qui le conduira de Paris à Tripoli, en passant par Londres (ou presque) et Rome, et avant son retour en France, le personnage d’Ajatashatru évolue tout au long de l’intrigue, le roublard s’humanise au contact des autres et découvre les vertus de l’altruisme. Ne vous fiez pas aux apparences, à aucun moment on ne tombe dans la mièvrerie à deux balles.
Un récit plein d’humour, de malice mais aussi d’humanité (avec une pointe d’émotions, juste ce qu’il faut) et d’intelligence. La plume et le style sont légers, une fois que vous aurez plongé le nez dans le roman vous ne pourrez plus le lâcher avant la dernière page (d’autant qu’il est relativement court, 252 pages). Que demander de plus pour finir ces congés sur une note de bonne humeur ? Sinon un rab de congés !

 
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Publié par le 12 janvier 2014 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Joe Hill & Stephen King – Plein Gaz

J. Hill & S. King - Plein GazParé à embarquer pour un road trip aussi court qu’intense ? Attachez vos ceintures et plongez avec moi dans Plein Gaz, une nouvelle à quatre mains signée Joe Hill et Stephen King (le premier étant le rejeton du second, je les cite dans l’ordre figurant sur la couverture).
Une bande de motards en fuite est prise en chasse par un routeir au volant d’un puissant camion ; le type semble bien déterminé à les éliminer un à un… Leur seul espoir de survie : rouler plein gaz sans jamais ralentir !
Un camion fou, ne me dites pas que ça ne vous rappelle rien. Un mot en quatre lettres et un titre mythique : DUEL ! C’est quoi ça ? Je n’adresse plus jamais la parole à celui ou celle qui osera me poser la question. D’ailleurs pour éviter de me fâcher avec mon lectorat je vais lever le voile, Duel c’est d’abord une nouvelle de Richard Matheson (1971) et aussi et surtout le film qui révéla Steven Spielberg au grand public (la même année). Papa et fiston King ont donc décidé de rendre hommage à ce monument en le revisitant.
Dès le départ on note une différence majeure entre Duel et Plein Gaz, dans le premier la victime du camion fou est un pauvre type lambda qui n’a rien demandé à personne, dans le second une bande de motards qui sont tout sauf des enfants de coeur. Du coup forcément on a un peu plus de mal à les prendre en sympathie, de là à faire pencher la balance vers le routier exterminateur il n’y a qu’un pas, aisé à franchir.
Comme je l’ai précisé en intro de cette chronique, c’est court (moins de 100 pages) mais le titre est plus que justifié, l’intrigue est menée plein gaz par les auteurs. Inutile de préciser que c’est bien écrit (ils sont tous les deux des écrivains confirmés). Un brillant hommage qui se lit en moins d’une heure.
En bonus nous avons le droit au premier chapitre du nouveau roman de Joe Hill, Nosfera2. Je n’ai jamais rien lu de lui mais cette mise en bouche (ainsi que quelques errances sur le web) m’a donné envie d’en savoir plus sur son travail.
Je sais que cette chronique est un peu courte mais d’un autre côté je ne me vois pas parler d’une nouvelle avec autant d’intensité que d’un roman. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai tendance à zapper ou à grouper les posts dédiés aux nouvelles ; mais impossible de passer sous silence un titre signé Stephen King !

 
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Publié par le 11 janvier 2014 dans Bouquins

 

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[BRD] Kick-Ass 2

Kick-Ass 2Au programme de cette nouvelle pause cinéphile, un super-héros pas comme les autres, et pour cause il s’agit du film Kick-Ass 2, réalisé par Jeff Wadlow.
Dave/Kick-Ass (Aaron Taylor-Johnson) a lancé la mode des super-héros « artisanaux », nombreux sont ceux qui se réunissent sous la bannière de Justice Forever, une organisation dirigée par le Colonel Stars & Stripes (Jim Carey). Tandis que Dave rejoint le groupe, Mindy/Hit Girl (Chloë Grace Moretz) décide de renoncer à jouer les justicières et à mener la vie d’une ado « normale ». Quand Chris d’Amico (Christopher Mintz-Plasse), avide de vengeance, débarque sous les traits de The Motherfucker, avec une armée du super-méchants, chacun doit prendre ses responsabilités pour les contrer…
Le décor étant posé le réalisateur peut entrer dans le vif du sujet en reprenant les ingrédients qui ont fait le succès du premier film, de l’action à gogo, avec pas mal de violence et de giclées d’hémoglobine, mais contrebalancée par un humour omniprésent. Je ne reviendrai pas sur la polémique concernant la violence du film et notamment la réaction de Jim Carey qui a refusé d’assurer la promo du film pour cette raison ; à vrai dire j’hésite entre le coup marketing parfaitement orchestré ou une bonne couche d’hypocrisie dont les américains ont le secret… Comme le souligne Mark Millar (auteur du comics) on est dans une fiction à prendre au second degré.
L’ensemble reste globalement bien ficelé mais l’effet de surprise suscité par le premier opus n’est pas compensé par une intrigue plus dense ; on assiste donc à un divertissement sympa mais relativement linéaire, sans rebondissement inattendu ou trait de génie. Bien que notre Kick-Ass ait bénéficié d’un entraînement rapide par Hit Girl on retrouve le gouffre qui sépare les super-héros en carton (motivés mais pas franchement opérationnels) et ceux (celles) qui a bénéficié d’un entrainement haut de gamme et ne reculera devant rien pour rendre la justice.
Bien que Mark Millar et John Romita Jr aient sorti le troisième et dernier opus de leur comics (chez Panini), et que la film du film laisse une porte ouverte à un troisième volet, les résultats du box office mondial, bien que positifs (60 millions de dollars pour un budget de 28 millions), pourraient remettre en question un éventuel troisième volet. Si toutefois celui-ci devait voir le jour, Mark Millar a d’ores et déjà fait savoir qu’il marquerait la fin de la franchise Kick-Ass au cinéma.

 
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Publié par le 11 janvier 2014 dans DVD / BRD

 

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