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Archives Mensuelles: décembre 2013

[BRD] The Impossible

The ImpossibleDécidément nous avons décidé de jouer la carte du mélange des genres pour notre programme ciné de cette fin d’année. Après la SF et le western place au drame avec The Impossible de Juan Antonio Bayona.
Décembre 2004. Henry (Ewan McGregor), Maria (Naomi Watts) et leur trois enfants décident de passer Noël en Thaïlande. Le voyage de rêve va se transformer en cauchemar le 26 décembre en fin de matinée, un tsunami gigantesque ravage les côtes thaïlandaises semant la mort et la destruction sur son passage. Le couple est séparé, Maria et Lucas (le fils aîné) d’un côté, Henry et les cadets d’un autre…
Le film s’inspire d’une histoire vraie, celle de Maria Belon, une espagnole, rescapée de la catastrophe, qui a collaboré étroitement au projet. Pour l’anecdote Maria Belon était fan de Naomi Watts, les deux femmes sont restées amies après le film.
A vrai dire cela fait déjà quelques temps que le Blu-ray traînait dans ma collection mais il ne m’inspirait pas plus que ça, finalement nous avons maté le film via Canal+. Soyez assuré que je ne lui consacre pas un post uniquement parce qu’il figure dans ma collection, ma motivation première est que j’ai été bluffé par le film.
Sans surprise Ewan McGregor et Naomi Watts incarnent à la perfection ce couple séparé par les éléments mais bien décidé à ne pas flancher, à survivre coûte que coûte et à se réunir leur famille. La véritable claque au niveau du casting vient de Tom Holland qui incarne Lucas, une prestation qui laisse sans voix. Je vous garanti un tourbillon (sans mauvais jeu de mots) d’émotions.
L’autre claque (et oui on en sort les joues en feu) vient du réalisme, notamment lors de la scène du tsunami, on est loin des films catastrophes qui cherchent à épater la galerie en rajoutant des tonnes de superflu, on se croirait vraiment face à un documentaire. L’équipe du film a exclu rapidement l’option numérique justement pour prioriser le réalisme ; un an de boulot pour une scène de 10 minutes mais franchement le résultat est bluffant.
Vous l’aurez compris j’ai été emballé, une preuve de plus qu’un budget « modeste » (30 millions de dollars) on peut tourner un film parfaitement maîtrisé et rentable (180 millions de dollars au box office mondial).
Pour rappel ce tsunami a fait plus de 232 000 morts, l’Indonésie a été le pays le plus touché (approximativement 167 800 morts), suivie par le Sri Lanka (21 400 morts), l’Inde (18 000 morts) et la Thaïlande (8 200 morts, dont plus de 2 400 étrangers).

 
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Publié par le 31 décembre 2013 dans DVD / BRD

 

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[BRD] Lone Ranger

Lone RangerEtant donné qu’actuellement les programmes TV de l’après-midi sont squattés par les téléfilms de Noël et que je commence à en faire une overdose je me rabats volontiers sur les Blu-ray que le Père Noël a eu la gentillesse de m’offrir. Au programme du jour, une production Disney signée Gore Verbinski, Lone Ranger.
Tonto (Johnny Depp), le guerrier commanche, raconte comment John Reid (Armie Hammer), un ancien défenseur de la loi, est devenu un justicier légendaire. Ces deux héros vont devoir apprendre à faire équipe pour affronter le pire de la cupidité et de la corruption.
Pour tout vous dire ce film ne figurait pas sur ma liste de Noël, la bande annonce m’avait en effet fait craindre un Pirate des Caraïbes sauce Far West et le flop retentissant du film aux Etats Unis (à peine 89 millions de dollars au box office pour un budget de 215 millions) m’a définitivement refroidit.
Autant vous le dire de suite on retrouve effectivement un petit air Pirate des Caraïbes mais la bonne nouvelle c’est qu’on retrouve l’ambiance des premiers films. Le ton est franchement au western avec un bon dosage d’action et d’humour. Sans être la révélation de l’année, ça reste un divertissement agréable. Une bonne surprise au final.
Le personnage du Lone Ranger est né en 1933 d’un feuilleton radio et s’est depuis répandu via de multiples supports (BD, romans, séries TV, téléfilms, films et jeu vidéo) au point de venir une icone de la culture pop yankee. Etrangement la notoriété du personnage n’a pas franchi l’Atlantique pour venir envahir la France. Son spin-off par contre est beaucoup plus connu puisqu’il s’agit du Frelon Vert qui met en scène Brett Reid (petit neveu de John Reid) et son acolyte Kato (incarné par Bruce Lee dans la série TV). Pour ma part j’ai découvert le personnage un peu par hasard en version BD il y a fort fort longtemps…
J’avoue avoir un peu de mal à comprendre pourquoi le film s’est vu affligé d’un PG13 aux States (interdit aux moins de 13 ans non accompagnés d’un adulte) ; c’est un divertissement familial qui n’a rien de vraiment choquant… Surtout dans un pays où n’importe quel quidam peut se payer un flingue au supermarché du coin.
Au niveau mondial le film sort à peine la tête de l’eau, avec un peu plus de 260 millions de dollars de recettes. Si Disney pensait détenir une franchise lucrative ils ont dû méchamment déchanter… A moins que la carrière DVD/BRD ne relance la machine (ça me parait peu probable).

 
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Publié par le 29 décembre 2013 dans DVD / BRD

 

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ISA : le projet de loi plus ou moins adopté

Fin  2012 j’avais évoqué la poudre aux yeux gouvernementale anti-addiction (essentiellement contre l’alcool), une vaste connerie appelée ISA.

Vous l’aurez compris en deux ans mon point de vue sur la chose n’a pas évolué d’un iota ; normale puisque ladite chose est restée figée dans sa connerie.

Semblerait que le projet de loi soit en passe d’être adopté.

Bienvenue dans la Nouvelle-République-Bananière-De-Kaledony !

 

 
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Publié par le 28 décembre 2013 dans Nouvelle-Calédonie

 

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[BRD] Elysium

ElysiumIl aura fallu quelques jours pour se remettre de notre réveillon de Noël (j’y reviendrai sans doute ultérieurement), période pendant laquelle nous nous sommes contentés de programmes TV basiques ne demandant aucun effort particulier de réflexion (soit environ 97% des programmes TV hors câble). Une fois les idées plus claires nous nous sommes offert une petite pause Blu-ray avec Elysium de Neil Blomkamp.
2154, la Terre est une poubelle ravagée par la surpopulation, la pollution, la maladie et autres joyeusetés. Du coup les citoyens les plus fortunés se sont réfugiés sur la station spatiale Elysium où ils vivent peinards dans l’opulence. Jessica Delacourt (Jodie Foster) veille à leur confort en luttant, parfois avec des moyens extrêmes, contre les tentatives d’intrusion en provenance de la Terre. Max (Matt Damon) est ouvrier sur Terre, quand il est contaminé sur son lieu de travail, il accepte une mission désespérée pour sauver sa vie. Et bien plus que ça…
Neil Blomkamp a bluffé son petit monde il y a quelques années avec District 9, autant dire qu’il était attendu au tournant… On retrouve d’ailleurs quelques éléments communs aux deux films. La présence de Sharlto Copley au casting, dans D9 il tenait le rôle principal,l alors qu’ici il incarne un mercenaire un tantinet déjanté (tout en clichés mais un régal quand même). Les deux films portent aussi, via la science-fiction, un regard socio-politique sur notre société actuelle (avec un net avantage à D9 sur ce point).
Vous en conviendrez volontiers le pitch de cet Elysium n’est pas vraiment d’une originalité renversante, mais cela ne me dérange pas du moment que le sujet est bien traité. On peut reprocher au film un manque de profondeur ainsi que quelques aberrations (la principale étant pour moi le manque de défense spatiale de la station), mais cela est largement compensé par un rythme plus que soutenu, des effets spéciaux parfaitement maîtrisé et un casting plus que convaincant. D’un côté on a un Matt Damon tout en muscles (et rapidement complété par un exosquelette) mais qui n’incarne pas pour autant une brute épaisse, violent quand il faut l’être (en l’occurrence il s’agit de sauver sa peau), mais aussi profondément humain. De l’autre côté on trouve une Jodie Foster aussi glaciale que manipulatrice, totalement dépourvue d’humanité.
Peut être pas un sans faute mais un divertissement parfaitement maîtrisé ; ce qui me convient parfaitement, je ne m’attendais pas à un film engagé mais plutôt à un  film enragé.
Je ne sais pas ce que donnait le film sur grand écran d’un point de vue visuel mais le blu-ray, intégralement mastérisé en 4K (résolution de 4096 sur 2160), est esthétiquement parfait, même sur un équipement « seulement » en Full HD (1920 x 1080).
Nombreux sont ceux qui attendent District 10 (la suite de D9), Neil Blomkamp affirme ne pas avoir renoncé à son projet mais n’est pas encore en mesure de donner une date de sortie (il travaille actuellement sur un autre film). Espérons que cette attente soit un gage de qualité…

 
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Publié par le 28 décembre 2013 dans DVD / BRD

 

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JOYEUX NOEL

Tout est dit dans le titre…

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Et pour le Père Noël : après l’effort, le réconfort !

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JOYEUX NOËL A TOUS ET  TOUTES.

 
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Publié par le 24 décembre 2013 dans No comment

 

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[BOUQUINS] Frédéric Mars – Le Sang Du Christ

F. Mars - Le Sang Du ChristChangement total de registre puisque j’ai décidé de m’attaquer à l’un des premiers romans de Frédéric Mars, Le Sang Du Christ. J’ai apprécié ses thrillers contemporains (Non Stop et Le Manuel Du Serial Killer), du coup ma curiosité m’a naturellement poussé vers ce thriller historico-religieux.
Dans une ferme à de Jérusalem, un homme est sacrifié selon le rituel réservé à l’agneau pascal. Mais sur son front, on peut voir un triangle marqué au fer et, à côté du cadavre calciné, une poterie égyptienne. Ce supplicié, c’est Jean de Gamala, héritier légitime du trône de David. Un homme qui avait disparu depuis plus de vingt ans. Soupçonné du crime, son frère Jacques tente de démasquer par lui-même le meurtrier. Pour ce faire il pourra compter sur l’aide de Sara, sa jeune mais débrouillarde nièce…
Bien que revendiquant haut et fort mon athéisme je ne me prive de lectures plus ou moins religieuses de temps en temps, du moment que cela sert une intrigue bien foutue. D’autant que, dans le cas présent, j’étais surtout curieux de découvrir une autre facette de Frédéric Mars.
L’auteur combine des personnages issus de son imagination avec des figures historiques (Jésus bien entendu, mais aussi Pilate et Hérode), de même histoire et Histoire se mêlent habilement. Pour être tout à fait franc se bouquin risque de faire grincer des dents les fervents catholiques plus que les athées, il détourne certains épisodes de la Bible (que j’ai lu aussi, avant de me proclamer athée il fallait que je sache ce que je rejetais) de façon plutôt radicale (je pense notamment à la destinée de Jean le Baptiste) et le personnage même de Jésus n’est pas franchement un saint homme. Ca va hurler à l’hérésie dans les chaumières (même si l’auteur cite ses sources à la fin du bouquin) !
L’intrigue démarre six jours avant la fête de la Pâque juive, les derniers jours de la vie (revisitée) de Jésus. Bien que parfois un peu tirée par les cheveux ladite intrigue, mystico-policière, parvient toutefois à nous tenir en haleine avec ses énigmes et ses rebondissements multiples et variés. Enigmes et rebondissements ? Diantre mais c’est du Dan-Brown-like, heu oui mais non, c’est moins chiadé quand même.
Les personnages sont bien travaillés, non seulement Jacques et Sara mais aussi les personnages secondaires. Les us et coutumes israélites me semblent convaincants, ainsi que le contexte historique global ; mais bon je suis loin d’être un expert dans ces matières…
Bien qu’étant naturellement attiré par les intrigues plus contemporaines j’ai pris plaisir à cette petite visite dans l’espace et le temps.

 
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Publié par le 23 décembre 2013 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Madeleine Roux – Un Blog Trop Mortel

M. Roux - Un Blog Trop MortelHistoire de commencer en douceur et pour ménager ma grande sensibilité, j’ai opté pour un premier titre zombie pioché dans la littérature jeunesse (mais pas trop), avec Un Blog Trop Mortel de Madeleine Roux.
Septembre 2009. Des hordes de zombies attaquent les humains, les tuant ou pire, les transformant. Allison, une étudiante, se réfugie avec cinq autres rescapés dans la réserve de la boutique où elle travaillait. Elle se lance alors dans l’écriture d’un blog, ce qui était à la base un appel au secours va peu à peu devenir le récit du quotidien des rescapés pour leur survie…
Commençons par la genèse du bouquin, au départ Madeleine Roux, s’est lancée dans une blog-fiction (Allison Hewitt Is Trapped), les premiers chapitres (et certains commentaires de visiteurs qui ont joué le jeu) correspondent mot pour mot au blog originel. La popularité et le style de l’auteure a fini par attirer l’attention d’un éditeur qui a suggéré à Madeleine Roux d’en faire un roman, roman finalement publié en 2011. Un peu frustrant pour les visiteurs du blog qui devront se payer le bouquin pour connaître la fin (et découvrir des posts inédits), mais on ne peut pas blâmer l’auteure d’avoir accepté la proposition…
Le bouquin se présente en effet comme un blog, chaque chapitre correspond à un post d’Allison avec les commentaires des visiteurs. La sauce prend tout de suite, on croirait vraiment lire le blog d’une étudiante en fac, bien écrit mais sans fioritures inutiles qui viendraient alourdir le style (et de fait nuire à la crédibilité du blog).
Au final c’est plutôt une agréable surprise, peut être pas un must du genre mais ça se lit tout seul, c’est suffisamment prenant pour nous donner envie d’aller toujours plus loin dans la lecture du blog. Dommage que le bouquin soit desservi par un titre français vraiment naze (en VO il porte le même nom que le blog) et une couv’ pas franchement alléchante. Le contenu n’est pas franchement jeunesse, je dirai plutôt ado (à partir de 13/14 ans). Certaines scènes sont bien gore (normal on est en pays zombie), l’ambiance oppressante et angoissante et bien rendue. Quelques touches de légèreté bienvenues avec l’humour d’Allison, parfois même dans les pires situations.
Premier roman de Madeleine Roux qui en a depuis publié deux autres, le dernier, Asylum, ayant fait un joli carton, espérons que l’éditeur (Fleuve Noir, qui inaugure sa collection Territoires avec ce titre) nous les fasse découvrir prochainement. Pour un coup d’essai on peut dire que c’est bigrement bien ficelé.

 
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Publié par le 18 décembre 2013 dans Bouquins

 

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Challenge Zombies

Zombie
Et oui je sais que je suis loin d’avoir achevé mon challenge SF mais je vous rassure je compte bien le poursuivre jusqu’à avoir épuisé mon stock. Histoire de varier un peu les plaisirs et parce que c’est un genre littéraire que je ne connais pas de masses, j’ai décidé de me faire un petit programme de lecture 100% zombies. Un peu de chair en putréfaction à l’approche des fêtes, rien de tel pour se mettre en appétit.
Avec un peu d’organisation et de bonne volonté je devrai alterner entre SF, Zombies et les autres titres divers et variés qui squattent mon Stock à Lire Numérique.
Le hic c’est qu’il faut trouver de quoi alimenter ce challenge, n’étant pas un expert du genre je me suis donc fait un programme en fonction des bouquins que j’ai pu glaner çà et là, si vous avez d’autres propositions je suis preneur…

Un Blog Trop Mortel de Madeleine Roux
Le Guide De Survie En Territoire Zombie de Max Brooks
Apocalypse Zombie de Jonathan Marberry
Homeland Of The Dead de Graig Di Louie
The Walking Dead de Robert Kirkman et Jay Bonansinga (2 tomes)
Zombie Story de David Wellington (3 tomes)
Chroniques De L’Armageddon de JL Bourne (3 tomes)
Le Virus Morningstar de ZA Recht (3 tomes)

 
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Publié par le 17 décembre 2013 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Aldous Huxley – Le Meilleur Des Mondes

A. Huxley - Le Meilleur Des MondesLes nombreuses sorties littéraires de ces dernières semaines m’ont quelque peu écarté de mon challenge 100% SF mais ce n’est pas pour autant que j’y ai renoncé. Histoire de se remettre sur les rails on  va dépoussiérer un bon vieux classique, à savoir Le Meilleur Des Monde d’Aldous Huxley.
Quatrième de couv’ : La technologie et la science ont remplacé la liberté et Dieu. La vie humaine, anesthésiée, est une suite de satisfactions, les êtres naissent in vitro, les désirs s’assouvissent sans risque de reproduction, les émotions et les sentiments ont été remplacés par des sensations et des instincts programmés. Chaque être, rangé par catégorie, a sa vocation, ses capacités et ses envies, maîtrisées, disciplinées, accomplies…
Ecrit en  1931 et publié en 1932, ce roman est considéré par beaucoup comme un des piliers de la SF, un incontournable du genre. Il m’est donc apparu indispensable de me faire ma propre opinion, quitte à flinguer un classique (ce ne sera pas une première de ma part et je l’assume totalement).
Le bouquin commence par une nouvelle préface de l’auteur écrite en 1946. La douche froide, c’est assommant, sans le moindre intérêt (ça n’engage que moi)… Après quelques lignes je décide de la lire en diagonale sinon je sens que je vais expédier le bouquin direct à la corbeille.
La première partie du bouquin (les trois premiers chapitre, soit un peu moins du quart) plantent le décor sous forme d’une visite d’un Centre d’Incubation et de Conditionnement. C’est soporifique, la sauce a du mal à prendre (voire ne prend pas du tout)… Ca commence mal ! D’autant que le troisième chapitre est un véritable foutoir où s’entre-mêlent différents dialogues.
Alors que je cherchais déjà des tournures incendiaires pour une exécution en bonne et due forme j’ai dû ravaler mon fiel. La découverte du quotidien des habitants de ce monde civilisé supposé idéal où tout est formaté et conditionné, donne un nouveau souffle au bouquin, enfin mon intérêt est tiré de sa torpeur. La bonne surprise étant que ledit intérêt ne retombera pas avant les dernières pages du roman, finalement ça valait la peine de s’accrocher (malgré quelques longueurs).
Je ne vous gratifierai pas d’une critique plus étoffée, l’avantage des classiques c’est qu’ils ont fait l’objet d’études approfondies par des gens bien plus doués que moi dans ce genre d’exercice.
Certaines lacunes technologiques frapperont le lecteur d’aujourd’hui habitué aux ordinateurs, téléphones portables et autres tablettes tactiles, ne perdons pas de vue que le bouquin a été écrit en 1931 ; même l’auteur le plus imaginatif de l’époque n’aurait pu imaginer une telle déferlante technologique (sans parler des réseaux wi-fi, 3G, 4G… et autres permettant de se connecter à Internet où que l’on se trouve).
A défaut d’avoir été totalement emballé par ce Meilleur des Mondes je reconnais volontiers qu’il est un précurseur du genre (dystopie ou contre-utopie) et qu’il a dû inspirer bien des auteurs qui ont perpétué (et perpétuent encore) le genre. En cela je m’incline devant le titre d’oeuvre majeure de la SF. Pour moi ça restera une expérience intéressante, comme je suppose que ce sera le cas des autres classiques inscrits au programme de mon challenge ; pas indispensable mais utile à ma culture générale.
Pour la petite histoire l’an zéro de ce « meilleur des mondes » démarre l’année du lancement de la Ford T, soit 1908 ; une touche d’uchronie donc puisque l’auteur modifie le passé avant de nous propulser dans le futur. L’intrigue du bouquin se déroule en l’an 632 NF, ce qui nous placerait en l’an 2540 selon notre calendrier.

 
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Publié par le 16 décembre 2013 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Ian Manook – Yeruldelgger

I. Manook - YeruldelggerA la base ce roman de la rentrée littéraire n’était pas prévu dans mon Stock à Lire Numérique, mais à force de lire, çà et là, des critiques élogieuses,  dont celle de Gruz, et sachant que nous avons des goûts littéraires plus que proches, j’ai fini par craquer pour ce Yeruldelgger de Ian Manook. C’est l’occasion de poursuivre le voyage, sauf que cette fois la destination est beaucoup plus exotique puisque l’on file direct vers la Mongolie et ses steppes…
Yeruldelgger, commissaire à la crim’ d’Oulan Bator, est appelé dans les steppes alors qu’il enquêtait sur le meurtre sauvage de trois chinois. Là-bas il découvre le corps d’une fillette, un crime qui le ramenè directement vers son propre drame personnel, l’assassinat de sa fille cadette quelques années plus tôt. Au fil de son enquête Yeruldelgger et son équipe vont découvrir que les deux affaires pourraient être liées…
Vous trouvez sans doute que notre héros porte un prénom à coucher dehors, pour votre peine je vous condamne à psalmodier cent fois son nom complet : Yeruldelgger Khaltar Guichyguinnkhen. Au moindre raté on remet le compteur à zéro. Ah oui avec l’accent mongol svp ! Z’êtes pas prêt d’aller vous coucher bande d’ingrats.
Bon autant vous le dire tout de suite ce polar/thriller sera certainement l’un de mes coups de coeur de l’année (faut dire qu’il y en a eu pas mal cette année). Pour une première incursion dans le genre l’auteur réussit un coup de maître. Bon voilà ça c’est fait, étoffons un peu maintenant.
La première bonne surprise vient de l’incroyable profondeur des personnages. Yeruldelgger d’abord, flic brisé de l’intérieur, aussi têtu que bourru mais enquêteur hors pair (il me fait un peu penser au Harry Hole de Jo Nesbo). Ses alliées de charme et de choc, Oyun, sa collègue, et Solongo, légiste et compagne de Yeruldelgger (leur relation est assez bizarre). Mon coup de coeur va sans hésitation à Gantulga, gamin des égouts d’Oulan-Bator, un allié aussi précieux que débrouillard pour Oyun et Yeruldelgger.
La seconde bonne surprise, je devrai plutôt dire claque vient de l’intrigue elle même. Une intrigue incroyablement complexe maîtrisée du début à la fin, juste ce qu’il faut de rebondissements pour nous tenir en haleine. Vraiment un polar haut de gamme, peut être pas aussi cash que du Chattam mais vous aurez tout de même le droit à quelques scènes pas piquées des hannetons.
Avec Yeruldelgger Ian Manook nous invite à découvrir une Mongolie aux multiples facettes. Oulan-Bator, la capitale, où les buildings modernes poussent aux côtés des vestiges rustiques et sans âme de l’occupation communiste. Un peuple moderne mais aussi ancré dans ses traditions nomades et chamanes. On aurait presque envie de prendre un billet d’avion pour un petit détour touristique.
L’auteur soulève aussi une question pour le moins intéressante, selon notre lieu de vie et notre culture nous n’avons pas la même vision de l’Histoire. Pour l’Occident le pire « boucher » de tous les temps est certainement Hitler alors que la seconde guerre mondiale est un épisode ignoré par la plupart des Mongols. En Mongolie les « bouchers » s’appellent plutôt Staline et Mao.
Extrait pour illustrer mon propos :
– Comment pouvons-nous ignorer l’holocauste de six millions de Juifs ? s’était-il indigné à l’époque.
– Parce que ce n’est pas notre histoire, avait répondu tristement Solongo.
– Six millions de morts, comme cela peut-il ne pas être notre histoire à nous aussi ?
– Notre histoire à nous, elle est plus proche des quatre-vingts millions de morts de Staline, et des centaines de millions de morts de Mao et des autres. L’histoire des Juifs n’est pas la nôtre. Toute leur guerre n’était pas la nôtre non plus !
Je suis convaincu que le bouquin vaudra beaucoup de son succès (plus que mérité) au Net, un auteur inconnu, un titre à coucher dehors, une couv’ pas vraiment percutante : tout était fait pour qu’il passe inaperçu (ou presque). Et bien je suis heureux de faire partie de ceux qui vont propager la bonne parole.
Pour l’anecdote j’ai découvert que la boisson traditionnelle mongole est le suutei tsaï, un thé noir au lait, salé, dans lequel ils ajoutent du beurre ou de la farine. Ca vous dit de goûter ? Moi, je passe mon tour. D’une façon générale la gastronomie mongole est très exotique, certains plats ont l’air plutôt appétissants mais pas évident de trouver les ingrédients (le boodog est à base de marmotte).
Albin Michel a réussi à convaincre l’auteur de faire de Yeruldelgger un personnage récurrent, j’ai vraiment hâte de découvrir la suite. Après tout le bouquin s’achève en laissant un gros point d’interrogation dans l’esprit des lecteurs.

 
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Publié par le 12 décembre 2013 dans Bouquins

 

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