RSS

Archives Mensuelles: octobre 2013

Jim Beam Devil’s Cut

Jim Beam Devil's CutSi vous me suivez depuis quelque temps déjà vous devez savoir que je suis un adepte du Jack Daniel’s, toujours prêt à me sacrifier pour tester leurs éditions limitées ou leurs nouveaux produits, ou encore simplement de me rabattre, au gré de mes envies, sur l’un des trois produits phares : Old n°7, Gentleman Jack et Single Barrel. Et pourtant cette chronique quitte le Tennessee pour visiter le Kentucky et découvrir un nouveau venu (à Nouméa en tout cas) de la gamme Jim Beam : le Devil’s Cut.
Pour la petite histoire Jim Beam est l’une des plus anciennes distilleries de bourbon (ou Straight Bourbon, à ne pas confondre avec le Tennessee Whiskey de Tonton Jack) et s’est imposé comme leader sur le marché . Dans leur gamme « classique » j’avoue avoir un faible pour le Black qui est beaucoup plus fin que le Classic (et pour cause il affiche 8 ans d’âge, contre 4 pour son cadet). Toutefois je reconnais volontiers ne pas connaître tous leurs produits (j’ai aperçu leur Honey dernièrement mais j’ai passé mon chemin).
La première chose a avoir retenu mon attention avec ce Devil’s Cut a été la bouteille et notamment son étiquette (en plus du fait qu’elle était en promo). Malgré tout je ne me suis rué dessus, j’ai fait quelques recherches avant de craquer au vu des réactions plutôt élogieuses lues sur le Net.
Petite explication concernant le nom, tel qu’inscrit sur l’étiquette. Au cours de son vieillissement en fûts, une partie du bourbon s’évapore, c’est ce qu’on appelle l’Angel’s Share, une autre partie imprégne le bois, c’est le Devil’s Cut. Les distillateurs de chez Jim Beam ont mis en place un procédé exclusif permettant d’extraire l’essence même de ce résidu imprégné dans le bois avant de le mélanger avec un bourbon de 6 ans d’âge. Ainsi est né le Jim Beam Devil’s Cut, qui affiche tout de même 45° (90 proof) en alcool.
Trêve de bavardages, goutons la chose ! Commençons par le visuel, une jolie couleur ambrée plutôt foncée de bon augure. Au nez on devine un bourbon qui a du punch ainsi qu’une odeur légèrement boisée et sucrée. Je vous recommande de prendre une première dose sans chercher à déguster, juste histoire que votre bouche s’habitue à l’alcool. Gardez la gorgée suivante quelques secondes en bouche et avalez, vous sentirez un bouquet d’épices qui viendra enrichir et adoucir le goût et la puissance du bourbon.
Verdict ? Plutôt agréable mais rien de révolutionnaire non plus, pas de quoi me persuader de renoncer à mon bon vieux Jack Daniel’s Old n°7.

Pour ceux et celles qui me feraient l’insulte de me dire qu’il n’y a aucune différence entre le Jim Beam et le Jack Daniel’s voilà deux ou trois choses à savoir. Le Jim Beam est un mélange de céréales sur une base de 51% de maïs, après distillation il est vieilli dans des fûts de chênes noircis et fumés pendant 4 ans. Le Jack Daniel’s consiste à peu prés au même mélange de céréales mais sur une base de maïs à 80%, après distillation il est filtré à travers des colonnes de charbon d’érable (la marque de fabrique du Tennessee Whiskey), puis vieilli en fûts de chêne pendant 7 ans. Le plus simple c’est de goûter, vous verrez que ça n’a rien à voir… Après à chacun de voir où va sa préférence.

 
Poster un commentaire

Publié par le 31 octobre 2013 dans Trucs en vrac

 

Étiquettes : , , , ,

[BOUQUINS] Donato Carrisi – L’Ecorchée

D. Carrisi - L'EcorchéeJe peux me tromper mais il me semble que c’est la première fois que je vois une telle déferlante de nouveautés susceptibles de m’intéresser (et ce n’est pas fini au vu des sorties à venir). L’heureux élu, pour ordre d’arrivée dans mon Stock à Lire Numérique, est L’Ecorchée de Donato Carrisi.
Sept ans après l’affaire du Chuchoteur, Mila Vasquez a rejoint Les Limbes, le service des personnes disparues. Quand un homme, porté disparu depuis dix sept ans et fiché aux Limbes, refait surface et élimine froidement une famille, Mila Vasquez va devoir à nouveau se confronter à des scènes de crimes. D’autant que le lendemain un deuxième meutre, visiblement commis par une personne disparue, et toujours aussi violent est découvert. Quel est le lien entre ces deux affaires ? Pourquoi et comment ces disparus semblent revenir du nulle part pour se venger ?
D’ores et déjà j’ai décidé de faire abstraction du bandeau marketing qui annonce « la suite » du Chuchoteur ; certes on retrouve le personnage de Mila Vasquez mais dans une nouvelle enquête, le dossier Chuchoteur est bel et bien bouclé. Je ferai donc abstraction de toute comparaison avec Le Chuchoteur afin de juger ce thriller uniquement pour ce qu’il est et non pour ce qu’il aurait pu être. L’éditeur (Calmann-Levy) quant à lui semble au contraire vouloir jouer à fond sur cet aspect, les deux couvertures sont en effet assez proches, chacune présentant une tête de poupée qui pourraient avoir un petit air de famille.
Mila Vasquez est typiquement le genre de personnage littéraire que j’apprécie, un être tourmenté, incroyablement complexe, incapable de la moindre empathie elle carbure à la haine et c’est ce qui fait d’elle un flic hors pair. Pas franchement le genre de nana que vous aimeriez avoir à votre table pour partager un apéro, et pourtant l’auteur parvient à la rendre attachante, on n’a pas envie de la plaindre (elle même ne se plaint), juste de l’accepter comme elle est.
Outre Mila on retrouvera d’autres personnages déjà croisés dans Le Chuchoteur mais ils seront d’avantage tenus en arrière plan. L’autre personnage clé de l’histoire est Simon Berish, un flic paria (son seul ami est son chien, Hitch) spécialisé en anthropologie. A croire que l’auteur affectionne particulièrement les personnalités complexes…
Au niveau de l’intrigue il n’y a rien à redire : l’auteur nous prend aux tripes dès les premières pages et ne nous lâche plus avant le clap de fin. Les rebondissements ne manquent pas, le rythme est soutenu. L’ensemble est parfaitement maîtrisé, bien documenté (voir la note et les remerciements de l’auteur), tout est fait pour faire monter la sauce et veiller à ce qu’elle ne retombe jamais. Un thriller d’une remarquable efficacité (lu en trois jours, et encore le boulot m’a retardé sinon j’aurai pu le terminer en deux passages) avec toutefois un petit bémol, l’auteur utilise quelques ficelles déjà présentes dans Le Chuchoteur, du coup le final est une surprise en demie teinte.
Pour l’anecdote vous pourrez parcourir le bouquin en long, en large et en travers, vous ne trouverez aucun indice permettant de situer géographiquement l’histoire : pas de ville, de pays ni même de nom d’une force de police ou d’un journal qui pourrait nous mettre sur la voie. Même au niveau temporel on est dans le flou artistique, cette seconde enquête se déroule sept ans après l’affaire du Chuchoteur alors que le bouquin a été écrit seulement trois ans après ; en gros on a des intrigues plutôt contemporaines pouvant se dérouler n’importe où…
S’il n’est pas indispensable d’avoir lu Le Chuchoteur avant de se lancer dans ce roman, je dirai que c’est tout de même préférable afin de comprendre à quel point cette affaire a marqué Mila Vasquez. Par contre si vous lisez Le Chuchoteur après celui-ci vous perdrez la surprise de quelques révélations cruciales et franchement ce serait bien dommage… La grande question après cette lecture est de savoir si nous recroiserons le chemin de Mila Vasquez.
Je suppose que le tire français fait référence au personnage de Mila, écorchée aussi bien dans sa chair que dans son âme, toujours est-il que le titre original L’Hypothèse Du Mal, eut été plus approprié. Un simple détail qui ne devrait surtout pas vous dissuader de vous lancer dans ce thriller haut de gamme.

 
12 Commentaires

Publié par le 30 octobre 2013 dans Bouquins

 

Étiquettes : , , , , ,

[TV News] House Of Cards

House of CardsAvant même de débarquer sur les écrans français, via Canal+, la série House Of Cards, montée par Beau Willimon pour Netflix, avait bénéficié d’un efficace battage marketing, reposant en partie sur quelques prestigieux réalisateurs et co-producteurs, tels que David Fincher et Joel Schumacher, mais aussi sur son interprète principal : Kevin Spacey ; tout ce qu’il faut pour créer le buzz.
Bien qu’ayant contribué à l’éléction du Président Walker (Michel Gill), Frank Underwood (Kevin Spacey), député et chef de file de la majorité, nob tient pas le poste de secrétaire d’état qui lui avait été promis. Sans jamais montrer sa déception, il va agir dans l’ombre pour se venger de ceux qui ont trahi leur promesse. Pour cela il se servira de Zoe Barnes (Kate Mara), une jeune journaliste ambitieuse, et de Peter Russo (Corey Stoll), un député à la vie privée dissolue et donc aisément manipulable. Tandis qu’il déplace ses pions, il pourra compter sur le soutien indéfectible de son épouse, Claire (Robin Wright), et de son fidèle bras droit, Doug Stamper (Michael Kelly).
Je vous rassure tout de suite pas besoin d’être un féru de politique américaine pour y comprendre quelque chose, si la toile de fond est incontestablement politique la série repose d’avantage sur les manipulations et magouilles diverses et variées de Frank Underwood pour arriver à ses fins. Il usera et abusera de ses pions, quand ceux ci lui seront devenus inutiles alors il n’hésitera pas à les sacrifier ; seuls Claire et Doug semblent trouver grâce à ses yeux. Kevin Spacey porte le rôle à merveille, Frank Underwood fera rapidement partie de ces salauds que l’on adore détester !
Ne vous attendez pas à une série bourrée d’action, pour ne pas risquer de foncer dans le mur ou de dévoiler son jeu Underwood doit avancer doucement. De fait la série impose d’office un rythme lent, grosso modo vous pouvez considérer que la première moitié de la saison voit les pièces et pièges se mettre en place, les véritables attaques seront lancées dans la seconde partie. Vu sous cet angle ça peut paraître soporifique mais pour ma part je ne me suis jamais ennuyé, Frank Underwood sait y faire pour retenir toute notre attention (s’adressant même parfois directement au spectateur).
A la base cette version US est l’adaptation d’une mini-série britannique, elle même adaptée du roman de Michael Dobbs. Le format US se décline en treize épisodes de 52 minutes. Une seconde saison est d’ores et déjà en chantier. La grande question du moment serait plutôt de savoir si la série tirera sa révérence après cette saison 2 (ce qui était prévu à la base) ou jouera les prolongations (ce qui est le souhait de Netflix, à voir selon disponibilité des acteurs).

 
7 Commentaires

Publié par le 28 octobre 2013 dans TV News

 

Étiquettes : , , , ,

[BOUQUINS] R.J. Ellory – Mauvaise Etoile

RJ Ellory - Mauvaise EtoileDifficile de faire baisser le Stock à Lire Numérique au vu du nombre de sorties intéressantes ces temps-ci, et ce n’est pas fini les titres continuent de s’empiler alors que mon but initial (et utopique) était plutôt de voir le stock diminuer. Devant un choix aussi vaste je reviens donc à ma sage décision de prendre les bouquins par leur ordre d’arrivée au cours de ces dernières semaines (sauf arrivée d’un incontournable) ; fort de cette résolution j’ai pu me plonger dans Mauvaise Etoile de RJ Ellory.
Digger (Elliott Danziger) et Clay (Clarence Luckman) sont demi-frères, nés sous une mauvaise étoile. Orphelins, ils sont placés d’institution en institution, de plus en plus sévères leur vie n’est qu’une succession d’épreuves. Quand leur chemin croise celui d’Earl Sheridan, un dangereux psychopathe transféré dans le même établissement qu’eux par une série de malheureux hasards, en attendant d’être exécuté, ils sont loin de se douter que le cauchemar ne fait que commencer. Sheridan parvient à s’enfuir en entraînant les deux frères dans sa cavale, pour les trois hommes commence un périple meurtrier, tandis que la police et le FBI sont à leurs trousses…
L’auteur nous plonge dans l’Amérique des sixties (ça a son importance en ce qui concerne les moyens de diffusion de l’information et les méthodes d’investigation) pour un road movie semé d’embûches et de cadavres. Un road trip meurtrier qui pourrait bien être fatal à la complicité qui unit les deux frangins. D’un côté Digger est fasciné par Earl Sheridan, prêt à tout pour plaire à celui qu’il considère comme son mentor. De l’autre Clay, effrayé par la folie meurtrière de Sheridan mais plus encore à l’idée de voir son frère suivre le même chemin.
Des trois bouquins de RJ Ellory que j’ai lu, aucun ne se ressemble mais tous sont incroyablement prenants. Celui ci n’échappe pas à la règle, l’auteur nous embarque dans une intrigue particulièrement violente et meurtrière mais, sans que je puisse expliquer le pourquoi du comment, le style narratif permet de prendre de la distance par rapport aux crimes. C’est peut être un ressenti personnel mais il me semble que l’auteur a d’avantage souhaité mettre l’accent sur ses personnages que sur l’action à proprement parler (j’ai trouvé le climat général de Seul Le Silence beaucoup plus oppressant alors que le bouquin est beaucoup moins violent).
Au départ l’intrigue se noue autour de trois personnages. Inutile de s’attarder sur le cas Sheridan, c’est le psychopathe par essence, il lui manque une case, il le sait et ça lui plait. Digger, l’aîné, est de naissance un peu lent à la détente, du coup plutôt que de se faire chier à essayer de penser par lui même il se laisse guider par les autres, et à ce petit jeu c’est le plus fort qui prendra l’ascendant sur lui (Sheridan en l’occurrence). Clay, le cadet, est nettement plus posé et réfléchi ; ange gardien de son frangin jusqu’à ce que Sheridan entre en scène. Je m’arrête à ses trois là mais d’autres personnages viendront se greffer à l’intrigue et y joueront un rôle capital, voire décisif ; mais je vous laisse découvrir tout ça par vous même (je vous dirai juste que RJ Ellory est loin de nous chanter des louanges à la gloire du FBI).
L’intrigue est rythmée, le suspense va crescendo (on lit les dernières pages en retenant son souffle, nul doute que les plus faibles mourront d’asphyxie avant de connaître la fin de l’histoire). L’omniprésence de la violence et de la mort n’empêche le roman d’être aussi extrêmement dense et riche. L’auteur joue beaucoup sur le relationnel entre les personnages, qu’il s’agisse de fraternité, de complicité, d’amitié (ou de haine), voire même d’amour ; comme quoi même en plein coeur de la tourmente on peut connaître des moments de partages. Le destin est bien entendu omniprésent, qu’est-ce qui fait qu’une vie peut basculer du jour au lendemain ? Le rythme enlevé du roman n’empêche pas çà et là quelques touches comiques et des moments riches en émotions.
Chapeau bas Mr Ellory, une fois de plus vous m’avez bluffé !

 
6 Commentaires

Publié par le 25 octobre 2013 dans Bouquins

 

Étiquettes : , , , ,

[No Comment] La 3D façon Nagai Hideyuki

Pas besoin d’ordinateurs dopés à l’EPO pour arriver à ça.

Du papier, des crayons…

Et un talent monstre !

Voir la gallerie

 
11 Commentaires

Publié par le 25 octobre 2013 dans No comment

 

Étiquettes : , , ,

[BOUQUINS] Gilles Legardinier – Et Soudain Tout Change

G. Legardinier - Et Soudain Tout ChangeEn voilà un qui a bien failli voler la vedette à Franck Thilliez lors de la dernière ligne droite vers le sommet de mon Stock à Lire Numérique avant se faire griller in extremis par Psycho Killer. Changement total de registre puisque j’ai opté pour Et Soudain Tout Change de Gilles Legardinier, je fais aveuglément confiance à l’auteur pour une séance de musculation zygomatique !
Camille, 17 ans, mène sa vie d’adolescente entre sa famille et sa bande d’amis avec toute l’insouciance propre à cette période de notre vie. Où l’on ignore encore toute l’inconsistance de nos grands questionnements du moment. Un âge où l’on n’est plus un(e) enfant mais pas encore un(e) adulte. Une période de transition, loin de se douter que ce fragile équilibre peut voler en éclats pour X raisons…
Honnêtement si cette histoire n’avait pas été signée Gilles Legardinier je serai passé à côté du bouquin sans même y jeter un oeil. Mais l’auteur a su me rendre accro tant il parvient à se mettre dans la peau de ses personnages et à nous faire vivre des situations du quotidien (ou presque) vues sous un angle unique en son genre. Et une fois encore son don fait des miracles, on s’y croit vraiment et on partage intensément les émotions de Camille.
L’écriture et le style de l’auteur réussissent toujours à nous arracher des fous rires qui nous font passer pour de doux dingues vis à vis des spectateurs involontaires de nos bidonnages ; le résultat est encore pire si on essaye de se retenir, on en vient à ressembler à un constipé qui ferait une crise d’apoplexie sur le trône, les joues gonflées par le rire prisonnier, le corps agité de soubresauts douteux et les yeux baignés de larmes.
Mais l’auteur sait utiliser les séquences les plus loufoques pour nous faire partager des pensées plus profondes, à travers Camille bien entendu mais aussi toute sa bande de potes confrontés à des situations exceptionnelles qui les feront gagner en maturité et en profondeur. De ses trois romans estampillés humour celui-ci est sûrement le plus intense au niveau émotionnel, l’auteur aborde un sujet grave qui ne devrait pas préoccuper des adolescents, les larmes qui viendront baigner vos joues ne seront pas que des larmes de joie.
Autre signature humoristique de l’auteur on retrouve les couvertures colorées mettant en scène un chat, un chaton en l’occurence, le premier dans une situation « normale » pour un félin (pas de bonnet péruvien sur la tête, pas de confiturier en cuivre dans lequel il est assis… juste un chaton surpris par une coccinelle).
L’auteur nous promet un nouveau titre comique pour 2014, je brûle d’impatience de le découvrir, les trois précédents ont été de totales réussites (j’ai lu celui-ci d’une traite, en une journée), je lui fais aveuglément confiance pour nous embarquer dans son prochain délire. En 2015, il devrait signer son retour au thriller, là encore je l’attends de pieds fermes.
Ne zappez pas le mot de la fin de l’auteur, déjà par respect pour sa personne et son travail, mais aussi parce que présentement il se livre à coeur ouvert sur une partie de sa vie.

 
13 Commentaires

Publié par le 22 octobre 2013 dans Bouquins

 

Étiquettes : , , , ,

[BOUQUINS] Anonyme – Psycho Killer

Anonyme - Psycho KillerJ’avais prévu de chroniquer mes prochaines lecture par ordre d’arrivée dans mon Stock à Lire Numérique mais un trublion, survenu plus tôt que prévu, a remis en question mon choix. J’ai en effet été totalement incapable de résister à Psycho Killer, le dernier bébé de l’Anonyme à qui l’on doit la tétralogie du Bourbon Kid.
B Movie Hell était une bourgade paisible jusqu’à ce qu’un type portant un masque en forme de crâne surmonté d’une crête rouge ne débarque et ne commence son carnage à grands coups de couperet. L’ex agent spécial Jack Munson reprend du service afin de mettre fin au carnage orchestré par celui que l’on surnomme l’Iroquois. Mais les apparences sont parfois trompeuses, l’ennemi n’est pas forcément là où on l’attend…
Ceux qui ont lu Le Livre Sans Nom n’auront pas manqué de noter certaines similitudes, rassurez vous les quelques ressemblances s’arrêtent là, Psycho Killer bénéficie d’une intrigue qui lui est propre et l’ambiance à B Movie Hell est très différente de celle de Santa Mondega. Premier point, et non des moindres, aucun signe de fantastique dans ce roman, on est dans le thriller pur et dur. Même si l’intrigue est contemporaine il flotte sur l’ensemble un petit air de western spaghetti.
Globalement le bouquin est moins déjanté que la saga du Bourbon Kid, mais je vous garanti que l’on ne s’ennuie pas un instant au fil des pages (le week end m’aura suffi pour dévorer le bouquin). L’intrigue nous réserve son lot de personnages hauts en couleurs, une histoire menée tambour battant avec de nombreux rebondissements. Un thriller original, très rock n roll, truffé de clins d’oeil cinématographiques divers et variés (de Halloween à Dirty Dancing). Notre Anonyme préféré réinvente le roman noir avec un résultat aussi efficace que jubilatoire, et on en redemande (je retrouverai avec plaisir certains personnages mais je ne sais pas si cela est d’actualité dans l’esprit de l’auteur).
J’aurai pu m’épancher plus longuement sur certains personnages (en commençant par l’Iroquois, mais Jack Munson mérite aussi le détour, ainsi que Silvio Mellencamp), ou sur certains aspects de l’intrigue mais je préfère vous laisser découvrir tout ça par vous même et vous faire votre propre opinion de la chose. Vous l’aurez compris, pour ma part j’ai adoré !

 
11 Commentaires

Publié par le 22 octobre 2013 dans Bouquins

 

Étiquettes : , , , ,

[BOUQUINS] Franck Thilliez – Puzzle

F. Thilliez - PuzzleEt bin voilà mon petit Franckie, tu as fini par atteindre les sommets de mon Stock à Lire Numérique. Après quelques hésitations j’ai fini par décider que je prendrai les trois prétendants à la première place dans l’ordre d’arrivée dans ma bibliothèque virtuelle, honneur donc à Franck Thilliez d’ouvrir le bal avec son nouveau roman, Puzzle.
Ilan et Chloé formaient un jeune couple spécialisé dans les chasses au trésor et autres jeux en réalité alternée (JRA). Alors qu’ils se sont séparés depuis plus d’un an et que Ilan a abandonné cette passion dévorante, Chloé débarque et lui annonce qu’elle pense avoir trouvé l’entrée du plus secret des JRA : Paranoïa. Il se laisse entraîner dans cette ultime chasse au trésor qui ne tarde pas à apparaître bien plus périlleuse qu’un simple jeu, mais il est trop tard pour faire machine arrière…
En chroniquant Vertige, le précédent roman « isolé » de Franck Thilliez, j’ai fait le rapprochement avec le film Saw, si je devais me livrer à la même démarche ici c’est incontestablement le film The Game (David Fincher – 1997) qui me viendrait à l’esprit. Toutefois, comme pour Vertige et Saw, Puzzle et The Game reposent sur une base assez proche mais conservent chacun une identité propre. L’autre point commun entre Vertige et Puzzle est un huis-clos, oppressant à souhait où chacun doute de l’autre (et nous on doute de tout et de tout le monde).
Comme à son habitude l’auteur nous entraîne dans une intrigue aussi dense que complexe, difficile de démêler le vrai du faux ; on serait tenté de suivre le conseil de Lucas Chardon, un des personnages du roman : « Vous n’y comprenez pas grand-chose en l’état actuel des choses. Mais n’ayez crainte, les pièces du puzzle vont se mettre en place progressivement, les unes après les autres.« . Mais même en se laissant porter par le courant, et avec Franck Thilliez la vie n’est pas un long fleuve tranquille mais plutôt un océan déchainé, je peux vous garantir que les méninges vont chauffer à blanc.
Je ne sais pas de quoi il retourne dans les Sharko et Hennebelle mais ses romans isolés ont pour point commun d’aller fouiner au plus profond de la psychologie et du psychisme. De fait on en vient à douter de tous les personnages (8 joueurs), tous sans exceptions semblent baignés dans les mensonges et les non-dits. C’est retors, pour ne pas dire pervers, mais pour nous lecteur ça reste un régal à découvrir.
Que dire justement de nos deux héros principaux ? Commençons par Chloé qui reste longtemps difficile à cerner, plus secrète, ses réelles motivations ne sautent pas aux yeux et forcément cela nous amène à remettre souvent en question le personnage. Ilan n’est guère mieux loti, son passé est tout aussi trouble (lui même s’emmêle les pédales dans son parcours), perturbé par un drame il semble un tantinet parano, à moins que ? Une fois impliqué dans le jeu il se comporte parfois comme le dernier des blaireaux, mais bon d’un autre côté c’est sa négligence (pour être poli) qui fait avancer l’intrigue donc on ne va pas s’en plaindre.
La faim m’a un peu laissé sur ma fin, un indice était trop aisément déchiffrable à mon goût mais j’avoue tout même avoir pas mal remis ma conclusion en question au fil des pages pour finalement en douter totalement jusqu’à la révélation finale. Il n’en reste pas moins que j’ai été happé par ce bouquin, une fois entamé je n’ai plus pu le lâcher !
Franck Thilliez a poussé « le jeu » jusqu’à démarrer chacun des 64 chapitres par le dessin d’une pièce de puzzle, il a par la suite affirmé que l’assemblage du puzzle constituait un indice important, donc à faire de préférence après la lecture du roman. L’assemblage en soi n’est pas un problème, 64 pièces avec un motif « réaliste » c’est un puzzle pour enfants de 5 à 6 ans (source Ravensburger) ; le hic étant plutôt d’obtenir lesdites pièces. Pour les possesseurs du bouquin en version papier ça risque d’être coton : soit vous êtes un barbare fini et vous tailladez le bouquin à coup de scalpel (Sacrilège ! Vade retro !!!) ; soit vous prenez le temps de décalquer chaque pièce, puis de les découper. Pour les possesseurs d’une version numérique, il « suffit » de copier les différentes pièces sur votre disque dur (via Sigil il suffit de quelques clics), via un logiciel de retouche on les détoure (là encore aucun souci, les pièces ont un contour noir sur fond blanc) et après « y a plus qu’à » (dans l’idéal il faudrait même les vectoriser afin de pouvoir les manipuler comme de vraies pièces de puzzle)… Par contre si vous voulez tenter l’expérience je confirme le conseil de l’auteur : faites le après avoir lu roman.

 
14 Commentaires

Publié par le 17 octobre 2013 dans Bouquins

 

Étiquettes : , , , , ,

[BOUQUINS] Karine Giebel – Post Mortem

K. Giebel - Post MortemAprès François Troudic et ses Harengs De Ploucamor, je reste dans la nouvelle policière mais dans un registre plus « brut de décoffrage » puisque je jetterai mon dévolu sur Post Mortem de Karine Giebel. Disponible seule en version numérique, elle a été publié chez Pocket sous le titre Maîtres Du Jeu, avec J’Aime Votre Peur (déjà publiée dans le recueil L’Empreinte Sanglante) en première partie.
Morgane Agostini, une actrice très en vogue, hérite d’un inconnu une maison en Ardèche, au grand dam du frère du défunt qui ne cache pas sa colère. A la demande du défunt, Morgane et son mari se rendent sur les lieux. Sur place leur hôte leur a préparé un jeu de piste post mortem…
Il est rare que je chronique des nouvelles, difficile en effet de pondre un post conséquent sur un texte de quelques pages,  aussi réussi soit-il. En l’occurrence il n’y a rien à redire, Karine Giebel réussi à vous entrainer dans un intrigue bourrée de rebondissements qui mise d’avantage sur son ambiance et les tensions psychologiques que sur l’action pure et dure. Jusqu’aux dernières lignes on est bluffé par le nombre de retournements de situation présents en si peu de pages. De même les personnages ont une réelle profondeur, aucun n’est tout blanc ou tout noir, un peu comme dans la vraie vie en fait.
Cette courte mais intense (et oui encore) histoire de vengeance(s) constitue une excellente mise en bouche en attendant le prochain roman de Karine Giebel ; sans doute pas pour toute suite vu que l’excellent Purgatoire Des Innocents est paru en mai 2013. Laissons lui le temps de nous mitonner un thriller aux petits oignons.
Bon je vous quitte pour aujourd’hui sur cette courte chronique, pleure pas mon petit Franckie, je te jure que c’est toi le prochain sur ma liste…

 
13 Commentaires

Publié par le 15 octobre 2013 dans Bouquins

 

Étiquettes : , , , , ,

[BOUQUINS] François Troudic – Les Harengs De Ploucamor

F. Troudic - Les Harengs De PloucamorBeaucoup de beau monde se dispute le haut de mon Stock à Lire Numérique, Franck Thilliez a  en effet été rejoint par Gilles Legardinier et par R.J. Ellory et pourtant c’est François Troudic et ses Harengs De Ploucamor qui leur grille à tous la politesse. WTF ? Un auteur inconnu et un premier roman ! Plusieurs raisons à ce revirement, la première et la principale étant que ce bouquin est bien parti pour être le prochain élu de l’AlexandriZ’s Book Club, la seconde tient dans ses 44 pages que je devrai torcher en un deux coups de cuillères à pot et la troisième est que tout dans ce bouquin m’intrigue.
Quid du synopsis ? Heu… Je passe ! Vous aurez donc en guise de présentation les premières lignes du roman :
Elle est venue frapper à ma porte vers trois heures du matin.
— Salut, je m’appelle Géraldine, on ne se connaît pas mais je suis la fille des voisins. J’ai perdu mes clés et je n’ose pas rentrer chez moi de peur de réveiller mon beau-père qui est insomniaque.
N’écoutant que mon grand cœur, j’ai abandonné mon Spirou et lui ai généreusement proposé de l’héberger.
Comment dire ? C’est court mais intense, jouissif même, un véritable orgasme littéraire ! 44 pages de sourires et de rires mais autant vous le dire d’entrée de jeu il faut aimer l’humour décalé, voire complétement déjanté. Quand François se lance à la recherche de Géraldine il est loin de s’imaginer que son périple sera aussi rocambolesque que dangereux. Heureusement il pourra compter sur son ami de toujours, Pioupiou le canard vibrant et son nouvel ami, Michou le cornichon au vinaigre. Bin quoi, j’vous avions prévenu, non ?
La couv’ vous met directement dans l’ambiance avec ses faux airs de feue la collection Série Noire, laissez vous donc tenter par ce polar armoricain hors du commun (ne cherchez pas Ploucamor dans un Atlas du Morbihan, le village est purement fictif) ; non seulement vous aurez le droit à une séance de musculation zygomatique mais en plus vous ne regarderez plus jamais les cornichons comme avant (un peu comme les clowns après la lecture de Ca). Le hasard (?) a voulu que ce bouquin tombe comme un cornichon sur une tartine de rillettes en pleine rentrée littéraire, je lui souhaite une large diffusion par le bouche à oreilles, nul doute que je vais contaminer mon entourage.
Que vous dire sur l’auteur ? Bin rien, parce qu’en fait on ne sait rien de lui… ou presque ! Mais ça seuls les plus curieux et les plus courageux pourront le découvrir, il suffit de s’aventurer là où il sévit sous couvert d’un pseudonyme (et oui la célébrité n’a pas que des avantages, le pauvre doit vivre caché pour vivre heureux).
Si j’ai réussi à éveiller votre curiosité sachez que vous trouverez cet OLNI distribué gratuitement sur de nombreuses plate-formes (dont ELG, le site de référence des ebooks libres et gratuits). Quant à moi j’ai hâte lire la suite des aventures de François Troudic.

 
9 Commentaires

Publié par le 15 octobre 2013 dans Bouquins

 

Étiquettes : , , , , ,