[BRD] World War Z

World War ZAu départ je voulais inscrire ma chronique du film de Marc Forster, World War Z, au coeur d’un post groupé mais finalement j’estime qu’il mérite bien un sujet rien qu’à lui.
Un jour comme les autres, Gerry Lane (Brad Pitt) et sa famille (sa femme et leurs deux filles) se retrouvent coincés dans un embouteillage monstre sur leur trajet quotidien. Ancien enquêteur des Nations Unies, Lane comprend immédiatement que la situation est inhabituelle. Tandis que les hélicoptères de la police sillonnent le ciel et que les motards quadrillent les rues, la ville bascule dans le chaos…
Dans sa forme initiale (un recueil de divers témoignages visant à retracer l’historique de la WWZ) le roman est totalement inadaptable, le choix du réalisateur de nous proposer un point de vue unique est des plus judicieux afin de miser au maximum sur le rythme et le spectaculaire. De ce point de vue (l’attaque de la ville fortifiée de Jérusalem est un morceau d’anthologie), et à bien d’autres égards, le film remplit parfaitement son rôle, plus de deux heures durant (version longue oblige) j’ai été scotché. Pour ne rien gâcher les effets spéciaux sont superbes, tant dans la création des zombies (juste ce qu’il faut de maquillage) que dans l’esthétique générale du film. Enfin Brad Pitt se donne à fond dans le rôle (il a assuré lui même ses nombreuses cascades) et le résultat n’en est que plus convainquant.
L’accouchement du film fut douloureux du fait de nombreuses tensions pendant la phase de production mais le résultat final (sorti avec plus de six mois de retard sur la date annoncée) vaut le détour. Suffit d’un coup d’oeil sur les chiffres pour s’en convaincre, avec un budget de 190 millions de dollars le film en a déjà engrangé 537 au box office mondial. Du coup les studios, qui avaient promis une trilogie en cas de succès, se frottent déjà les mains ; pour ma part je suis plus que sceptique quant à la nécessité d’une suite (et plus encore de deux suites), les aspects les plus intéressants ont été abordés dans ce film, si c’est pour voir deux heures durant les survivants dézinguer du zombie à tour de bras j’avoue que je ne vois pas trop l’intérêt de la chose.
Je suis resté sourd aux critiques dénonçant une prise de position clairement pro israélienne et même après avoir vu le film ça me fait d’avantage sourire qu’autre chose. C’est vrai qu’en l’espace de quelques minutes on passe d’une cité fortifiée hyper sécurisée à un foutoir monumentale où les zombies croquent la vie à pleines dents ; et tout ça pourquoi ? Parce qu’Israel a ouvert ses portes aux réfugiés palestiniens, qui avec leurs braillements chants traditionnels ont attiré les hordes de zombies sur Jérusalem. Pas de quoi en faire tout un plat, ça reste du cinéma de divertissement pas un manifeste politique…
Bref un film que j’achèterai avec plaisir en BRD afin de bénéficier pleinement de la HD. Quant à ceux qui voudraient découvrir le roman, l’éditeur Orbit propose, à l’occasion de la sortie du film, une Intégrale Z de Max Brooks, regroupant les titres World War Z et Le Guide De Survie En Territoire Zombie ainsi que quatre nouvelles inédites.

[BOUQUINS] J. Heska – Pourquoi Les Gentils Ne Se Feront Plus Avoir ?

SJ. Heska - Pourquoi Les Gentils...econde lecture pour les Editions Seconde Chance afin de promouvoir leur auteur, J. Heska, chronologiquement il s’agit en fait de son premier roman et la chose s’appelle Pourquoi Les Gentils Ne Se Feront Plus Avoir ?. Vous noterez au passage que ce bouquin s’inscrit bien dans mon cycle actuel spécial titres à rallonge.
Jérôme Laplace est un gentil ordinaire, trop ordinaire, transparent même, les autres ne font pas attention à lui et pour ne rien arranger il est quelque peu gaffeur. Il n’a qu’un véritable ami, tout aussi transparent que lui, et sa relation de couple est pour le moins bancale. Au mieux il est celui que l’on ignore, au pire celui dont on se moque. Jusqu’au jour où Jérôme décide qu’il ne se laissera plus marcher sur les pieds…
Le bouquin se présente comme le journal de notre brave Jérôme, divisé en cinq parties qui reflètent son état d’esprit du moment (Déni – Acceptation – Révolte – Adaptation – Intégration). Chaque chapitre (journée) commence par une référence à Forrest Gump, le film de Robert Zemeckis, en reprenant la célèbre phrase prononcée par Tom Hanks : « La vie, c’est comme une boite de chocolat... », sauf que c’est un peu plus brut de décoffrage sous la plume de J. Heska (le premier chapitre commence par : « La vie, c’est comme une grande tartine de merde. On en mange tous les jours un bout.« ).
Bien malin celui ou celle qui parviendra à cataloguer ce bouquin dans un genre précis, pour moi il fait partie de ces OLNI (Objets Littéraires Non Identifiés) que j’ai toujours plaisir à découvrir au fil de mes errances livresques… En l’occurrence c’est plutôt agréable à lire, tant dans son style que dans son intrigue, léger sans être superficiel, jouant parfois sur la touche de l’humour et d’autre dans un registre plus « sérieux » (sans jamais devenir pompeux). Au fil des pages on découvre comment un coup simple coup de gueule de Jérôme va donner naissance à un véritable mouvement populaire qui lui échappera totalement ; sur le fond et la forme le « cimondisme » (je vous laisse découvrir de quoi il retourne) semble être une idée prometteuse mais dans les faits je doute qu’il puisse connaître un engouement tel que décrit dans le bouquin de J. Heska.
Merci encore à Isabelle, chargée de communication, de m’avoir permis de découvrir un auteur qui semble avoir de multiples cordes à son arc. Vous retrouverez prochainement ma troisième et dernière chronique.