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[BRD] Films en vrac…

28 Août

Comme annoncé dans mon post précédent nous avons eu un weekend bien rempli au niveau cinéphile. Voici un bref aperçu avec une critique plus ou moins longue de ce que nous avons visionné. Ca faisait un bail que je n’avais pas proposé une chronique groupée sur le cinéma…

Films en vrac
Le Monde Fantastique D’Oz

On commence par de l’évasion et du rêve avec Le Monde Fantastique D’Oz, réalisé par Sam Raimi.
Oscar ‘Oz’ Diggs (James Franco) est un piètre magicien, coureur de jupons qui plus est. C’est d’ailleurs à cause de ce péché mignon qu’il se voit contraint de quitter, précipitamment et à bord d’une montgolfière, le cirque dans lequel il officiait. Pris dans une tempête le ballon se retrouve au pays d’Oz. Oscar y est accueilli par Theodora (Mila Kunis), une sorcière qui voit en lui le magicien annoncé par la prophétie, celui qui libérera le pays d’Oz de l’emprise de la méchante sorcière…
Le début du film, en noir et blanc sur un écran réduit, peut être déconcertant mais c’est voulu, la couleur et le plein écran arrivent avec le pays d’Oz. Une façon d’accentuer encore l’aspect magique de cet univers. Il faut dire qu’il est plutôt riche en couleurs, presque trop à vrai dire, parfois ça fait franchement trop artificiel. Mais heureusement l’intrigue et les personnages rencontrés nous ferons vite oublier ce petit détail.
Pour la petite histoire le film est une préquelle au roman de L. Frank Baum, Le Magicien D’Oz, un classique de la littérature américaine pour la jeunesse (classique que je n’ai pas lu et qui ne m’inspire pas le moins du monde). Sam Raimi a imaginé le passé du mystérieux magicien et son arrivée à Oz.
Un bon divertissement familial qui confirme que le réalisateur excelle dans tous les genres qu’il aborde.

Les Profs

Changement de registre avec une comédie bien française signée Pierre-François Martin-Laval (Pef), Les Profs.
Avec un taux de réussite au bac de 12% le lycée Jules Ferry est la honte de la France. Alors qu’il est menacé de fermeture l’inspection tente une ultime manoeuvre pour redresser la barre : aux pires élèves, les pires profs ! Malgré les réticences, compréhensibles, du Proviseur (Philippe Duclot), une équipe de sept profs, plus nuls les uns que les autres, est recrutée…
Détour obligé par le casting avant d’aller plus loin, à tout seigneur tour honneur, commençons par les profs en question : Christian Clavier (maths), Isabelle Nanty (anglais), Pef (histoire), Arnaud Ducret (EPS), Stéfi Celma (français), Raymond Bouchard (philo) et Fred Tousch (chimie). On notera aussi la présence de Kev Adams qui interprète l’élève Boulard, LE cancre par excellence, champion du retard et du zéro pointé, ainsi que celle de François Morel, dans le rôle de l’inspecteur-adjoint.
Ce n’est pas la première fois que l’Education Nationale inspire les réalisateurs à la recherche d’un support comique, avec par exemple Les Sous-Doués (1980) ou P.R.O.F.S. (1985), il n’est donc guère étonnant de voir apparaitre ces profs à l’écran. Il faut dire que la série (15 tomes parus à ce jour) de BD (avec Erroc au scénario et Pica au dessin) dont le film s’inspire connaît un succès grandissant. A défaut d’originalité l’humour est au rendez-vous, on sourit parfois, on rit franchement aussi… Ca ne peut pas faire de mal de se détendre les zygomatiques.

Oblivion

Retour au fantastique et plus particulièrement à la science-fiction avec le film Oblivion de Joseph Kosinski. Comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même l’auteur a adapté son propre roman graphique (co-écrit avec Arvid Nelson).
2077, après une guerre contre les Rapaces, une race extra-terrestre ayant envahi la planète, la Terre est complètement ravagée. Les survivants s’apprêtent à migrer vers Titan, une lune de Saturne. Jack Harper (Tom Cruise) et son épouse Vika (Andrea Riseborough) font partie des équipes chargées d’assurer la maintenance des installations au sol. Au cours d’une sortie Jack sauve la vie de Julia (Olga Kurylenko), sauvetage qui va être pour lui le début des ennuis mais aussi source de bien des révélations et remises en question…
Visuellement le film est très esthétique, le rendu de la Terre dévastée est convaincant, les effets spéciaux sont bien dosés et maîtrisés. Par contre le début traine un peu en longueur, le réalisateur prend le temps (trop ?) de planter son décor. Les « révélations » en question sont somme toute assez prévisibles mais je n’en dirai pas plus par respect pour les futurs spectateurs. Malgré tout la seconde partie du film est plus vivante et plus rythmée, à défaut d’avoir été emballé je me suis laissé balader par l’intrigue sans déplaisir.

Pour les deux chroniques suivantes vous pouvez mettre vos neurones en pause et activer le mode bourrin…

Du Plomb Dans La Tête

On commence par une autre adaptation de BD (du français Matz) avec Du Plomb Dans La Tête de Walter Hill.
Alors que Jimmy Bobo (Sylvester Stalonne), tueur à gage, cherche à venger la mort de son coéquipier, il croise la route de Taylor Kwun (Sung Kang), un flic qui enquête justement sur le précédent contrat de Jimmy. Ensemble ils vont remonter la piste du tueur, Kegan (Jason Momoa), mais surtout de son commanditaire. Si leurs intérêts sont communs (ou presque), leurs méthodes n’ont rien à voir…
Après plusieurs tentatives avortées par l’acteur c’est la première collaboration entre Walter Hill et Sylvester Stalonne et le résultat est plutôt convaincant. La force du film réside surtout, comme souvent, dans l’improbable duo formé Stalonne et Kang,  l’un est du genre on tire d’abord et on cause après (devinez lequel) tandis que l’autre est plus posé et réfléchi (même si ça ne lui porte pas toujours bonheur). Une intrigue vue et revue, ponctuée de quelques touches d’humour ; rien de neuf sous le soleil mais la sauce prend plutôt bien.
Le film m’a même donné envie de découvrir la BD, il va falloir que je me penche sur la question…

Le Dernier Rempart

On reste dans la catégorie gros bras avec Le Dernier Rempart, réalisé par le sud-coréen Kim Jee-Woon.
Alors que le FBI s’apprête à transférer Cortez (Eduardo Noriega), un dangereux narco-trafiquant, le convoi est attaqué par des hommes lourdement armés et très organisés. Malgré les efforts de l’agent Bannister (Forest Whitaker) et ses hommes le prisonnier parvient à prendre la fuite à bord d’une corvette ZR1 et avec une agent du FBI comme otage. Direction le Mexique, mais pour y arriver ils vont devoir traverser Sommerton Junction, une paisible bourgade dont le shérif Owens (Arnold Schwarzenegger) assure le calme et la tranquillité…
Ce film marque d’une part le grand retour de Schwarzenegger en tête d’affiche mais aussi la première expérience hollywoodienne pour le réalisateur. Une fois de plus pas besoin de se creuser les méninges pour comprendre l’intrigue, fusillades, cascades en tout genre… Classique quoi, et là encore un soupçon d’humour. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, on a le droit à du pur divertissement 100% bourrin, on aime ou on aime pas… Moi j’aime et j’assume.

Rallumez vos neurones, vous allez en avoir besoin

Cloud Atlas

Retour à la SF et à un cinéma plus « neuronal » avec Cloud Atlas réalisé par les Wachowski (depuis que Larry est devenu Lana on ne peut plus parler des Frères Wachowski) et Tom Tykwer.
Le film est composé d’une multitude de séquences qui se succèdent et qui durent de quelques secondes à plusieurs minutes, mettant en scène plusieurs personnages distincts qui vivent à des époques différentes. Le film est intéressant en ce qu’il met en scène des acteurs récurrents qui jouent ces différents personnages, ce qui laisse imaginer une certaine continuité entre ces personnages à travers les siècles. Deux couples, notamment, unis par un fort amour, se retrouvent à des siècles de distance, face à des adversaires tenaces, puissants, cruels et sans scrupule. (source Wikipedia)
Autant vous prévenir de suite il va falloir garder l’esprit clair et alerte pour comprendre toutes les subtilités de ce film, grosso modo suivrez simultanément six histoires différentes, chacune à une époque différente (entre le XIXème et le XXIIIème siécle) ; l’ensemble retraçant l’histoire de l’humanité sur cette période, de son apogée à son déclin. Ca peut paraitre complexe vu comme ça mais au final l’ensemble reste cohérent et les presque 3 heures du film passent comme une lettre à la poste.
L’autre tour de force du film réside dans son casting (Jim Sturgess, Ben Shishaw, Halle Berry, Jim Broadbent, Tom Hanks, Doona Bae, Hugo Weaving, Hugh Grant…), chaque acteur se livre à un véritable tour de force, interprétant entre trois et six rôles différents. Au niveau de la réalisation les Wachowski et Tom Tykwer se sont partagés le boulot, chacun a eu à sa charge trois histoires, tout s’est joué au montage. Et là encore le résultat est bluffant, esthétiquement c’est une pure merveille.
A noter que ce film est l’adaptation du roman de David Mitchell, Cartographie Des Nuages, celui-ci faisant partie de mon challenge 100% SF je n’en suis que plus impatient de découvrir les différences entre les deux supports.
De tous les films chroniqués dans ce post c’est sans doute le seul que j’aurai acheté (et que j’achèterai sans doute), et aussi le seul qui aurait mérité un post rien qu’à lui…

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2 Commentaires

Publié par le 28 août 2013 dans DVD / BRD

 

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2 réponses à “[BRD] Films en vrac…

  1. Zofia

    11 septembre 2013 at 01:29

    J’ai vraiment Cloud Atlas et ça me donne envie de le revoir mais comme tu dis, faut être bien éveillé pour suivre l’histoire mais j’ai trouvé qu’elle se mettait assez bien en place finalement.
    Par contre, ne trouves-tu pas que dans Oblivion les rôles de Morgan Freeman et Zoe Bell sont vraiment trop limités ??!

     
    • Lord Arsenik

      11 septembre 2013 at 05:21

      Dans Oblivion y’a beaucoup de points qui restent à peine survolés, le film aurait bien mérité quelques rallonges (notamment sur toute la partie concernant l’organisation et la survie des rebelles).

      Cloud Atlas je vais surement m’offrir le blu-ray et le revoir en HD.

       

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