[BOUQUINS] Sébastien Teissier – X

S. Teissier - XAu programme de cette chronique un thriller disponible uniquement en numérique, son auteur, Sébastien Teissier ne trouvant pas d’éditeur a opté sur l’auto-édition et le bouche à oreilles pour promouvoir son premier roman, X.
Lucas Moriani, expert de la police scientifique de Paris, se rend sur une scène de crime suite à un appel du Central. Sur place le visage de l’accusé lui dit vaguement quelque chose mais surtout tout semble l’accuser. Il nettoie la scène de crime, planque le corps et décide de découvrir qui se cache derrière cette mise en scène macabre. Plus son enquête avance, plus les faits l’accablent…
Une intrigue rondement menée du début à la fin, même si l’on devine certains éléments avant qu’ils ne soient révélés l’auteur parvient à nous tenir en haleine du début à la fin, sans aucun temps mort. C’est court (moins de 200 pages) mais intense, je l’ai dévoré en quelques heures.
Trois personnages se disputent le haut de l’affiche. Lucas Moriani, le gentil qui se retrouve embringué dans une histoire qui le dépasse totalement. Félix Vizzini, inspecteur de la Crim’ surdoué à la logique implacable. Joakim Montéro, psychiatre et ami de Félix, le cas Moriani va présenter pour lui un véritable challenge. Mais qui est donc X alors ? Si vous voulez le savoir lisez ce bouquin, vous ne le regretterez pas !
Je n’en dirai pas plus afin de laisser intact le plaisir de la découverte…
Pour vous le procurer vous pouvez passer soit via le site officiel, soit via Amazon ; pour 3 € vous aurez un excellent rapport qualité prix. Dans tous les cas n’hésitez pas à faire un détour par le site officiel afin de laisser vos impressions à l’auteur ; si ça peut l’aider à trouver un éditeur autant faire un petit geste pour lui (ça ne coûte rien, ça prend quelques minutes de votre temps mais ça peut lui rapporter gros… et il le mérite).
En fin de roman l’auteur annonce qu’il prépare une « suite » (Les Enfants De Prométhée), je suis curieux de savoir ce qu’il nous réserve et j’ai hâte de l’avoir entre les mains. J’espère toutefois que, même s’il a trouvé un éditeur entre temps (ce que je lui souhaite sincèrement), l’auteur continuera de privilégier le numérique…

Quelques bémols (mineurs) toutefois (parce que je suis maniaque).

– Les quelques fautes d’orthographes rencontrées au cours de la lecture ne sont pas du tout pénalisantes ; il est vrai que, s’agissant d’un roman auto-édité, je suis naturellement enclin à plus d’indulgence. L’auteur ne dispose pas de la même logistique qu’une maison d’édition, et franchement le résultat pourrait faire rougir certains numériques commerciaux.
– J’ai plus été « dérangé » par les erreurs typographiques : espaces oubliés avant les signes de ponctuation composés (? ; : !) ou entre les guillemets (non typographiques soit dit en passant) ; mais là encore ça agace plus ma maniaquerie que la lecture à proprement parler. Je persiste à dire que pour pour un premier roman, auto-édité qui plus est, le résultat est plus qu’honorable.
– Un fichier de sortie epub alourdit par de nombreuses balises <span> inutiles (cf exemple ci-dessous). le fichier « original » faisait 605 Ko, la version light en fait 288.

Exemple de code « lourd » :
Le premier cadre correspond au résultat, le second au code « original » et le dernier au code allégé (pour un résultat identique cela va de soi)
Ex. : résultat

Ex. : code original
Ex. : code "light"