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Archives Mensuelles: août 2013

[BOUQUINS] Harlan Coben – Six Ans Déjà

H. Coben - Six Ans DéjàJ’étais resté sur une impression mitigée après la lecture de Ne T’Eloigne Pas de Harlan Coben, pour quelqu’un considéré comme l’un des grands noms du polar c’est pas franchement top comme première opinion. Du coup je n’ai pas hésité à me jeter sur son dernier roman, Six Ans Déjà, proposé, une fois de plus, en avant première par France Loisirs.
Il y a six ans Jake a assisté au mariage de Natalie, la femme de sa vie… avec un autre homme ! Quand il tombe sur l’avis de décès du mari il décide de se rendre à l’enterrement afin de lui présenter ses condoléances. Non seulement Natalie n’est pas aux funérailles mais le défunt était marié à une autre femme depuis plus de dix ans. Alors qu’il se lance à la recherche de Natalie, Jake va aller de surprise en surprise…
Je suis mal placé pour dire si ce bouquin se situe plutôt dans la borne haute des titres de Harlan Coben mais une chose est sure, il est nettement plus addictif que Ne T’Eloigne Pas. On est directement happé par l’intrigue et du coup on ne lâche le bouquin qu’à regret, avec une seule hâte, s’y replonger le plus rapidement possible. Franchement si j’avais commencé ce bouquin un jour où je ne bossais pas je crois bien que je l’aurai lu d’une traite.
Le récit, écrit à la première personne, nous fait vivre l’intrigue à travers le personnage de Jake et son enquête limite obsessionnelle pour retrouver la femme qu’il aime. Son parcours ne va pas être de tout repos et lui réservera bien des surprises (pas toujours agréables soit dit en passant… sinon ça serait pas marrant). L’auteur ne s’attarde pas éternellement sur les personnages, juste ce qu’il faut pour leur donner suffisamment de profondeur et de présence, du coup ça tend à renforcer l’impression d’urgence de cette course contre la montre ; on va à l’essentiel à un rythme imposé, pas question de flâner. Quant à l’intrigue pour ma part je n’ai rien vu venir, ce qui est d’autant plus jouissif, c’est tordu à souhait sans être tiré par les cheveux ou inutilement complexe à suivre.
Inutile de préciser que l’écriture et le style sont parfaitement maîtrisés, le gars n’en est pas vraiment à son coup d’essai (c’est là son vingt-quatrième roman). Cette fois c’est une certitude je vais continuer à explorer l’univers littéraire de Harlan Coben, je ne sais pas encore si je vais poursuivre dans les romans isolés ou attaquer sa série Bolitar mais attendez vous à le retrouver tôt ou tard dans le coin.
Je ne dois pas être le seul à avoir apprécié puisque d’ores et déjà un projet d’adaptation au cinéma est en cours, pour le moment la seule chose qui soit à peu prés certaine est que Hugh Jackman interprétera le rôle de Jake. A ma connaissance, après Ne Le Dis A Personne c’est seulement le second roman de l’auteur à être porté à l’écran.

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Publié par le 29 août 2013 dans Bouquins

 

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[BRD] Films en vrac…

Comme annoncé dans mon post précédent nous avons eu un weekend bien rempli au niveau cinéphile. Voici un bref aperçu avec une critique plus ou moins longue de ce que nous avons visionné. Ca faisait un bail que je n’avais pas proposé une chronique groupée sur le cinéma…

Films en vrac
Le Monde Fantastique D’Oz

On commence par de l’évasion et du rêve avec Le Monde Fantastique D’Oz, réalisé par Sam Raimi.
Oscar ‘Oz’ Diggs (James Franco) est un piètre magicien, coureur de jupons qui plus est. C’est d’ailleurs à cause de ce péché mignon qu’il se voit contraint de quitter, précipitamment et à bord d’une montgolfière, le cirque dans lequel il officiait. Pris dans une tempête le ballon se retrouve au pays d’Oz. Oscar y est accueilli par Theodora (Mila Kunis), une sorcière qui voit en lui le magicien annoncé par la prophétie, celui qui libérera le pays d’Oz de l’emprise de la méchante sorcière…
Le début du film, en noir et blanc sur un écran réduit, peut être déconcertant mais c’est voulu, la couleur et le plein écran arrivent avec le pays d’Oz. Une façon d’accentuer encore l’aspect magique de cet univers. Il faut dire qu’il est plutôt riche en couleurs, presque trop à vrai dire, parfois ça fait franchement trop artificiel. Mais heureusement l’intrigue et les personnages rencontrés nous ferons vite oublier ce petit détail.
Pour la petite histoire le film est une préquelle au roman de L. Frank Baum, Le Magicien D’Oz, un classique de la littérature américaine pour la jeunesse (classique que je n’ai pas lu et qui ne m’inspire pas le moins du monde). Sam Raimi a imaginé le passé du mystérieux magicien et son arrivée à Oz.
Un bon divertissement familial qui confirme que le réalisateur excelle dans tous les genres qu’il aborde.

Les Profs

Changement de registre avec une comédie bien française signée Pierre-François Martin-Laval (Pef), Les Profs.
Avec un taux de réussite au bac de 12% le lycée Jules Ferry est la honte de la France. Alors qu’il est menacé de fermeture l’inspection tente une ultime manoeuvre pour redresser la barre : aux pires élèves, les pires profs ! Malgré les réticences, compréhensibles, du Proviseur (Philippe Duclot), une équipe de sept profs, plus nuls les uns que les autres, est recrutée…
Détour obligé par le casting avant d’aller plus loin, à tout seigneur tour honneur, commençons par les profs en question : Christian Clavier (maths), Isabelle Nanty (anglais), Pef (histoire), Arnaud Ducret (EPS), Stéfi Celma (français), Raymond Bouchard (philo) et Fred Tousch (chimie). On notera aussi la présence de Kev Adams qui interprète l’élève Boulard, LE cancre par excellence, champion du retard et du zéro pointé, ainsi que celle de François Morel, dans le rôle de l’inspecteur-adjoint.
Ce n’est pas la première fois que l’Education Nationale inspire les réalisateurs à la recherche d’un support comique, avec par exemple Les Sous-Doués (1980) ou P.R.O.F.S. (1985), il n’est donc guère étonnant de voir apparaitre ces profs à l’écran. Il faut dire que la série (15 tomes parus à ce jour) de BD (avec Erroc au scénario et Pica au dessin) dont le film s’inspire connaît un succès grandissant. A défaut d’originalité l’humour est au rendez-vous, on sourit parfois, on rit franchement aussi… Ca ne peut pas faire de mal de se détendre les zygomatiques.

Oblivion

Retour au fantastique et plus particulièrement à la science-fiction avec le film Oblivion de Joseph Kosinski. Comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même l’auteur a adapté son propre roman graphique (co-écrit avec Arvid Nelson).
2077, après une guerre contre les Rapaces, une race extra-terrestre ayant envahi la planète, la Terre est complètement ravagée. Les survivants s’apprêtent à migrer vers Titan, une lune de Saturne. Jack Harper (Tom Cruise) et son épouse Vika (Andrea Riseborough) font partie des équipes chargées d’assurer la maintenance des installations au sol. Au cours d’une sortie Jack sauve la vie de Julia (Olga Kurylenko), sauvetage qui va être pour lui le début des ennuis mais aussi source de bien des révélations et remises en question…
Visuellement le film est très esthétique, le rendu de la Terre dévastée est convaincant, les effets spéciaux sont bien dosés et maîtrisés. Par contre le début traine un peu en longueur, le réalisateur prend le temps (trop ?) de planter son décor. Les « révélations » en question sont somme toute assez prévisibles mais je n’en dirai pas plus par respect pour les futurs spectateurs. Malgré tout la seconde partie du film est plus vivante et plus rythmée, à défaut d’avoir été emballé je me suis laissé balader par l’intrigue sans déplaisir.

Pour les deux chroniques suivantes vous pouvez mettre vos neurones en pause et activer le mode bourrin…

Du Plomb Dans La Tête

On commence par une autre adaptation de BD (du français Matz) avec Du Plomb Dans La Tête de Walter Hill.
Alors que Jimmy Bobo (Sylvester Stalonne), tueur à gage, cherche à venger la mort de son coéquipier, il croise la route de Taylor Kwun (Sung Kang), un flic qui enquête justement sur le précédent contrat de Jimmy. Ensemble ils vont remonter la piste du tueur, Kegan (Jason Momoa), mais surtout de son commanditaire. Si leurs intérêts sont communs (ou presque), leurs méthodes n’ont rien à voir…
Après plusieurs tentatives avortées par l’acteur c’est la première collaboration entre Walter Hill et Sylvester Stalonne et le résultat est plutôt convaincant. La force du film réside surtout, comme souvent, dans l’improbable duo formé Stalonne et Kang,  l’un est du genre on tire d’abord et on cause après (devinez lequel) tandis que l’autre est plus posé et réfléchi (même si ça ne lui porte pas toujours bonheur). Une intrigue vue et revue, ponctuée de quelques touches d’humour ; rien de neuf sous le soleil mais la sauce prend plutôt bien.
Le film m’a même donné envie de découvrir la BD, il va falloir que je me penche sur la question…

Le Dernier Rempart

On reste dans la catégorie gros bras avec Le Dernier Rempart, réalisé par le sud-coréen Kim Jee-Woon.
Alors que le FBI s’apprête à transférer Cortez (Eduardo Noriega), un dangereux narco-trafiquant, le convoi est attaqué par des hommes lourdement armés et très organisés. Malgré les efforts de l’agent Bannister (Forest Whitaker) et ses hommes le prisonnier parvient à prendre la fuite à bord d’une corvette ZR1 et avec une agent du FBI comme otage. Direction le Mexique, mais pour y arriver ils vont devoir traverser Sommerton Junction, une paisible bourgade dont le shérif Owens (Arnold Schwarzenegger) assure le calme et la tranquillité…
Ce film marque d’une part le grand retour de Schwarzenegger en tête d’affiche mais aussi la première expérience hollywoodienne pour le réalisateur. Une fois de plus pas besoin de se creuser les méninges pour comprendre l’intrigue, fusillades, cascades en tout genre… Classique quoi, et là encore un soupçon d’humour. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, on a le droit à du pur divertissement 100% bourrin, on aime ou on aime pas… Moi j’aime et j’assume.

Rallumez vos neurones, vous allez en avoir besoin

Cloud Atlas

Retour à la SF et à un cinéma plus « neuronal » avec Cloud Atlas réalisé par les Wachowski (depuis que Larry est devenu Lana on ne peut plus parler des Frères Wachowski) et Tom Tykwer.
Le film est composé d’une multitude de séquences qui se succèdent et qui durent de quelques secondes à plusieurs minutes, mettant en scène plusieurs personnages distincts qui vivent à des époques différentes. Le film est intéressant en ce qu’il met en scène des acteurs récurrents qui jouent ces différents personnages, ce qui laisse imaginer une certaine continuité entre ces personnages à travers les siècles. Deux couples, notamment, unis par un fort amour, se retrouvent à des siècles de distance, face à des adversaires tenaces, puissants, cruels et sans scrupule. (source Wikipedia)
Autant vous prévenir de suite il va falloir garder l’esprit clair et alerte pour comprendre toutes les subtilités de ce film, grosso modo suivrez simultanément six histoires différentes, chacune à une époque différente (entre le XIXème et le XXIIIème siécle) ; l’ensemble retraçant l’histoire de l’humanité sur cette période, de son apogée à son déclin. Ca peut paraitre complexe vu comme ça mais au final l’ensemble reste cohérent et les presque 3 heures du film passent comme une lettre à la poste.
L’autre tour de force du film réside dans son casting (Jim Sturgess, Ben Shishaw, Halle Berry, Jim Broadbent, Tom Hanks, Doona Bae, Hugo Weaving, Hugh Grant…), chaque acteur se livre à un véritable tour de force, interprétant entre trois et six rôles différents. Au niveau de la réalisation les Wachowski et Tom Tykwer se sont partagés le boulot, chacun a eu à sa charge trois histoires, tout s’est joué au montage. Et là encore le résultat est bluffant, esthétiquement c’est une pure merveille.
A noter que ce film est l’adaptation du roman de David Mitchell, Cartographie Des Nuages, celui-ci faisant partie de mon challenge 100% SF je n’en suis que plus impatient de découvrir les différences entre les deux supports.
De tous les films chroniqués dans ce post c’est sans doute le seul que j’aurai acheté (et que j’achèterai sans doute), et aussi le seul qui aurait mérité un post rien qu’à lui…

 
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Publié par le 28 août 2013 dans DVD / BRD

 

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[BRD] Iron Man 3

Iron Man 3Nous nous sommes offert un weekend plutôt chargé en cinéma (version DivX), si j’ai choisi de ne dédier une chronique unique qu’à Iron Man 3 ce n’est pas forcément parce que je considère que c’est le meilleur du lot mais surtout par attachement personnel à l’univers Marvel. Place donc à ce nouveau volet des aventures de l’homme de fer, réalisé par Shane Black (Jon Favreau conserve toutefois sa casquette de producteur délégué et le rôle de Hogan, le chef de la sécurité du Groupe Stark).
Après son combat new-yorkais avec les Avengers, Tony Stark, alias Iron Man (Robert Downey Jr) est plus que jamais en proie aux doutes, il souffre d’insomnie et de crises d’angoisse qui le poussent à se réfugier dans la conception de nouveaux gadgets et de nouvelles armures ; au détriment de sa compagne, Pepper Potts (Gwyneth Paltrow). Toutefois quand les USA sont la cible d’attaques terroristes orchestrées par Le Mandarin (Ben Kingsley), Stark va tout mettre en oeuvre pour l’identifier et le neutraliser. Il pourra compter sur l’aide de son ami, le lieutenant James Rhodes (Don Cheadle), qui incarne désormais War Machine (une version militaire de l’armure d’Iron Man)…
Incontestablement de l’équipe Avengers Tony Stark/Iron Man est mon personnage préféré (pourtant en version BD je n’étais pas fan), j’adore sa désinvolture et son humour. Toutefois la grande nouveauté de ce troisième volet est qu’il ne pourra plus compter sur une profusion de gadgets high-tech (un peu quand même, rassurez-vous), sa baraque ayant été littéralement pulvérisée par une attaque ennemie (je ne considère pas cette info comme un spoiler étant donné que c’était le moment fort de la bande annonce).
Si les puristes apprécieront l’entrée en scène de War Machine, ils risquent fort d’être surpris par le personnage du Mandarin. Pour ma part ça m’a plutôt amusé comme choix, fallait oser aborder de la sorte un des pires ennemis d’Iron Man. Pour le reste rien à redire, de l’action, de l’humour, des effets spéciaux toujours aussi époustouflants (non réalisés par ILM)… Que du bonheur !
La fin laisse planer le doute sur un éventuel quatrième volet (Robert Downey Jr a d’ores et déjà fait savoir qu’il endosserait l’armure de nouveau l’armure d’Iron Man uniquement pour les deux prochains Avengers) ; en attendant Disney a du pain sur la planche afin de préparer leur retour (annoncé pour mai 2015) : Thor – Le Monde Des Ténèbres (novembre 2013), Captain America – Le Soldat De L’Hiver (avril 2014) et Les Gardiens De La Galaxie (août 2014).

PS : prochainement une chronique groupée sur les autres films vus…

 
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Publié par le 26 août 2013 dans DVD / BRD

 

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[TV News] Last Resort

Last ResortEncore une série proposée par Canal+ au programme, Last Resort, créée par Karl Gajdusek et Shawn Ryan pour ABC.
La série suit les membres de l’équipage d’un sous-marin nucléaire lanceur d’engins Classe Ohio de la Marine des États-Unis qui, après avoir refusé un ordre de lancer des missiles nucléaires vers le Pakistan sans confirmation, deviennent des ennemis de leur propre pays et s’installent sur l’île fictive Sainte Marina, le déclarent un pays souverain avec capacités nucléaires. L’équipage doit trouver le moyen de prouver son innocence, le véritable responsable et espérer retourner à la maison. (Source Wikipedia)
La série se concentre sur la survie de l’équipage mais aussi sur les tensions de plus en plus vives entre les hommes de l’USS Colorado, certains soutiennent la décision du commandant, d’autres se rangent derrière le chef de pont qui préconise l’obéissance avant tout. De plus l’arrivée sur l’ile de l’équipage va bouleverser le quotidien de celle-ci et là encore les frictions ne manqueront pas. Une autre partie de l’intrigue se joue à Washington, où la politique du président et du gouvernement est de plus en plus critiquée. Une intrigue complexe mais plutôt bien menée, à condition toutefois de passer outre le fait qu’elle soit hautement improbable…
Au niveau du casting je ne vais pas vous faire la liste de tous les personnages principaux, ils sont trop nombreux ! Je me bornerai donc aux quatre membre les plus gradés du Colorado : Le Commandant Marcus Chaplin (Andre Braugher), le second Sam Kendal (Scott Speedman), le lieutenant Grace Sheppard (Daisy Betts) et le Chef de Pont Joseph Prosser (Robert Patrick). Si vous voulez en savoir plus je vous invite à aller jeter un oeil sur Allociné.
La série a été annulée après sa première audience faute d’audience, heureusement l’équipe a pu être prévenue suffisamment à l’avance pour proposer une « vraie » fin ; toutefois ça se ressent nettement dans les deux derniers épisodes (j’ai ma petite idée sur le cliffhanger prévu initialement) on a le droit à une conclusion trop rapide, des réponses sont apportées mais il reste encore bien des blancs à combler…

 
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Publié par le 26 août 2013 dans TV News

 

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[BOUQUINS] Shaun Hutson – Némésis

S. Hutson - NémésisJ’avais besoin de l’univers déjanté de Wilt pour me préparer à cette nouvelle lecture qui est, parait-il, plutôt éprouvante. La chose en question s’appelle Némésis et est signée Shaun Hutson.
Après que leur fillette ait été sauvagement assassinée, Sue et John Hacket déménagent dans l’espoir de pouvoir repartir à zéro. Quand Sue découvre que le soir du drame son mari s’envoyait en l’air avec sa maîtresse, elle décide d’aller vivre chez sa soeur. De loin Hinkston ressemble à une paisible bourgade provinciale mais elle est en réalité le théâtre de nombreux crimes particulièrement violents et de divers incidents autres troublants…
Je trouve la couv’ flippante à souhait, le pitch semble plutôt alléchant mais c’est surtout ce que j’ai pu lire çà et là sur ce bouquin qui m’a poussé à me faire ma propre opinion. Gore et trash ? Incontestablement, on a le droit à tous les sévices : viols, meurtres aussi violents que sanglants, tortures diverses et variés et même du cannibalisme ; qui dit mieux ? Malsain et dérangeant ? Et bin non justement, à ne pas mettre entre toutes les mains du fait de son contenu mais globalement, et c’est là mon principal reproche, aucune ambiance ne se dégage du bouquin. Ca se lit bien, ça se lit vite mais j’ai l’impression que ça va s’oublier encore plus vite…
L’ensemble manque de profondeur, les personnages sont creux, les dialogues faiblards et l’intrigue sonne faux par son absence de cohésion. Qui plus est la surenchère dans le trash sanguinolent finit par faire sourire plutôt que de nous stresser ; si je devais comparer ce bouquin à un film c’est Evil Dead qui me vient à l’esprit (c’est ultra gore mais tellement peu crédible que ça fait marrer). La scène du viol en fin de bouquin est à elle seul un condensé de grand n’importe quoi ; comment voulez vous frissonner face à un truc aussi absurde ; à se demander si l’auteur n’a pas cherché à s’auto-parodier…
Toutefois ce qui m’a vraiment dérangé dans ce bouquin c’est l’absence de relecture, je ne sais pas si c’est l’auteur ou le traducteur qui s’est emmêlé les pinceaux mais il n’est pas rare que les personnages changent de nom : Hacket devient Hacker, Lawrenson se mue en Lawrence ou encore Spencer se transforme en Simpson (au cours du même chapitre). Ca fait pas très sérieux et c’est plutôt étonnant pour un éditeur comme Milady.
Ma critique peut paraître sévère aussi je tiens à répéter que le bouquin n’est pas désagréable à lire (à condition d’aimer le genre cela va de soi), je regrette juste que tout son potentiel n’ait pas été exploité. Peut être aussi espérais-je vraiment avoir la trouille en lisant ce roman alors que finalement ce n’est rien de plus qu’un page turner horrifique, j’ai trouvé Une Fille Comme Les Autres de Jack Ketchum bien plus dérangeant. Ce ne sont pas les litres d’hémoglobine qui créent l’ambiance mais bel et bien l’intrigue même du bouquin.
Je ne résiste pas à l’envie de vous citer un extrait de la biographie de l’auteur (à la fin du roman) : « Alcoolique repenti, fan d’Iron Maiden, diagnostiqué pour ses tendances psychotiques et auteur favori des bibliothèques des prisons anglaises, Shaun Hutson est un homme charmant.« 

 
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Publié par le 23 août 2013 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Tom Sharpe – Wilt 2

T. Sharpe - Wilt 2Encore une chronique littéraire pleine de légèreté au programme puisque j’ai opté pour Wilt 2 de Tom Sharpe, le titre complet et très prometteur de la chose étant : Wilt 2 Ou Comment Se Débarrasser D’Un Crocodile, De Terroristes Et D’Une Jeune Fille Au Pair… Tout un programme !
Depuis ses précédentes mésaventures la vie de Wilt a connu quelques bouleversements : une promotion en tant que Chef du Département Culture Générale au Tech, un déménagement dans une banlieue chic et surtout des quadruplées débordantes d’énergie. Et pour couronner le tout Eva, son épouse, lui annonce qu’ils vont avoir une colocataire allemande ! Connaissant le bonhomme vous vous doutez bien qu’il n’est pas franchement aux anges, mais le pire reste à venir…
Vous l’aurez compris le quotidien de Wilt n’est pas un long fleuve tranquille et la paternité n’arrange rien à son humeur massacrante. Il y a de l’ambiance chez les Wilt, les « mots doux » fusent entre Henry et Eva ! Et bien entendu notre brave Wilt a toujours le don extraordinaire de se mettre dans les situations les plus improbables, ce qui ne manque de donner lieu à quelques scènes hilarantes (le passage à l’hôpital aura été l’occasion d’une franche rigolade, idem pour toute la partie concernant la prise d’otages).
Au niveau des personnages on est en terrain connu, disons simplement que les enfants Wilt n’ont pas leur langue dans leur poche (pour notre plus grand plaisir), mais bon les chiens ne font des chats… On retrouve les collègues de Wilt, les voisins et même l’inspecteur Flint (pour son plus grand malheur). Et bien entendu quelques nouveaux venus dont les fameux terroristes (pas du genre futés) et la jeune fille au pair ; un cocktail détonnant !
L’auteur mixe toujours aussi habilement le comique de situation et celui-des dialogues, parfois on en arrive même à se demander si les dialogues ne sont pas encore plus irréalistes que les situations. Les zygomatiques sont mis à rude épreuve, surtout si vous le lisez en public et essayez de garder votre sérieux. Mais l’humour est aussi pour l’auteur un bon moyen de dénoncer les petits (et plus gros) travers de la société britannique, ici les tenants de l’écologie bien pensante et du tout humanitaire en prennent pour leur grade ; et encore en 1979 (date de sortie du roman) on devait moins nous bassiner qu’aujourd’hui avec le tout bio-écolo : « Tu penses pas écolo, tu bouffes pas bio ? Mais t’es malâââde ! ‘tain tu tues la planète à petit feu… » Quel ramassis de conneries !
Pour ma part ce deuxième opus ne fait que confirmer mon enthousiasme (je l’ai même trouvé encore plus jubilatoire)pour le style et l’imaginaire de Tom Sharpe, nul doute que je continuerai à suivre les mésaventures de Wilt (ça tombe bien j’ai les cinq tomes en stock). Après je peux concevoir que l’on puisse être hermétique à ce genre d’humour, comme toujours je ne prétends pas détenir une quelconque vérité universelle, j’aime l’humour façon absurde (d’autant que celui de Tom Sharpe ne fait pas dans le politiquement correct) et je le revendique sans complexe.

 
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Publié par le 21 août 2013 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Jacques Expert – Adieu

J. Expert - AdieuJ’avais été séduit par Qui ? de Jacques Expert c’est donc sans hésitation que je me suis plongé dans Adieu, son précédent roman, lui aussi publié par Sonatine.
Mars 2011, le commissaire Langelier participe à un pot organisé pour son départ à la retraite. Mais pour le coeur n’y est pas, il est encore par l’affaire du « tueur de familles » survenue dix ans plus tôt, une affaire qu’il considère comme ayant été bâclée par ses supérieurs, une affaire qui lui fait perdre tout ce quoi il tenait… Et si ce pot d’adieu était enfin l’occasion de mettre les choses à plat…
Le récit se divise en trois partie. La première, écrite à la troisième personne, nous plonge au coeur d’une enquête très réalistes sur les événements survenus en 2001. La seconde et la troisième partie, écrite à la première personne (du point de vue de Langelier), constitue le « réquisitoire » du commissaire, qui, seul contre tous, et au risque de tout perdre, s’obstine à poursuivre une enquête non officielle afin de faire éclater la vérité. Au fil des pages l’auteur nous fait douter, est-ce qu’il est vraiment sur une piste inédite ou est-ce qu’il est en train de s’enliser lamentablement en poursuivant des chimères ; un doute qui s’installe d’autant plus facilement que Jacques Expert ne fait rien pour rendre son personnage attachant, au contraire par moment on a envie de lui foutre des claques.
Alors cette vérité quelle est-elle ? Vous devriez commencer à l’entrevoir au cours de la troisième partie, avant qu’elle ne soit révélée (avec le recul dès la seconde partie l’auteur nous donne quelques pistes, mais ça semble tellement énôôôrme que notre esprit rejette l’hypothèse). Ne comptez pas sur moi pour vous en dire d’avantage, si ce n’est qu’il y a en fait deux vérités à découvrir, la seconde (prévisible mais passée en  arrière plan) étant révélée dans l’épilogue.
Tout au long du bouquin on assiste à l’affrontement entre deux hommes, dont l’amitié volera en éclats à cause de cette affaire, le commissaire Hervè Langelier d’un côté, convaincu que la piste officielle est fausse et bien déterminé à le prouver, et le commissaire divisionnaire Jean Louis Ferracci de l’autre, porté aux nues pour avoir résolu l’affaire du « Tueur des Familles ».  Le troisième personnage clé de l’histoire est Stéphanie Langelier, l’épouse du commissaire, qui voit son mari s’enfoncer jusqu’à un point de non retour qui sera fatal à sa famille.
Jacques Expert jongle habilement avec nos doutes et nos certitudes, tout au long d’un polar habilement construit il nous balade au gré de ses envies. Encore une bonne surprise, je guetterai donc attentivement le catalogue Sonatine afin d’intercepter son prochain roman…

 
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Publié par le 20 août 2013 dans Bouquins

 

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