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Archives du 26 juillet 2013

Messieurs les éditeurs, respectez le numérique et le consommateur…

eBiblioQue ça plaise ou non il est indéniable que le marché du livre numérique explose sans doute du fait de la multiplication des supports (liseuses, tablettes, smartphones ou encore PC) toutefois il semblerait que les premiers concernés par la chose considèrent encore le phénomène avec un certain mépris… A moins qu’ils ne méprisent le consommateur, allez savoir. Je parle bien entendu des éditeurs.
Commençons par le sujet qui fâche, le prix. Pour un même bouquin on note à peine 5 ou 6 € de différence entre les formats papier et numérique. Au vu des coûts de production la différence devrait être d’au moins 10 €, voire plus ! Mais non, nos braves éditeurs préfèrent considérer que le consommateur moyen est une vache à lait qu’il faut traire jusqu’à la dernière goutte.
Je passe rapidement sur la question des DRM (droits numériques) qui pénalisent plus qu’autre chose le lecteur/acheteur lambda et démontrent chaque jour un peu plus leur inutilité et leur inefficacité. Ne vous voilez pas la face messieurs les éditeurs, un lecteur averti (honnête ou non) fera sauter ces saloperies en quelques clics.
Mettons que vos acceptiez de raquer et de faire avec les DRM, la moindre des choses serait encore d’espérer un résultat satisfaisant. Que nenni ! Il faut croire que les éditeurs considèrent le format numérique comme étant de seconde zone. L’étape de relecture doit être en option au vu des diverses fautes et coquilles que l’on peut relever dans un epub commercial : orthographe, typographie, mise en page… Rien n’est épargné ! Je mentirai en disant que c’est systématique mais c’est suffisamment fréquent pour être souligné. Passons l’éponge sur les maladresses qui alourdissent inutilement le fichier final (Black Moon est spécialiste du genre) et parfois même remettent en cause la lisibilité de la chose (comme ce fut le cas pour Inferno, le dernier Dan Brown, avec une image mal dimensionnée).
A l’heure actuelle la moindre des choses serait de proposer systématiquement le choix entre le livre traditionnel et son alter ego numérique, mais là encore la réalité est tout autre. Certains titres ne sortent jamais en version numérique. Encore une chose messieurs les éditeurs, vivez avec votre temps, le format PDF c’est dépassé pour un livre numérique ; vous n’achèteriez pas un téléviseur noir et blanc avec un tube cathodique, non ? Alors évoluez bordel de merde !
Et dire que ces mêmes éditeurs s’indignent du piratage de « leurs » titres. Désolé les gars mais ce marché parallèle propose un catalogue plus vaste que le vôtre, des titres dont la qualité est quasiment irréprochable (la plupart du temps), une totale liberté d’utilisation (adios DRM merdiques)… Et un excellent rapport qualité / prix ! Le jour où vous prendrez en considération les attentes des lecteurs numériques alors peut être que j’accepterais de sortir ma carte bleue pour m’offrir un ebook… Malheureusement il semblerait que ça ne soit pas pour demain !
Comme je l’ai dit en ouverture à ce post, le numérique peut plaire ou déplaire, il n’en reste pas moins qu’il existe et qu’il a ses adeptes, ceux-ci (dont je fais partie) sont en droit d’attendre des produits de qualité et non du travail bâclé refourgué au prix fort ! J’ai longtemps  été de ceux à cracher sur le numérique, du temps où le PDF régnait en maître absolu, puis j’ai découvert l’epub et me suis peu à peu converti. Ultime étape de ma conversion, la liseuse, depuis notre rencontre elle m’accompagne partout, quasiment 24/24 et 7/7. Toutefois je n’ai aucunement renié le livre papier, les deux formats cohabitent en parfaite harmonie chez moi.
Ne dites jamais jamais… Qui sait… Un jour peut être…

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9 Commentaires

Publié par le 26 juillet 2013 dans Coups de gueule

 

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