[BRD] Le Hobbit – Un Voyage Inattendu

Le HobbitIl y en a qui profitent du 1er mai pour aller gesticuler et grogner dans les rues pensant que leur brassage d’air changera le monde ; de notre côté on a opté pour un loisir moins bruyant (ça se discute ?) avec une pause cinéma. Direction la Terre du Milieu avec Le Hobbit – Un Voyage Inattendu de Peter Jackson.
Bilbon Sacquet (Ian Freeman), un paisible hobbit, se retrouve presque malgré lui embarqué dans un groupe de nain mené par leur chef, Thorin (Richard Armitage) et le magicien Gandalf (Ian McKellen). Leur but: reconquérir leur royaume, Erebor, tombé entre les griffes du dragon Smaug…
Comme beaucoup j’avais été conquis par la version cinéma du Seigneur Des Anneaux de Peter Jackson et j’avais donc hâte de découvrir ce fameux Hobbit (dire qu’au départ le réalisateur souhaitait déléguer le projet… on ne peut que se réjouir qu’il ait fini par prendre lui même les choses en main). La magie est toujours intacte, qu’il s’agisse des décors, des personnages (on retrouve avec plaisir certains que l’on connaissait déjà et l’on en croise de nouveaux) ou des effets spéciaux on plonge au coeur de la Terre du Milieu dès les premières images pour ne plus la quitter jusqu’au générique de fin. Ajoutez à cela une intrigue rondement menée et vous aurez sous les yeux un film parfaitement maîtrisé.
Bon OK je ne suis peut être pas totalement objectif sur ce coup, certains pourront peut être lui reprocher quelques longueurs au début mais pour ma part ça fait partie du charme, le réalisateur prend le temps de poser ses personnages et son intrigue, ils n’arrivent pas comme un cheveu sur la soupe mais bénéficient d’une réelle profondeur.
En parlant de profondeur je trouve particulièrement audacieux d’adapter un bouquin qui se lit en une poignée d’heures (à la base il s’agissait d’un livre pour enfants) sous la forme d’une trilogie dont chaque film dure pas loin de trois heures. Si Le Seigneur Des Anneaux respectait scrupuleusement (ou presque) le bouquin de JRR Tolkien, Le Hobbit prend d’avantage de liberté par rapport à l’écrit. Et cette libre adaptation apporte une véritable richesse au scénario, la version cinéma se retrouve du coup nettement plus travaillée que son modèle, pour notre plus grand plaisir… On pouvait craindre une impression de déjà-vu mais il n’en est rien, Peter Jackson réussit encore à nous surprendre. Le seul bémol dans l’affaire c’est qu’il faut attendre un an entre chaque film !