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Archives du 30 avril 2013

Nouveau challenge littéraire – 100% science Fiction

Un genre que je connais assez peu finalement du coup je me suis préparé un programme à partir de mon Stock à Lire Numérique, des suggestions de Gruz (merci l’ami) et d’avis piochés çà et là sur le net (au final les mêmes titres reviennent souvent dans les divers classements). J’ai essayé de me concocter un mix entre les classiques du genre et des titres plus contemporains tout en explorant les différentes facettes du genre…

Le Volcryn de George R. R. Martin
La Fille Automate de Paolo Bacigalupi
Les Maîtres Chanteurs d’Orson Scott Card
1984 de George Orwell
Le Déchronologue de Stéphane Beauverger
Les Femmes De Stepford d’Ira Levin
Cowboy Angels de Paul Mc Auley
Des Fleurs Pour Algernon de Daniel Keyes
Spin de Robert Charles Wilson
Le Meilleur Des Mondes d’Aldous Huxley
Google Démocratie de Laurent Alexandre et David Angevin
Malevil de Robert Merle
L’Echiquier Du Mal de Dan Simmons
Julian de Robert Charles Wilson
Les Racines Du Mal de Maurice G. Dantec
Les Chroniques Martiennes de Ray Bradbury
Black-Out de Connie Willis
Micro de Michael Crichton
Cartographie Des Nuages de David Mitchell

L’ordre indiqué ici est totalement aléatoire, pour le choix de mes lectures je piocherai dans la liste au gré de mes envies, le but étant simplement de lire et de chroniquer ces 19 titres. Peu de chance de voir apparaître des « invités surprises« .
Dans mon fameux Stock à Lire j’ai aussi l’intégrale du Nouvel Ordre Jedi (19 tomes) qui, comme son nom l’indique, fait partie de l’univers étendu de Star Wars, ainsi que deux sous-cycle de Dune écrits par Brian Herbert et Kevin Anderson, Avant Dune (3 tomes) et Après Dune (2 tomes).

 
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Publié par le 30 avril 2013 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] David Vann – Impurs

D. Vann - ImpursChangement total (et momentané) de registre littéraire avec Impurs de David Vann.
Eté 1985. Dans la vieille demeure familiale, en plein coeur de la Vallée Centrale de Californie, Galen vit seul avec sa mère. Tandis que celle-ci s’attache à faire revivre un passé idéalisé et l’étouffé d’un amour oppressant, le jeune homme tente de trouver refuge dans la méditation. Son existence et celle de sa mère sont rythmées par les visites inopportunes de sa tante et de sa cousine trop sexy, et par celles qu’ils rendent à sa riche grand-mère dont la mémoire défaille. Mais l’accumulation de rancoeurs entre les deux soeurs et l’obsession de Galen pour sa cousine ne tarderont pas à les mener au bord de l’explosion. Une fois que la noirceur de chacun se sera révélée au grand jour, rien ne pourra plus les préserver du pire. (quatrième de couv’)
Exit le grand froid et l’Alaska et direction la chaleur suffocante de la Californie, si le décor change l’auteur continue à prendre un malin plaisir à faire exploser la cellule familiale. En l’occurrence il suffira de quelques jours dans la cabane familiale pour que tous les non-dits trop longtemps contenus éclatent.
Si David Vann ne s’attarde pas à rendre ses personnages attachants celui de Galen atteint le summum de l’antipathie. Complétement déconnecté de la réalité on a d’abord envie de lui foutre des claques, puis, au fur et à mesure qu’il s’enfonce dans sa folie, de lui coller une balle dans la nuque. Les autres personnages ne sont guère mieux lotis, mmais d(‘un autre coté on les perçoit tel que Galen les voit donc ce n’est pas forcément un regard objectif.
Le récit est prenant (court mais intense, lu quasiment d’une traite), toujours écrit sans concession, l’ambiance oppressante sans toutefois nous parvenir à nous prendre aux tripes comme Sukkwan Island. La fin m’a quelque peu laissé sur ma faim, genre tout ça pour ça ! Ca laisse un goût d’inachevé mais je ne préciserai pas mon impression afin de ne pas en dire trop.
Fidèle à son habitude David Vann sait créer une ambiance unique, dès le début on sent que les choses vont déraper, on se doute bien que ledit dérapage va venir de Galen mais on est loin d’imaginer de quoi il retournera. Cette plongée au coeur la folie que l’on retrouve aussi dans les précédents romans de l’auteur, est une figure de style bien particulière, on aime ou n’aime pas, mais si on adhère au genre alors on se laisse entraîner dans l’univers tourmenté imaginé par l’auteur.

 
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Publié par le 30 avril 2013 dans Bouquins