RSS

Archives du 10 avril 2013

666

Mon précédent post fut le 666ème épisode de ma prose sur la blogosphère. Un chiffre que j’affectionne tout particulièrement, non pour son caractère religieux (étant athée je n’accorde aucune signification biblique à ce 666, il serait contradictoire de croire au Diable tout en refusant de croire en Dieu), mais parce qu’il suffit à lui seul à provoquer des réactions ; que celles-ci soient outrées ou amusées soyez assurés qu’elles me font toutes autant sourire.
Comme vous pouvez le constater je blogue à mon rythme, je ne me suis imposé aucune cadence, les mois se suivent et ne se ressemblent pas, au gré de mes humeurs et envies. La tendance à m’orienter presque exclusivement sur des chroniques de bouquins, films ou séries TV se confirme ; mon actualité personnelle n’est pas suffisamment palpitante pour que je vous en fasse profiter au quotidien, quant à l’actualité tout court elle m’emmerde de plus en plus…

En conclusion je dirai que ce 667ème post confirme l’accroche de ce blog : ce n’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule…

 
8 Commentaires

Publié par le 10 avril 2013 dans Trucs en vrac

 

[BOUQUINS] Collectif – L’Empreinte Sanglante

Collectif - L'Empreinte SanglanteEt encore un invité surprise pour la dernière ligne droite de mon challenge 100% thriller, il faut dire à ma décharge que ça fait un moment que je recherche cet ouvrage collectif, recueil de sept nouvelles autour d’une même thématique, L’Empreinte Sanglante, un défi classique de la littérature policière depuis plus d’un siècle relevé ici par huit auteurs contemporains majeurs du genre en France : Raphaël Cardetti, Maxime Chattam, Olivier Descosse, le duo Eric Giacometti et Jacques Ravenne, Karine Giébel, Laurent Scalèse et Franck Thilliez.
Le concept de base est on ne peut plus simple : « L’empreinte sanglante d’un pied nu, la suivre au long d’une rue… » telle sera la première phrase de chacune des nouvelles présentées ici, ensuite aux auteurs de laisser libre cours à leur imagination perverse pour nous embarquer dans leur univers le temps de quelques pages. Je ne suis pas un grand fan de la nouvelle même si je reconnais volontiers que ce doit être un exercice de style plutôt délicat pour des écrivains peu ou pas du tout habitué au genre.
Avant de vous proposer un ressenti global je vous livre mon sentiment, ainsi que ma note (mais pas un mot sur l’intrigue de peur d’en dire trop) sur chacune des nouvelles présentées ici :
Raphaël Cardetti – Ma plus belle histoire d’amour : 3/5 – Une mise en bouche originale mais rapidement prévisible pour l’essentiel.
Maxime Chattam – Le fracas de la viande chaude : 5/5 – Délicieusement pervers, ça porte bien la griffe Chattam.
Olivier Descosse – Le raid : 4/5 – J’ai beaucoup aimé le concept franchement original, même si le maître du jeu est rapidement identifiable.
Eric Giacometti et Jacques Ravenne – Délocalisation : 5/5 – Encore une approche originale et réussie, le final est grandiose.
Karine Giébel – J’aime votre peur : 4/5 – Bien ficelé et boosté à l’adrénaline malgré un final quelque peu prévisible.
Laurent Scalèse – Dernier contrat : 3/5 – Intéressant mais sans réelle surprise.
Franck Thilliez – Ouroboros : 5/5 – Un superbe bouquet final, original et bluffant.
Comme vous pouvez le constater globalement c’est vraiment du haut de gamme, sur les huit auteurs qui se sont prêtés au jeu je n’en ai lu que trois (Chattam, Gièbel et Thilliez), je connaissais de nom le duo Giacometti et Ravenne et je n’avais tout simplement jamais entendu parler des trois autres (Cardetti, Descosse et Scalèse). A mon goût il manque tout de même un des grands noms du thriller made in France : Jean-Christophe Grangé, je me suis d’abord dit que c’est parce qu’il ne faisait pas partie des catalogue Fleuve Noir (il est en effet édité par Albin Michel) mais c’est aussi le cas de Maxime Chattam (Michel Lafon puis Albin Michel), peut être a-t-il refusé le challenge à moins qu’il n’ait pas été contacté ; ma question reste sans réponse mais il faut bien reconnaître que je n’ai pas remué ciel et terre pour trouver une explication.
Pour la petite histoire, Nathaniel Hawthorne, l’auteur de cette phrase, est décèdé avant d’avoir pu écrire sa propre nouvelle devant commencer par ces mots : « L’empreinte sanglante d’un pied nu, la suivre au long d’une rue… » ; ce recueil de nouvelles constitue un brillant hommage au concept et à l’auteur, considéré par ailleurs comme l’un des pères de la littérature américaine. Pour savourer pleinement ce recueil je vous recommande de ne pas le lire d’une traite, une nouvelle par jour afin de la laisser « infuser » avant de passer à la suivante…

 
6 Commentaires

Publié par le 10 avril 2013 dans Bouquins