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Archives du 3 avril 2013

[BOUQUINS] Laurent Obertone – La France Orange Mécanique

L. Obertone - La France Orange MécaniqueC’est un peu par hasard que je me suis intéressé au bouquin de Laurent Obertone, La France Orange Mécanique. D’abord le titre me plaisait bien puis comme il a l’air de faire jaser dans les chaumières bien-pensantes je me suis dit que ça méritait sans doute de se pencher sur la question afin de me faire ma propre opinion de la chose.
L’auteur se penche sur la criminalité en France et plus particulièrement sur sa hausse constante depuis la fin des années 60. Loin des chiffres « officiels » et des gros titres des journaux nationaux sensés rassurés le citoyen lambda il dresse un état des lieux sans concession, se basant sur des chiffres issus de statistiques policières, sur des faits divers et des témoignages de victimes. C’est surtout le nouveau visage de la criminalité qui l’inquiète avec la banalisation de ce qu’il qualifie de sur-violence et une relative impuissance de la police et de la justice face à ce phénomène. Après un exposé de la situation qui fait froid dans le dos l’auteur cherche à comprendre comment on en est arrivé à ce stade avant de se pencher sur de possibles solutions pour inverser la tendance.
D’entrée de jeu on va clarifier les choses concernant ce bouquin, ce n’est pas un brûlot hautement subvertif et fascisant (à part peut être pour les amis de Godwin). Nier les faits c’est refuser d’ouvrir les yeux sur une réalité qui dérange ; il suffit de regarder les infos pour comprendre que la police ne fait plus le poids face à des malfaisants lourdement armés et n’ayant visiblement plus aucun repère moral, que la justice s’emmêle les pinceaux en se la jouant « social » plutôt que répressif. L’auteur ne tire pas à bout portant sur la Droite ou la Gauche ce n’est plus une question de partis (« La droite n’était pas plus responsable que la gauche : elle avait simplement le laxisme plus discret« ), les gouvernements successifs, de Droite comme de Gauche, ont tous préféré la politique de l’autruche et la culture de l’excuse plutôt que de prendre le mal à la racine.
Oui l’auteur réclame une justice plus répressive avec de véritables condamnations-sanctions et donc des peines de prison sérieuses à la clé (ne serait-ce déjà que l’application des peines prévues par le Code Pénal), ça me semble être la moindre des choses pour une société supposée civilisée de protéger ses citoyens en empêchant la vermine de nuire. Ce n’est pas faire dans le hautement sécuritaire que de demander que les lois soient respectées par tous, aujourd’hui la vermine ne craint plus ni la police, ni la justice, même s’ils se font coincer ils savent qu’avec les remises de peines et autres aménagements ils ne resteront pas longtemps derrière les barreaux.
Seulement voilà mettre les nuisibles en prison ce n’est pas politiquement correct et puis ça obligerait à se pencher sur le paysage carcéral français (qui n’est guère reluisant) ; pourquoi ne pas construire plus de prisons alors ? Ca coûte cher ? Que nenni, financièrement la criminalité coûte bien plus à la société. C’est juste que ça sonnerait comme un constat d’échec pour les politiques plus soucieux de leur image que de la sécurité de leurs concitoyens. Forcément construire plus de prisons serait reconnaître que la réalité criminelle en France doit être considérée comme préoccupante… Qu’ils continuent la politique de l’autruche et ça finira par leur péter à la gueule !
« Théoriquement, les sociétés s’efforcent de combattre et de limiter les sous-socialisés. Ce n’est pas le cas des sociétés progressistes, qui, pour une sombre affaire de morale hors-sol, préfèrent culpabiliser la société que responsabiliser les sous-socialisés. » ou encore « Notre société condamne à mort des innocents parce qu’elle se refuse à condamner à la perpétuité des coupables« . Avec ce genre de constat l’auteur ne mâche pas ses mots mais d’un autre côté je vous mets au défi de me démontrer qu’il a tort, personnellement je n’ai pas envie de trouver des excuses à ces parasites, un parasite ça s’écrase ça ne se cultive pas. Désolé si ça vous choque mais je préfère garder mon empathie et la politesse pour les victimes et leurs proches plutôt que de les gaspiller pour de la racaille.
Heureusement la Nouvelle-Calédonie reste encore relativement épargnée par la sur-violence et « l’ensauvagement » de certaines hordes (et aussi de certaines communautés, n’en déplaise aux bien-pensants), ce bouquin ne fait que me conforter dans mes opinions et dans le fait que je ne suis pas prêt de remettre les pieds en Métropole autrement que pour des vacances.
Comme je l’ai dit c’est en grande partie à cause de la polémique autour du bouquin que je m’y suis intéressé, parmi ses détracteurs le plus virulent semble être le journal en ligne Mediapart qui n’hésite pas à multiplier les contre-vérités pour essayer de discréditer aussi bien le bouquin en soi que son auteur qui a d’ores et déjà porté plainte pour diffamation. Je terminerai ce billet d’humeur en précisant que j’ai perçu ce bouquin comme un cri d’alarme plus qu’autre chose, ça n’améliorera certes pas ma réputation sulfureuse mais j’assume (par ici les points Godwin) !

 
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Publié par le 3 avril 2013 dans Bouquins