Nouveau challenge littéraire – 100% science Fiction

Un genre que je connais assez peu finalement du coup je me suis préparé un programme à partir de mon Stock à Lire Numérique, des suggestions de Gruz (merci l’ami) et d’avis piochés çà et là sur le net (au final les mêmes titres reviennent souvent dans les divers classements). J’ai essayé de me concocter un mix entre les classiques du genre et des titres plus contemporains tout en explorant les différentes facettes du genre…

Le Volcryn de George R. R. Martin
La Fille Automate de Paolo Bacigalupi
Les Maîtres Chanteurs d’Orson Scott Card
1984 de George Orwell
Le Déchronologue de Stéphane Beauverger
Les Femmes De Stepford d’Ira Levin
Cowboy Angels de Paul Mc Auley
Des Fleurs Pour Algernon de Daniel Keyes
Spin de Robert Charles Wilson
Le Meilleur Des Mondes d’Aldous Huxley
Google Démocratie de Laurent Alexandre et David Angevin
Malevil de Robert Merle
L’Echiquier Du Mal de Dan Simmons
Julian de Robert Charles Wilson
Les Racines Du Mal de Maurice G. Dantec
Les Chroniques Martiennes de Ray Bradbury
Black-Out de Connie Willis
Micro de Michael Crichton
Cartographie Des Nuages de David Mitchell

L’ordre indiqué ici est totalement aléatoire, pour le choix de mes lectures je piocherai dans la liste au gré de mes envies, le but étant simplement de lire et de chroniquer ces 19 titres. Peu de chance de voir apparaître des « invités surprises« .
Dans mon fameux Stock à Lire j’ai aussi l’intégrale du Nouvel Ordre Jedi (19 tomes) qui, comme son nom l’indique, fait partie de l’univers étendu de Star Wars, ainsi que deux sous-cycle de Dune écrits par Brian Herbert et Kevin Anderson, Avant Dune (3 tomes) et Après Dune (2 tomes).

[BOUQUINS] David Vann – Impurs

D. Vann - ImpursChangement total (et momentané) de registre littéraire avec Impurs de David Vann.
Eté 1985. Dans la vieille demeure familiale, en plein coeur de la Vallée Centrale de Californie, Galen vit seul avec sa mère. Tandis que celle-ci s’attache à faire revivre un passé idéalisé et l’étouffé d’un amour oppressant, le jeune homme tente de trouver refuge dans la méditation. Son existence et celle de sa mère sont rythmées par les visites inopportunes de sa tante et de sa cousine trop sexy, et par celles qu’ils rendent à sa riche grand-mère dont la mémoire défaille. Mais l’accumulation de rancoeurs entre les deux soeurs et l’obsession de Galen pour sa cousine ne tarderont pas à les mener au bord de l’explosion. Une fois que la noirceur de chacun se sera révélée au grand jour, rien ne pourra plus les préserver du pire. (quatrième de couv’)
Exit le grand froid et l’Alaska et direction la chaleur suffocante de la Californie, si le décor change l’auteur continue à prendre un malin plaisir à faire exploser la cellule familiale. En l’occurrence il suffira de quelques jours dans la cabane familiale pour que tous les non-dits trop longtemps contenus éclatent.
Si David Vann ne s’attarde pas à rendre ses personnages attachants celui de Galen atteint le summum de l’antipathie. Complétement déconnecté de la réalité on a d’abord envie de lui foutre des claques, puis, au fur et à mesure qu’il s’enfonce dans sa folie, de lui coller une balle dans la nuque. Les autres personnages ne sont guère mieux lotis, mmais d(‘un autre coté on les perçoit tel que Galen les voit donc ce n’est pas forcément un regard objectif.
Le récit est prenant (court mais intense, lu quasiment d’une traite), toujours écrit sans concession, l’ambiance oppressante sans toutefois nous parvenir à nous prendre aux tripes comme Sukkwan Island. La fin m’a quelque peu laissé sur ma faim, genre tout ça pour ça ! Ca laisse un goût d’inachevé mais je ne préciserai pas mon impression afin de ne pas en dire trop.
Fidèle à son habitude David Vann sait créer une ambiance unique, dès le début on sent que les choses vont déraper, on se doute bien que ledit dérapage va venir de Galen mais on est loin d’imaginer de quoi il retournera. Cette plongée au coeur la folie que l’on retrouve aussi dans les précédents romans de l’auteur, est une figure de style bien particulière, on aime ou n’aime pas, mais si on adhère au genre alors on se laisse entraîner dans l’univers tourmenté imaginé par l’auteur.

[BRD] Argo

ArgoRien de tel qu’une pause cinéma (BRD en l’occurrence  pour terminer le weekend en beauté, et tant qu’à faire autant opter pour une valeur sure, c’est donc Argo de Ben Affleck que nous avons visionné ce dimanche soir.
Téhéran, novembre 1979. L’ambassade des Etats-Unis est prise en otage par des manifestants qui exigent l’extradition du Shah. Six américains parviennent à fuir les lieux et trouvent refuge auprès de l’ambassadeur du Canada. Après plusieurs semaines de négociations infructueuses la CIA fait appel à Tony Mendez (Ben Affleck), expert en exfiltrations à haut risque. Celui-ci va alors mettre au point un plan défiant l’imagination afin de libérer les six otages avant qu’ils ne soient identifiés…
Je ne vous dirai pas que le film est excellent car cela s’impose rapidement comme une évidence, ce n’est pas pour rien qu’il a remporté de nombreux prix et distinctions dont (pour ne citer que les plus prestigieux) trois Oscar (dont celui du meilleur film) et deux Golden Globe (meilleur film dramatique et meilleur réalisateur). Pour son troisième film Ben Affleck réussit un coup de maître aussi bien derrière que devant la caméra.
Le film a aussi bénéficié d’un accueil enthousiaste de la part du public, il enregistre en effet d’ores et déjà plus de 232 millions de dollars au box office mondial (pour un budget de 44,5 millions) et une note de 8,4 sur 10 chez RottenTomatoes.
Le film ne repose ni sur ses effets spéciaux (juste des acteurs au look rétro afin de correspondre à l’époque), ni sur ses scènes d’action mais sur son ambiance ; le réalisateur parvient à nous communiquer le sentiment d’urgence qu’il y a à intervenir et, une fois son personnage sur les lieux on sent l’atmosphère devenir de plus en plus pesante jusqu’au final qui nous mettre les nerfs à rude épreuve.
Rien à redire non plus quant au jeu des acteurs, ils sont tous bluffants de réalisme ; certes le look de Ben Affleck peut surprendre mais il est parfaitement adapté au contexte (début des années 80).
Difficile d’imaginer que cela puisse être inspiré d’une histoire vraie (classée secret défense jusqu’en 1997), non seulement le projet semblait aussi audacieux que périlleux mais c’est surtout l’étroite collaboration entre Hollywood et la CIA qui m’a étonné dans cette histoire. Qui plus est jusqu’à sa déclassification la CIA n’a pu revendiquer l’opération (autrement qu’en interne) étant donné qu’officiellement c’est le Canada qui a chapeauté toute l’opération.

[TV News] Person Of Interest

Person Of InterestAu fil de nos escapades télévisées nous avons eu l’occasion de découvrir la série Person Of Interest proposée par TF1. Une série de Jonathan Nolan (frère de Christopher Nolan mais aussi co-scénariste sur de nombreux films de son illustre frangin, dont les deux derniers volets de sa trilogie consacrée à Batman) et co-produite par JJ Abrams (le créateur de Lost) ; il n’en fallait pas plus pour éveiller ma curiosité.
John Reese (Jim Caviezel), un ex-agent de la CIA présumé mort, est recruté par Harold Finch (Michael Emmerson), un millionnaire reclu, pour travailler sur un projet top-secret : prévenir le crime avant qu’il ne se produise ! Un ingénieux programme élaboré par Finch identifie chaque jour des personnes qui vont être impliquées dans un crime. Victime ou coupable ? Reese va devoir mener l’enquête pour découvrir qui est en danger et empêcher qu’un nouveau meurtre soit commis…
Si le pitch peut laisser penser à une série fantastique il n’en est rien (hormis la fameuse « machine »), on est plutôt dans le polar/action. Un concept original et particulièrement bien exploité au fil des épisodes. Si chaque épisode propose une « enquête » totalement autonome ils consolident aussi progressivement une intrigue qui va progressivement s’enrichir et lier le tout.
Si les deux personnages principaux sont particulièrement travaillés (on découvre peu à peu leur passé) les seconds rôles récurrents ne sont pas non plus négligés, notamment ceux des lieutenants Carter (Taraji P. Henson) et Fusco (Kevin Chapman) qui vont évoluer et prendre de plus en plus d’importance. Pour ma part j’ai aussi un faible pour le personnage de Zoe Morgan (Paige Turco), d’abord « cliente » de Finch et Reese qui par la suite leur filera un coup de main de temps en temps.
Cette première saison se décline au format de 23 épisodes de 42 minutes chacun ; à noter que TF1 a eu l’idée saugrenue (pour ne pas dire complètement stupide) de couper la diffusion de la série après l’épisode 21. Les deux derniers épisodes de la première saison sont pourtant essentiels pour comprendre la suite ; le cliffhanger final est à couper le souffle et donne vraiment envie de voir la saison 2 (22 épisodes, en cours de diffusion aux Etats Unis). J’ai vraiment hâte de découvrir la suite mais comme d’hab je prendrai mon mal en patience en attendant la sortie en français…

[BOUQUINS] Jo Nesbo – Fantôme

J. Nesbo - FantômeComment voulez-vous que je fasse un break dans le genre thriller si les auteurs et éditeurs n’y mettent pas un peu de bonne volonté ? Ces idées de me sortir le neuvième volet des enquêtes de Harry Hole en période d’abstinence, et bin voilà je rechute avec plaisir en compagnie de Fantôme de Jo Nesbo.
Retiré à Hong-Kong depuis trois ans Harry Hole revient en Norvège pour enquêter en son nom propre sur un meurtre pour lequel est accusé Oleg, le fils de Rakel, la femme qu’il n’a jamais cessé d’aimer malgré leur séparation. Le meurtre semble avoir été commis sur fond de trafic de drogue, et notamment de fioline, une drogue de synthèse très en vogue distribuée par un réseau unique. Seulement voila Dubaï, l’homme à la tête du réseau semble aussi insaisissable et invisible qu’un fantôme…
Le roman bénéficie d’un découpage original avec d’un côté l’enquête à proprement parler et de l’autre les dernières pensées (et souvenirs) de Gusto Hanssen (la victime) ; les deux récits se complètent, chacun comblant certains blancs et approfondissant certains points de l’autre.
Neuvième et dernière (?) enquête de Harry Hole, sniff il va me manquer le bougre ! Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il finit sur une intrigue particulièrement réussie, d’une grande richesse et avec de multiples rebondissements. Harry semble enfin s’être débarrassé de ses vieux démons, c’est sans doute pour ça que l’on de découvre encore plus profondément humain qu’à l’accoutumée. Et puis cette enquête sera pour Harry l’occasion de retrouver Rakel ; pourront-ils enfin vivre pleinement leur amour ?
Ne comptez pas sur moi pour répondre à cette question ni à aucune autre d’ailleurs, si vous voulez savoir comment Harry tire sa révérence (?) vous allez devoir lire le bouquin, d’autant que c’est un excellent thriller. Une chose est sure Harry Hole restera l’un de mes personnages littéraires préférés, quant à la suite de la carrière littéraire de Jo Nesbo je ne demande qu’à voir…
Vous vous demandez peut être pourquoi ces (?) quand je mentionne la fin des enquêtes de Harry Hole, si le présent ne semble laisser aucun doute sur la question il s’avère que quelques recherches via Google et Wikipedia font apparaître une dixième enquête… J’avoue que sur ce coup je suis encore plus impatient qu’à l’accoutumée de découvrir ce que l’auteur nous réserve comme surprise.
Vous trouverez peut être cette chronique un peu courte pour un bouquin qui m’a emballé mais j’ai déjà chroniqué ici même les huit enquêtes précédentes, donc je ne vois pas quoi ajouter concernant Harry Hole sans radoter.

[BOUQUINS] Tom Clancy – Ligne De Mire

T. Clancy - Ligne De MireLes inconditionnels de Tom Clancy (dont je suis) ont pu pousser un ouf de soulagement en voyant apparaître son dernier roman un an après Mort Ou Vif (pour ce dernier l’attente avait duré sept longues années) ; Ligne De Mire (c’est son nom) reprend les aventures de Jack Ryan (Junior et Senior) là où nous les avions quitté (à un an près). J’attendais de terminer mon challenge 100% thriller avant de me plonger dans ce pavé (800 pages sur 2 tomes) afin de le savourer pleinement.
Un an après la neutralisation de l’Emir le Campus pouvait espérer avoir écarté la menace terroriste qui pèse sur les Etats Unis et l’Occident, mais Jack Ryan Jr note pourtant un regain d’activité du côté du Pakistan. Qui tire les ficelles et quel est son objectif ? Les agents de terrain du Campus vont devoir se déployer afin de tirer les choses au clair. Au même moment Jack Ryan Sr s’engage dans la bataille pour les présidentielles ; loin de se douter que son adversaire dispose d’un allié de poids qui a juré sa perte…
Comme d’habitude avec Tom Clancy on retrouve de nombreux intervenants et une intrigue qui se joue sur plusieurs fronts simultanément et comme bien souvent (pour ne pas dire toujours) l’auteur prend son temps pour consolider son scénario sans pour autant qu’il y ait de temps mort, ça bouge en permanence mais d’abord lentement puis de plus en plus rapidement au fur et à mesure que les pièces du puzzle s’imbriquent. Cette fois on retrouve en plus deux dimensions dans le récit, avec Jack Jr d’un côté et son action avec le Campus et Jack Sr de l’autre et une campagne présidentielle mouvementée ; mais là encore ces deux dimensions finiront par ne faire qu’une.
Les fans seront aux anges à la lecture de ce nouvel opus, l’auteur emploie une recette maintes fois éprouvée (sans jamais sombrer dans le déjà-vu ou la facilité) avec une intrigue fouillée, riche en surprises en tout genre et toujours aussi documentée. On suit avec plaisir le périple de nos héros de par le monde ; pas vraiment de nouveaux intervenants du côté des « gentils », quant aux « méchants » de toutes façons on devine aisément qu’ils seront éphémères donc inutile de s’attarder sur eux. Les fans du genre adoreront, les autres passeront sans doute leur chemin. Pour ma part je me suis régalé, alternant entre le stress et l’excitation (nerveuse je précise) en passant par la colère, j’aime quand ce genre de bouquin me prends aux tripes.
A la lecture de Mort Ou Vif la décision de Jack Ryan Sr de se représenter à la présidence m’avait laissé sceptique, en effet dans mon souvenir il avait déjà exercé un mandat partiel et un mandat plein et de fait ne pouvait se présenter pour un nouveau mandat ; toutefois je me suis dit qu’en la matière Tom Clancy est certainement bien plus au fait de ces choses que moi. En découvrant dans ce roman que Ryan menait campagne j’ai décidé de pousser mes investigations sur la question. C’est tout naturellement que j’ai commencé par la Constitution américaine (XXIIème amendement, ratifié en février 1951) pour apprendre que si le mandat partiel avait duré moins de deux ans alors il n’était pas décompté dans le cumul des mandats. Jack Ryan alors vice-président accède à la présidence après la mort brutale du président Roger Durling (Sur Ordre). A la fin de son mandat (partiel) il remporte l’élection suivante (L’Ours Et Le Dragon). De fait il est donc légitime de supposer que le mandat partiel de Jack Ryan Sr a duré moins de deux ans (c’est peut être précisé quelque part mais j’avoue avoir la flemme de pousser plus avant mes recherches) et de fait il est parfaitement en droit de briguer un nouveau mandat.
J’ai toujours un peu de mal à digérer l’idée que les éditeurs français se permettent de diviser en plusieurs volumes des titres qui, en version originale, ne constituent qu’un seul et unique livre ; je doute fort que ce soit par souci pour le confort et/ou la santé du lecteur mais plutôt bel et bien parce qu’ils nous prennent pour des vaches à lait… Comme d’habitude ! Le pire c’est que ces arnaqueurs font la même chose avec les versions numériques de ces bouquins, deux fichiers égalent deux paiements, par ici la monnaie !
Pour la petite histoire Albin Michel a décidé de sortir ce roman avant Sur Tous Les Fronts (sortie prévue cette année), un autre titre de l’auteur, sorti antérieurement aux Etats Unis mais n’ayant (pour le moment) qu’un lien lointain avec la saga Jack Ryan. Quant aux adeptes de Jack Ryan Sr et Jr qu’ils se rassurent, Tom Clancy semble avoir définitivement renoué avec son rythme de croisière, un nouvel opus (Threat Vector, pas encore de titre français) a été publié en fin d’année 2012 ; on peut espérer voir une sortie française courant 2014 ; inutile de préciser que je l’attends avec impatience.

[TV News] Scandal

ScandalC’est grâce à Canal+ que nous avons pu découvrir la série Scandal de Shonda Rhimes pour les studios ABC et force est de constater que c’est plutôt une bonne surprise.
Olivia Pope (Kerry Washington) dirige un cabinet d’avocats parmi les plus réputé de Washington, elle même et ses associés (des gladiateurs en costard) n’hésitent pas à aller sur le terrain pour assurer à leurs clients la meilleure défense. Alors qu’Olivia vient d’embaucher une nouvelle recrue, Quinn Perkins (Katie Lowes) elle est contactée par la Maison Blanche afin d’étouffer une menace de scandale sexuel visant le président Fitzgerald Grant (Tony Goldwyn) qui fut non seulement son ancien employeur mais aussi son amant…
Cette première saison se décline en un format plutôt court (histoire de prendre la température de l’Audimat), 7 épisodes de 42 minutes, chaque épisode est composé de deux volets, d’une part l’affaire Amanda Tanner (Liza Weil), la supposée maîtresse du président Grant, qui occupera toute la saison et réservera bien des surprises ; d’autre part une affaire distincte par épisode. Le mix entre juridique et politique est bien dosé avec en plus les relations compliquées entre Oliva et le président. On découvre les dessous de la vie à la Maison Blanche avec ses coups bas, magouilles et autres joyeusetés (pour info la série a été supervisée par Judy Smith qui fut responsable de la cellule de gestion des crises sous l’administration Bush). Autant les intrigues sont globalement bien travaillées autant je trouve que les personnages manquent de profondeur, on en apprend pas beaucoup sur eux, à peine quelques évocations de leur passé çà et là ; mais bon la série réussit tout de même à nous accrocher et surtout à nous fidéliser.
Visiblement le coup d’essai a été transformé puisque la série a pu enchaîner avec une seconde saison (22 épisodes) et l’on parle d’ores et déjà d’une possible saison 3 (suivant les audiences de la saison 2). En attendant Canal+ a eu le bon goût de nous proposer la seconde saison à la suite de la première, ainsi hier après-midi nous avons eu le droit au dernier épisode de la saison 1 et au premier de la saison 2, ce qui tombe plutôt bien vu le cliffhanger de fin de saison. Reste à savoir maintenant si la saison 2 adoptera le même découpage, à savoir une intrigue principale qui lie l’ensemble et une intrigue secondaire indépendante par épisode ; d’ores et déjà un des associé de Pope & Associates a quitté la série et a été remplacé.
Pour ceux et celles n’étant pas abonnés à Canal+ ou CanalSat c’est M6 qui assurera la diffusion en clair, par contre je ne suis pas en mesure de vous donner une date de diffusion… M’est d’avis qu’il va falloir prendre votre mal en patience et miser sur une diffusion au quatrième trimestre 2013.

Jack Daniel’s Tennessee Honey

Kack Daniel's Tennessee HoneyLe moins que l’on puisse dire c’est que le dernier bébé de la distillerie Jack Daniel’s (hors éditions spéciales) aura su se faire attendre sur les étals de Nouvelle-Calédonie. Commercialisé depuis le printemps 2011 aux Etats-Unis le Jack Daniel’s Tennessee Honey (un mélange de liqueur de miel et de Jack Daniel’s Old n°7) pointe à peine le bout de son nez sous nos tropiques ; et encore pas partout ! Impossible pour moi de résister plus longtemps à la tentation, vendredi soir le Honey était l’invité d’honneur de notre apéro.
Il faut bien avouer que ma curiosité était tempérée par un soupçon de d’hésitation ; je n’ai jamais été très porté sur les liqueurs aussi je craignais une texture trop sirupeuse et un goût trop sucré. Le test se fera en trois dégustations :
– Sec et à température ambiante (c’est comme ça que je préfère le Jack) : la mise en bouche est agréable et douçâtre (il affiche 35% d’alcool contre 40% pour le Old n°7), on sent bien le goût du miel mais en retour on conserve exclusivement du sucre en bouche. Pas top…
– Frais (après un passage au congélo histoire d’accélérer les choses) : c’est le mode de dégustation conseillé et effectivement le froid sublime les arômes, outre le miel on a une explosion fruitée et épicée en bouche mais une fois de plus la persistance du goût sucré après coup gâche un peu le plaisir. Peux mieux faire…
– On the rocks (servi avec des glaçons) : bingo ! On retrouve la même explosion de saveurs mais en plus la glace a permis au sucre de se « diluer », aucun contrecoup, juste le goût du mélange qui reste en bouche.
Incontestablement je ne peux que vous conseiller la troisième option, je peux pourtant vous assurer que je ne suis pas un adepte des glaçons, hormis occasionnellement dans le Get 27 ou 31 et dans le Ricard à défaut d’eau glacée à portée de main. Il faudrait l’avis éclairé d’amateurs de liqueurs pour contrebalancer mon avis.
Après ces quelques tâtonnements gustatifs je reste sur une impression globalement positive (le mélange de saveurs est une totale réussite) par contre je le conseillerai plutôt comme digestif que comme apéritif. Pour le comparer à de l’existant (et depuis fort longtemps) je dirai que c’est assez proche du Drambuie (une liqueur à base de single malt, miel et épices) j’ai toutefois un faible pour le Tennessee Honey mais j’avoue volontiers qu’étant un inconditionnel de la gamme Jack Daniel’s je ne suis pas forcément impartial sur la question.
Pour ce qui est du prix Mageco le propose en promo au prix de 3.150 XPF (26 €) alors que Géant l’affiche sans vergogne à 3.900 XPF (33 €) ; pas encore eu l’occasion de faire un tour complet des magasins de la place…

[BOUQUINS] Karin Slaughter – Genesis

K. Slaughter - GenesisBien que mon challenge 100% thriller soit « officiellement » clos je reste fidèle au genre avec une auteure que je voulais découvrir depuis un certain temps, qui plus est c’est le seul bouquin qu’il me reste à lire dans mon stock papier (et encore on va dire que je l’ai lu 50% sur papier et 50% en numérique). C’est donc avec le dernier roman de Karin Slaughter, Genesis, que je vais me plonger dans son univers littéraire.
Quand l’agent spécial Will Trent voit arriver à l’hôpital une femme qui vient juste d’être heurtée par une voiture mais surtout qui a été violée et torturée avec une barbarie inimaginable il s’empare aussitôt de l’affaire tandis que la victime est prise en charge par le Dr Sara Linton. Les lieux de l’accident se transforment rapidement en scène de crime et surtout la présence d’une seconde victime, décédée, semble indiquer qu’ils vont devoir affronter un tueur en série particulièrement sadique et pervers…
Ce roman signe le grand retour d’un personnage récurrent de Karin Slaughter, Sara Linton, anciennement légiste à Grant County (une série de 6 romans est consacré à son expérience là-bas), devenue médecin urgentiste à Atlanta pour essayer de retrouver une vie « normale » suite au décès de son mari. L’occasion de lui faire rencontrer deux autres personnages récurrents de l’auteure, les agents spéciaux Will Trent et Faith Mitchell du GBI (Georgia Bureau of Investigation) qui ont déjà partagé deux enquêtes littéraires. Un étrange duo entre un flic efficace mais fortement complexé par sa dyslexie et une jeune femme autoritaire qui apprend qu’elle est enceinte et diabétique ; une relation qui parfois me laisse perplexe, pour ma part je ne supporterai pas une partenaire comme Faith Mitchell. Quant à l’arrivée de Sara Linton comme consultante dans leur enquête, Will Trent l’accepte plutôt bien (il faut dire que l’on soupçonne rapidement que son charme ne le laisse pas indifférent) tandis que Faith Mitchell n’apprécie que très moyennement cette ingérence. Un trio « intéressant » (même si j’ai eu beaucoup de mal à adhérer au caractère de Faith) que l’auteure semble apprécier puisque deux autres titres ont déjà été publiés aux Etats-Unis (pas encore disponibles en français).
Après ce rapide tour d’horizon des personnages penchons nous sur l’intrigue, qui constitue quand même le coeur du roman et de tout thriller qui se respecte. On entre rapidement dans le vif du sujet et dès l’apparition de la première on sent qu’on à faire à du lourd, âmes sensibles s’abstenir, l’auteure ne lésine pas sur les détails, il faut dire que son patronyme semble la prédestiner à ce genre littéraire (en français on pourrait traduire slaughter par massacre). L’enquête de police à proprement parler semble plutôt bien coller à la réalité d’une enquête de ce genre, les flics piétinent, puis avancent pas à pas en essayant de faire le tri entre les véritables indices et les fausses pistes (ce qui n’empêche pas les surprises, heureusement). De fait le rythme n’est pas forcément haletant mais on ne s’ennuie pas une minute, qu’il s’agisse de l’enquête ou de l’évolution des relations entre les personnages l’auteure parvient sans mal à retenir notre attention.
Peut être la perfection absolue mais il n’en reste pas moins que j’aurai plaisir à poursuivre mon exploration de l’univers littéraire de Karin Slaughter en commençant par les six volumes de Grant County avant d’enchaîner sur les deux Will Trent. Comme je suis d’ores et déjà certains de ne pas les lire les uns à la suite des autres nul doute qu’entretemps je retrouverai le trio de choc pour leur prochaine enquête…

[TV News] Real Humans

Real HumansEn matière de séries TV scandinave j’avoue bien volontiers que je suis plutôt inculte, mes compétences se limitent en effet à deux excellentes séries très ancrées dans la réalité, Millenium (Suéde – Niels Arden Oplev et Daniel Alfredson) et The Killing (Danemark – Sorein Sveistrup) ; aussi quand j’ai vu que Arte proposait Real Humans, une série de science-fiction suédoise de Lars Lundström, et surtout l’engouement qu’elle semblait susciter, je me suis dit qu’il fallait que je me fasse mon idée personnelle de la chose.
Les hubots, des androïdes d’apparence humaine, sont conçus et programmés pour accompagner et assister les humains. Un petit groupe d’affranchis, des hubots déprogrammés pour apprendre à vivre et penser par eux mêmes, menés par Léo (Andreas Wilson) fuit les autorités. Quand Mimi (Lisette Pagler) est enlevée par des trafiquants Léo se lance à sa recherche et confie les fugitifs au commandement de Niska (Eva Röse). Entretemps Mimi a été réinitialisée pour devenir assistante à domicile chez la famille Engman…
C’est sans grande conviction mais aussi sans a priori que je me suis laissé embarquer dans cet univers à la fois futuriste et humaniste et force est de constater j’en ressors plus que satisfait (au sprint final on a dépassé Arte qui va proposer aujourd’hui les épisodes 5 et 6 alors que nous avons visionné les 10 en l’espace de deux jours). A défaut d’être complétement originale (j’y ai retrouvé certains aspects de Blade Runner) l’intrigue est bien menée et monte crescendo en intensité.
Résumer l’ensemble à la cohabitation humains/hubots serait simpliste. Chez les humains il y a ceux qui acceptent les hubots en l’état de « machine de compagnie », ceux qui combattent, plus ou moins violemment, l’expansion des hubots, une poignée qui milite pour l’affranchissement des hubots et les services secrets qui traquent les affranchis (sans hésiter à recourir à des méthodes franchement fascisantes). Les hubots non modifiés restent des « accompagnateurs » qui se contentent de faire ce pour quoi ils ont été programmés. Enfin les motivations des affranchis ne sont pas forcément les mêmes, il y en a qui espèrent encore pouvoir cohabiter pacifiquement et sur un même pied d’égalité avec les humains, ceux qui opteraient volontiers pour vivre en cercle fermé loin des humains et ceux qui n’hésiteraient pas à prendre les armes contre les humains.
Si l’aspect machine vous dérange remplacez les hubots par n’importe quelle communauté (religieuse, ethnique ou sociale) et dès lors les thèmes du racisme, de l’esclavage, de la peur de la nouveauté et même du fantasme s’imposeront (de la même façon qu’en remplaçant les vampires de True Blood par une de ces communautés). J’en vois déjà qui s’insurgeront en pointant du doigt que ce sont des machines et non des êtres humains, pour ma part en voyant évoluer les affranchis et les humains je me demande lesquels manifestent le plus d’humanité. Pour ma part j’avoue que j’ai beaucoup de mal à répondre à la question du pour ou contre les hubots même si je reconnais volontiers que parfois la fièvre marketing pousse le bouchon trop loin…
Les personnages sont bien travaillés et certaines personnalités évoluent (en bien ou en mal) au fil des épisodes. Pas d’effets spéciaux mirobolants, hormis le maquillage très réussi des hubots, qui leur donne une apparence humaine tout en insistant sur leur côté artificiel (un aspect renforcé par la gestuelle presque « mécanique » des acteurs) ; la série mise avant tout sur son scénario (à défaut d’être irréprochable il tient tout de même la route). La preuve qu’avec un budget limité et un casting « inconnu » (de moi en tout cas) on peut réaliser une série qui n’a pas à blêmir face à la concurrence ; il faut dire que les séries de SF « réaliste » (real SF in english) ne sont pas légion.
Cette première saison se découpe en 10 épisodes de 52 minutes, le final laisse quelques questions sans réponses et une porte ouverte vers une seconde saison. La chaîne suédoise STV1 a donné son feu vert pour une seconde saison, peu d’infos filtrent si ce n’est qu’elle est en tournage et devrait être diffusée en Suède à l’automne 2013. Face au succès de la série on pouvait s’attendre à ce que Hollywood s’en empare pour un remake à l’américaine, finalement c’est la Grande Bretagne qui a été la plus rapide sur ce coup…