[No Comment] Carla Bruni – Le Pingouin

Musicalement parlant je ne suis pas vraiment fan de Carla Bruni-Sarkozy mais cette chanson faisant le buzz et la polémique du moment je m’en fais donc à mon tour l’écho… Allez savoir pourquoi certains verraient bien Hollande dans ce pingouin, vous savez déjà la haute estime que j’ai de notre Flamby national mais sur ce coup je ne me prononce pas, faisons confiance à la chanteuse qui affirme que le « pingouin n’a pas de visage » (à ne pas confondre avec le pingouin a une tronche de flan).

C’est le pingouin que l’on aperçoit au matin,
Les bras ballants le pingouin, les bras ballants mais l’œil hautain
Car il prétend le pingouin être sûr de ce qui est certain.
Il est savant ce pingouin. Il a étudié son latin et son accent le pingouin.
Mais quand il parle on entend rien, il bouffe ses mots le pingouin.
Il cause comme on perd son chemin.
Il n’est ni beau le pingouin. Ni haut, ni bas, ni laid, ni loin.
Ni froid ni chaud le pingouin. Ni tout ni rien, rien, rien rien du tout.
Non tiens le pingouin on vient lui manger dans la main.
Il adore ça le pingouin.
Il prend son petit air souverain.
Mais j’le connais moi l’pingouin.
Il a pas des manières de châtelain non.
C’est mal élevé les pingouins faut que je lui donne des cours de maintien
Eh le pingouin ! Si un jour tu recroises mon chemin,
Je t’apprendrai le pingouin, je t’apprendrai à faire le baisemain.
Tu ravaleras le pingouin oui tu ravaleras ton dédain.
Tu m’fais pas peur le pingouin.
Tu m’fais pas peur, tu me fais rien, rien, rien, rien du tout.
Tiens le pingouin, t’as l’air tout seul dans ton jardin.
T’as l’air inquiet le pingouin, t’as mis ta tête de mocassin.
T’es démasqué le pingouin.
T’es bien puni, t’es mis au coin, coin.
C’est mérité le pingouin, t’avais qu’à pas être si vilain.
Je ne l’aime pas ce pingouin,
Malheur sournois, malheur radin, malheur narquois, le pingouin,
M’as l’air content de lui tout plein. Il a l’cœur froid ce pingouin,
Il n’a pas l’air d’aimer son prochain, c’est pas pour moi les pingouins.
J’préfér les biches, les chats, les chiens, les tiques, les lions ou les dauphins, pas les pingouins, pas les pingouins.

[BOUQUINS] Mary Higgins Clark – Les Années Perdues

M. Higgins Clark - Les Années PerduesAyant lu quasiment tous ses romans (quelques uns sont passés entre les mailles du filet mais ils ne m’échapperont pas longtemps) il me semblait incontournable d’inscrire un titre de Mary Higgins Clark au programme de mon challenge 100% thriller, c’est donc chose faite avec Les Années Perdues, son dernier bébé en date. Soit dit en passant j’entame la dernière ligne droite de mon challenge, il me reste en effet trois titres à lire pour le boucler, peut être un peu plus si l’on compte les fameux « invités surprises » susceptibles de surgir à l’improviste.
Jonathan Lyons, éminent spécialiste en histoire biblique, est assassiné chez lui ; sa femme, Kathleen, atteinte de la maladie d’Alzheimer, est prostrée à côté du corps, une arme à la main. Si pour la police l’affaire semble limpide, la fille du couple, Mariah, refuse de croire en la possible « culpabilité » de sa mère. Quand elle découvre que son père travaillait sur un précieux manuscrit, disparu de la bibliothèque du Vatican au XVème siècle, elle décide de mener sa propre enquête afin de faire éclater la vérité.
Inutile de préciser que la « mécanique littéraire » de Mary Higgins Clark est bien rôdée, à 83 ans et avec une bonne quarantaine de romans à son actif (dont quelques uns écrits avec sa fille, Carol Higgins Clark) la « mamie du polar » connaît son affaire ; depuis 1986 elle tient même le rythme d’une sortie annuelle. Si la sauce prend plutôt bien on peut toutefois lui reprocher un certain classicisme, ses titres fonctionnent tous plus ou moins sur le même schéma d’où un sentiment de déjà-vu/déjà-lu si l’on ne laisse pas s’écouler un temps suffisant entre deux de ses bouquins.
Ce titre ne déroge pas à la règle, l’auteure nous plonge d’entrée de jeu dans l’intrigue puis prend le temps de planter le décor et les personnages avant de nous embarquer dans une intrigue bien ficelée mais cousue de fil blanc. Quelques supposés rebondissements sont plus que prévisibles (même l’identité du coupable devient évidente avant qu’elle ne soit dévoilée) mais heureusement l’auteure arrive encore à nous surprendre de temps en temps.
Au cours de son enquête Mariah pourra compter sur l’aide d’amis qui ne sont pas inconnus des lecteurs de Mary Higgins Clark puisqu’il s’agit d’Alvirah et Willy Meehan, un couple modeste qui a gagné le gros lot à la loterie et qui fait depuis quelques apparitions plus ou moins importantes dans divers romans de l’auteure. A vrai dire présentement c’est même Alvirah qui mène réellement l’enquête et fait avancer le schmilblick, Mariah fait plus office de potiche/nunuche de service qu’autre chose.
Ma critique peut paraître sévère mais n’allez pas croire pour autant que je me suis fait chier en lisant ce bouquin, la preuve je l’ai terminé en deux jours. L’auteure sait y faire pour rendre ses histoires intéressantes (mais pas extatiques), disons que c’est un polar classique qui se lit sans qu’il soit besoin de se triturer les neurones pour démêler le vrai du faux…
Pour finir je dois avouer que je ne comprends pas le titre (qui est pourtant la traduction littérale du titre original et non une fantaisie éditoriale quelconque), j’ai en effet du mal à capter pour qui ces années ont été perdues, peut être est-ce la dégradation des relations entre Mariah et son père qui justifie le titre mais ça me semble un peu tiré par les cheveux.