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Dédicace aux femmes battues…

08 Mar

A vous prétendus hommes qui ne savez exprimer votre prétendu amour que par des insultes et des coups : vous n’êtes que des lavettes, des étrons desséchés au fond de chiottes désaffectés, même les égouts ne veulent pas de vous !
A vous mesdames qui subissez ces violences au quotidien (ou presque) : cassez-vous avant qu’il ne soit trop tard ! Abandonnez ce gros con qui vous sert de mari, concubin ou partenaire, il ne vous mérite pas et vous ne méritez pas de souffrir pour ce sac à merde.
Passons maintenant à quelque chose d’un peu plus constructif (quoique), je partage avec vous trois chansons qui abordent ce thème difficile, trois styles tout à fait différent mais la même dénonciation du summum de la connerie machiste…

Femme Battue
Pierre Perret
Extrait de La Femme Grillagée (2010)

Tabassée a mort par amour,
Parait qu’c’est courant de nos jours
Le métier d’épouse n’est pas sûr
Quand on est la femme d’un vrai dur.
Mais celle qu’il appelle sa trainée
D’infidélité soupçonnée
A pourtant aimé ce débris
Qui la frappe a bras raccourcis.

[Refrain]
Oui c’est a toutes les femmes battues
Qui jusqu’à présent se sont tues
Frappées à mort par un sale con,
Que je dédie cette chanson.

Au commissariat du quartier
La femme tuméfiée et l’époux
Sont debout devant le brigadier
Qui soupire et dit : « Encore vous !
Votre mari présent, chère madame,
Prétend qu’vous l’avez bien cherché,
Pourquoi faire alors tout un drame ?
Vous n’z’êtes pas tellement amochée ! »

[Refrain]

« Il prétend qu’vous êtes économe
Du tissu qui cache vos rondeurs
En vous corrigeant, c’est en somme
Qu’il apaise un peu sa rancoeur.
Rentrez tous les deux vous coucher
Ca va s’régler sur l’oreiller
Les voisins n’vont pas protester
En d’vinant pourquoi vous criez ! »

[Refrain]

« Tant qu’les voies de fait sont bénignes
Des blessures ouvertes ou des bleus,
Pour nous, policiers, la consigne
C’est de n’pas sévir pour si peu.
S’il vous étouffait sous la couette,
S’il vous étranglait de ses mains,
Nous pourrions ouvrir une enquête,
Vous n’seriez pas morte pour rien !’

[Refrain]

Je Passais Par Hasard
Yves Jamait
Extrait de Je Passais Par Hasard (2008)

Je passais par hasard
Je passais pour vous voir
Pour retrouver un peu
De ces amitiés rares
Qui fondent les espoirs
D’un « c’est possible à deux »

[Refrain]
Je passais par hasard
Je passais pour vous voir
Pour retrouver un peu
De ces amitiés rares
Qui fondent les espoirs
D’un « c’est possible à deux »
Et je trouvais charmant,
Idéal et bluffant
De vous voir amoureux
Bien que de temps en temps
C’en était presque chiant
De vous sentir heureux

C’est dans cet esprit-là
Que je franchis le seuil
De cette jolie maison
Née d’un désir nuptial
Mais là, je reste coi
Interdit sur l’écueil
Qui brise la passion
En horreur conjugale

Nous voilà tous les deux
Accablés de silence
Je cherche en vain les mots
Qui pourraient te porter
Effacer tous ces bleus
Enfin, des mots qui pansent
Et se glissent sur ta peau
Aux pores terrorisés

Mes mains de mâle honteux
Tremblent de te toucher
Je m’approche quand même
Et te prends dans mes bras
Tu t’enfouis dans le creux
De mon cou pour pleurer
Tu dis « c’est la énième fois
Qu’il me fait ça »

[Refrain]

Et que ça fait longtemps
Déjà qu’il te dérouille
Tant il est persuadé
Que tu dragues au passage
Et son regard qui ment
Te fait crever de trouille
Quand il vient soulager
Avec ses poings sa rage

Si ses poings n’ suffisent pas
Il frappe avec les pieds
Quand, tombée sur le sol
Comme une bête inerte,
Tu caches de tes bras
Ton visage tuméfié
Alors, le coup de grolle
N’en est que plus alerte
Alors, le coup de grolle
N’en est que plus alerte

[Refrain]

Je ne reconnais pas
A travers cette ordure
Celui que j’ai aimé
Qu’aujourd’hui je vomis
Il était pas comme ça
Enfin, j’en suis plus sûre,
Il faut l’avoir été
Pour être aussi pourri

Je passais par hasard
Je passais pour vous voir
Pour retrouver un peu
De ces amitiés rares
Qui fondent les espoirs
D’un « c’est possible à deux »

Viens,
Je n’ai que ma tendresse
Viens, viens, viens là contre moi
Viens,
Et pour que tout ça cesse
Viens, je t’emmène avec moi

Je passais par hasard
Je passais pour vous voir
Pour retrouver un peu
De ces amitiés rares

Pour Le Meilleur Et Pour Le Pire
Lester Bilal
Single (2008)

Elle – SOS femmes battues, bonjour !
Lui – Bonjour
Elle – Oui ? monsieur ?
Lui – Oui
Elle – Vous vous êtes trompé de numéro ?
Lui – Non ! Je m’appelle Marc et j’ai battu ma femme
Elle – Comment ?
Lui – Oui j’l’ai frappé, je suis devenu fou, madame ! J’ai dérapé, j’viens d’appeler les urgences, j’viens d’appeler les flics. Fallait que je parle à quelqu’un, fallait que je m’explique.
Elle – Mais qu’est ce qui s’est passé ?
Lui – Un an et demi qu’on est marié, et depuis quelque temps ça va pas. Ca fait six mois que je cherche un emploi et un boulot. On vit en Ile de France et depuis le mariage, j’ai la tête sous l’eau. A 27 ans j’pensais pas être millionnaire, mais j’voulais tout lui apporter. Mais même le strict nécessaire, j’n’y arrive pas. Alors je m’en suis pris à elle, comment ai-je pu tomber aussi bas ? Des scènes de jalousie, aux relations sexuelles alors qu’elle voulait pas.
Elle – Mais pourquoi ?
Lui – J’l’ai cru responsable, mais c’est moi le minable. J’agissais comme si j’avais besoin de la rabaisser. J’l’ai blessée, j’l’ai vu encaisser. J’ai tout fait pour l’éloigner de ses proches. Et j’ai menti, j’trainais dans les bars avec des potes. Le soir quand elle rentrait, le moindre détail, c’était l’embrouille. Et dans son regard, dans ses gestes, je voyais bien qu’elle avait la trouille. J’fais peur à ma femme, et c’est mon drame. Son comportement a changé car j’ai été infâme.
Elle – Mais vous avez essayé d’en parler à quelqu’un ?
Lui – Mais à qui ? J’vais pas aller consulter un médecin, lui dire quoi ? Elle a tenté de maintenir l’équilibre, elle avait de l’argent. Et moi je me suis senti invisible, je me suis senti petit, alors je l’ai dénigrée tout le temps.
Elle – Et la famille ? Et les proches ? Personne ? Vraiment ?
Lui – J’bats ma femme, c’est pas une chose que l’on dit à ses parents. Elle a été patiente car elle avait l’espoir que je change. Mais plus elle essayait, plus j’changeais pas.  C’était une agression psychologique permanente. Et la violence de mes mots, la rendait incompétente. Elle se sentait pas en sécurité, elle avait raison. Plus j’controlais la situation, et plus c’était la prison. J’ai eu du mépris pour elle, et pourtant j’n’ai jamais cessé de l’aimer. C’est moi qu’avait besoin d’être aidé… Madame, elle est enceinte de 4 mois. Et aujourd’hui je l’ai battue à lui casser le bras
Elle – Comment ? Qu’est ce que vous dites ?
Lui – Elle m’a fait une remarque, j’avais trop bu. Ca été une gifle au début, puis elle a continué à se moquer. En colère, j’lui en ai collée une dans les gencives.
Elle – Quoi ?
Lui – Ouais on s’est battu et j’l’ai frappé avec la barre de fer. Je lui ai fait vivre l’enfer. Mais j’n’en tire aucune fierté, madame.
Elle – Mais où est-elle ?
Lui – Elle est à terre, là à côté de moi. Inconsciente, j’vous l’ai déjà dit. J’ai déjà appelé les urgences.
Elle – Oh ! Mon Dieu !
Lui – Oui, je sais j’ai été trop loin. J’ai pété un câble. Maintenant j’sais qu’c’est la fin.
Elle – Non, mais attendez, monsieur ! Marc ! Continuez à parler ! Est-elle encore en vie ?
Lui – Oui, je crois. C’est d’ma faute. J’bossais dans l’informatique à la maison. J’remplissais mon rôle. Mais tout est parti de travers. J’pensais que ça n’arrivait qu’aux autres. Mais quand c’est vous, c’est souvent qu’on le voit pas venir. J’aurais du me ressaisir, j’le sais. Y’a plus d’avenir,aujourd’hui. Mon geste est impardonnable. Méprisable.  Elle méritait pas ça, madame.
Elle – Vous avez des remords ?
Lui – J’veux pas qu’elle meurt. Non car j’ai eu tort. J’lui ai manqué de respect. Manqué à mon honneur. Manqué à ma promesse. Manqué à mes voeux. J’ai manqué à notre amour. Et je suis le seul responsable de cette violence conjugale. J’dois vous laisser, madame. Y’a les flics à la porte.
Elle – Non ! Mais attendez monsieur ! Marc, ne raccrochez pas ! Allô ? Allô ? Marc ?
Lui – Ce morceau c’est pour toutes les femmes battues. Les hommes n’ont pas d’excuses. Et cette chanson n’en est pas une. La réalité est souvent encore plus dure, je sais. Mais, aujourd’hui j’ai pris mes responsabilités car c’est pour le meilleur et pour le pire.

 
2 Commentaires

Publié par le 8 mars 2013 dans Coups de gueule

 

2 réponses à “Dédicace aux femmes battues…

  1. gruznamur

    8 mars 2013 at 16:00

    Bonne idée que ce post, en tant qu’homme également, je soutiens ta démarche

     
    • Lord Arsenik

      9 mars 2013 at 06:15

      J’espère que de nombreux mâles pensent la même chose 🙂

       

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