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Archives Mensuelles: mars 2013

[No Comment] Carla Bruni – Le Pingouin

Musicalement parlant je ne suis pas vraiment fan de Carla Bruni-Sarkozy mais cette chanson faisant le buzz et la polémique du moment je m’en fais donc à mon tour l’écho… Allez savoir pourquoi certains verraient bien Hollande dans ce pingouin, vous savez déjà la haute estime que j’ai de notre Flamby national mais sur ce coup je ne me prononce pas, faisons confiance à la chanteuse qui affirme que le « pingouin n’a pas de visage » (à ne pas confondre avec le pingouin a une tronche de flan).

C’est le pingouin que l’on aperçoit au matin,
Les bras ballants le pingouin, les bras ballants mais l’œil hautain
Car il prétend le pingouin être sûr de ce qui est certain.
Il est savant ce pingouin. Il a étudié son latin et son accent le pingouin.
Mais quand il parle on entend rien, il bouffe ses mots le pingouin.
Il cause comme on perd son chemin.
Il n’est ni beau le pingouin. Ni haut, ni bas, ni laid, ni loin.
Ni froid ni chaud le pingouin. Ni tout ni rien, rien, rien rien du tout.
Non tiens le pingouin on vient lui manger dans la main.
Il adore ça le pingouin.
Il prend son petit air souverain.
Mais j’le connais moi l’pingouin.
Il a pas des manières de châtelain non.
C’est mal élevé les pingouins faut que je lui donne des cours de maintien
Eh le pingouin ! Si un jour tu recroises mon chemin,
Je t’apprendrai le pingouin, je t’apprendrai à faire le baisemain.
Tu ravaleras le pingouin oui tu ravaleras ton dédain.
Tu m’fais pas peur le pingouin.
Tu m’fais pas peur, tu me fais rien, rien, rien, rien du tout.
Tiens le pingouin, t’as l’air tout seul dans ton jardin.
T’as l’air inquiet le pingouin, t’as mis ta tête de mocassin.
T’es démasqué le pingouin.
T’es bien puni, t’es mis au coin, coin.
C’est mérité le pingouin, t’avais qu’à pas être si vilain.
Je ne l’aime pas ce pingouin,
Malheur sournois, malheur radin, malheur narquois, le pingouin,
M’as l’air content de lui tout plein. Il a l’cœur froid ce pingouin,
Il n’a pas l’air d’aimer son prochain, c’est pas pour moi les pingouins.
J’préfér les biches, les chats, les chiens, les tiques, les lions ou les dauphins, pas les pingouins, pas les pingouins.

 
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Publié par le 30 mars 2013 dans No comment

 

[BOUQUINS] Mary Higgins Clark – Les Années Perdues

M. Higgins Clark - Les Années PerduesAyant lu quasiment tous ses romans (quelques uns sont passés entre les mailles du filet mais ils ne m’échapperont pas longtemps) il me semblait incontournable d’inscrire un titre de Mary Higgins Clark au programme de mon challenge 100% thriller, c’est donc chose faite avec Les Années Perdues, son dernier bébé en date. Soit dit en passant j’entame la dernière ligne droite de mon challenge, il me reste en effet trois titres à lire pour le boucler, peut être un peu plus si l’on compte les fameux « invités surprises » susceptibles de surgir à l’improviste.
Jonathan Lyons, éminent spécialiste en histoire biblique, est assassiné chez lui ; sa femme, Kathleen, atteinte de la maladie d’Alzheimer, est prostrée à côté du corps, une arme à la main. Si pour la police l’affaire semble limpide, la fille du couple, Mariah, refuse de croire en la possible « culpabilité » de sa mère. Quand elle découvre que son père travaillait sur un précieux manuscrit, disparu de la bibliothèque du Vatican au XVème siècle, elle décide de mener sa propre enquête afin de faire éclater la vérité.
Inutile de préciser que la « mécanique littéraire » de Mary Higgins Clark est bien rôdée, à 83 ans et avec une bonne quarantaine de romans à son actif (dont quelques uns écrits avec sa fille, Carol Higgins Clark) la « mamie du polar » connaît son affaire ; depuis 1986 elle tient même le rythme d’une sortie annuelle. Si la sauce prend plutôt bien on peut toutefois lui reprocher un certain classicisme, ses titres fonctionnent tous plus ou moins sur le même schéma d’où un sentiment de déjà-vu/déjà-lu si l’on ne laisse pas s’écouler un temps suffisant entre deux de ses bouquins.
Ce titre ne déroge pas à la règle, l’auteure nous plonge d’entrée de jeu dans l’intrigue puis prend le temps de planter le décor et les personnages avant de nous embarquer dans une intrigue bien ficelée mais cousue de fil blanc. Quelques supposés rebondissements sont plus que prévisibles (même l’identité du coupable devient évidente avant qu’elle ne soit dévoilée) mais heureusement l’auteure arrive encore à nous surprendre de temps en temps.
Au cours de son enquête Mariah pourra compter sur l’aide d’amis qui ne sont pas inconnus des lecteurs de Mary Higgins Clark puisqu’il s’agit d’Alvirah et Willy Meehan, un couple modeste qui a gagné le gros lot à la loterie et qui fait depuis quelques apparitions plus ou moins importantes dans divers romans de l’auteure. A vrai dire présentement c’est même Alvirah qui mène réellement l’enquête et fait avancer le schmilblick, Mariah fait plus office de potiche/nunuche de service qu’autre chose.
Ma critique peut paraître sévère mais n’allez pas croire pour autant que je me suis fait chier en lisant ce bouquin, la preuve je l’ai terminé en deux jours. L’auteure sait y faire pour rendre ses histoires intéressantes (mais pas extatiques), disons que c’est un polar classique qui se lit sans qu’il soit besoin de se triturer les neurones pour démêler le vrai du faux…
Pour finir je dois avouer que je ne comprends pas le titre (qui est pourtant la traduction littérale du titre original et non une fantaisie éditoriale quelconque), j’ai en effet du mal à capter pour qui ces années ont été perdues, peut être est-ce la dégradation des relations entre Mariah et son père qui justifie le titre mais ça me semble un peu tiré par les cheveux.

 
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Publié par le 30 mars 2013 dans Bouquins

 

[BOUQUINS] R.J. Ellory – Les Anges De New York

RJ Ellory - Les Anges De NYRetour au programme initial de mon challenge 100% thriller et au catalogue Sonatine avec Les Anges De New York de R.J. Ellory.
Frank Parrish est flic à la brigade des homicides du NYPD, taciturne, « handicapé du relationnel » et alcoolique, n’est pas vraiment du genre facile à vivre ni même à supporter. Professionnellement il est sur la corde raide, obligé de suivre une psychanalyse suite à la mort de son équipier il accepte uniquement pour pouvoir continuer à enquêter sur le meurtre d’une ado retrouvée étranglée chez son frère, lui même abattu par balle en pleine rue le même jour. Une affaire apparemment banale mais les apparences sont trompeuses, au fil de l’enquête elle va s’avérer complexe et délicate…
J’ai découvert l’auteur avec Seul Le Silence et je dois reconnaître que le bouquin m’avait bluffé ne serait-ce que par son personnage principal. On retrouve ici un héros tourmenté et désabusé, peut être moins attachant que celui de Joseph Vaughan mais ça reste une question de point de vue (à savoir si vous saurez transiger sur ses défauts… même si parfois il peut se montrer très con, surtout dans sa vie personnelle). Par contre au niveau de l’intrigue je dirai que l’ensemble est plus classique et donc plus abordable, aussi bien au niveau du style que du contenu.
A côté de l’intrigue principale (sur laquelle je reviendrai) j’ai beaucoup aimé les premières séances chez la psy qui sont l’occasion d’une rapide histoire du crime organisé à New-York et de l’implication des autorités dans ce milieu ; ça apporte une touche d’originalité à l’ensemble en mêlant la fiction et la réalité, et surtout ça réussit à être instructif sans être trop didactique. Concernant l’enquête de police à proprement parler je ne m’étendrai pas trop sur la question afin de ne pas casser l’effet de surprise ; pour faire simple on va dire simplement qu’elle se déroule sur un rythme qui monte progressivement en intensité (à vrai dire au départ c’étaient d’avantage les séances chez la psy qui me scotchaient que l’intrigue principale, rassurez la tendance s’inverse au fil des pages) et nous réserve quelques rebondissements inattendus. L’ensemble est bien ficelé et parvient sans peine à nous scotcher au roman jusqu’à un final boosté à l’adrénaline.
Que dire de plus sur le personnage de Frank Parrish ? C’est exactement le genre d’anti-héros que j’apprécie, un homme comme tout le monde avec ses forces et ses faiblesses. Il entretient avec son ex-femme des relations pour le moins tendues, avec ses enfants c’est à peine mieux et professionnellement c’est un électron libre au point qu’aujourd’hui à la moindre incartade il est sûr d’être viré ; et pourtant il ne vit que pour son boulot et en la matière quand il flaire un os à ronger il va jusqu’au bout des choses, tant pis s’il lui faut parfois franchir la ligne blanche…
Pour l’anecdote après la sortie de ce roman l’auteur a connu quelques déboires pour avoir usé de divers pseudonymes afin d’encenser ses propres romans sur Amazon mais aussi de descendre ceux de ses pairs ; l’auteur a fait son mea culpa et présenté ses excuses à la fois à ses fans et aux auteurs qu’il avait dénigré. Un comportement certes puéril et difficilement compréhensible venant d’un auteur qui n’a plus rien à prouver (après des débuts littéraires difficiles) mais je doute fort que cette polémique ne lui fasse perdre l’estime de ses lecteurs.
Pour clore sur une note plus positive la version numérique du bouquin propose une nouvelle inédite de l’auteur, Le Texas En Automne. Non seulement c’est une belle façon de promouvoir le support numérique mais qui plus est ladite nouvelle est de très bonne facture et plutôt originale ; je n’en dirai pas plus afin de laisser aux futurs lecteurs le plaisir de découvrir par eux mêmes de ce dont il s’agit.

 
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Publié par le 28 mars 2013 dans Bouquins

 

[MUSIC] Vigon Bamy Jay – Les Soul Men

Vigon Bamy Jay - Les Soul MenRetour à la musique avec un album de reprises de grands standards de la soul et du R’n’B, réadaptés et réinterprétés par le trio Vigon Bamy Jay et réunis dans l’album Les Soul Men.
Avant de vous parler de l’album en soi je me permets de revenir sur les interprètes qui ne sont pas forcément connus du grand public. Vigon s’est fait un nom sur la scène nationale et même internationale dans les années 60/70 avant de signer un retour gagnant en 2012 en participant à l’émission de télé-réalité de TF1, The Voice (il sera éliminé juste avant les phases finales mais son passage suffira à relancer sa carrière). Bamy (Erick Bamy) n’est pas un inconnu pour les fans de Johnny Hallyday, puisqu’il a été son lead-chorist, coordinateur de spectacle et même parfois compositeur entre 1975 et 2000 ; en 2010 il participe à l’émission de M6, La France A Un Incroyable Talent dans laquelle il sera éliminé en finale. Enfin Jay (Jay Kani) est le cadet du trio, il a été le leader des Poetic Lover dans les années 90.
Comme beaucoup j’ai découvert le trio via le single Feelings (interprété pour la première fois par Morris Albert et ayant fait l’objet de nombreuses reprises), j’ai tout de suite été séduit par la symbiose entre ces trois voix ayant chacune leur sonorité et leur tonalité ; l’impression sera confirmée tout au long de l’album, c’est ce mix vocal qui réussit à donner à leurs reprises une identité propre sans pour autant rompre totalement avec les originaux.
Je ne m’attarderai guère sur la jaquette du CD qui est aussi classique qu’efficace, les trois artistes en pied, leur nom et le titre de l’album ; difficile de faire plus sobre sans tomber dans l’abstrait. Insérons l’album dans la platine et entrons dans le vif du sujet.
Je suis certain que toutes les mélodies vous « parleront », sans forcément être capable de mettre un titre dessus vous les aurez déjà entendues plus d’une fois. Comme je l’ai dit précédemment la véritable force de l’album vient de la variété vocale des interprètes qui redonne vie à ses classiques loin d’être oubliés. Alors que certains morceaux peuvent démarrer sur un a priori négatif, je pense notamment à Can’t Take My Eyes Off You (interprétée à l’origine par Frankie Valli mais ayant fait l’objet de nombreuses reprises) ou Unchained Melody (de Todd Duncan dont la reprise la plus connue est celle des Righteous Brothers, sans oubblier la version de Bobby Hatfield que l’on entend dans le film Ghost), au final le trio réussi à tirer brillamment son épingle du jeu. Le seul « raté » (et encore le mot est un peu fort) selon moi est leur reprise de Dock Of The Bay (Otis Redding), il manque un je ne sais quoi pour que la sauce prenne.
L’album se termine sur deux titres français qui s’éloignent de la soul et du R’n’B puisqu’il s’agit des chansons Les Moulins De Mon Coeur (Michel Legrand) et Quand Les Hommes Vivront D’Amour (hymne pacifiste du québécois Raymond Levesque, repris par bien d’autres artistes francophones) ; deux titres en rupture avec le reste de l’album mais qui ne choquent pas outre mesure, au contraire ils constituent une bonne conclusion pour un album tout en finesse.
Malgré un léger couac cet album est un régal pour les oreilles, idéal pour commencer en douceur la journée (même si généralement je préfère commencer avec du son plus brut de décoffrage) ou mieux encore pour récupérer d’une journée de boulot, à écouter dans le calme, un verre à la main. Mon principal regret restera que l’album n’ait pas été plus long, onze titres et moins de quarante minutes ça fait un peu léger à mon goût…

 
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Publié par le 27 mars 2013 dans CD Albums

 

[BRD] Skyfall

SkyfallA l’occasion du jubilé de James Bond au cinéma (50 ans déjà depuis Dr No sorti en 1962) nous nous sommes offert une pause cinéma avec Skyfall, vingt-troisième film « officiel » de la saga James Bond et troisième rôle titre pour Daniel Craig avec Sam Mendes à la réalisation.
Au cours d’une mission qui tourne mal James Bond (Daniel Craig) est laissé pour mort et une liste des agents du MI6 infiltrés tombe entre de mauvaises mains. Quand les locaux du MI6 sont la cible d’une attaque terroriste et que les compétences et les méthodes de M (Judi Dench) sont remises en question, Bond sort de sa retraite et reprend du service afin d’identifier leur ennemi avant qu’il ne rende la liste publique. Son enquête le lance sur sur les traces de Raoul Silva (Javier Bardem), un ancien agent du MI6 et un petit génie de l’informatique, qui ne reculera devant rien pour se venger de M…
Que vous dire de James Bond qui n’a pas déjà été dit et redit. Si la qualité des différents films est inégale ça reste toujours divertissant et efficace, celui-ci ne déroge pas à la règle avec un scénario en béton, un rythme soutenu, un méchant que l’on adorera détester et la touche Daniel Craig qui se confirme, donnant à 007 d’avantage d’humanité que ses prédécesseurs. A ce titre je ne me prononcerai pas sur celui qui aurait le mieux incarné le plus célèbre des espions britanniques, je me contenterai de botter en touche en disant que chacun, de Sean Connery (6 films) à Daniel Craig (3 films à ce jour) , en passant par George Lazenby (1 film), Roger Moore (7 films), Timoothy Dalton (2 films) et Pierce Brosnan (4 films), ont su apporter leur touche personnelle au personnage. Le James Bond idéal serait un fin mélange de toutes ces personnalités (n’ayant lu aucun des romans de Ian Flemming je suis dans l’impossibilité de vous dire lequel est le plus proche du personnage original).
Face au succès incontestable de Skyfall il a commencé à se dire çà et là que c’était le meilleur James Bond jamais tourné, autant dire qu’il n’en fallait pas plus pour lancer le débat chez les fans. Si je refuse de me prononcer sur ce point c’est simplement parce que je suis bien incapable de vous dire quel est le James Bond que je considère comme étant le meilleur. J’estime que la trilogie avec Daniel Craig dans le rôle phare se situe dans indéniablement dans la partie haute du podium justement parce qu’il a réussi à débarrasser le personnage d’une certaine futilité en lui rendant un aspect plus brut de décoffrage (moins de gadgets, moins de James Bond girls) et, comme signalé plus haut, plus humain (il a un passé comme vous et moi).
Le prochain James Bond est d’ores et déjà annoncé pour 2016 mais l’on ne sait rien de plus pour le moment, si ce n’est que Daniel Craig aurait accepté de rempiler pour deux autres films de la plus longue saga du cinéma. Si l’information se confirme il semblerait donc que la question de la succession de Daniel Craig ne soit pas encore à l’ordre du jour. Mais supposons que, vous verriez qui endosser le costume de 007 ? Perso j’imagine bien Bradley Cooper ou Ryan Gosling pour assurer la relève.

 
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Publié par le 25 mars 2013 dans DVD / BRD

 

[BOUQUINS] Zoran Drvenkar – Toi

Z. Drvenkar - ToiCa faisait déjà quelques temps que ce bouquin m’intriguait, d’une part parce qu’il figure au catalogue des éditions Sonatine mais aussi au vu du nombre de critiques positives reçues, finalement c’est Gruz qui me donnera le « coup de grâce » et me poussera à l’achat, de fait il m’a semblé naturel d’en faire un invité surprise de mon challenge 100% thriller, place donc à Toi de Zoran Drvenkar.
Alors dans un premier temps il faut vous proposer un pitch et là vous pouvez me croire ce n’est pas un mince affaire (même celui de la quatrième de couverture ne me convient pas). On a d’abord un tueur en série non identifié qui tue sans mobile apparent et à un rythme indéfini. Ensuite on retrouve cinq adolescentes qui semblent avoir bien du mal à trouver leur place dans la société et ignorent encore dans quel merdier elles vont se retrouver embringuées. Enfin on a une bande de mafieux énervés par la mort de l’un des leurs et plus encore par la disparition d’un important stock de drogues en tout genre. Mettez tout ça dans un shaker, mélangez longuement et lisez…
Bien que je sois un adepte du numérique j’avoue que je préfère les couvertures sur papier que la photo (en noir et blanc qui plus est) proposée par ma liseuse, notamment cette couv’ rouge sang avec cette bouche ouverte sur un cri silencieux ; il n’en faut pas plus pour m’attirer vers le bouquin, si en plus la quatrième de couv’ est alléchante alors là c’est craquage assuré. Une fois l’objet entre les mains il est temps de se plonger dans sa lecture ; d’office le style est déstabilisant, le narrateur porte un regard extérieur aux événements mais en usant de la seconde personne du singulier, comme s’il était le témoin direct et privilégié des événements, cherchant chaque fois à sonder l’âme de celui ou celle qu’il « observe ». Ah oui c’est sans doute le moment idéal pour vous préciser que les différents chapitres portent le prénom du personnage à travers lequel le narrateur va nous faire vivre les faits. Déconcertant, d’autant que les différentes pièces du puzzle ne s’imbriquent pas immédiatement les unes aux autres et que l’ordre chronologique n’est pas toujours de mise, mais on finit par s’y habituer et même par apprécier cette touche d’originalité dans le style narratif.
Venons à l’intrigue (ou plutôt aux intrigues) à proprement parler, on se retrouve plongé dans un thriller sur fond de road-movie entre l’Allemagne et la Norvège sombre mais, aussi paradoxal que cela puisse paraitre, on y retrouve une certaine fraîcheur (toute relative) et même quelques touches d’humour (notamment grâce aux réactions et commentaires de gamines en fuite). Clairement on sent que l’auteur n’a pas cherché à miser sur un scénario totalement ancré dans la réalité, bien que certains passages soient peu crédibles on est totalement embarqué par ce récit plein de surprises jusqu’à la dernière page, du coup on a envie d’y croire… juste pour le plaisir des yeux.
Tous les personnages ont une personnalité et un caractère bien trempé, du plus sombre ou plus innocent, les destinées de tout ce petit monde vont se croiser dans un cocktail détonnant (on ne comprend l’implication du Voyageur, le tueur en série, que dans la dernière partie du roman) mais ces rencontres plus ou moins calculées, ou au contraire totalement liées au hasard, ainsi que leurs conséquences donnent à l’ensemble une réelle cohérence (ce qui n’apparaissait pas comme une évidence dans les premières pages).
Passé la surprise du style narratif et d’un début volontairement embrouillé je vous promets vous ne pourrez plus lâcher cet excellent thriller. Il s’agit du deuxième roman de cet auteur allemand d’origine croate, d’ores et déjà j’ai son premier titre, Sorry (il faut croire que l’auteur affectionne les titres courts), dans mon Stock à Lire Numérique et je compte bien m’y plonger rapidement étant donné qu’il a lui aussi bénéficié de critiques élogieuses.

 
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Publié par le 25 mars 2013 dans Bouquins

 

[BRD] Coffret Guerre du Vietnam

Guerre du VietnamIl est rare que je craque pour des coffrets de DVD ou BRD, à moins qu’il ne s’agisse d’une saga complète (genre la totale de Star Wars en édition spéciale Blu-ray ; pas encore achetée mais ça me démange de le faire), car généralement il y a toujours au moins un film qui « fait tâche » ; aussi c’est sans conviction que mes yeux se sont égarés sur ce pack spécial Guerre du Vietnam, mais en voyant les titres des quatre « chefs d’oeuvre » annoncés j’ai pris sans la moindre hésitation, ce sont en effet quatre films cultes, et pas seulement pour les adeptes du film de guerre, qui sont proposés dans cette compilation.
Il faut dire que les films sur la guerre du Vietnam ou les vétérans du conflit vietnamien ont eu le vent en poupe entre la fin des années 70 et le début des années 90 (plutôt paradoxal quand on sait que les vrais vétérans n’ont pas vraiment été accueillis en héros à leur retour du front) ; on a eu le droit à tout, du meilleur au pire. Le vétéran se faisant vieux la vague a finit par s’essouffler, d’autant qu’avec l’Irak et l’Afghanistan de nouveaux vétérans, tous frais, ont pu remplacer nos héros fatigués… Le conflit vietnamien aura réussi à marquer durablement l’Histoire des Etats-Unis qui se sont engagés de plus en plus activement dans le conflit pendant près de quinze ans, s’embourbant inexorablement dans un merdier qui les dépassait largement ; quel gâchis ! Surtout pour les 58 000 morts et les 153 000 blessés (pour ne parler que du bilan humain américain), plus quelques prisonniers de guerre dont on évite de parler…
Mais je ne vous ferai pas un cours d’histoire sur la guerre du Vietnam, les plus curieux pourront aller zieuter la page Wikipedia consacrée au conflit, revenons plutôt à nos moutons et au cinéma avec un rapide coup d’oeil sur les quatre films proposés dans ce coffret :
Voyage Au Bout De L’Enfer (1978) : réalisé par Michael Cimino est le tout premier film consacré à la guerre du Vietnam. On y suit le parcours de trois amis (Robert De Niro, John Savage et Christopher Walken), ouvriers sidérurgistes, qui partent sur le front. Ils vivront le pire de la guerre au cours de leur captivité dans un camps vietcong avant de parvenir à s’enfuir, mais aucun ne sortira indemne de cette douloureuse expérience… Un film fort qui met en avant les traumatismes (physiques mais aussi psychologiques) subis par les soldats engagés dans un conflit de cette envergure.
Apocalyse Now (1979) : film mythique de Francis Ford Coppola proposé à la fois dans sa version d’origine et dans sa version Redux (entièrement remonté par Coppola en 2001). Le Capitaine Willard (Martin Sheen) est envoyé dans les profondeurs de la jungle vietnamienne afin de localiser et éliminer le Colonel Kurtz (Marlon Brando) qui a échappé à tout contrôle… Un film et une bande son à couper le souffle sur la lente descente dans les affres de la folie d’un officier que rien de prédestinait à un tel sort.
Platoon (1986) : que le réalisateur Oliver Stone aura eu du mal à imposer. Le jeune Chris Taylor (Charlie Sheen) s’engage pour aller se battre au Vietnam. La réalité du terrain est toute autre que l’image qu’il se faisait de la guerre mais surtout il va se retrouver pris au milieu d’un conflit opposant deux gradés, le Sergent Ellias (Willem Dafoe) et le sergent-chef Barnes (Tom Berenger)… Un film inspiré de la propre expérience du réalisateur qui n’hésite pas à balayer l’image de la fraternité militaire… C’est aussi le premier film d’une trilogie que Oliver Stone consacrera à la guerre du Vietnam, chacun des films portant un regard sans concession sur divers aspects du conflit, suivront en effet les très bons Né Un 4 Juillet (1989) et Entre Ciel Et Terre (1993).
Full Metal Jacket (1987) : la guerre vue par un autre grand nom du cinéma, Monsieur Stanley Kubrick. Le réalisateur nous invite à suivre le parcours de jeunes recrues souhaitant devenir Marines et rejoindre le front, mais avant il leur faudra passer par le centre d’entraînement de Parris Island et subir les brimades du sergent instructeur Hartman (Lee Ermey). La grande force du film réside dans sa première partie et l’entraînement des futurs Marines, une approche vraiment originale de la vie militaire mais il ne faut pas non plus oublier le final dans les ruines qui est aussi un grand moment de cinéma.

PS : les liens vous redirigeront vers les pages Wikipedia consacrées aux différents films, à ce titre évitez de les consulter si vous n’avez pas vus (et souhaitez voir) les films concernés, en effet elles proposent toutes un résumé complet du film.

 
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Publié par le 20 mars 2013 dans DVD / BRD

 

[MUSIC] Bon Jovi – What About Now

Bon Jovi - What About Now
J’vous avais promis d’avantage de chroniques musicales sur ce blog et le « hasard » a justement voulu que mon chemin croise un nouvel album d’un groupe que j’apprécie tout particulièrement.
Bon Jovi reste pour moi une des valeurs sures du rock contemporain, certes avec le temps sa musique s’est adoucie, passant du soft metal à du rock plus classique, avec quelques ballades fort sympathiques. Je n’hésiterai pas à affirmer que je n’ai jamais été déçu par leurs albums (hormis peut être l’escapade en solo de Jon) donc c’est presque fébrile que j’ai lancé leur dernier opus, What About Now.
Je ne m’attarderai pas sur la jaquette qui est à chier, autant passer direct par la case écoute. Le premier titre, Because We Can démarre. Heu… Y’a un bug là, c’est pas Bon Jovi ça, va falloir que j’aille échanger le CD… Que nenni, pas de bug dans la matrice c’est bien le dernier Bon Jovi.
Bon OK la douche froide passée (elle dure quand même 4 minutes) on enchaîne sur une ballade qui renoue avec « leur » son, ouf ça rassure… Oui mais non, enfin presque. La suite n’est pas désagréable, on a même le droit à quelques ballades très réussies, mais dans l’ensemble on ne sent pas la griffe Bon Jovi. Je veux bien qu’avec le temps et l’âge ils aient décidé de mettre de l’eau dans leur vin mais à ce niveau c’est quasiment vendre son âme au diable… Pas la moindre sonorité rock, on hésite entre pop, folk et country, pas franchement de la daube (les ballades sauvent l’album du naufrage) mais pas loin. Le simple titre That’s What The Water Made Me (C’est ce que que l’eau a fait de moi en français) aurait dû me mettre en garde !
Certains salueront peut être une reconversion réussie mais je ne fais pas partie de cette engeance. On va espérer que ce n’est qu’un moment d’égarement et qu’ils feront mieux la prochaine fois… Béni soit l’inventeur du MP3 (et les uploaders du monde entier), la pré-écoute m’aura évité un achat regrettable !

 
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Publié par le 16 mars 2013 dans CD Albums

 

[MUSIC] Quelques notes de musique…

Comme vous avez déjà pu le constater je ne consacre pas des masses de chroniques à la musique alors que je passe mon temps à en écouter et que j’ai des goûts très éclectiques en la matière ; je passe allégrement du métal (heavy, industriel ou symphonique) à la musique classique en passant par le rock, le jazz ou encore la variété… Au final il n’y a guère que le rap et la techno que je n’écoute quasiment pas. Il est toutefois des albums qui me poussent à sortir de mon silence…

D. Bowie & Madness
David Bowie – The Next Day (2013)

Si je place l’album de David Bowie en première position de ce doublé musical ce n’est pas au privilège de l’âge mais surtout parce que la sortie de son album, The Next Day, est certainement l’une des plus attendues par de nombreux fan et sera sans doute considérée comme l’une des sorties majeures de cette année 2013. Je dis ça en essayant de me montrer aussi neutre que possible, je ne compte pas en effet parmi les inconditionnels de David Bowie même si je lui reconnais un indéniable talent artistique malgré une carrière ponctuée de hauts et de bas.
Incontestablement l’album The Rise And Fall Of Ziggy Stardust And The Spiders From Mars (1972) laissera une trace indélébile dans l’histoire du rock ; c’est avec cet album que j’ai « découvert » David Bowie au début des années 80 et il m’a littéralement laissé sur le cul (je continue d’ailleurs de l’écouter régulièrement). Ensuite je me suis laissé bercer par les albums du moment, tels que Let’s Dance (1983) et Tonight (1984) avant de décrocher progressivement… A 66 ans et après dix ans de mutisme David Bowie crée la surprise en annonçant, single à l’appui, la sortie d’un nouvel album. Et c’est justement parce que ce single (Where Are We Now) a réussi à titiller mon oreille que j’ai décidé de craquer pour l’album.
Commençons par le visuel, la couv’ est sobre et sombre, pas franchement de quoi attirer le regard du quidam moyen, à moins de savoir ce que l’on cherche le disque passerait presque inaperçu, noyé dans la masse des rayonnages d’un disquaire (d’autant que même le nom de l’artiste n’est pas particulièrement mis en avant).
Après les yeux passons aux oreilles. Dès les premières notes on se surprend à dodeliner de la tête et à battre la cadence, la voix de Bowie est toujours aussi envoutante, quant aux mélodies elles sont soignées et apportent une réelle musicalité à l’ensemble de l’album. Le chanteur et ses musiciens nous offrent un album qui méle habilement les sonorités, on virevolte du rock au funk en passant des ballades douces et des mélopées plus originales mais toujours avec la même maîtrise. La musique sert véritablement le chanteur sans jamais effacer sa voix (il faut dire que malgré son âge Bowie a encore du coffre). Globalement l’album dégage une atmosphère plutôt sombre ce qui ne l’empêche pas d’être un régal pour nos oreilles.
Incontestablement un retour gagnant qui ravira les fans… et les autres !

Madness – Oui Oui Si Si Ja Ja Da Da (2012)

Ah que voilà une chronique que j’aurai dû écrire il y a plusieurs mois mais à force de repousser l’idée elle a fini par passer à la trappe. Certes la sortie d’un album de Madness n’a sans doute pas le même impact que celle du dernier David Bowie mais pour moi ça me fait toujours chaud au coeur de les retrouver… Après un retour gagnant en 2009 (après dix ans sans nouveautés et un album de reprises) avec The Liberty Of Benjamin Folgate qui nous faisait découvrir des titres aux sonorités plus pop que leur habituel ska nombreux sont ceux qui attendaient de voir si le groupe britannique réussirait à transformer l’essai. Avant la sortie de l’album le groupe avait tout de même fait deux apparitions remarquées en août 2012, d’abord pour le jubilé de la Reine d’Angleterre puis lors de la cérémonie de clôture des JO.
Un petit retour en arrière s’impose, Madness m’aura accompagné sur de nombreuses soirées plus ou moins arrosées de ma « folle jeunesse », de fait de nombreux titres du groupe font et feront toujours vibrer en moi une certaine nostalgie. One Step Beyond marquait la fin de soirée en boite et le début d’une série de cinq ou six pogos endiablés. It Must Be Love me rappelle la déception d’un pote qui venait de se manger un râteau auprès de sa supposée dulcinée et qui nous le passait en boucle. Je pourrais en citer de nombreux autres mais Madness c’est surtout le souvenir d’un groupe de potes, j’en vois encore certains de temps à autre, d’autres ont quitté la Calédonie et quelques uns ont tout simplement quitté ce bas monde…
Fermons l’album de souvenirs pour nous consacrer à leur nouvel opus, Oui Oui Si Si Ja Ja Da Da (ah que voilà un titre bizarroïde). La couv’, signée Peter Blake (qui a illustré le fabuleux Sgt. Pepper des Beatles) me laisse indifférent, pour tout dire j’aurai même tendance à la trouver moche, heureusement que le mot Madness attire tout de suite le regard.
Ce qui surprend dès la première écoute de l’album est sa diversité musicale, il n’y a pas deux morceaux qu se ressemblent, Madness jongle avec les genres (ska, disco, pop, jazz, reggae…) et les combine même au sein de ses différentes compositions. Ce coktail sonore ayant pour point commun un pep’s tonifiant donne une réelle originalité à l’album et bien entendu la voix de Suggs (Graham McPherson) est toujours aussi entraînante et se marie efficacement à toutes les mélodies.
Non seulement Madness confirme un retour gagnant mais en plus le groupe réussit encore à nous surprendre.

Promis à l’avenir j’essayerai de me montrer plus réactif à l’actualité musicale qui me touche (en bien ou en mal)…

 
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Publié par le 15 mars 2013 dans CD Albums

 

[BOUQUINS] Guillaume Musso – Demain

G. Musso - DemainJe m’écarte de mon programme 100% thriller (tout en restant plus ou moins dans le thriller) pour une petite escapade en compagnie de Guillaume Musso et son dernier roman, Demain. Une lecture que j’avais programmée mais qui a dû être repoussée par mon impatience fébrile à découvrir 22/11/63… Bin oui face à un roman de Stephen King aucun bouquin ne parviendra à faire pencher la balance en sa faveur.
Matthew Shapiro est prof de philo à Harvard, veuf depuis bientôt un an il n’a toujours pas réussi à faire le deuil de son épouse et élève seul leur fille de 4 ans. Emma Lovenstein, sommelière dans un grand restaurant de New-York, de son côté a du mal à retrouver goût à la vie après une rupture douloureuse. Ils font connaissance presque par hasard par mails interposés avant de décider de se rencontrer dès le lendemain soir. Le lendemain ils arrivent quasiment en même temps au rendez-vous et pourtant ils ne se croiseront pas. Et pour cause, ils vivent cette « rencontre » le même jour mais à un an d’intervalle, Matthew en 2011 et Emma en 2010…
C’est par un facétieux hasard que j’aborde coup sur coup deux bouquins évoquant une « faille temporelle » (je n’avais aucune idée que Musso s’aventurait sur ce terrain dans ce roman), je ne me risquerai pas à faire des comparaisons entre King et Musso car leurs bouquins sont radicalement différents dans leur approche du sujet. Aussi je m’efforcerai de rédiger cette chronique sans succomber à la tentation de me référer à 22/11/63 (avec tout le respect que je dois à Guillaume Musso ce n’est pas non plus la même pointure que Stephen King).
L’intrigue s’articule bien entendu autour de Matthew et Emma mais aussi de Kate, la femme de Matthew, qui vit sans le savoir ses derniers jours en décembre 2010 ; il n’est pas difficile d’imaginer le deal sachant que Matthew et Emma ne peuvent se croiser, chacun étant bloqué dans « son » présent. Tout le truc consiste à découvrir si Matthew n’a pas tendance à un peu idéaliser sa vie passée, Emma, avec un regard neutre et extérieur, risque de ne pas forcément voir les choses de la même façon ; comme le dit le dicton : « il n’est de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir ». L’auteur nous offre un thriller rythmé teinté de fantastique, il parvient rapidement à nous accrocher, du coup on veut tout voir et savoir, on se laisse balader au gré des nombreux rebondissements qui viendront émailler l’enquête d’Emma, si certains sont plus ou moins prévisibles attendez-vous quand même à de sacrées surprises, la seconde moitié du bouquin est tout simplement grandiose.
Roulement de tambours… C’est l’heure du verdict 2013 du duel Levy vs Musso. Un choix difficile étant donné que cette fois leurs bouquins jouent clairement sur deux registres totalement différents, le seul critère de comparaison me semble donc être le plaisir de la lecture, de ce point de vue je serai tenté de les donner à égalité mais en toute objectivité je crois que je vais donner un léger avantage à Guillaume Musso qui prend ainsi sa revanche sur le duel de l’année dernière (Si C’Etait A Refaire étant, à mon goût, bien plus prenant que 7 Ans Après).

 
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Publié par le 15 mars 2013 dans Bouquins