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[DVD] Films en vrac

03 Déc

Films en vrac
Cassos

Notre première séance cinéma sera pour un film français passé inaperçu, j’ai nommé Cassos de Philippe Carrèse.
Marc (Didier Bénureau), assureur sans ambition, contacte le Milieu pour faire éliminer sa femme, Mathilde (Agnès Soral). Il rencontre Toulouse (Simon Astier), homme de main du caïd local, qui va lui enseigner les rudiments du métier de tueur ;  non seulement Marc s’avère moins mauvais « élève » que l’on pourrait s’y attendre mais en plus il semble prendre goût à la chose…
Contre toute attente le film s’avère très agréable et plutôt réussi, bon ça reste un film « fait maison » avec un petit budget donc il ne faut s’attendre à des merveilles technologiques. D’ailleurs le film repose d’avantage sur ses dialogues improbables (écrits par le réalisateur) que sur le visuel ; à ce titre il me fait un peu penser à Buffet Froid de Bertrand Blier dans le sens où c’est le genre de film que l’on peut écouter en se passant de l’image mais en moins abouti (il faut dire que le casting n’est pas du même acabit non plus). Bref une bonne surprise qui mérite le détour à condition de ne pas trop en attendre…

Adieu Berthe

On reste dans le cinéma français pour la suite mais avec un film plus « commercial » puisque c’est Adieu Berthe de Bruno Podalydès qui sera au programme.
Armand (Denis Poladylès) partage sa vie entre sa femme, Hélène (Isabelle Candelier), et sa maîtresse, Alix (Valérie Lemercier) ; incapable de rompre avec la première pour refaire sa vie avec la seconde. Le jour où il apprend le décès de sa grand-mère, Berthe, dont il n’a jamais été très proche, il décide de prendre en charge les obsèques et d’en profiter pour essayer d’en apprendre plus sur son aïeule…
Je reste plutôt mitigé sur ce film, il se laisse regarder et parvient à nous tirer quelques sourires mais on reste sur notre faim au final ; sans doute parce que je n’ai pas adhéré au personnage d’Armand, incapable de se sortir les doigts du cul pour imposer ses choix, ou ne serait-ce simplement choisir ! Je m’attendais à une comédie plus truculente alors que le film se contente du minimum syndical.

Expendables 2

Changement total de registre avec du bon gros blockbuster Made in Hollywood, notre troisième séance sera dédiée à Expandables 2 de Simon West.
Barney (Sylvester Stallone) et son équipe se voient confier une mission de routine consistant à récupérer une cargaison dans un avion qui s’est crashé en Albanie. Mais la mission tourne mal et la nouvelle et plus jeune recrue de l’équipe, Billy (Liam Hemsworth) est sauvagement abattu par le chef d’un puissant gang local, les Sangs (Jean-Claude Van Damme). Dès lors les Expandables vont mener une guerre personnelle sans merci afin de venger leur frère d’arme et empêcher les Sangs de mettre la main sur une cargaison de plutonium…
Si Stalllone passe la main en tant que réalisateur on retrouve le reste de son équipe de gros bras (Jason Statham, Dolph Lundgren, Terry Crews et Randy Couture), seul Jet Li fait un passage éclair au début du film. Deux nouvelles recrues viennent prêter main forte aux vétérans (Liam Hemsworth et Yu Nan). On retrouve Arnold Schwarzenegger et Bruce Willis en guest stars avec des rôles renforcés par rapport au premier volet, enfin on peut aussi citer la présence de Chuck Norris au casting.
Vous vous doutez bien avec un casting pareil que vous n’aurez pas un film d’auteur à hauteur teneur intellectuelle mais bel et bien du cinéma d’action et de divertissement, ce qui ne l’empêche pas de bénéficier d’un scénario qui tient la route (ce qui n’exclut certaines scènes hautement improbables). Les acteurs font exactement ce que l’on attend d’eux, ça canarde et ça castagne à tout va pour notre plus grand plaisir. Les fans adoreront les autres passeront leur chemin (à moins d’être maso).
Il semblerait que je ne sois pas le seul à en redemander puisque d’ores et déjà un troisième opus est en chantier, du coup les rumeurs vont bon train concernant le casting… Réponse l’année prochaine.

Savages

On reste à Hollywood mais on passe dans un registre un peu plus raffiné (et encore) avec Savages d’Oliver Stone.
Chon (Taylor Kitsch) et Ben (Aaron Taylor-Johnson) sont liés par leur amitié, leur business et la femme qu’ils partagent, O (Blake Lively). Les deux amis/associés sont réputés pour produire la meilleure herbe du monde (en théorie à des fins thérapeutiques) aussi finissent-ils par attirer la convoitise d’un cartel mexicain dirigé par Elena (Salma Hayek) qui envoie son homme de main, Lado (Benicio Del Toro), négocier une association. Quand les deux américains refusent le partenariat proposé Elena fait enlever O afin de les convaincre de revenir sur leur décision, très mauvais choix qui ne fera que les mettre en rogne…
Le nom d’Oliver Stone est généralement un gage de qualité et ce n’est pas ce thriller survitaminé qui viendra faire exception à la régle. N’étant pas un adepte de la fumette je craignais d’avoir un peu de mal à adhérer mais finalement il n'(en est rien, j’ai tout de suite accroché. Le duo Chon et Ben (la force brute et la sagesse) fonctionne à merveille, Benicio Del Toro est tout aussi convaincant dans un rôle d’ordure qu’il maîtrise à merveille, à noter aussi la présence au casting de John Travolta qui incarne un agent des stups corrompu qui bouffe à tous les râteliers. Tout ce beau monde prend place autour d’une intrigue riche en rebondissements et sans le moindre temps mort.
A la base Savages est un roman de Don Winslow mais de l’aveu même de l’auteur il a été pensé et écrit comme un script, Oliver Stone a immédiatement acheté les droits du roman en son nom propre (sans passer par l’intermédiaire des studios) afin d’avoir une totale liberté quant à l’adaptation sur grand écran ; quand on voit le résultat on ne peut qu’applaudir l’initiative.

Total Recall – Mémoires Programmées

Rien de tel pour se changer les idées qu’un détour par la case science-fiction, notre choix se portera sur Total Recall – Mémoires Programmées de Len Wiseman.
Douglas (Colin Farrell) est un modeste ouvrier qui rêve de changer de vie. pensant s’offrir un moment d’évasion il contacte la société Rekall qui lui propose de se mettre dans la peau d’un espion. Mais au lieu de lui implanter de faux souvenirs l’opération réveille des fragments de son ancienne identité et ses anciens réflexes. Après avoir neutralisé une équipe d’intervention venue l’arrêter il se réfugie chez lui où sa femme, Lori (Kate Beckinsale), tente de l’abattre. Au cours de sa fuite il sera aidé par Melina (Jessica Biel) qui lui en apprendra d’avantage sur sa véritable identité…
Pas facile de passer après Paul Verhoeven et Arnold Schwarzenegger (réalisateur et interprète principal du Total Recall de 1990) mais le film tire plutôt bien son épingle du jeu et parvient à nous faire oublier l’original. Le trio principal est convaincant, l’intrigue bien menée et les effets spéciaux bénéficient des dernières avancées technologiques donc sont forcément plus percutants. Forcément si vous avez vu le film de 1990 ça aura un arrière goût de déjà-vu mais le remake réussit tout de même à s’offrir quelques touches personnelles. Pour la petite histoire les deux films sont l’adaptation d’une nouvelle de Philip K Dick parue en 1966 (Souvenirs A Vendre) mais prennent beaucoup de libertés avec l’histoire de base.

Ted

Pour boucler notre programme on reste dans le fantastique mais sur le ton de la comédie avec Ted de Seth MacFarlane.
Enfant John n’avait pas d’amis aussi quand ses parents lui offrent un ours en peluche il fait le voeu que celui-ci prenne vie et devienne son « ami pour la vie », la magie de noël opère, son voeu est exaucé. Du coup Ted, l’our en peluche, va vite devenir la coqueluche des médias. Les années passent mais John (Mark Whalberg) sont toujours des amis inséparables, mais cette amitié risque de faire de l’ombre à la vie de couple que John essaye de construire avec Lori (Mila Kunis)…
Si ça commence comme un conte de Noël je vous assure que cette comédie s’adresse plutôt à un public mature, le Ted « adulte » passe en effet ses journées à fumer des joints, picoler et draguer, et son langage n’est pas franchement des plus politiquement correct. Si le film est avant tout une histoire d’amitié doublée d’une histoire d’amour il ne sombre jamais dans la mièvrerie moralisatrice, ce qui ne l’empêche de jouer aussi sur l’émotion. Pour ma part j’ai été sous le charme et je ne peux que vous encourager à le visionner.
Par contre il semblerait qu’une suite soit en chantier, la machine à fric de Hollywood se met en branle mais pour ma part j’estime qu’elle ne s’imposait pas, espérons que le scénario proposera quelque chose de nouveau…

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2 Commentaires

Publié par le 3 décembre 2012 dans DVD / BRD

 

2 réponses à “[DVD] Films en vrac

  1. zofia

    5 décembre 2012 at 03:15

    Franchement Ted ne me tente absolument pas. Je ne comprends pas l’idée, ni le sujet, ni l’encensement des critiques ciné pour ce film…
    J’aimerais voir Adieu Berthe et Savages, pourquoi pas Cassos que je découvre grâce à toi. J’ai vu Total Recall que je n’ai pas trouvé détestable sans pour autant le trouver génial, ce que je n’ai pas aimé c’est un, les combats dans les espaces restreints et l’acharnement de la fille à vouloir buter le héros.

     
    • Lord Arsenik

      5 décembre 2012 at 05:09

      L’idée de Ted c’est de transformer ce qui à la base pourrait passer pour un film pour enfant en une comédie mature et limite trash. Après les goûts et les couleurs 🙂
      Pour Total Recall on retrouve le même acharnement dans l’original (Sharon Stone remplace Kate Beckinsale).

       

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