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Goodbye Emmanuelle

19 Oct

Sylvia Kristel (1952-2012)Je suis loin d’être un adepte des rubriques nécrologiques aussi je réserve ce genre de post à des personnalités dont le décès à un impact émotionnel personnel.
Sylvia Kristel, née en 1962 à Amsterdam, restera pour beaucoup l’interprète d’Emmanuelle dans le film homonyme réalisé par Just Jaeckin en 1974 (et ses suites en 1975 et 1977) ; outre sa plastique ce sont aussi sa candeur et son innocence qui séduiront la gente masculine et inscrira le film dans les annales du cinéma. L’actrice est décédée le 17 octobre à l’âge de 60 ans, elle était dans le coma depuis juin 2012 suite à un AVC et c’est donc telle la Belle au Bois Dormant qu’elle quittera ce monde, vaincue par une récidive d’un cancer de la gorge.
Cela peut paraitre cruel de résumer la carrière d’une actrice en en seul rôle mais force est de reconnaître que c’est LE rôle qui marquera les esprits, même si elle ne s’est pas cantonnée au cinéma érotique et a tourné avec certains réalisateurs prestigieux(JP Mocky, Claude Chabrol, Roger Vadim pour ne citer qu’eux), ses autres rôles sont restés dans l’ombre d’Emmanuelle. Si vous voulez en savoir plus sur le parcours professionnel et personnel de Sylvia Kristel je vous invite à visiter la page que Wikipedia lui consacre. L’on y fait quelques découvertes étonnantes :
– On pourrait avoir tendance à classer l’actrice comme « potiche » mais ce serait une sacrée erreur, avec un QI de 165 elle damnerait le pion à plusieurs d’entre nous sur bien des questions,
– Il aura fallu trois assauts de La Faucheuse pour terrasser Sylvia Kristel ; en 2002 elle a été soignée pour un cancer de la gorge et en 2004 pour un cancer du poumon, sans compter qu’elle s’est sortie de la spirale infernale de l’alcool et de la drogue.
– Elle a renoué avec la gloire en tant qu’artiste peintre
Pour en revenir à Emmanuelle, le film, il ne faut pas oublier qu’il est lui même adapté du roman homonyme d’Emmanuelle Arsan (pseudonyme de l’épouse d’un diplomate français) publié en 1959 et dont la réputation sulfureuse doit beaucoup au succès du film (en plus de son interprète principale). Le film lui même a bien failli subir les foudres de la censure à l’époque (merci au gouvernement Giscard, moins coincé de la braguette que celui de Pompidou), s’il n’est pas le premier film érotique réalisé, loin s’en faut, il est incontestablement celui qui ouvrira la voie royale au genre… Force est de reconnaître que s’il devait sortir aujourd’hui il passerait quasiment inaperçu, je suis même quasiment certain qu’il n’écoperait pas de l’interdiction aux moins de 18 ans (c’est justement l’une des forces du film : son esthétisme, on suggère plus que l’on montre).

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Publié par le 19 octobre 2012 dans Trucs en vrac

 

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