Disney s’offre Lucasfilm…

Grand Amiral ThrawnSi si vous avez bien lu, Georges Lucas a cédé Lucasfilm et donc les licences Star Wars à Disney pour la modique somme de 4 milliards de dollars. Sur la lancée Disney a d’ores et déjà annoncé une nouvelle trilogie Star Wars dont le premier épisode devrait sortir en 2015. En inconditionnel de la première heure je jubile à l’idée de retrouver les personnages et l’univers de cette cultissime saga intergalactique. J’ai même envie d’être confiant quant à ce que Disney fera de la licence Star Wars, après tout le rachat de Marvel a donné des résultats plus que concluant (je persiste à dire que Avengers reste l’un des meilleurs films adapté de l’univers Marvel).
L’univers étendu de Star Wars est suffisamment riche pour inspirer la future trilogie mais nombreux sont les fans, dont moi, qui verraient  bien la trilogie de Timothy Zahn prendre vie à l’écran. En effet La Croisade Noire Du Jedi Fou (composée de L’Héritier De L’Empire, La Bataille Des Jedi et L’Ultime Commandement) est d’une incroyable richesse et permet de faire connaissance avec quelques personnages clés de l’univers étendu. Et puis y’a pas à dire le Grand Amiral Thrawn a de la gueule, il ferait un digne successeur à Dark Vador dans le rôle du méchant de service. Mais pour le moment tout ça n’est que suppositions (voire souhaits), nul doute que l’on devrait en savoir plus dans les mois à venir…
Une autre piste exploitable à loisir serait de s’inspirer du Nouvel Ordre Jedi et faire entrer en scène les redoutables Yuuzhan Vong, mais ça me semble un peu rapide de passer de l’épisode VI au NOJ sans transition (ça fait quand même un saut temporel de 25 ans). Disons que l’idée est à conserver pour une seconde vague (il faut voir loin, la machine de guerre Disney ne s’arrêtera surement pas en si bon chemin).
Bien entendu Disney peut aussi prendre le parti de proposer quelque chose de totalement nouveau mais ce serait dommage de passer à côté de la trilogie de Timothy Zahn… Dans tous les cas Georges Lucas conserve un rôle de consultant quant à l’avenir de « sa » saga.
Une affaire à suivre de près, nul de doute que les rumeurs et fuites en tout genre ne tarderont pas à inonder le Net…

[BOUQUINS] Pierre Lemaitre – Travail Soigné

P. Lemaitre - Travail SoignéJe déroge encore une fois à mon programme 100% thriller qui aurait dû ne puiser que dans mon stock à lire numérique mais il s’avère que je n’ai plus que des thrillers dans mes livres « papier » en attente ; sans hésitation je me rue donc sur Travail Soigné de Pierre Lemaitre, premier volet de la trilogie consacrée à Camille Verhoeven.
Le commandant Camille Verhoeven est appelé sur une scène de crime particulièrement sordide, deux prostituées ont été torturées et coupées en morceaux dans un loft. Si Camille Verhoeven fait rapidement le rapprochement avec une ancienne affaire non résolue il ne trouve aucun indice concernant le tueur. Tandis que la presse et le parquet se déchaînent, Camille et son équipe font de leur mieux pour faire progresser l’enquête mais le tueur semble toujours avoir un coup d’avance sur la police…
Forcément quand on termine une trilogie par son début la surprise n’est plus vraiment au rendez-vous, de fait en attaquant ce premier opus consacré à Camille Verhoeven je savais qui était le tueur, qui était la taupe et surtout je connaissais l’issue de l’enquête… Pas franchement l’idéal pour profiter pleinement d’un thriller,  toutefois je vais essayer de vous livrer mes impressions en faisant abstraction de la chronologie.
Dès le départ on est mis dans le bain avec une scène de crime particulièrement « soignée ». Puis on fait connaissance avec Camille Verhoeven, un flic plutôt atypique à la tête d’une équipe toute aussi atypique. Les personnages sont bien travaillés, l’auteur profite de son intrigue pour nous promener au gré des minces indices qu’il sème çà et là mais aussi pour rendre hommage à la littérature policière. Non content d’être un véritable sadique le tueur fait aussi montre d’une intelligence machiavélique au fur et à mesure que l’enquête tourne à la confrontation directe entre lui et Camille.
Incontestablement si j’avais commencé la trilogie dans l’ordre chronologique j’aurai été impatient de découvrir la suite afin de savoir comment allait « rebondir » Camille Verhoeven. Même si l’effet de surprise n’était pas au rendez-vous j’ai vraiment apprécié ce bouquin qui se lit d’une traite une fois que l’on est pris par l’intrigue. Maintenant afin de définitivement boucler la boucle je vais me lancer dans Les Grands Moyens, le feuilleton numérique publié gratuitement par Smartnovel, que j’ai téléchargé et mis en forme au format epub afin de pouvoir le lire sans subir la frustration de l’attente de l’épisode du lendemain… Par la suite je compte bien continuer de suivre l’auteur, j’ai d’ailleurs deux titres antérieurs à la trilogie Verhoeven à lire de lui, sans parler des titres à venir.

[DVD] Films en vrac

Films en vrac

Blanche Neige Et Le Chasseur

Pour notre première escapade cinématographique nous nous offrirons Blanche Neige Et Le Chasseur de Rupert Sanders, une adaptation plutôt musclée du célèbre conte des Frères Grimm.
A la mort de son père la jeune Blanche Neige (Kristen Stewart) est enfermée dans les geôles du château par sa cruelle belle mère, la Reine Ravenna (Charlize Theron). Des années plus tard, à l’aube de ses dix huit ans, elle parvient à s’échapper et se réfugie dans la forêt des ténèbres. Plus déterminée que jamais à éliminer son encombrante rivale Ravenna lance à sa poursuite un chasseur désabusé (Chris Hemmsworth)… Mais les choses ne se passeront pas comme l’espérait la Reine, Blanche Neige et le Chasseur font équipe pour échapper aux soldats qui les traquent…
Certes le film a d’avantage fait parler de lui pour la partie de jambes en l’air entre Kristen Stewart et Rupert Sanders que pour ses qualités cinématographiques, toutefois je dois reconnaître, presque malgré moi, que globalement il tient plutôt bien la route en dépit d’une adaptation très très libre de l’original. Bon OK Kristen Stewart est aussi charismatique qu’une méduse échouée en plein cagnard mais elle réussit tout de même à incarner une Blanche Neige convaincante. A défaut d’être du cinéma d’auteur le film réussit à nous divertir grâce à un rythme soutenu, c’est déjà pas si mal…
Pour un premier film Rupert Sanders tire plutôt bien son épingle du jeu (en plus de tirer son interprète principale), il faut dire que les studios semblaient confiants puisqu’ils lui ont généreusement accordé un budget de 170 millions de dollars (largement amorti puisque le film à déjà rapporté pas loin de 400 millions de dollars au box office mondial). Comme le pari s’est avéré rentable une préquelle, centrée sur le Chasseur, serait d’ores et déjà en chantier…

Abraham Lincoln : Chasseur De Vampires

On reste dans le fantastique pour la suite de notre programme avec un film qui m’intriguait de par son titre « farfelu », il s’agit d’Abraham Lincoln : Chasseur De Vampires réalisé par Timur Bekmanbetov.
Quand le jeune Abraham Lincoln (Benjamin Walker) veut se venger de l’homme qui a tué sa mère il est sauvé in extremis par Henry (Dominic Cooper), un chasseur de vampires. Après quelques hésitation Henry accepte de prendre Abraham sous aile et de le former, leur cible : Adam (Rufus Sewell), le leader des vampires qui compte bien profiter des tensions entre le Nord et le Sud pour étendre la zone d’influence des suceurs de sang…
La première fois que j’ai entendu parler du film je me suis dit que ça sentait à plein nez la série Z qui sortirait directement en DVD sans passer par la case cinéma. Seulement voilà le nom de Timur Bekmanbetov à la réalisation m’a fait revenir sur mes certitudes, pourquoi le réalisateur de Night Watch, Day Watch et Wanted irait-il se fourvoyer dans ce genre de projet foireux ? En fouinant un peu j’ai appris que le film était l’adaptation d’un roman éponyme qui a connu un réel succès Outre-Atlantique, l’auteur, Seth Grahame-Smith, est d’ailleurs le scénariste du film. Pour la petite histoire Seth Grahame-Smith est aussi le scénariste du film de Tim Burton Dark Shadows, quant à Tim Burton il est co-producteur de cet Abrahma Lincoln revisité. Et voilà comment je me suis retrouvé, mû par la curiosité, à mater, sans conviction, ni à priori, ce film.
Le mélange entre la réalité historique et des éléments fantastiques ne m’a pas posé de problèmes particuliers, je ne cherchais pas un biopic sur Abraham Lincoln donc, sachant à quoi m’en tenir, j’ai accepté sans mal ce curieux cocktail. D’ores et déjà je peux vous confirmer que ce film ne restera pas dans les annales du cinéma, mais je ne pense pas non plus que telles étaient les ambitions des studios en se lançant dans ce projet. Au final on a le droit à un divertissement rythmé, bourré d’invraisemblances, mais, si vous le prenez au second degré, vous devriez tout même passer un bon moment.

Battleship

Décidément notre programme restera fortement ancré dans le cinéma fantastique puisque notre prochaine toile sera Battleship de Peter Berg.
Pour éviter des ennuis à son frère, Alex (Taylor Kitsh), Stone Hopper (Alexander Skarsgard) le convainc/contraint à s’engager dans la marine. Mais Alex semble réfractaire à toute forme d’autorité, aussi, la veille des grandes manœuvres du RIMPAC (un exercice opposant les forces marines des différents états du Pacifique) en vient aux mains avec le Commandant Nagata (Tanadobu Asano), un des leaders de la flotte japonaise. Pour l’Amiral Shane (Liam Neeson) c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Mais, alors que les manœuvres commencent, les forces armées se retrouvent confrontées à une menace extra-terrestre…
Et oui comme vous pouvez le constater on ne fait pas le cinéma hautement intellectuel, mais notre but est avant tout de nous divertir sans forcément nous chauffer les neurones à blanc. Et je confirme que ce n’est pas ce film qui vous demandera un gros effort intellectuel. Produit par Hasbro (propriétaire depuis 2008 du jeu Battleship, une version revisitée du classique Touché Coulé) le film ressemble effectivement à un vaste coup de pub pour la bataille navale. Ca bouge, ça pétarade, bref c’est rythmé ; pas forcément crédible et réduit au strict minimum stratégiquement parlant, le film joue incontestablement la carte du divertissement et, force est de constater, que ça fonctionne plutôt pas trop mal. Ajoutez à cela une bande son très rock’n’roll (le compositeur Steve Jablonsky a incorporé quelques « classiques » du genre avec AC/DC, ZZ Top et les Creedence Clearwater Revival notamment) et la boucle survitaminée est bouclée…

Hugo Cabret

Retour (momentané) au calme après un début de programme plutôt explosif, nous nous apaiserons les esprits avec Hugo Cabret de Martin Scorcese.
Dans le Paris des années 30 le jeune Hugo Cabret (Asa Butterfield), un jeune orphelin, vit dans une gare où il remonte les horloges afin qu’elles continuent à donner l’heure juste. Il survit de petits larcins çà et là et occupe son temps libre à remettre en état de marche un automate, seul souvenir de son père. Mais pour ce faire il lui manque une étrange clé en forme de coeur. Sa rencontre avec Isabella (Chloe Moretz), la nièce du ténébreux Papa Georges (Ben Kingsley) va lui donner l’occasion de trouver cette fameuse clé, mais pour les deux jeunes gens l’aventure ne fait que commencer…
Même si je fais partie de ceux qui estiment qu’un film signé Martin Scorcese est gage de qualité j’avoue que j’étais plutôt sceptique de le trouver à la tête d’un film estampillé « jeunesse », il faut dire que c’est la première fois depuis 18 ans qu’il dirige un film « tous publics ». Mais le film est bien plus qu’un banal conte pour enfant, c’est aussi et surtout un vibrant hommage au cinéma, l’hommage d’un des réalisateurs les plus doués de ces dernières années à l’un des pères fondateurs du cinéma, Georges Méliès. De quoi satisfaire tous les amoureux du cinéma, petits et grands.
Au chapitre des « curiosités » vous reconnaitrez dans le rôle de l’inspecteur de gare, Sacha Baron-Cohen, qui prouve qu’il peut être tout aussi convaincant dans des rôles plus « humains » et moins surjoués que ses prestations habituelles (Borat, The Dictator…).

The Amazing Spider-Man

Du nerf bon sang ! Rien de tel qu’une petite plongée dans l’univers Marvel pour redonner du pep’s au programme, redécouvrons l’univers de Spider-Man, version Mark Webb avec The Amazing Spider-Man.
Abandonné par ses parents pour des raisons de sécurité, Peter Parker (Andrew Garfield) est élevé par son oncle Ben (Martin Sheen) et sa tante May (Sally Field). En replongeant dans les papiers de ses parents il découvre le nom d’un proche collaborateur de son père, le Dr Kurt Connors (Rhys Ifans) aujourd’hui chercheur pour OsCorp. Au cours d’une visite guidée au coeur d’OsCorp il fausse compagnie au groupe et pénètre dans leurs laboratoires, suite à une maladresse il provoquera un incident qui libérera de nombreuses araignées génétiquement modifiées, l’une d’elle le mordra avant qu’il ne puisse sortir du laboratoire. Dès le lendemain Peter découvre qu’il a de nouvelles aptitudes surhumaines, reste à savoir comment les employer au mieux…
J’avais bien accroché à la trilogie de Sam Raimi avec Tobey Maguire dans le rôle titre aussi j’attendais avec impatience un quatrième volet, qui finalement ne verra jamais le jour suite à une brouille entre le réalisateur et Sony (propriétaire des droits pour les personnages de l’univers de Spider-Man et des X-Men). Du coup c’est sous forme de ce reboot que l’homme-araigné retrouvera les écrans de cinéma avec un nouveau visage et un nouveau costume. La niaiserie du Peter Parker version Tobey Maguire était parfois rageante mais ce n’est rien face à la suffisance du Peter Parker version Andrew Garfield, pendant toute la première partie du film on a envie de lui foutre des baffes dans la gueule.
A part ça le film est plutôt réussi sans toutefois arriver au niveau de ceux de Sam Raimi, du coup forcément on en sort mitigé. Une suite est toutefois d’ores et déjà en chantier (sortie prévue en 2014), espérons qu’elle saura donner un réel nouveau souffle au personnage. Une partie du problème vient aussi de l’abus des effets 3D, je ne sais pas (et ne veux pas particulièrement le découvrir, ce que ça donne en vraie 3D) mais en 2D ça fait incontestablement « too much »…
Dommage que la licence Marvel soit « partagée » entre Disney Interactive et Sony, impossible je suppose d’espérer un jour des Avengers au grand complet, avec Spider-Man et les X-Men…

Ce Qui Vous Attend Si Vous Attendez Un Enfant

Changement total de registre pour notre dernière séance puisque c’est la comédie de Kirk Jones, Ce Qui Vous Attend Si Vous Attendez Un Enfant, qui viendra clore le programme.
Fous de joie à l’idée de fonder une famille, Jules, séduisante icône du fitness à la télé, et Evan, star d’une émission de danse, réalisent que leur vie sous les projecteurs n’a aucune chance de résister aux exigences inattendues qui accompagnent une grossesse. Wendy, auteur à succès, folle de bébés, se retrouve pour la première fois dans la peau des futures mamans auxquelles elle prodigue ses conseils et découvre les surprenants effets physiques engendrés par les hormones de la grossesse. Son mari, Gary, essaie de ne pas se faire humilier par son père, doté d’un esprit de compétition affûté, dont la très jeune femme trophée, Skyler, attend des jumeaux. Holly, photographe, se prépare à parcourir le monde pour adopter un enfant, mais son mari Alex ne se sent pas prêt et tente de contenir sa panique avec l’aide d’un groupe de jeunes pères solidaires parlent avec franchise de la paternité. Rosie et Marco, deux chefs cuisiniers rivaux de « food trucks », ont une aventure et se retrouvent face à un dilemme : que faire quand votre premier enfant s’annonce avant votre premier rendez-vous ? (source Allociné)
Le film, adapté du premier volume d’une série de guide d’accompagnement de la grossesse écrite par Heidi Murkoff se propose d’explorer les différents aspects de la grossesse en fonction du ressenti de chaque couple. Le casting féminin est de premier choix avec Cameron Diaz, Jennifer Lopez, Elizabeth Banks et Brooklyn Decker ; le casting masculin est d’avantage issu du monde de la télévision exception faite de Dennis Quaid et Chris Rock. Sympa sans plus, au vu du casting j’attendais sans doute trop…

Mort aux cons ! Le retour…

Chat victime de la connerieJe vous avais parlé l’an dernier d’un jeune connard qui avait trouvé marrant de se filmer en train de massacrer un chiot avec un caillou (lire ma chronique), Chocolat est mort, le connard est libre… Je ne reviendrai pas sur cette histoire qui me fout toujours autant la gerbe, vu le retentissement médiatique et émotionnel de l’affaire on aurait pu espérer que ça ferait réfléchir d’éventuels candidats à la barbarie. Et bien non, le connard barbare décérébré congénitalement crétin est visiblement une espèce qui a la cote en Nouvelle-Calédonie.
Cette fois c’est un chat qui a fait les frais de la connerie humaine. Lundi matin des élèves du collège de Koutio ont découvert, sur le parking un chat agonisant, la gueule en sang et un oeil sorti de l’orbite. Une fois l’alerte donnée les enseignants sont intervenus pour conduire l’animal chez un vétérinaire (merci à cette professeure d’anglais qui a pris à sa charge les frais d’intervention, ça redonne un peu foi au genre humain, madame vous méritez de sortir de l’anonymat). Aujourd’hui le chat est sauvé, sa mâchoire, fendue, devrait se ressouder avec le temps, quant à son oeil il est définitivement perdu.
Face à l’émoi suscité par ce nouvel acte de barbarie les langues se délient, des témoins affirment avoir vu trois jeunes gens frapper l’animal à coups de pieds, une plainte contre X sera sans doute déposée par les associations de défense des animaux mais je doute que l’enquête permette d’identifier ces trois connards barbares décérébrés congénitalement crétins ; et même s’ils devaient être identifiés ils n’auront aucune réelle sanction. Pour chacun de ces abrutis, saucissonnez-les afin qu’ils n’aient aucun moyen de se défendre, équipez trois volontaires (vous en trouverez ne vous en faites pas) de battes de base-ball et qu’ils cognent dessus jusqu’à plus soif, surtout au niveau de leurs gueules de cons, mais surtout laissez les vivre, qu’ils soient condamnés à porter et supporter leurs sales gueules défigurées jusqu’à leur dernier souffle. Parfois la Loi du Talion ça a du bon !
Certains pourront trouver mes propos quelque peu extrême, je le reconnais parfaitement et les assume mais persiste à penser jusqu’à la moindre virgule de ma prose. Par contre ne me dites pas « ce n’est qu’un chat », j’ai trois chats donc vous ne seriez définitivement pas les bienvenus sur ce blog (je me ferai d’ailleurs un plaisir de vous bannir ad vitam, un truc que je n’ai encore jamais fait)…
Comme pour le cas de ce pauvre Chocolat je ne mets à disposition que la photo la plus « supportable », en cherchant un peu vous en trouverez de l’animal avant l’intervention, vous comprendrez sans doute mieux la colère qui m’anime quand j’écris ces lignes.

Un mot de passe inviolable

passwordIl y a déjà quelque temps j’avais eu le droit à une formation sur la sécurité informatique et notamment sur l’art et la manière de choisir un mot de passe susceptible de résister à toute tentative de piratage (en théorie en tout cas). Perso je trouvais que mon mot de passe de 8 caractères (6 alpha en minuscules qui forment une chaîne de caractère non répertoriée dans le dictionnaire mais facilement identifiable sur un moteur de recherche et 2 chiffres) était une protection suffisante, ô cruelle désillusion quand on m’annonçât qu’il faudrait à peine 11 minutes à un hacker équipé d’un ordinateur lambda pour le trouver (par la méthode dite de force brute qui consiste à tester toutes les combinaisons possibles et imaginables).
En utilisant le même mot de passe mais en combinant minuscules et majuscules (+ toujours mes 2 chiffres à la fin) on arrive à une durée de 15 heures… C’est pas franchement plus rassurant ! En conservant le même mix entre minuscules, majuscules et chiffres mais en y ajoutant un caractère spécial (donc 9 caractères au total) il faudrait 275 jours à notre hacker pour arriver à ses fins. Y’a du mieux mais c’est pas encore ça.
Du coup j’ai pris le taureau par les cornes pour me créer un mot de passe de 12 caractères combinant minuscules, majuscules, chiffres et caractères spéciaux qui reste relativement simple à mémoriser, notre cher hacker a 344 000 ans devant lui pour pirater mon compte ! Ca me laisse le temps de voir venir et de mourir en paix…
Avec une simple recherche Google vous trouverez un max de conseils pour créer un mot de passe « blindé », perso voilà ce que j’ai retenu :
– Au moins 10 caractères
– Un mix entre minuscules, majuscules, chiffres et caractères spéciaux
– Dans la mesure du possible la chaîne de caractère ne doit pas correspondre à un mot inscrit dans un dictionnaire (français ou autre) écrit à l’endroit ou à l’envers (mortel = letrom)
– De même la chaîne alphanumérique ne doit pas être référencée sur le net (nom d’un jeu, d’un personnage fictif, marque déposée…)
– La chaîne numérique ne doit pas être une chaîne « logique » (12345, 54321…)
– Aucune information personnelle (date de naissance, prénom…)
– Le mot de passe doit être facile à retenir
– Changez de mot de passe régulièrement (une fois par an dans l’idéal)
– N’utilisez pas le même mot de passe pour tous vos comptes (mails, blogs, forums…)
Si vous voulez tester la « solidité » de votre mot de passe je vous conseille de faire un tour sur ce site.
Allez maintenant au boulot, créez votre mot de passe inviolable… A moins de tomber sur un hacker particulièrement vicieux et équipé qui lance un ou plusieurs super-ordinateurs sur le coup mais ce genre d’individu ne courre par les rues, et pour ma part je doute fort d’intéresser ces super-hackers.

Mon programme littéraire 100% thriller

Depuis le temps que je vous bassine avec lui j’ai décidé de vous faire partager mon fameux programme littéraire 100% thriller… Sous réserve d’invités surprises et de quelques escapades hors des sentiers battus (soit dans le cadre d’un Book Club, soit au gré des sorties et des envies du moment).

Titres déjà lus et chroniqués :

Les Apparences de Gillian Flynn
Kaïken de Jean-Christophe Grangé
Les Cicatrices de Jac Barron
Ne T’Eloigne Pas de Harlan Coben
Crains Le Pire de Linwood Barclay
Les Partenaires de John Grisham
Sacrifices de Pierre Lemaitre
Le Léopard de Jo Nesbo
Thérapie de Sebastian Fitzek
Avant D’Aller Dormir de S.J. Watson

Titres en cours de lecture et à chroniquer :

Travail Soigné de Pierre Lemaitre
Les Fleurs De L’Ombre de Steve Mosby

Titres à lire et à chroniquer :

N’Ouvre Pas Les Yeux de John Verdon
Mais C’Est A Toi Que Je Pense de Gary A. Braunbeck
Conséquences de Darren Williams
Les Visages de Jesse Kellerman
La Promesse Des Ténèbres de Maxime Chattam
L’Apparence De La Chair de Gilles Caillot
Un Père Idéal de Paul Cleave
Mapuche de Caryl Ferey
Fractures de Franck Thilliez
Le Testament Des Abeilles de Natacha Calestrémé
De Fièvre Et De Sang de Sire Cédric
Juste Une Ombre de Karine Giebel
Profanation de Jussi Adler-Olsen
Non Stop de Frédéric Mars
La Ronde Des Mensonges de Elizabeth George
Piège Numérique de Christian Olivaux
Les Anges De New York de R.J. Ellory
Les Années Perdues de Mary Higgins Clark
Le Serment Des Limbes de Jean-Christophe Grangé
Les Murs De Sang de Jérôme Camut & Nathalie Hug

Titres bonus :

Les Grands Moyens de Pierre Lemaitre (feuilleton numérique)
Sérum de Henri Loevenbruck & Fabrice Mazza (roman feuilleton)

Comme vous pouvez le constater j’ai encore de longues heures de lectures et de nombreuses chroniques en perspective… Faudrait que je réfléchisse à ce genre de programme pour chacun des genres littéraires que j’affectionne mais en me limitant à une dizaine de titres, sur c e coup j’ai vu les choses en grand. Mais je devrai venir à bout de cette liste lentement mais surement vu que j’adore les thrillers.

[BOUQUINS] S.J. Watson – Avant D’Aller Dormir

S.J. Watson - Avant D'Aller DormirBon après ces diverses escapades littéraires il est plus que temps de revenir à mon programme 100% thriller faute de quoi je ne m’en sortirai jamais, je n’ai pas l’intention de lire tous les thrillers en attente dans mon Stock à Lire mais au moins de découvrir un titre de chaque auteur (plus quelques « valeurs sures »), ma prochaine victime : Avant D’Aller Dormir de S.J. Watson.
Tous les matins depuis plus de vingt ans Christine se réveille comme une étrangère dans sa propre vie, suite à un accident elle souffre d’une amnésie qui a littéralement effacé ses vingt dernières années ainsi que les jours précédents. Sur les conseils de son thérapeute elle va parcourir le journal intime qu’il lui a demandé de tenir afin d’essayer de renouer avec son passé, son présent et elle même. Rapidement elle tombe sur des incohérences et des contradictions entre ce que Ben, son mari, lui affirme et les souvenirs qui remontent à la surface ; il devient impératif pour Christine de découvrir la vérité avant que la nuit tombe et que sa mémoire s’efface à nouveau…
Ah que voilà du thriller comme j’aime ! Une intrigue qui vous tient en haleine du début à la fin, en parcourant/partageant ces deux semaines de souvenirs écrits par Christine on ne sait que trop penser, l’auteur brouille volontairement les pistes, entre les révélations, les surprises et les rebondissements on ne sait plus où donner de la tête ; mais surtout on se demande ce qui va se passer pour notre héroïne même si elle découvrait la vérité. Sur qui peut elle réellement compter pour échapper à une éventuelle menace ? Sans être truffé d’action, de pétarades et de macchabées le rythme imposé par l’auteur reste soutenu tout au long du récit, plus les pages défilent et plus on est scotché…
Pour un premier roman cet auteur britannique tape juste et fort, et visiblement ça paie bien puisqu’il a bénéficié d’un accueil particulièrement enthousiaste aussi bien auprès du public que la critique et de ses pairs. Un thriller sur fond d’amnésie n’est pas forcément une grande première (je pense notamment à La Nuit Interdite de Thierry Serfaty, ou encore à la saga Jason Bourne de Robert Ludlum en passant par les BD XIII de Jean Van Hamme et William Vance) mais ce mix entre amnésie antérograde (incapacité à fixer de nouveaux souvenirs après le fait déclencheur) et rétrograde (oubli des faits antérieurs au fait déclencheur) apporte, à ma connaissance, une dimension nouvelle à cette pathologie comme thème central d’une intrigue.
Le bouquin se divise en trois parties, la première, courte, pose les bases de l’intrigue. La seconde, la plus longue du récit, nous plonge dans les souvenirs de Christine tels qu’elle a écrit au cours de ces deux dernières semaines avec son florilège de questions et de contradictions au fil des pages. Enfin la troisième nous ramène au jour présent pour un final tout aussi réussi que le reste (quoique partiellement prévisible). Une preuve de plus que les Editions Sonatine disposent d’un catalogue de thrillers qui mérite d’être décortiqué de fond en comble.

[BOUQUINS] J.K. Rowling – Une Place A Prendre

J.K. Rowling - Une Place A PrendreJe m’autorise une nouvelle petite escapade littéraire qui s’éloigne du thriller pur et dur le temps de découvrir Une Place A Prendre de J. K. Rowling, le premier roman « adulte » de l’auteure de la saga Harry Potter, et surtout heureux élu du Book Club de la Team AlexandriZ pour ce mois d’octobre (d’où ma fugue). J’aborde ce titre sans aucun a priori étant donné que c’est le premier roman de l’auteure que je lis (les HP sont dans mon stock à lire mais ne figurent pas parmi mes priorités).
Barry Fairbrother, un notable réputé de la paisible bourgade de Pagford, meurt brusquement d’une rupture d’anévrisme. Son siège au Conseil Paroissial, où il faisait office de figure de proue de l’opposition, se retrouve donc vacant ; les prétendants ne tardent pas à se manifester, certains pour reprendre le flambeau, d’autres pour museler l’opposition. Peu à peu des tensions vont apparaitre entre les communautés et même au sein des familles, des années de mensonges et d’hypocrisie vont ressurgir de l’oubli et diviser Pagford…
Bon certes ce n’est sans doute pas de la grande littérature (d’un autre côté je ne suis pas non plus un inconditionnel de cette supposée/prétendue/autoproclamée « Grande Littérature ») mais ce n’est pas non plus franchement illisible, pour moi le problème réside plus dans le fond que dans la forme. On ne sait pas trop vers quel style voulait s’orienter l’auteure, satire sociale, humour noir, drame, tragi-comique ; du coup par moment on est un peu largués à force de ne pas savoir sur quel pied danser. Ajoutez à cela que ça foisonne de personnages pas toujours clairement définis (les plus intéressants sont les ados, bien plus ancrés dans la réalité contemporaine que ceux qui peuplent Poudlard), de fait il faut parfois un temps de recul pour les recadrer. Bref globalement ce bouquin me semble être une tentative de la part de l’auteure de couper le cordon ombilical qui la lie à Harry Potter mais qui nous laisse un arrière goût de travail bâclé…
Si la première partie, sensée planter le décor et les personnages, traîne quelques longueurs dont on se serait volontiers passer, les choses se décantent par la suite, au fur et à mesure que Pagford (une bourgade fictive soit dit en passant) s’embourbe dans la confusion et que les vieilles rancoeurs refont surface, le style de l’auteure se fait plus incisif, le rythme est plus soutenu. Et en guise de bouquet final l’auteure plonge sa paisible bourgade dans le chaos.
Ma note (A : Excellent – B : Bien – C: Moyen – D: Bof – E : Nul) : C/D
Est-ce que je relirai ce bouquin ? Non, mais de toutes façons je ne suis pas un fan des relectures, j’ai trop de choses à découvrir.
Est-ce que je le conseillerai à d’autres lecteurs ? Non, je dirai même que je mettrai en garde un lecteur potentiel selon ses attentes.
Est-ce que je lirai d’autres titres de cette auteure ? Oui, la saga HP un de ces jours. Pour les titres à venir on avisera en temps et en heure mais je ne me jetterai pas dessus.

[BOUQUINS] Esparbec – Frotti-Frotta

Esparbec - Frotti-FrottaNouvelle escapade littéraire avec un bon vieux livre papier (donc hors programme 100% trhiller) et un genre à la réputation sulfureuse puisque je me suis plongé dans Frotti-Frotta, un « roman pornographique » signé par Esparbec, auteur considéré par beaucoup comme le meilleur auteur français du genre…
Quatrième de couverture : Dans les proches environs de Villeneuve, en pleine campagne, cerné par la garenne, Madame Grimaldi dirige un pensionnat pour jeunes filles pas vraiment comme les autres. Les jolies recluses vivent au grand air de la campagne, à l écart des miasmes de la ville, et pourtant… il semble régner ici un climat pernicieux… L une des règles de fer de l Institution ? Les élèves, si elles ont déjà goûté aux plaisirs de la chair, n en sortent que pour se marier. Cependant, leur sort n est pas aussi horrible qu on pourrait le croire. En attendant de leur trouver l homme qui leur conviendrait, et à qui elles conviendraient, la directrice et ses assistants, gardiens immondes de leur vertu, s efforcent de former et de distraire à leur façon ces malheureuses pensionnaires. Tout cela, évidemment, à l’insu de la foule, bien à l’abri derrière les murs impénétrables de l’Institution, établissement au-dessus de tout soupçon.
Je ne vais pas jouer les vierges effarouchées en disant que je ne m’attendais pas à ça et pourtant ce n’est pas complétement faux, non que j’aie été choqué par la chose mais disons que j’espérais quelque chose de plus érotique/sensuel qu’un banal étalage de scénettes pornographiques sans réelle trame de fond. Car c’est bien là que le bât blesse, si l’écriture et le style de l’auteur permettent une lecture fluide et agréable on peut lui reprocher un manque de scénario, tout apparait superficiel (surtout les personnages qui auraient mérités plus de profondeur, sans vouloir faire de mauvais jeux de mots) et laisse même un goût d’inachevé quand on referme le bouquin.
N’allez pas croire que je me suis ennuyé au cours de cette lecture, sachant que j’ai lu la chose le temps d’un week-end c’est forcément que tout n’est pas négatif, ce n’est pas déplaisant et surtout on se laisse facilement entrainer par l’écriture de l’auteur. Ca me confirme juste qu’en littérature (n’en déplaise aux intégristes culturels de tout poil je considère aussi ce genre comme appartenant pleinement au monde littéraire) comme au cinéma je suis plutôt adepte de la suggestion érotique que de pornographie pure et dure, et surtout d’histoires bénéficiant d’une réelle ligne conductrice. Par contre j’ai lu le bouquin de la première à la dernière page sans même opter pour une lecture en diagonale alors que je pense pouvoir affirmer n’avoir jamais réussi à mater un porno du début à la fin d’une traite…
Je voulais découvrir cet auteur et c’est désormais chose faite, toutefois je ne suis pas certain d’avoir envie d’aller plus avant dans son univers littéraire.

[BOUQUINS] David Vann – Désolations

D. Vann - DésolationsAprès la monumentale claque que fut Sukkwan Island il me tardait de me plonger dans le second roman de David Vann, Désolations, je l’ai donc commandé via France Loisirs et je peux enfin m’y plonger tout en ayant bien conscience que je retrouverai sans doute pas la même intensité que dans Sukkwan Island. Bien entendu cette lecture ne s’inscrit pas dans mon « voyage au pays du thriller », mais comme c’est un bon vieux livre papier ça ne compte pas (comment ça mon excuse est bancale ? Non mais, c’est moi qui les règles du jeu).
Gary et Irene sont mariés depuis 30 ans, retraités et parents de deux enfants désormais adultes ils semblent ne pas avoir accompli grand chose de leur vie. C’est alors que Gary décide de construire une cabane en rondins sur un ilot inhospitalier. Convaincue que son mari s’apprête à la quitter, Irene, malgré des maux de tête incapacitants, décide de le suivre dans ce projet qu’elle juge pourtant absurde mais qui tourne vite à l’obsession pour Gary. Mais l’isolement et une météo de plus en plus hivernale n’aideront pas à souder le couple, ce sont au contraire les rancoeurs et non-dits qui referont surface…
On retrouve le même style minimaliste et sans fioriture qui se concentre sur l’essentiel, à savoir le devenir d’un couple en dérive et de ceux qui les entoure (leurs deux enfants et leurs partenaires). Mais c’est bien là le seul point commun avec Sukkwan Island, même l’environnement y est moins hostile. Ca ne foisonne pas d’action (loin s’en faut) et pourtant on ne s’ennuie pas une minute tandis que l’auteur nous fait partager le quotidien et les pensées de ses personnages. C’en est presque jubilatoire de voir la haine s’installer progressivement entre Gary et Irene, n’y voyez pas là un plaisir sadique, c’est juste la plume de David Vann qui excelle à alourdir le climat sans concessions, ni parti pris.
Si Gary et Irene sont d’accord pour dire qu’ils n’ont pas vécu la vie qu’ils espéraient chacun en rejette la faute sur l’autre, d’abord en ruminant ses regrets dans son coin, puis peu à peu en se les balançant à la gueule de plus en plus crûment. Il n’y a aucune violence physique mais parfois les mots peuvent faire plus de mal qu’une gifle, et avec le temps le mal se gangrène dans le coeur et l’esprit, la rancoeur, poussée à son paroxysme, ne peut que déboucher sur une issue fatale. Et c’est le cas ici, on devine que ça finira mal et l’on regarde le couple s’enfoncer jusqu’au point de non retour, jusqu’à l’irréparable.
Si le bouquin est moins « dérangeant » et moins « percutant » que Sukkwan Island il n’en reste pas moins agréable à lire, comme pour son prédécesseur à éviter toutefois en période de blues à l’âme…