Uniforme au collége : un premier pas vers la pensée unique ?

L’uniforme scolaire semble avoir le vent en poupe en Calédonie, après deux écoles de Bourail c’est au tour du Collège de Magenta de réfléchir sur une « tenue réglementaire » pour la rentrée 2013. Rassurez-vous on est encore loin des uniformes anglo-saxons ou nippons, l’idée, si elle est acceptée par le Conseil d’Administration du 2 octobre, serait d’imposer un jean et un haut blanc (les détails seront discutés lors de ce fameux CA). L’objectif avoué étant de « lisser les différences vestimentaires et sociables« , un objectif louable en soi mai surtout une belle foutaise teintée d’hypocrisie : ainsi l’équipe éducative pourra ignorer les différences mais en aucun cas cela mettra tout le monde sur un même pas d’égalité, les petites « communautés » persisteront et continueront à cohabiter en s’ignorant (dans le meilleur des cas).
Vous l’aurez compris je ne suis pas pour, d’un autre côté n’étant pas concerné je m’en fous un peu (beaucoup)… Disons que par nature je n’aime pas tout ce qui a tendance à uniformiser ou formater l’individu afin qu’il se fonde dans la masse. Par contre j’estime que l’ensemble des établissements scolaires devrait réfléchir sérieusement à un code vestimentaire plus strict. Paradoxal ? Et ben non, je m’explique : tout en laissant le libre choix des couleurs, marques et autres signes distinctifs (dans la limite du respect d’autrui, donc on évite toute allusion politique ou religieuse) il faudrait imposer un minimum : le bas doit descendre au moins jusqu’au genou et le haut jusqu’à la taille et cela vaut aussi bien pour les mecs que pour les nanas.
Depuis que l’on a déménagé au Kariba, le matin en venant bosser et lors de ma pause déjeuner je croise une foule de lycéens et collégiens, et il y en a, surtout chez la gente féminine (n’y voyez là aucun sexisme ou machisme, ce serait mal me connaître), qui sont visiblement adepte du strict minimum coté tissu, une jupe ras du cul qui ne cache pas grand chose (surtout quand la jouvencelle marche ou se penche), un haut qui couvre à peine les miches et de préférence bien moulant, j’veux pas être vulgaire mais c’est limite de l’incitation au viol !

Uniforme au collègeSource : Chez Chimulus

Par contre ça me fait doucement rigoler d’entendre certains élèves dire qu’ils sont contre une tenue réglementaire car ça les priverait d’une partie de leur identité. La grande majorité des lycéens et collégiens sont déjà porteurs d’un uniforme sans en avoir conscience, tous arborent plus ou moins les mêmes fringues au gré des modes… Niveau originalité, à quelques exception prés (j’ai toujours fait partie de ces exceptions, à croire que c’est dans mes gènes depuis toujours cet anticonformisme), on repassera !
Voilà c’était juste histoire d’apporter mon grain de sel à l’histoire…

[BOUQUINS] Linwood Barclay – Crains Le Pire

L. Barclay - Crains Le PireC’est via France Loisirs que j’ai découvert Linwood Barclay, ses thrillers avaient l’air plutôt bien ficelés et recevoir un accueil positif des lecteurs et pourtant je n’ai jamais franchi le cap de la simple curiosité éphémère ; c’est désormais chose faite puisque je me suis plongé dans son roman Crains Le Pire.
La vie de Tim Blake, divorcé, bascule le jour où sa fille, Sydney, 17 ans, ne rentre pas après sa journée de travail et ne donne aucune nouvelle. Le lendemain il devient évident que la jeune fille a disparu, d’autant que Sydney semble avoir caché certaines choses à ses parents et amies. Fugue, enlèvement, ou pire ? En complément de l’enquête de police Tim entend bien tout mettre en oeuvre pour retrouver sa fille, quoi que cela puisse lui coûter. Au fil de ses recherches et découvertes il va se retrouver pris dans un engrenage qui pourrait bien lui être fatal…
D’ores et déjà au vu de l’épaisseur du bouquin (plus de 500 pages) on se doute bien que la recherche de la gamine ne va pas être une promenade de santé pour son père et le moins que l’on puisse dire c’est que l’intrigue tient toutes ses promesses au niveau des rebondissements et autres surprises. Une fois que l’on plonge dans ce bouquin il devient difficile de le lâcher avant d’avoir le fin mot de l’histoire, d’autant que le suspense et le rythme vont crescendo. Rien à redire l’auteur maitrise son sujet et prend un malin plaisir à jouer avec nos nerfs !
Si tout tourne autour de l’enquête de Tim les autres personnages ne sont pas pour autant laissés pour compte, ils bénéficient tous d’un traitement soigné qui leur confère une personnalité unique (j’ai une tendresse particulière pour la jeune Patty). L’histoire dans son ensemble me fait penser au film Taken de Pierre Morel sauf que cette fois le père n’est pas un ex agent des forces spéciales mais d’avantage un « monsieur tout le monde » comme vous et moi ; dans les deux cas ils mettent tout en oeuvre pour retrouver et sauver leur fille.
N’ayant pas de gosse je peux difficilement me mettre en situation mais je conçois sans peine que c’est effectivement le pire (ou l’un des pires) scénario qui puisse être envisageable pour des parents. Difficile d’imaginer comment nous réagirions dans les mêmes circonstances, je suppose que certains investirons l’enquête alors que d’autres se contenteraient d’espérer en attendant les résultats de l’enquête. Je suis bien incapable de dire comment je me comporterais pour ma part, je ne suis pas un héros mais si on touche à ceux que j’aime je pense être capable de tous les extrêmes pour leur rendre la monnaie avec un méga pourboire…
Ce bouquin m’a donné envie d’aller plus avant dans la découverte de cet auteur, nul doute que j’y reviendrai à plus ou moins long terme (d’autant que j’ai un autre titre en sommeil dans mon Stock à Lire Numérique. Et encore un epub quelque peu chaotique (ce n’est pas un reproche, nul doute que la création d’un ebook perso de A à Z doit exiger une certaine maitrise et un minimum d’apprentissage), heureusement j’ai toujours Sigil à portée de main pour quelques retouches persos…

[BOUQUINS] Harlan Coben – Ne T’Eloigne Pas

H. Coben - Ne T'Eloigne PasEncore une découverte au programme de mon circuit littéraire 100% thriller avec le dernier roman d’Harlan Coben, Ne T’Eloigne Pas. Certes l’auteur n’est pas un inconnu, loin s’en faut, mais comme c’est son premier roman que je lis pour moi ça reste une « découverte »…
Après avoir vainement essayé de vous pondre un pitch convaincant je renonce et vous propose un simple copier-coller de la quatrième de couv’. A Atlantic City, le même soir, deux personnes, Stewart et Cassie, disparaissent sans laisser de trace. Dix-sept ans après : Cassie mène une vie rangée de parfaite mère au foyer ; Ray, son ex-petit ami, est un homme brisé, rongé par ses cauchemars et l’inspecteur Broome est hanté par un mystère qu’il n’a jamais résolu : qu’est-il arrivé à Stewart, ce bon père de famille, cette nuit-là ? Quel lien entre lui et Cassie ? Un incident va tout faire basculer… Et si le temps était venu pour chacun d’affronter son passé et ses secrets ? L’insoutenable vérité, enfouie depuis dix-sept ans, va-t-elle pouvoir enfin éclater ?
S’agissant du premier Harlan Coben que je lis je peux donc porter un jugement « neutre » sur ce bouquin (disons plutôt sans être tenté de le comparer au reste de son oeuvre). On est là en présence d’un thriller plutôt efficace, l’intrigue, bien que quelque peu convenue, parvient à nous maintenir en haleine au fil des chapitres. Les personnages sont bien pensés et travaillés (mention spéciale au couple Ken et Barbie). L’écriture et le style sont agréables ce qui permet une grande fluidité dans la lecture (lu en quatre jours et encore pas en continu). Je lui reprocherai juste un côté un peu trop « téléphoné », aucune « révélation » ne nous surprend réellement et même la fin, une fois que les différentes pièces du puzzle s’assemblent, saute aux yeux comme une évidence.
Je ne me forgerai pas une opinion nette et définitive sur l’oeuvre de Harlan Coben à partir de ce seul bouquin, disons toutefois qu’il a réussit à susciter mon intérêt et que je lirai certainement d’autres titres avant de me prononcer.

[BOUQUINS] George R.R. Martin – Le Trône De Fer : Intégrale 4

GRR Martin - Le Trône De Fer : Intégrale 4Je poursuis mon petit bonhomme de chemin à Westeros avec le quatrième volume de l’intégrale du Trône De Fer de George RR Martin, encore un joli pavé (890 pages) qui regroupe les livres 10 à 12 de la saga : Le Chaos, Les Sables De Dorne et Un Festin Pour Les Corbeaux.
Attention spoilers si vous n’avez pas lu les tomes précédents. Après les noces pourpres et l’assassinat de Robb Stark le Nord ne représente plus une menace pour les Lannister et Port Real. Mais entre la mort de Joffrey et celle de Lord Tywin le clan Lannister a été pas mal ébranlé, d’autant plus que l’on accuse Thyrion de ces deux crimes et que le nain demeure introuvable. Sans l’aide d’une Main du Roi capable de s’opposer à Cersei, la reine régente, le fragile équilibre du royaume risque bien de s’effondrer. D’autant que Stannis et ses troupes, venus en renfort auprès de la Garde de Nuit, décident de changer de tactique pour reprendre le Trône de Fer… Fin des spoilers.
Comme d’hab je me contente d’un pitch succinct, avec autant de personnages, de lieux et d’intrigues il me parait impossible de tout faire tenir en quelques lignes. Ce n’est d’ailleurs pas forcément rendre justice à ce tome que de me concentrer sur Port Real ; une grande partie de l’histoire se déroule à Pyk (où, suite à la mort du roi Balon Greyjoy, des états généraux de la royauté sont organisés pour désigner son successeur parmi les nombreux prétendants), à Dorne (qui, après la mort du Prince Oberyn, crie vengeance contre Port Real et les Lannister) et à Braavos (où Arya, toujours en fuite et plus seule que jamais, entre au service du dieu multiface). Bref on croise de nouveaux personnages (et de nouveaux lieux) tandis que ceux existants continuent de s’étoffer.
Par contre le choix de l’auteur quant au découpage peut surprendre, plutôt que de suivre tous les personnages comme il le faisait jusqu’à présent il se concentre sur certains, les autres seront abordés dans le livre 5, ainsi pas un mot sur Daenerys Targaryen et Tyrion Lannister, même Jon Snow est à peine évoqué ; il faudra attendre le cinquième opus pour les retrouver ce qui est un tantinet frustrant mais comme l’intrigue reste toujours aussi captivante on oublie vite ce petit désagrément passager, même s’il y a fort à parier qu’il faudra attendre le sixième tome pour découvrir la suite…
Je pense que je vai marquer une pause dans mon périple à Westeros mais je ne patienterai pas jusqu’à la sortie du tome 5 de l’intégrale chez J’ai Lu (prévue pour juin 2014), je l’achéterai histoire de compléter ma collection mais je me rabattrais sur les versions numériques des livres 13 (mars 2012), 14 (septembre 2012) et 15 (annoncé pour janvier 2013). Sachant que le livre 5 de la version originale, A Dance With Dragons, est paru en juillet 2011 j’en déduis qu’il faut compter pas loin de 3 ans pour espérer une intégrale en français. Ca promet pour les livres 6 et 7 (voire 8) dont aucune date de sortie n’a encore été annoncée (l’auteur estime toutefois qu’une durée de 3 ans pour l’écriture de chaque opus serait une « estimation raisonnable« ).

Déménagement au Kariba

Vendredi nous (cellule statistiques) avons quitté nos sombres locaux de Botticelli pour rejoindre nos nouveaux bureaux situés au Kariba. J’avais déjà eu l’occasion de me plaindre de nos bureaux au Botticelli (voir ma chronique) autant dire que ce déménagement (prévu initialement pour mars 2012) était attendu de pieds fermes.

Bin voyons...

Juste un mot concernant le  déménagement à proprement parler. Le syndic du Botticelli fait preuve d’une logique à toute épreuve en interdisant l’utilisation des ascenseurs en cas de déménagement ou emménagement ; bin voyons les gars vont se coltiner les cartons sur le dos dans les escaliers. Je ne sais pas qui est l’abruti qui a eu  cette idée de génie mais franchement il devrait consulter dans les plus brefs délais, je crains que son neurone ne soit en train de le lâcher ! Je vous rassure personne ne respecte cette ineptie…

Nous avions déjà visité les locaux mais c’était encore en chantier et il n’est pas vraiment facile de se faire une idée précise face à des locaux vides. D’ores et déjà ce qui nous avait sauté aux yeux (c’est le cas de le dire) c’est la luminosité, avec quasiment tout un pan de mur vitré ça n’a rien à voir avec notre « Grotte ». Impression confirmée en prenant possession des lieux, c’est même limité éblouissant mais dans l’immédiat on fait une cure de lumière naturelle après un an sous éclairage artificiel ! Par contre au niveau de l’aération on va sans doute rester à la clim vu que l’on donne sur un axe routier très passant donc forcément c’est bruyant, sans doute aérer le matin en arrivant et après direct par la case clim (d’autant que la saison chaude s’installe lentement mais sûrement).

Et voilà un aperçu en images de nos nouveaux locaux (photos prises sans flash).

Kariba - Stats 1Johann et moi (sous la clim, j’adore)

Kariba - Stats 2Christelle et la future recrue

Globalement on est gagnants avec ce déménagement (d’autant que ça me fait moins de marche pour venir bosser et rentrer, il va falloir que je me peaufine l’itinéraire le plus avantageux) du Centre Ville, pas pratique pour les courses pendant la pause déjeuner (moins de choix aussi pour se prendre à bouffer) ou en sortant il soir (il faut pas loin de 20 minutes pour aller à Casino Johnston) ; mais au pire je peux toujours me rabattre sur Carrefour Market d’autant que j’aime beaucoup ce magasin.

[BOUQUINS] Jac Barron – Les Cicatrices

J. Barron - Les CicatricesAprès que deux outsiders se soient invités dans mon programme littéraire 100% thriller je peux enfin attaquer la liste que je m’étais fixée. J’ouvre les hostilités avec Les Cicatrices de Jac Barron, roman que l’auteur qualifie lui même de thriller psychique. Ca fait un moment qu’il squatte mon Stock à Lire Numérique et j’ai à plusieurs reprises différé sa lecture pour X raisons, cette fois c’est la bonne, je peux enfin satisfaire ma curiosité.
Paris, un adolescent disparu depuis une quinzaine de jours est retrouvé vivant mais atrocement mutilé et réduit au silence. Serge Miller, le flic chargé de l’affaire, comprend tout de suite que d’autres victimes suivront, il fait alors appel à Franck Marshall, un profiler spécialisé dans les serial-killers, pour l’aider à identifier et neutraliser leur homme. Chacun va devoir mettre de côtés ses soucis personnels pour se concentrer sur l’enquête, pour essayer d’y voir plus clair Marshall va associer Marc Dru, un psychologue rencontré par hasard, à l’enquête…
Outre l’intrigue c’est la notion de « thriller psychique » qui attisait ma curiosité, je me demandais en effet à quoi ça pouvait ressembler, la réponse tombe dès les premiers chapitres, l’auteur nous plonge dans la peau de ses personnages en nous faisant partager leur point de vue sur l’affaire mais aussi sur leur vie et la société en général. Non seulement on plonge, au fil des chapitres, dans la psyché des trois enquêteurs mais aussi dans celle du « prédateur » (le « serial-torturer ») et de sa « proie » (future victime ou futur disciple ?) ; cette approche à dimensions multiples confère au bouquin une ambiance particulière et oppressante, on se sentirait presque dans la peau d’un voyeur qui s’invite tour à tour au plus profond de l’âme des intervenants.
Venons en maintenant à l’intrigue parce qu’après tout c’est bien ce qui fera ou ruinera l’efficacité d’un thriller. Ami lecteur autant que tu sois prévenu d’avance, pour affronter ce thriller il te faudra avoir les tripes bien accrochées, « âmes sensibles s’abstenir » comme on dit sauf que là ce ne sont pas de vains mots. Les scènes de crimes vont crescendo dans l’horreur et bien qu’étant habitué aux thrillers hardore j’avoue que je n’ai pu m’empêcher de ressentir un certain malaise en essayant de « visualiser » les choses. Mais ces scènes de crimes ne font qu’accentuer le cadre glauque et morbide de l’intrigue, pour tout dire une « simple » exécution d’une balle dans la nuque aurait fait tâche dans le décor planté par l’auteur. Au niveau du suspense aussi Jac Barron maîtrise son sujet, on suit l’enquête et ses multiples rebondissements au gré du bon vouloir de l’auteur et croyez moi ce n’est pas une promenade de santé, l’intrigue vous foutra rapidement les nerfs à vif et du coup vous aurez un mal de chien à lâcher le bouquin.
Je ne connais pas le parcours de l’auteur mais comme chez Maxime Chattam ou Jean-Christophe Grangé on retrouve un récit hyper documenté (notamment en matière de psychologie et de psychanalyse), pour un premier roman il réussit un sacré coup de maître en se hissant d’office parmi les plus grands noms du genre. Ce roman constitue le premier tome de ce que l’auteur a appelé La Trilogie Des Pulsions (les trois titres soient complétement indépendants mais les personnages sont récurrents à l’image de La Trilogie Du Mal de Maxime Chattam) le second opus, Plasma, est déjà disponible, quant au troisième, Impulsions, il serait toujours « en chantier » dixit l’auteur. Pas évident pour moi de me les procurer car ils sont publiés par un éditeur québécois (Transit Editeur) qui semble connaître quelques déboires financiers ; reste à espérer qu’une âme charitable mette à disposition le second opus sur le forum de la Team, de quoi patienter en attendant la sortie (un jour peut être) du tome 3.

[TV News] Falling Skies – Saison 1

Falling SkiesEt encore une découverte au programme de nos errances dans le vaste monde des séries TV avec Falling Skies, créée par Robert Rodat et Steven Spielberg (les deux hommes ont déjà eu l’occasion de travailler ensemble, on leur doit l’excellent Il Faut Sauver Le Soldat Ryan) pour TNT.
Six mois après une invasion extraterrestre aussi fulgurante que dévastatrice l’humanité a quasiment été nettoyée de la surface de la Terre désormais sous contrôle des « Rampants » et de leurs droïdes de combat. Toutefois les survivants s’organisent en plusieurs divisions de combat afin de résister aux envahisseurs. C’est notamment le cas de la 2nde Division du Massachussets, placée sous contrôle conjoint du Capitaine Weaver (Bill Patton) pour ce qui est des forces armées et Tom Mason (Noah Wyle) pour les civils. Ensemble ils vont devoir organiser la survie et la cohésion de leur groupe tout en repoussant les assauts des aliens. D’autre part Mason, accompagné par son aîné, Hal (Drew Roy) et son cadet Matt (Maxim Knight), espère bien retrouver son troisième fils, Ben (Connor Jessup), enlevé par les extraterrestres, comme de nombreux autres enfants et adolescents réduits en esclavage…
La première chose qui frappe dans cette série c’est que l’on est directement plongé dans l’action, l’invasion et ses conséquences sont décrites en une phrase d’intro et on se retrouve aussitôt au coeur de la résistance ; surprenant mais on finit par s’y faire même si, pour ma part, je reste un peu sur ma faim quant au pourquoi du comment de la chose. De prime abord la série peut paraître relativement classique (les gentils terriens opprimés contre les méchants aliens oppresseurs) mais la donne n’est heureusement pas aussi simpliste bien que très américano-américain (ce sont eux les plus forts et les futurs probables sauveurs du monde… rien de nouveau sous le soleil d’Hollywood, on compense dans la fiction ses désillusions du monde réel).
Les personnages sont plutôt bien travaillés (tant individuellement chez les humains que comme une entité de groupe chez les aliens), les effets spéciaux sont convaincants sans être révolutionnaires et l’intrigue nous réserve de bonnes surprises histoire de maintenir notre intérêt constant. Résultat des courses on s’est fait la saison 1 ce week-end (10 épisodes de 42 minutes) et l’on compte bien enchaîner avec la saison 2 sur la lancée vu que le final ouvre bien des possibilités pour la suite. Une troisième saison est d’ores et déjà en chantier, j’espère que la saison connaîtra une suite et fin à la hauteur de ses débuts prometteurs sans non plus s’étaler dans la durée plus que nécessaire (au risque d’être annulée en cours de route).

[BOUQUINS] Jean-Christophe Grangé – Kaïken

JC Grangé - KaïkenD’ores et déjà je m’étais programmé un circuit littéraire placé sous le signe du thriller pour les prochaines semaines mais je n’avais pas prévu d’avoir un invité surprise. Comme le dernier roman de Jean-Christophe Grangé, Kaïken, est venu grossir mon « Stock à Lire Numérique » c’est donc à lui que revient la primeur d’ouvrir le bal (même si, concrètement, j’ai commencé ma promenade avec Les Apparences de Gillian Flynn, lui aussi apparu en outsider de mon programme initial).
Olivier Passan à deux passions/obsession : la Japon médiéval des samouraïs et son boulot d’inspecteur de la Crim’. Au cours d’une opération clandestine il arrête, dans des conditions plus que discutable, Patrick Guillard, qu’il soupçonne d’être L’Accoucheur, un tueur en série qui étripe les femmes enceintes et brûle leur foetus. Mais du fait des circonstances Guillard est relâché et Passan, le temps d’une enquête de l’IGS, mis sur la touche. Mais quand on menace sa famille le flic prend personnellement les choses en main, bien décidé à neutraliser définitivement L’Accoucheur ; mais est-ce bien lui la menace ? L’enquête de Passan va aussi l’obliger à se pencher sur la personnalité de sa future ex-épouse, Naoko, une japonaise qu’il idolâtre plus qu’il ne l’aime…
Alors ce JCG 2012 est-il enfin le grand cru tant attendu ? L’intrigue est issue du bitume parisien, pas le Paris des guide touristique mais celui du 9-3 (Seine Saint-Denis) et ses banlieues à haut risque, pour le tourisme on repassera (si ça peut vous consoler la dernière partie du récit nous embarque pour le Japon « post-Fukushima ») ! La mise en bouche est efficace avec une scène de crime parmi les plus glauques du répertoire de l’auteur qui n’est pas franchement un adepte de la mort douce dans ses bouquins. Le personnage de Passan est encore un électron libre qui joue selon ses propres règles. Comme toujours l’enquête nous balade selon le bon vouloir du maître de cérémonie et une fois de plus on va de rebondissement en rebondissement à un rythme hallucinant. On retrouve aussi une autre marque de fabrique de JCG, son récit est hyper documenté à différents point de vue (outre un aspect médical récurrent on apprend aussi beaucoup sur les traditions et mentalités japonaises). Reste la grande question du final (le véritable point faible du Passager, le précédent roman de JCG) : pas de mauvaise surprise au rendez-vous, la fin est aussi haletante que le reste du bouquin. Le verdict est donc un OUI franc et massif… ENFIN !!! Incontestablement un grand cru signé JCG et donc un excellent thriller qui devrait combler même les fans les plus exigeants du genre.
L’auteur profite de ce roman pour nous faire partager sa passion pour le Japon, ce n’est pas le seul point commun qu’il partage avec le personnage d’Olivier Passan, en effet lui aussi partage sa vie avec une japonaise (j’espère que leur couple est moins tumultueux que celui formé par Olivier et Naoko).

[TV News] The Killing

The KillingPetite (20 épisodes de 55 minutes quand même) escapade télévisuelle nordique avec la série policière danoise The Killing de Sorein Sveistrup.
Qui a violé, torturé et tué Nanna Birk Larsen, une étudiante de 19 ans ? Telle est la question à laquellle vont devoir répondre l’inspecteur Sara Lund (Sofie Grabol) et son co-équipier Jan Mayer (Soren Malling). La police va non seulement devoir enquêter auprès des parents Theis et Pernille (Bjarne Henriksen et Ann Eleonora Jorgensen) mais aussi s’inviter au coeur de la campagne électorale pour les municipales qui oppose le maire sortant, Poul Bremer (Bent Mejding) à un jeune candidat libéral ambitieux et énergique, Troels Hartmann (Lars Mikelsen). Sara Lund, qui devait quitter Copenhague avec son fils pour rejoindre son compagnon en Suède décide, une fois de plus, de faire passer l’enquête avant sa vie privée…
De prime abord il pourrait sembler légitime de penser que 20 épisodes pour une seule enquête ça risque de tirer en peu en longueur mais pas du tout, la série réussit à nous maintenir en alerte par de nombreux rebondissements et imprévus. Le gros point fort de cette série est de nous proposer plusieurs point de vue, bien entendu en premier lieu on suit l’enquête policière à proprement parler, des flics qui ne semblent pas sortis des pages d’un magazine de mode et qui n’ont pas la science infuse ; pressés de toute part ils ont tendance à se jeter sur la moindre piste, quitte à ne pas gratter suffisamment en profondeur, du coup il y a des ratés plus ou moins lourds de conséquences au fil de leur enquête. Mais on assiste aussi au désarroi et à l’impuissance des parents de la victime qui ont du mal à aller de l’avant après une aussi terrible épreuve, et pourtant ils ont deux autres enfants en bas âge qui ont besoin d’eux. A plusieurs reprises l’enquête s’oriente vers des sources proches de la mairie, du coup on suit les dessous d’une campagne électorale dans laquelle tous les coups sont permis, surtout les coups bas…
Les acteurs ont un jeu sobre mais juste, l’ambiance est définitivement inhabituelle (ça ne pétarade pas à tout va), parfois un silence et un regard seront plus parlants qu’un long discours. Au cas où vous n’auriez pas encore compris que vous n’êtes pas devant une série américaine le final mettra définitivement les points sur les i ; pas de happy end au rendez-vous, certes l’enquête est résolue (le tueur est en fait… non j’déconne !) mais le bilan global est plutôt mitigé d’un point de vue personnel pour les différents intervenants.
J’ai vraiment été bluffé par cette série policière qui sort efficacement des sentiers battus, une surprise d’autant plus grande que la série était diffusée par Arte, qui n’a pas la réputation d’offrir le catalogue de séries le plus innovant. Face au succès de la série les américains ont fait ce qu’ils savent de mieux en de pareilles circonstances : un remake ! La chose s’appelle The Killing US (waow vachement original le nom !), je n’ai pas vu et ne verrai pas, d’autant que la série a coulé après deux saisons (d’après ce que j’ai lu çà et là la version US est nettement moins profonde et complexe que son homologue danoise, peut être pour s’adapter au niveau de son public). Par contre je vais essayer de récupérer la saison 2 de la série originale, 10 épisodes qui suivront une nouvelle enquête de Sara Lund…
Je savais déjà que l’on devait compter sur les auteurs scandinaves en matière de littérature policière mais au niveau des séries TV j’avoue que je suis plutôt ignorant, ma seule expérience étant l’adaptation de la trilogie Millénium de Stieg Larson en 6 épisodes (une totale réussite soit dit en passant). Sinon je me suis essayé à la série Wallander proposée par la BBC (pas vraiment suédois tout ça, mais comme le cadre est en Suède on va dire fifty-fifty) avec Kenneth Brannagh dans le rôle titre mais j’avoue honnêtement avoir du mal à accrocher ; l’interprétation de Kenneth Brannagh n’y est pour rien, au contraire il incarne un Kurt Wallander exactement comme je me l’imaginais, c’est plus une question d’un rythme vraiment trop lourd par moment (pire que dans les bouquins, c’est tout dire)…