[BOUQUINS] Donato Carrisi – Le Tribunal Des Ames

D. Carrisi - Le Tribunal Des AmesJ’avais été emballé par Le Chuchoteur, le premier roman de Donato Carrisi, c’est donc plutôt enthousiaste que je me suis plongé dans Le Tribunal Des Âmes du même auteur.
Etant bien incapable de vous proposer un pitch perso je me contenterai de la présentation de l’éditeur, récupérée sur Amazon. Marcus est un homme sans passé. Sa spécialité : analyser les scènes de crime pour déceler le mal partout où il se terre. Il y a un an, il a été grièvement blessé et a perdu la mémoire. Aujourd’hui, il est le seul à pouvoir élucider la disparition d’une jeune étudiante kidnappée. Sandra est enquêtrice photo pour la police scientifique. Elle aussi recueille les indices sur les lieux où la vie a dérapé. Il y a un an, son mari est tombé du haut d’un immeuble désaffecté. Elle n’a jamais tout à fait cru à un accident. Leurs routes se croisent dans une église, devant un tableau du Caravage. Elles les mèneront à choisir entre la vengeance et le pardon, dans une ville qui bruisse encore de mille ans de crimes chuchotés au coeur du Vatican.
Autant Le Chuchoteur m’avait embarqué dès les premières pages autant j’aurai eu du mal à entrer dans l’intrigue (ou plutôt les intrigues) de ce second roman. Outre les deux intrigues principales (Marcus et Sandra) que l’on peut supposer liées même si c’est loin d’être évident à la lecture du bouquin, chaque chapitre est coupé par un flashback faisant un bond d’un an en arrière dans lequel un homme traque un tueur en série transformiste (non seulement il élimine ses victimes mais il prend aussi leur place)… Quel rapport avec l’intrigue présente ? Il va falloir attendre pour comprendre, d’autant que l’auteur est plutôt avare en indices.
Je ne doute pas que cette fameuse pénitencerie soit une réalité historique mais j’ai un peu plus de mal à admettre que ces prêtres apprentis criminologues (voire justiciers) sévissent encore de nos jours, même dans la clandestinité. Dommage ça m’aurait donné une occasion de jeter un oeil moins méprisant sur l’Eglise et ses hordes de culs bénits. Ceci dit je veux bien faire abstraction de mes doutes pour essayer d’entrer de plain pied dans l’intrigue imaginée par Donato Carrisi. Mais même avec ce recul la sauce a du mal à prendre, non que ce soit mal écrit, loin s’en faut et même l’intrigue réussit progressivement à nous scotcher mais il manque quelque chose pour atteindre l’excellence. Même la fin, plutôt bien trouvée (hormis la partie concernant l’amnésie de Marcus, trop prévisible), laisse un goût d’inachevé. Peut être que j’attendais trop de ce second roman…