[DVD] Films en vrac…

Films en vrac...
Le Prestige

Notre première escapade cinéphile sera placée sous le signe du thriller plus ou moins fantastique avec Le Prestige de Christopher Nolan.
Londres, fin du XIXème siècle. Les prestidigitateurs Alfred Borden (Christian Bale) et Robert Angier (Hugh Jackman) se livrent une lutte sans merci pour être le meilleur, tous les coups sont permis afin de trouver le tour qui assurera la prospérité à son créateur. C’est autour d’un tour appelé « l’homme transporté » que leur rivalité atteindra son paroxysme…
J’avais entendu parler du roman homonyme de Christopher Priest avant le film mais je n’arrivais pas à me le procurer (depuis il est dispo chez la Team AlexandriZ) et puis finalement j’ai cédé à la facilité en optant pour la version cinéma. Mais je compte bien me rabattre sur le roman à l’occasion afin d’éclaircir certains points…
L’intrigue est complexe et tarde un peu à prendre forme, il faut s’accrocher et surtout ne pas décrocher un moment sous peine d’être largué. Donc à regarder de préférence l’esprit clean et en sachant que les neurones vont devoir se mettre en branle pour suivre le cheminement du film. A vrai dire je reste mitigé quant à mes impressions, certes on a le droit à quelques surprises de taille, c’est globalement plutôt pas trop mal foutu mais je trouve malgré tout que l’ensemble manque de consistance ; peut être que je n’étais pas dans un état d’esprit suffisamment éveillé pour apprécier pleinement le film.

La Route

On reste dans le domaine du fantastique pour la suite de notre programme, mais cette fois dans le décor post apocalyptique de La Route de John Hillcoat.
Dans un monde dévasté par un cataclysme (nucléaire ?) un homme (Viggo Mortensen) et son fils (Kodi Smit-McPhee) tentent tant bien que mal de survivre au milieu des paysages désolés. La nourriture est leur principal source d’inquiétude, les réserves s’épuisent peu à peu, d’autres survivants n’hésitent pas à recourir au cannibalisme pour survivre, eux s’y refusent et doivent donc éviter de devenir les proies de ces chasseurs de chair humaine…
De prime abord j’aurai été tenté de dire que le bouquin de Cormac McCarthy était impossible à porter à l’écran de façon viable, et pourtant le réalisateur australien, dont c’est le premier film « international » (comprendre le premier remporte un succès critique et public hors Australie), s’en sort haut la main. On retrouve toute la noirceur du bouquin, le style minimaliste est parfaitement restitué au niveau visuel. On a juste le droit à quelques flashbacks supplémentaires sur la vie de l’homme (les personnages n’ont toujours pas de nom) avant le chaos. Chapeau bas aussi à Viggo Mortensen sur qui repose l’essentiel du film, tout en respectant un jeu minimaliste il parvient à donner à son personnage une véritable profondeur et humanité quasiment palpable.

Peace, Love Et Plus Si Affinités

Changement de registre pour la suite puisque l’on optera pour Peace, Love Et Plus Si Affinités, une comédie signée David Wain.
Alors qu’ils quittaient, contraints et forcés, leur confortable vie new-yorkaise Georges (Paul Rudd) et Linda (Jennifer Aniston) tombent par hasard sur Elyseum, une communauté ultra permissive qui semble s’épanouir en vivant le plus simplement du monde. Ils y sont accueillis à bras ouverts par Seth (Justin Theroux) qui semble être plus ou moins le maître des lieux. Si le changement de vie peut paraitre séduisant à plus d’un titre le couple va rapidement devoir faire face à de nouveaux dilemmes…
Je n’attendais pas grand chose de ce film sinon de passer un moment sympa sans prise de tête et c’est exactement ce qu’il offre ; à ce titre il est même plutôt réussi, le comique dû au choc des « cultures » fonctionne impeccablement, les acteurs sont convaincants. Certes pas inoubliable mais il aura au moins le mérite de nous dérider les zygomatiques, à voir pour le fun et à oublier…

Le Lorax

On reste dans la comédie mais cette fois au format animation pour notre prochaine séance puisque notre choix se portera sur Le Lorax de Chris Renaud.
Dans l’espoir de s’attirer les faveurs de sa jolie voisine le jeune Ted n’hésitera pas à quitter la ville afin de lui trouver un vrai arbre. Il va rencontrer le Gash-Pilleur, un vieil ermite aigri, qui va lui raconter son histoire, intimement liée à la légende du Lorax, une créature destinée à protéger la nature de la folie des hommes. Mais les nouvelles préoccupations du jeune garçon ne sont pas vraiment du goût de Monsieur O’Hare, puissant homme d’affaire qui règne en maître absolu sur la ville…
Etant plutôt hermétique (pour ne pas dire allergique) au discours politique écologique (pour moi ce sont des pastèques politiques : verts dehors, rouge dedans) et n’étant pas non plus un écolo-citoyen modèle (je ne pourris pas mon environnement par plaisir mais je ne suis pas non plus à l’affut du moindre geste écolo à la mode ou de la bouffe bio à tout va), le pari de me séduire avec une fable écolo était plutôt ardu. Et pourtant Le Lorax aura su retenir mon attention, justement par son message simple, humain et dépourvu de tout militantisme. Un film pour petits et grands qui nous rappelle que notre planète est fragile et qu’il serait peut être temps d’arrêter les conneries…
Si les noms de Chris Renaud et des studios Illumination Entertainement ne sont pas encore inscrits en lettres d’or dans le monde de l’animation il n’en reste pas moins qu’ils n’en sont pas à leur coup d’essai puisqu’on leur doit déjà l’excellent Moi, Moche Et Méchant (à noter que le second volet est en chantier avec la même équipe aux commandes) ; Le Lorax confirme qu’ils maîtrisent leur sujet, nul doute qu’ils ne s’arrêteront pas en si bon chemin…

Mince Alors !

On termine sur une note cocorico tout en restant dans le registre comique avec Mince Alors ! de Charlotte de Turckheim.
Quand son mari (Grégory Fitoussi) lui offre une cure d’amincissement Nina (Lola Dewaere) ne sait comment interpréter ce cadeau. C’est sans conviction qu’elle se rend donc à Brides-Les-Bains où elle se liera d’amitié avec Sophie (Victoria Abril) et Emilie (Catherine Hosmalin), à leur contact elle prendra peu à peu confiance en elle et en ses capacités trop souvent ignorées par son mari. Mais ce n’est pas la seule remise en question qu’elle devra affronter au cours de cette cure…
Le film aborde la question du surpoids avec légèreté et sans vouloir faire passer son message à tout prix, pas question non plus de nous vendre un quelconque régime (ils sont au contraires l’objet de quelques répliques assassines) ; l’idée semble d’avantage d’inciter les gens à s’assumer sans complexe du moment qu’ils sont bien dans leur tête. D’où le trio aux physiques totalement différent, Victoria Abril sans une once de graisse en trop, Lola Dewaere et ses rondeurs et Catherine Hosmalin franchement obèse. On y croise aussi d’autres personnages plus ou moins en quête d’identité mais toujours dans la bonne humeur. Téléchargé sans conviction mais finalement je reconnais avoir passé un bon moment devant le PC/TV…

[BOUQUINS] Gilles Legardinier – Demain J’Arrête !

G. Legardinier - Demain J'Arrête !Histoire de changer mes habitudes littéraires je me suis dit qu’un peu de légèreté ne me ferait pas de mal, le temps de fouiner dans mon stock à lire numérique et je jetterai mon dévolu sur Demain J’Arrête ! de Gilles Legardinier.
A l’approche de la trentaine Julie tire un bilan plutôt sombre de sa vie : elle vient de se faire larguer par son mec, se morfond dans un job alimentaire dans une banque et du coup n’a pas des masses de perspectives d’avenir radieux. De retour d’un weekend foireux elle découvre, par un nom sur une boite à lettres, qu’un nouveau voisin vient d’emménager, dès lors elle n’aura de cesse d’essayer de découvrir, par tous les moyens, même les plus insensés, de faire sa connaissance, s’en rapprocher au point de vouloir tout savoir sur lui. Plus qu’une lubie passagère il deviendra pour elle une véritable obsession…
Attention ce livre est dangereux ! Lisez-le tout seul dans votre coin ou en compagnie de gens de confiance, dans le cas contraire vos crises de fou rire solitaires pourraient bien vous valoir quelques regards interrogateurs (sinon réprobateurs, selon le contexte) voire même un internement à force de vous bidonner à répétition alors que tout le monde autour de vous fait grise mine ou tire une tronche à déprimer un croque mort. En fait et à contrario, je pourrai aussi dire que ce bouquin devrait être reconnu d’utilité publique contre la crise et la déprime.
A la base j’avais récupéré ce bouquin sans grande conviction, il faut dire que je me sentais en plein paradoxe face à lui, d’une part le côté humour m’attirait et me donnait envie de me lancer, de l’autre je lui associais l’étiquette « honteuse » (à mes yeux) de chick-lit (à tort soit dit en passant, la chick-lit regroupant des romans écrits par des femmes pour un public féminin, or l’auteur est présentement un homme et son bouquin définitivement tous publics). Au final on se retrouve bien face à une romance mais elle est abordée de façon totalement déjantée et sans aucune mièvrerie, clairement le but est de faire rire plutôt que de faire mouiller des adolescentes en pleine crise hormonale. Comme je l’ai dit dans le paragraphe précédent le pari est plus que réussi, entre sourires, éclats de rire et fous rires on passe par toute la gamme du rire au fil des pages. Et presque malgré nous on se prend au jeu en voulant savoir quel supposé secret peut bien cacher le mystérieux Ric.
Pour info c’est la première incursion de Gilles Legardinier sur le terrain de l’humour, aussi surprenant que cela puisse paraître ses deux derniers romans étaient des thrillers et les précédents des titres « jeunesse » ; comme il l’avoue lui même fort justement : « je ne crois pas aux petites cases dans lesquelles on se retrouve vite enfermé. Les restaurants qui servent toujours la même recette sont rarement les meilleurs et je ne souhaite pas convier les lecteurs à une table qui se contente d’offrir un seul plat« .
Vous l’aurez peut être remarqué désormais les liens de mes lectures pointent vers la fiche du livre sur Babelio, s’agissant du site à vocation littéraire que je fréquente le plus assidûment il me semblait légitime qu’il devienne ma référence en matière de bouquins. Pour le moment je n’ai mis à jour que les liens du mois d’août 2012 mais je vais progressivement remonter le temps et corriger les liens… Comme Babelio dispose, pour chaque livre, d’une section Citations, j’ai pris l’habitude de relever çà et là quelques passages au cours de ma lecture (l’avantage du format numérique, on sélectionne, un copier-coller et hop dans la boite, pas besoin de retaper tout le texte) ; je n’en partagerai qu’une avec vous : « Il faut tout espérer, au risque d’être déçu. Il faut tout éprouver au risque d’être blessé, tout donner au risque d’être volé. Ce qui vaut la peine d’être vécu vous met forcément en danger« .

[DVD] Avengers

AvengersS’il est bien un film dont je surveillais la sortie du DVD c’est ce fameux Avengers de Joss Whedon qui nous offre un échantillon de premier choix de personnages issus de l’écurie Marvel. D’autre part face au succès phénoménal du film il fallait bien que je me fasse mon idée personnelle sur la chose, mais je pars sur des bases plus que positives.
Le SHIELD, une organisation secrète dirigée par Nick Fury (Samuel L. Jackson) doit faire face à la menace de Loki (Tom Hiddleston), revenu sur Terre pour asservir l’humanité grâce à la puissance de tesseract, une source d’énergie aux pouvoirs incommensurables. Dépassé par les événements Nick Fury recrute Steve Rogers / Captain America (Chris Evans) et Bruce Banner / Hulk (Mark Ruffalo) afin d’épauler ses agents de terrains, Clint Barton / Oeil De Faucon (Jeremy Renner) et Natasha Romanoff / La Veuve Noire (Scarlett Johansson). L’équipe sera rapidement renforcée par l’arrivée de Tony Stark / Iron Man (Robert Downey Jr) et Thor (Chris Hemsworth). Mais reste à savoir si tout se beau monde sera capable de s’entendre et de s’allier contre un ennemi commun…
Autant lever le voile sans tergiverser et répondre de suite à la question de savoir si le film est à la hauteur de mes attentes : sans aucune hésitation je réponds un OUI franc et massif, pour moi c’est certainement l’un des meilleurs (sinon LE meilleur) film estampillé Marvel. Les personnages étant déjà connus le réalisateur peut nous directement au coeur de l’action, et au niveau adrénaline et rythme on est largement servi ! Mais le film ne repose pas uniquement sur de l’action à gogo et ses effets spéciaux (même si ceux ci sont des plus réussis, on voit à l’écran que le budget a dû être considérable), comme souvent dans l’univers Marvel on a aussi le droit à quelques touches d’humour (pour moi la meilleure scéne à ce titre est quand Loki dit à Hulk qu’il est un dieu et qu’il n’a pas à s’incliner devant des créatures inférieures, la réponse du géant vert est sans équivoque sur ce point). Pour faire simple on va dire que c’est une totale réussite.
Parlons gros sous maintenant, Avengers est le film inspiré de l’univers Marvel le plus cher à ce jour avec un budget de 220 millions de dollars et ça se voit ; mais rassurez vous les studios sont largement rentrés dans leurs frais puisque le film se hisse d’office sur la troisième marche du podium en terme de box office mondial (derrière Titanic et Avatar) avec des recettes estimées à prés de 1,5 milliards de dollars. De quoi motiver les troupes pour un second volet (annoncé pour 2015, avec toujours Joss Whedon aux commandes), suite qui devrait être « amorcée » les « suites » de Iron Man (2013), Thor (2013) et Captain America (2014) ainsi que par des nouveaux venus qui seront introduits par le film Guardians Of The Galaxy (2014). L’avenir cinématographique des super-héros a encore de beaux jours devant lui…
Les fans savent que désormais il faut rester jusqu’au bout du générique pour bénéficier d’un bonus final, Avengers ne déroge pas à la règle, plutôt deux fois qu’une puisque nous avons une première séquence au milieu du générique (qui introduit celui qui devrait être le « méchant pas beau » du second volet) et une seconde à la fin (qui n’apporte pas grand chose, sinon un clin d’oeil humoristique).

[BOUQUINS] Jussi Adler-Olsen – Miséricorde

J. Adler-Olsen - MiséricordeComme vous vous en êtes sans doute déjà aperçu, si vous me suivez déjà depuis quelques temps, en matière de polar nordique je visite presque exclusivement la Norvège de Harry Hole (Jo Nesbo) et la Suéde de Kurt Wallander (Henning Mankell), j’ai donc décidé d’élargir mon horizon en m’offrant un petit détour par le Danemark avec Miséricorde de Jussi Adler-Olsen (prix du meilleur polar scandinave 2011).
Carl Morck se retrouve à la tête du Département V, un nouveau service de la police criminelle chargé de se replonger dans des affaires passées jamais résolues. en fait c’est d’avantage une mise au placard qu’une réelle promotion. A sa demande on lui adjoint un jeune syrien comme assistant, Assad. Alors que le flic blasé espérait se la couler douce son assistant va inciter Carl Morck à se reprendre en main et à se pencher sur l’affaire Merete Lynggaard, une politicienne de premier plan mystérieusement disparue cinq ans plus tôt au cours d’une excursion en ferry…
Vous l’aurez compris si, comme moi vous êtes fan de la série TV, on se retrouve là en face d’un Cold Case version nordique. Sauf que l’équipe du Département V se limite à l’inspecteur Morck (flic blasé et taciturne) et à son assistant Assad qui n’est même pas policier mais qui ne manque pas pour autant de sens logique et de bonne volonté, mais surtout c’est lui qui booste son « chef » quand ce dernier tend à baisser les bras. Les échanges entre les deux coéquipiers ne manquent pas de piment et c’est sans doute l’une des grandes forces de ce polar, l’humour vient sans cesse ponctuer l’enquête. Ladite enquête est d’ailleurs rondement menée, rythmée et riche en rebondissements inattendus qui viennent démolir les hypothèses que l’on essayait de construire en même temps que les enquêteurs du Département V.
Par sa construction le bouquin alterne entre l’enquête actuelle du Département V et la situation de Merete Lynggaard, des semaines qui ont précédées son enlèvement à aujourd’hui. Du coup forcément on ne manque de se poser des questions sur le pourquoi du comment du calvaire (particulièrement vicieux soit dit en passant) infligé à Merete. Mais là encore les indices filtrent au compte goutte, on suppose sans doute avant Merete de quoi il retourne mais on en a la certitude que quand elle même en prend conscience.
Le personnage de Carl Morck peut passer pour totalement antipathique mais en creusant un peu sous la surface on devine que ses airs bourrus sont d’avantage destinés à masquer ses propres faiblesses (notamment le poids de la culpabilité) ; du coup à mes yeux le personnage devient fort sympathique (peut être parce que moi aussi je me cache sous des faux airs d’ours grognon). Pour conclure cette chronique je note que l’auteur n’hésite pas à égratigner la société danoise et sa classe politique mais j’avoue que ça me passe largement au-dessus la tête n’étant pas du tout un spécialiste en la matière et n’ayant pas une once de curiosité sur le sujet (tout comme les états d’âme de Wallander/Mankell sur la « dérive » de la société suédoise me laissent de marbre).
C’est avec un réel plaisir que j’ai appris que le Département V est de nouveau à l’honneur dans le second roman de Jussi Adler-Olsen, Profanation, d’ores et déjà il a intégré mon stock à lire numérique (qui a la fâcheuse tendance d’enfler plus vite que je ne lis soit dit en passant). Un petit break histoire de changer d’air pour ma prochaine escapade littéraire (je ne sais pas encore sur quel titre je jetterai mon dévolu) mais je ne quitte pas le Danemark des yeux et compte bien y revenir prochainement.

[DVD] Hunger Games

Hunger GamesAprès un weekend placé sous le signe de la fantasy médiévale avec la seconde saison du Trône De Fer nous avons décidé de nous offrir une pause ciné dimanche soir, changement d’époque et de genre puisque nous opterons pour Hunger Games, film de SF réalisé par Gary Ross.
Dans un futur indéterminé une grande compétition sous forme de combats à mort oppose les 12 districts qui ont osé se rebeller contre le Capitole. Deux candidats, un garçon et une fille, âgés de 12 à 18 ans, sont choisis au hasard pour représenter leur district de ces nouveaux jeux du cirque hyper médiatisés, sur les 24 candidats un seul restera vivant. Pour épargner à sa jeune soeur de se retrouver dans l’arène Katniss (Jennifer Lawrence) se porte volontaire pour représenter le district 12, côté garçon c’est Peeta (Josh Hutcherson) qui sera désigné. Avant d’être livrés à eux mêmes (et aux autres) les jeunes gens subissent un rapide entraînement ponctué de quelques conseils, pour le district 12 ce sont Haymitch (Woody Harrelson) et Cinna (Lenny Kravitz) qui devront préparer « leurs » candidats…
Le film est l’adaptation de la trilogie littéraire du moment (elle est la saga la plus vendue de tous les temps sur Amazon.com, devant Harry Potter) écrite par Suzanne Collins. Le pitch me plaisait bien mais j’avoue que l’étiquette « littérature jeunesse » a coupé court à ma curiosité, pourtant la trilogie Hunger Games figure dans mon stock à lire numérique depuis déjà quelques temps. Finalement le film sera sans doute l’élément déclencheur pour passer outre mes appréhensions, il m’a en effet donné envie d’en savoir plus sur le contexte de la saga (à peine abordé dans le film) et surtout pour connaître le fin mot de l’histoire sans avoir besoin de patienter jusqu’à 2015 (date annoncée pour le dernier long métrage, le troisième opus étant divisé en deux films).
Le film est bien parti pour connaître le même engouement que les bouquins, avec un budget de 78 millions de dollars il a déjà engrangé près de 685 millions de recettes au box office mondial. Un succès dont entend bien profiter Jennifer Lawrence, elle a en effet demandé un cachet de 10 millions pour participer au second opus (contre 500 000 $ pour ce premier film), nul doute qu’elle aura gain de cause, un changement de casting serait un pari trop risqué. Par contre Gary Ross ne sera pas aux commandes de la suite, il estime en effet que les studios lui mettent trop de pression au niveau du timing, aux dernières nouvelles ce serait Francis Lawrence (aucun lien de parenté avec Jennifer) qui prendrait la relève.
Vous l’aurez sans doute compris j’ai été conquis par le film qui est moins « nunuche » que ce que je présageais, certes on a bien un dosette d’histoire d’amour en toile de fond mais elle est loin d’être au centre de l’intrigue. L’accent est plutôt mis sur le rythme et l’action, pari réussi puisqu’on ne s’ennuie pas une minute au cours des 2h20 que dure le film. Vivement la suite, en espérant qu’elle soit à la hauteur de ce premier film…

[TV News] Game Of Thrones – Saison 2

Le Trône De fer - Saison 2Parallèlement à la lecture des bouquins je me suis plongé dans la suite du Trône De Fer en version série TV, avec une seconde saison riche en promesses (au vu de la lecture du second opus de l’intégrale).
Avec le sacre de Joffrey (Jack Gleeson) et la mort de Ned Stark, Westeros sombre dans la guerre civile. Outre les troupes du Nord, menées par Robb Stark (Richard Madden), Stannis et Renly Baratheon, les frères de Robert, revendiquent eux aussi leurs droits au Trône de Fer. A Port Real Thyrion Lannister (Peter Dinklage), main du roi, doit à la fois préparer la défense de la cité, calmer les ardeurs du roi et déjouer les complots et manigances de Cersei (Lean Headey), sa soeur et reine régente…
Si la première saison respectait plus ou moins scrupuleusement le bouquin ce n’est pas du tout le cas de cette seconde saison qui prend plus de libertés avec son modèle quand elle ne part pas franchement dans des directions opposées (il manque notamment les personnages de Jojen et Meera pourtant appelés à jouer un rôle clé par la suite). Ceci dit la série reste toujours aussi captivante avec ses intrigues multiples.
La saison repose essentiellement sur les épaules de Thyrion (même si son rôle est moindre que dans le bouquin) et sur l’interprétation magistrale de Peter Dinklage qui donne à son personnage une réelle profondeur ; Thyrion étant certainement l’un des personnages de la saga les plus complexe l’acteur lui rend là un brillant hommage.
J’attendais beaucoup de la bataille de la Néra qui est l’un des moments forts du second tome de l’intégrale, à l’écran je l’ai trouvé trop brève et simplifiée (dans le bouquin le feu grégeois n’est que l’un des ingrédients de la victoire). Mais bon ce n’est là qu’un point de détail qui ne me gâchera pas le plaisir d’une série TV qui tient décidément toutes ses promesses ; la preuve on s’est fait cette seconde saison le temps d’un weekend.
Maintenant va falloir s’armer de patience en attendant la saison 3, d’autant que le dernier épisode ouvre encore bien des interrogations quant à la suite… Vivement 2013 pour retrouver Le Trône De Fer et The Walking Dead.

[BOUQUINS] Daniel Pennac – Comme Un Roman

D. Pennac - Comme Un RomanChangement total de registre pour ma nouvelle escapade littéraire puisque j’ai, le temps d’un essai, renoncé au roman avec le livre de Daniel Pennac, Comme Un Roman.
Un essai consacré à la lecture et au livre mais avant tout au plaisir de lire. L’auteur nous livre avec humour et pertinence ses réflexions sur l’approche de la lecture par le système éducatif, une approche totalement inadéquate qui ne peut que brouiller l’élève et le livre car la lecture est alors dénuée de tout plaisir. Le bouquin date de 1992 mais reste malheureusement d’actualité 20 ans plus tard. L’Education Nationale réussit toujours aussi bien à transformer le livre en instrument de torture… L’auteur, lui même prof de français, nous explique alors comment réconcilier le livre et l’élève en mettant en avant le plaisir de lire tout simplement sans chercher à disséquer le livre (une fois ce plaisir retrouvé la curiosité d’en savoir plus vient naturellement) ; qu’est-ce que j’aurai aimé avoir des profs de français comme lui, malheureusement je n’ai eu que des tâches mais je me console en me disant qu’ils n’ont pas réussi à étouffer mon amour pour les livres et la lecture.
Daniel Pennac dresse aussi une liste de « droits imprescriptibles du lecteur » qui sont :

– Le droit de ne pas lire.
– Le droit de sauter des pages.
– Le droit de ne pas finir un livre.
– Le droit de relire.
– Le droit de lire n’importe quoi.
– Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible).
– Le droit de lire n’importe où.
– Le droit de grappiller.
– Le droit de lire à voix haute.
– Le droit de nous taire.

Pour la petite histoire c’est de cette fameuse liste qu’est né mon clash avec la Reine-Mère sur BookNode, tout ça pour avoir osé dire qu’elle me parlait d’avantage que les avis prétendument éclairés de tel ou tel supposé spécialiste de la chose. Soit dit en passant ma position n’a pas évolué d’un iota sur cette question, je revendique le droit de lire ce que je veux et celui de dire haut et fort tout le mal que j’ai pensé d’un bouquin, même si celui-ci est considéré comme un classique et porté aux nues. Pour rester dans l’anecdotique sans cette prise de bec je n’aurai sans doute jamais eu la curiosité de lire ce bouquin (ce qui aurait été bien dommage), c’est en effet la curiosité de replacer cette liste dans son contexte qui a motivé ma lecture et franchement je ne regrette pas d’avoir découvert cet essai qui se lit en effet comme un roman.

[BOUQUINS] Serge Brussolo – La Fille De L’Archer

S. Brussolo - La Fille De L'ArcherToujours aussi désireux de participer au Book Club de la Team AlexandriZ je me suis donc plongé dans le dernier roman de Serge Brussolo, La Fille De L’Archer.
Wallah et son père font partie d’une troupe de saltimbanques en dirigée par Bézélios. A la mort de son père la jeune fille hérite de ses talents d’archer, un pacte passé avec une étrange sorcière fera d’une elle une archère hors pair. Un don bien utile pour assurer la survie de la petite troupe en pleine débâcle, qu’il s’agisse de chasser leur nourriture ou de louer ses services à des nobles. C’est ainsi que Wallah et Bézélios entendent parler du baron de Bregannog qui serait menacé par une créature monstrueuse et paierait cher pour être débarrassé de la bestiole…
De prime abord ce n’est pas le genre de lecture qui éveillerait ma curiosité, le Moyen-Age n’est guère ma tasse de thé mais comme il peut aussi me réserver de bonnes surprises (comme L’Apothicaire de Henri Loevenbruck, lu aussi dans le cadre du Book Club) je ne ferme pas toutes les écoutilles. Soit dit en passant c’est là un bouquin bien difficile à caser dans un genre bien précis, on se trouve en présence d’un mix réussi entre le roman historique (pour la période et quelques faits relatés au cours du roman), le fantastique et l’aventure avec même une pointe de polar.
Force est de reconnaître que c’est fichtrement bien écrit, le Moyen Age rendu par Brussolo, avec ses us et coutumes (assortis de croyances et supersitions), est plutôt crédible. Les personnages auraient sans doute mérités un traitement plus approfondi (surtout Wallah même s’il est vrai qu’elle ne sait pas grand chose de son passé) mais ils restent convaincants. L’intrigue, sans être particulièrement rythmée, parvient toutefois à nous accrocher, surtout une fois que le baron de Bregannog entre en scène, on essaye nous aussi de démêler le vrai du faux des deux versions des faits et de démasquer le menteur, si menteur il y a (chapeau bas si vous devinez le fin mot de l’histoire avant qu’elle ne soit révélée à Wallah).
Si l’histoire se termine tout laisse à penser que l’on retrouvera Wallah dans de nouvelles aventures (le bouquin se conclut en effet par la phrase « fin du tome 1 »), reste juste à savoir dans quel délai Serge Brussolo compte s’atteler à cette « suite » (pour l’anecdote Hurlemort, paru en 1993, se terminait aussi sur la promesse d’un tome 2, à ce jour les fans attendent toujours). Ceci ne suffira pas à me gâcher le plaisir d’une lecture que j’ai vraiment trouvée agréable, encore une bonne surprise que je dois au Book Club de la Team.
Ma note (A : Excellent – B : Bien – C : Moyen – D : Décevant – E : Nul) : B
– Est-ce que je conseillerai ce livre à d’autres personnes ? Sans hésitation et sans réserve.
– Est-ce que je lirai d’autres livres de cet auteur ? Absolument, j’ai même déjà certains titres dans les starting blocks.
– Est-ce que je relirai ce livre ? Non, j’ai trop de nouveaux livres à lire pour perdre mon temps en relecture.

[BOUQUINS] John Verdon – 658

J. Verdon - 658Quand j’ai lu la quatrième de couv’ de 658, le premier roman de John Verdon, ça a tout de suite fait tilt chez moi. Je comptais aller le prendre à France Loisirs mais finalement comme il était dispo sur le forum de la Team Alexandriz j’ai cédé à la facilité…
Dave Gurney, inspecteur de la criminelle à la retraite, est contacté par un ancien camarade de fac qui lui demande l’aider. Mark Mellery a reçu une première lettre anonyme lui demandant de penser à un nombre, en ouvrant la seconde enveloppe il découvre le nombre 658 auquel il venait précisément de penser. Deux autres lettres suivront, sans sens réel ni menace voilée et pourtant elles inquiètent l’homme ; comment l’auteur pouvait-il deviner ce nombre 658, choisi pourtant au hasard ? Et qu’attend-t-il de Mellery ? En acceptant d’aider son ami Dave Gurney est loin de se douter qu’il vient de mettre les pieds dans une vengeance machiavélique parsemée de morts brutales…
Qu’il est bon de lire un polar aussi bien ficelé du début à la fin. L’enquête de Dave Gruney ne manquera pas de vous tenir en haleine et je suis persuadé que vous vous demanderez par quelle invraisemblable pirouette l’auteur va nous expliquer les tenants et les aboutissants. Et bien que nenni, les explications tiennent la route et toutes les pièces du puzzle finissent par s’emboiter avec une logique implacable. J’ai beau avoir l’habitude des polars j’avoue que je suis resté sur le cul !
Pour un premier roman on peut dire que John Verdon place la barre haut en réussissant un polar/thriller brillant. Ce 658 est aussi le premier opus d’une trilogie consacrée à Dave Gurney, d’ores et déjà le second, N’Ouvre Pas Les Yeux a intégré mon « stock à lire » numérique et je compte bien sauter sur le dernier dès qu’il sera dispo en français (sortie prévue cette année aux Etats Unis).
L’on fait donc connaissance avec le personnage de Dave Gurney, un inspecteur de la crim’ désormais retraité qui vit loin du tumulte des grandes villes avec Madeleine, son épouse. Un flic de génie tourmenté par son passé sur le plan personnel et qui, même à la retraite, se réfugie dans son travail pour oublier ou fuir la réalité. Résultat des courses il communique peu avec son épouse qu’il aime pourtant encore, à croire que c’est que dans un contexte criminel que leurs liens peuvent se resserrer.
Je profite de ce post pour m’offrir un petit aparté sur la frontière entre le polar et le thriller, les deux genres ayant une nette tendance à se mêler (voire s’emmêler) bien qu’un polar ne soit pas forcément un thriller et vice versa ; pour ma part j’ai tendance à considérer comme polar un bouquin qui se focalise sur l’enquête criminelle dans son contexte alors que le thriller est plus « extrême » et joue avec les nerfs du lecteur. Une frontière très théorique je le reconnais volontiers ; si vous avez mieux je suis preneur… En attendant concernant 658 je suis bien emmerdé pour le classer dans l’une ou l’autre des catégories, on va sel a jouer à la normande : 50/50.