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[DVD] Films en vrac…

27 Juil

Films en vrac
Devil Inside

Petit détour par la case fantastique pour notre première escapade cinéphile avec Devil Inside de William Brent Bell.
En 1989 la police reçoit un appel d’une femme, Maria Rossi (Suzan Crowley), qui affirme avoir tué trois personnes. Trois religieux ont en effet été assassinés alors qu’ils tentaient d’exorciser Maria. Arrêtée et reconnue irresponsable elle est transférée dans un établissement psychiatrique réservé aux criminels. Vingt ans plus tard, sa fille, Isabella (Fernanda Andrade), décide de se rendre en Italie afin de découvrir la vérité sur ce drame et surtout si sa mère est folle ou si elle est effectivement possédée par un démon. Outre Michael (Ionut Grama), son ami qui filme l’intégralité de l’enquête d’Isabella, la jeune femme pourra compter sur l’aide de Ben (Simon Quaterman) et David (Evan Helmuth), deux religieux qui pratiquent des exorcismes dans les cas non reconnus par l’église…
Un film de plus qui décide de surfer sur la mode du vrai faux documentaire en misant à la fois sur un budget réduit (un million de dollars) et un casting composé d’illustres inconnus. Ajoutez un scénario supposé « basé sur des faits réels » (effectivement la base, à savoir le triple meurtre, est bien issu d’un fait divers ; quant au reste…) et une accroche bien criarde genre « Le film que le Vatican voulait interdire » (alors que ledit Vatican a simplement précisé qu’il ne souhaitait pas communiquer sur la question des exorcismes). Et une fois de plus la recette miracle fonctionne puisque le film sera rentabilisé dès sa première séance pour finir avec une recette totale de 53 millions de dollars !
Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire quand j’ai eu à chroniquer Le Rite les films d’exorcismes se suivent et se ressemblent sans jamais égaler L’Exorciste de William Friedkin. Et celui-ci ne déroge pas à la règle en nous laissant une impression de déjà vu malgré quelques trouvailles visuellement sympathiques (notamment les victimes possédées désarticulées). A part ça le film se situe dans la moyenne du genre, ni pire, ni meilleur que ses prédécesseurs…

La Couleur Des Sentiments

Retour à du concret et petit voyage dans le temps pour notre séance suivante puisque nous opterons pour La Couleur Des Sentiments de Tate Taylor.
Aux Etats-Unis, dans les années 60, si l’esclavage a disparu la discrimination raciale reste de mise, surtout dans les états du sud. Toutes les familles aisées ont leur lot « nègres » à leur service pour assurer les tâches du quotidien à leur place. Quand Skeeter (Emma Stone) revient à Jackson (Mississippi), fraîchement diplômée en journalisme, elle a du mal à s’intégrer à la masse de ses anciennes amies qui vivent cet état de fait comme s’il leur était dû. La jeune femme décide de consacrer un livre à ces « bonnes » afin de recueillir leurs témoignages, reste à trouver des volontaires qui accepteront de se confier à elle. Bravant les risques et les interdits, Aibileen (Viola Davis) et Minny (Octavia Spencer) vont tout déballer à la jeune femme. Mais son éditrice souhaite avoir d’avantages de témoignages avant de publier le livre…
En voyant ce genre de film je suis toujours sidéré de me dire que cela se passait dans les années 60, incroyable d’imaginer que les mentalités aient été aussi rétrogrades et coincées il y a à peine 50 ans (Il faudra attendre 1967 pour que les lois justifiant la ségrégation raciale soient enfin abolies ; sur le papier en tout cas, dans les faits aucune loi ne peut éradiquer le racisme) ; et dire que ces gens-là voudraient donner des leçons de moralité au monde entier ! Fin de mon aparté/coup de gueule.
Retour au film donc. Pour info il est l’adaptation du roman homonyme de Kathryn Stockett publié en 2009 et best seller mondial (et qui figure accessoirement dans mon stock à lire numérique). Le film jongle habilement entre la comédie et l’émotion en jouant sur les contrastes entre les personnages et notamment en se moquant (sans méchanceté) de ces riches blancs qui se croient tout permis au nom de la couleur de leur peau et des habitudes… Le film repose sur les épaules du trio d’actrices principales qui est criant de vérité et de justesse dans son interprétation.

Le Territoire Des Loups

Nouveau changement de registre pour un film d’aventures nettement plus contemporain avec Le Territoire Des Loups de Joe Carnahan.
Comme nombre de ses comparses employés par les compagnies pétrolières en Alaska, John Ottway (Liam Neeson) cherche à fuir ou à oublier son passé. Son job consiste à éliminer les prédateurs qui s’approcheraient un peu trop des sites occupés par son employeur. Lors d’un transfert aérien vers Anchorage leur appareil s’écrase, ils ne sont que sept survivants perdus au milieu de nulle part, au coeur d’un désert enneigé. Outre une nature hostile et les tensions ils vont devoir faire face à une meute de loups bien déterminés à se débarrasser de ces intrus qui empiètent sur leur territoire. C’est tout naturellement que John Ottway prend la tête du petit groupe pour essayer de les protéger d’un ennemi qu’il connaît bien…
Une intrigue bien ficelée, sans temps morts dans laquelle les loups ont certes le mauvais rôle mais bon on est pas là pour faire de la pub pour la cause écolo. Des acteurs convaincants menés par un Liam Neeson tourmenté à souhait qui va, peu à peu, retrouver goût à la vie dans l’adversité. Pour l’anecdote je signalerai que, dans un souci de réalisme, le réalisateur a tourné le film dans le grand nord canadien, les paysages sont certes grandioses mais ça caille un peu, l’équipe a dû s’habituer à ce climat hostile…
Si vous trouvez que la fin du film est un peu trop ouverte et que vous n’avez pas envie de vous creuser les neurones à imaginer une suite alors laissez défiler le générique, à la toute fin vous aurez quelques secondes d’images supplémentaires qui devraient vous renseigner quant à l’issue de la confrontation…

Planète 51

On continue à faire dans la mixité des genres avec un petit détour par l’animation et Planète 51 de Jorge Blanco.
Quand le Capitaine Chuck Baker débarque sur la planète 51 pour y planter le drapeau américain il est loin de se douter qu’elle est habitée et que du coup l’alien c’est lui ! Heureusement il pourra compter sur l’aide de Lem et quelques autres autochtones pour échapper à l’armée qui le poursuit et tenter de regagner en un seul morceau la Terre…
L’idée de placer un humain dans le rôle de l’alien est plutôt sympathique et l’animation permet de se livrer à toutes sortes de délires visuels. Outre les habitants de cette fameuse planète 51, les décors et technologies sont un curieux mix entre les fifties et un avenir lointain. Bref vous aurez le droit à un excellent divertissement familial truffé de clin d’oeil plus ou moins évident aux grands films de SF (Alien, Star Wars, ET, Wall-E…) ; idéal pour partager une soirée dans la bonne humeur et sans prise de tête…
Une preuve de plus que même des studios plus modestes, en l’occurrence Ilion Animation Studios situé à Madrid, peuvent produire une animation de qualité au même titre que les géants que sont Pixar et Dreamworks ; pour une première production (et le premier film du réalisateur) on peut dire que l’essai est largement transformé. Le film a tout de même bénéficié d’un budget conséquent (70 millions de dollars) mais peut se targuer de plus de 105 millions amassés au box office mondial.

Le Bruit Des Glaçons

N’allez pas croire que je boude le cinéma français, bien au contraire j’ai pour lui la plus haute estime (quand on n’essaye pas de faire du made in Hollywood sauce cocorico). Aucun risque de tomber sur ce genre de sous-produit avec Le Bruit Des Glaçons de Bertrand Blier.
Charles Faulques (Jean Dujardin) est un écrivain en panne d’inspiration depuis le départ de sa femme. Il erre dans sa grande maison agrippé à son seau à glace et à sa bouteille de blanc, il partage son toit avec Evguenia (Christa Theret), sa jeune maîtresse, et Louisa (Anna Alvaro) la gouvernante. Un jour un inconnu (Albert Dupontel) frappe à sa porte et se présente comme étant son cancer, de passage histoire de faire connaissance avant de le tuer…
Bon c’est vrai que le pitch est plutôt curieux (c’est d’ailleurs en partie ce qui m’a attiré, un plus d’un excellent réalisateur et d’un duo d’acteurs prometteur), n’allez surtout pas vous imaginer un film d’auteur pompeusement intello, certes le film est déroutant mais reste accessible à tous. Le réalisateur évite de sombrer dans le mélo, jouant même la carte de la comédie, essentiellement via des échanges croustillants entre Dujardin et Dupontel. Encore un bel exemple de cinéma 100% franco-français de haut de gamme.

Ghost Rider 2 – L’Esprit De Vengeance

Et on finit comme on a commencé avec une touche de fantastique estampillée Marvel, avec Ghost Rider 2 – L’Esprit De Vengeance, de Mark Neveldine et Brian Taylor.
Johnny Blaze (Nicolas Cage) essaye de lutter contre l’esprit du Ghost Rider qui le hante. Quand Moreau (Idris Elba) le contacte afin qu’il l’aide à retrouver Danny (Fergus Riordan), un enfant au centre d’une obscure prophétie, enlevé par Carrigan (Johnny Witworth), un trafiquant d’armes à la solde de Roarke (Ciaran Hinds), un émissaire du Diable ; seul le Ghost Rider peut localiser et sauver l’enfant…
Le premier opus ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable mais restait regardable alors que cette suite frôle la catastrophe à tout point de vue. Un scénario inexistant, Nicolas Cage qui en fait des tonnes et passe plus pour un psychotique limite crétin que pour un héros tourmenté par sa dualité (à noter toutefois qu’il a perdu l’horrible moumoute qu’il portait dans le premier film, mais c’est bien le seul point positif), des effets spéciaux plus que quelconques… Bref rarement (voire jamais) une licence Marvel n’aura été aussi malmenée ! A croire que ce n’est pas seulement le personnage du Ghost Rider qui est maudit mais tout film qui oserait s’en approcher… A fuir de toute urgence !

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4 Commentaires

Publié par le 27 juillet 2012 dans DVD / BRD

 

4 réponses à “[DVD] Films en vrac…

  1. Zofia

    2 août 2012 at 03:03

    Bon sans surprise je te laisse Planète 51 et Ghost Rider 2 !!! Je déteste Nicolas Cage !
    Après La couleur des sentiments, ça ne me dit pas trop comme histoire alors que tout le monde semble avoir apprécié. Par contre, j’ai été incroyablement déçue par Le bruit des glaçons : deux acteurs que j’adore, un réalisateur excellent mais à un moment donné j’ai décroché et j’ai tout trouvé très absurde et je n’ai pas réussi à rire, ni même sourire. J’ai attendu la fin impatiemment. 😦

     
    • Lord Arsenik

      2 août 2012 at 04:55

      C’est sûr que Le Bruit Des Glaçons fait dans l’absurde, mais vu le pitch on pouvait s’y attendre 🙂
      Cage a quand même quelques bons films à son actif… Après je comprends qu’on puisse ne pas accrocher à un acteur et que ce soit rédhibitoire.

       
      • Zofia

        2 août 2012 at 06:44

        Ben je savais que Le bruit des glaçons serait absurde mais je ne sais pas y a eu un truc à un moment donné qui a fait que… peut-être il faudrait que je le revois mais je me souviens de la déception très forte.
        Nicolas Cage, y a 8 mm qui est pas trop mal mais après j’ai vraiment du mal à le trouver bon, en plus il est scientologue -_-

         
      • Lord Arsenik

        2 août 2012 at 07:12

        Perso j’ai adoré Leaving Las Vegas avec Nicolas Cage… Après j’avoue qu’il fait de gros efforts capillaires dans « ses » films 🙂

         

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