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[BOUQUINS] Ray Bradbury – Fahrenheit 451

03 Juil

R. Bradbury - Fahrenheit 451C’est donc dans le cadre d’une lecture commune de BookNode en hommage à Ray Bradbury que j’ai décidé de me replonger dans Fahrenheit 451, j’avais en effet déjà lu cet incontournable de la littérature de science-fiction il y a fort fort longtemps mais je pense aujourd’hui pouvoir y porter un regard plus éclairé que l’ado que j’étais à l’époque…
Est-il vraiment besoin de rappeler le topo ? Dans un futur indéterminé et en un lieu indéfini, Guy Montag est un pompier chargé de traquer et détruire les livres devenus des objets interdits. Jusqu’à sa rencontre avec sa jeune voisine, Clarisse McClellan, il faisait son travail sans jamais se poser de question sur le pourquoi du comment de la société. Le naturel et l’insouciance de la jeune fille vont l’emmener à voir les choses différemment et à se remettre en question… Peu à peu il va s’intéresser de près aux livres et à leurs messages au risque de sombrer et de se brûler les ailes.
En fait dans le sondage BookNode afin d’élire la lecture commune de ce mois de juillet mettait au coude à coude Fahrenheit 451 de Ray Bradbury et Un Bonheur Insoutenable de Ira Levin ; le récent décès de Bradbury (le 5 juin 2012, à l’âge de 92 ans) et la rupture de stock de ses romans (conséquence directe de sa disparition « prématurée ») auront motivé la décision de maintenir ces deux titres au programme (libre à chacun de lire les deux, un seul ou même aucun). Une forme d’hommage bien mérité à Ray Bradbury (d’autant que Fahrenheit 451 se lit vite) et l’occasion pour moi de découvrir Ira Levin dans un autre registre (pour moi il reste l’auteur incontournable de Un Bébé Pour Rosemary, un classique de la littérature horrifique que j’ai aussi prévu de relire prochainement).
Fahrenheit 451, bien qu’écrit en 1953 (tandis que les Etats Unis étaient en pleine phobie maccartiste), reste un modèle de dystopie (à l’inverse de l’utopie, la dystopie propose une vision pessimiste de l’avenir) intemporel. Si dans ce futur la littérature est bannie c’est aussi la communication qui fait défaut, pour éviter de se poser trop de questions l’on s’abrutit devant la télévision et la publicité (une vision futuriste malheureusement en passe de devenir bien réelle à l’ère des télé réalité de plus en plus insipides). Le plus inquiétant dans cette vision du futur c’est que le « bannissement » du livre s’est fait quasiment sans heurts, un nivellement culturel par le bas accepté par la masse populaire. Une relecture qui m’a paru plus enrichissante que lors de son premier passage entre mes mains, peut être que la nouvelle traduction y est pour quelque chose mais je préfère songer que c’est le résultat d’un regard plus mature. Une piqûre de rappel nécessaire pour nous rappeler d’aimer et de respecter les livres, parce que franchement si je devais vivre dans cet avenir je crois que je préférerai me foutre en l’air plutôt que subir ce vide neuronal permanent…
Alors que généralement je n’accorde qu’un faible intérêt aux préfaces je dois reconnaître que celle de Jacques Chambon est particulièrement pertinente en guise de mise en bouche. Pas grand chose à ajouter sur le roman à proprement parler, une lecture aisée et une vision bien glauque de l’avenir mais d’où ressortent quelques lueurs d’espoir. Pas de risque que cet avenir devienne réalité même si la sous-culture mass-média est bel et bien réelle, mais ça n’empêche pas de se poser des questions et de réfléchir en refermant le bouquin.
J’ai dû voir l’adaptation pour le cinéma de François Truffaut (le film date de 1966) mais il semblerait que je n’en ai pas conservé un souvenir impérissable, par contre à l’heure où Hollywood nous sert des remakes à toutes les sauces je me suis étonné de constater que Fahrenheit 451 n’était pas encore tombé entre leurs mains… Avant de découvrir que le projet tient à coeur de Frank Darabont depuis plus de dix ans mais que les studios ne semblent pas particulièrement enthousiastes, peut être que le décès de Ray Bradbury donnera un nouvel élan au projet…

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2 Commentaires

Publié par le 3 juillet 2012 dans Bouquins

 

2 réponses à “[BOUQUINS] Ray Bradbury – Fahrenheit 451

  1. zofia

    8 juillet 2012 at 07:28

    Jvais regarder à la bibli s’il y est !

     
    • Lord Arsenik

      8 juillet 2012 at 08:08

      J’pense me lancer dans ses Chroniques Martiennes prochainement… Mais avant on va faire un peu de vide dans le stock à lire !!!

       

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