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[DVD] Films en vrac…

28 Mai

A défaut d’inspiration pour dénicher de nouvelles séries TV à découvrir (et aussi par flemme de télécharger des saisons complètes de séries déjà bien entamées) nous sommes revenus à un programme DVD plus cinéphile. Ainsi ce week-end nous nous sommes offerts six films.

Films en vrac

Chronicle

Et pour commencer un film fantastique dont j’avais lu et entendu pas mal de bien, de quoi éveiller ma curiosité vu que je n’en avais jamais entendu parler auparavant. Il s’agit du premier film de Josh Trank, Chronicle.
Au cours d’une soirée trois jeunes, Andrew (Dane DeHaan), Matt (Alex Russell) et Steve (Michael B Jordan), entrent en contact avec une mystérieuse substance. Peu après ils découvrent qu’ils sont dotés de capacités extraordinaires et quasiment sans limite, mais encore faut-il savoir maîtriser ces pouvoirs. Ce qui commence pour eux comme un jeu ne tarde pas à dégénérer…
Le film est un curieux mix entre un film pour ado et le film de super-héros sans super-héros ; en effet si pouvoirs il y a il n’est jamais question de les mettre au service des autres pour ces trois jeunes. Filmé caméra à l’épaule (c’est à la mode… bonjour la nausée) bien que ne cherchant pas à surfer sur la vague du vrai faux documentaire (me demandez pas où est l’intérêt de la chose dans ce cas là je n’ai toujours pas compris) le film peine quelque peu à démarrer (pour tout dire la première demie-heure est d’un ennui mortel) mais heureusement au fur et à mesure que les choses se mettent en place une étincelle d’intérêt commence à illuminer notre regard de spectateur et finalement on se laisse embarquer par l’intrigue.
Les effets spéciaux sont plutôt convaincants et jouent la carte du réalisme plutôt que de miser à fond les effets numériques dernier cri, mais la force du film est justement de s’attacher à ses personnages plutôt qu’à l’action, et à ce point de vue le pari est plutôt réussi.
Un film sympa, plutôt un joli coup même pour un premier film, mais j’avoue que je m’attendais à plus (c’est toujours le problème des films encensés par la critique ou le public). Au final ces trois couillons auraient dû réviser leurs classiques et méditer la phrase que Stan Lee prête à Ben Parker dans Spiderman : « un grand pouvoir implique de grandes responsabilités« .

La Délicatesse

Changement de registre pour la suite puisqu’on enchaîne avec une comédie romantique à la française avec La Délicatesse de David et Stéphane Foenkinos, adaptation du roman homonyme du premier.
La vie de Nathalie (Audrey Tautou) s’écroule quand son mari est victime d’un accident mortel, la jeune veuve se ferme pour ne se consacrer qu’à son travail. Elle repousse sans ménagement les avances insistantes de son patron (Bruno Todeschini) mais, contre toute attente, semble retrouver sa joie de vivre en compagnie de Markus (François Damiens), un collaborateur très atypique avec qui elle bosse…
De prime abord on serait tenté de dire rien de neuf sous le soleil, la comédie romantique avec un couple improbable ce n’est pas franchement une nouveauté. Et ce n’est pas moi qui irait vous contredire sauf que présentement il y a un petit quelque chose en plus qui fait que la sauce prend bien, si je voulais me la jouer chauvin je dirai que c’est sans doute la french touch qui fait la différence. Plus concrètement j’ai du mal à mettre un nom sur ce « petit quelque chose » mais l’on se trouve dans une comédie pleine de fraîcheur et d’innocence (presque de candeur).

True Grit

Et on continue de naviguer entre les genres puisque nous enchainerons directement avec True Grit, un western réalisé par Ethan et Joel Coen.
Pour venger la mort de son père, assassiné par Tom Chaney (Josh Brolin), la jeune Mattie Ross (Hailee Steinfeld) fait appel au marshall Rooster Cogburn (Jeff Bridges) et insiste pour participer à la traque. LaBoeuf (Matt Damon), un Texas Ranger, est aussi sur la piste de Chaney…
Sans surprise les Frères Coen maîtrisent leur sujet, leur film respecte les règles du western classique et le casting est à la hauteur de toutes nos espérances mais malgré tout je ne peux m’empêcher de rester sur ma faim. Les réalisateurs nous avaient habitués à plus d’originalité alors que là ils ne font que nous proposer un remake d’un western de 1969 réalisé par Henry Hathaway, 100 Dollars Pour Un Shérif (avec John Wayne dans le rôle de Cogburn) ; même si leur film est une réussite il manque leur touche perso dans tout ça, à ce titre j’avoue que certaines critiques qui parlent d’un genre « ressuscité » par les Frères Coen me font marrer, le western ne les a pas attendu pour revenir sur le devant de la scène…

Le Rite

Encore du changement au programme puisque nous commencerons notre journée cinéma de dimanche avec Le Rite de Mikael Hasftrom, film inspiré de faits réels.
Michael (Colin O’Donoghue), jeune séminariste en pleine crise de foi, est envoyé à Rome afin de suivre une formation sur l’exorcisme. Afin de le convaincre son professeur l’adresse au Père Lucas (Anthony Hopkins), un exorciste aux méthodes peu conventionnelles mais efficaces, mais le jeune homme reste sceptique…
Etant viscéralement athée je ne me prononcerai pas sur la véracité des faits (en toute logique rationnelle si je ne crois pas en Dieu je ne crois pas d’avantage au Diable) mais ce détail ne m’empêchera pas d’apprécier ou non le film. Justement afin de garder un lien avec le réel le film mise moins sur les effets visuels que le cultissime Exorciste de William Friedkin (lui aussi sensé être inspiré de faits réels soit dit en passant), il se permet même un clin d’oeil à son aîné qui reste une référence du genre).
Les acteurs sont convaincants, l’intrigue plutôt bien ficelée et intéressante mais il n’empêche que le tout nous laisse un arrière-goût de déjà-vu. Sceptique j’étais, sceptique je demeure… Sans doute parce que je suis viscéralement hermétique à toutes ces bondieuseries.

Real Steel

Fin de weekend placé sous le signe du fantastique puisque qu’on entamera notre soirée de dimanche avec Real Steel de Shawn Levy.
Dans un futur proche la boxe entre humains a été remplacée par des combats de robots de plus en plus perfectionnés. Charlie (Hugh Jackman) est un de ces « combattants » de seconde zone vivotant grâce à des robots de récupération. A la mort de son ex-épouse il retrouve Max (Dakota Goyo), son fils, qu’il a ignoré pendant ces dix dernières années. Si les rapports sont plutôt tendus au départ c’est leur passion pour les robots de combat qui va les rapprocher et peut être leur permettre de décrocher la timbale…
Le film m’intriguait à plus d’un titre et je dois avouer que j’ai été agréablement surpris. Le duo père/fils fonctionne impeccablement et, bien que d’abord dubitatif, je me suis laissé prendre au jeu des combats de robots. Le film en soi est assez proche d’un Rocky version cyborg, on y suit un loser qui espère sans trop y croire percer un jour…
Si un jour ce « sport » devait devenir une réalité je ne doute pas qu’il connaitrait un réel succès public, pour ma part je ne pense pas que voir deux boites de conserve se mettre sur la « gueule » m’attirerait particulièrement ; j’aime la boxe pour la performance humaine des boxeurs et ça aucun joujous télécommandés ne pourra jamais le remplacer.

Le Chaperon Rouge

Rien de tel avant d’aller se coucher qu’un petit détour par le pays des contes de fées, ainsi nous opterons pour Le Chaperon Rouge, version revisitée du conte de Perrault/Grimm par Catherine Hardwicke (à qui l’on doit déjà Twilight – Fascination).
Pour échapper à un mariage de convenance Valérie (Amanda Seyfried) s’apprête à fuir son village avec Peter (Shiloh Fernandez), l’homme qu’elle aime. Ses plans sont bouleversés par une attaque du loup-garou qui tue sa soeur. Les villageois font appel au Père Soloman (Gary Oldman) pour éradiquer le monstre, sa première mesure est de faire barricader le village…
Pour être tout à fait franc j’ai téléchargé ce film par pure curiosité et c’est avec une certaine appréhension que j’ai décidé de le mater. Et finalement je ne le regrette pas, certes le film ne casse pas trois pattes à un canard (et encore je ne vous parle pas des effets spéciaux) mais il reste agréable à visionner pour ce qu’il est : un conte gentillet à voir avant d’aller se coucher… La relecture du conte original proposée par la réalisatrice reste intéressante malgré quelques clichés un peu trop marketing.

 
4 Commentaires

Publié par le 28 mai 2012 dans DVD / BRD

 

4 réponses à “[DVD] Films en vrac…

  1. Audrey

    29 mai 2012 at 23:32

    Je partage tout à fait ton avis sur La délicatesse, un film que j’ai vu sans trop y croire au départ mais que j’ai grandement apprécié, justement pour ce petit truc en plus qui le rend intéressant et pour ma part, touchant 🙂

     
    • Lord Arsenik

      30 mai 2012 at 04:19

      Pas besoin de tonnes d’effets spéciaux et d’hémoglobine pour séduire le public 🙂
      Un film simple (dans le bon sens du terme), émouvant et efficace fait aussi bien l’affaire.

       
  2. zofia

    8 juillet 2012 at 07:53

    Personnellement j’avais trouvé Chronicle très innovant et inattendu, ce n’est jamais ce qu’on voit habituellement.
    J’ai du mal avec Audrey Tautou, ce qui fait que j’ai du mal à regarder ces films.. je sais ce n’est pas forcément très intelligent.
    J’avais envie de voir Le Rite mais j’ai peur de voir qqchose de déjà-vu comme tu dis et ça me freine un peu.

     
    • Lord Arsenik

      8 juillet 2012 at 08:02

      Je ne te jetterai pas la pierre je suis pareil, quand je peux pas encadrer un acteur ou une actrice je n’arrive pas à me plonger dans le film.

       

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