RSS

Archives du 16 mai 2012

[BOUQUINS] George RR Martin – Le Trône De Fer : Intégrale 1

GRR Martin - Le Trône De Fer 1Après la première saison de la série TV et les deux courtes nouvelles faisant office de Préludes je me suis enfin plongé dans le premier volume du Trône De Fer de George RR Martin. Bien qu’ayant les 13 premiers tomes en numérique j’ai pourtant opté pour l’intégrale format papier proposée par J’ai Lu (toutefois si je devais brûler d’impatience de connaître la suite en n’ayant pas le bouquin à portée de main je n’exclus pas de me rabattre sur le format numérique de temps en temps), ce premier pavé regroupe donc les deux premiers livres de la saga : Le Trône De Fer et Le Donjon Rouge.
Je ne reviendrai pas sur l’histoire étant donné que c’est exactement la même que la première saison de la série TV (à ce titre force est de constater que l’adaptation est on ne peut plus fidèle à son modèle) ; en gros la situation peut se résumer à une phrase extraite du roman : « Le Donjon Rouge abrite deux sortes de gens, Lord Eddard, expliqua Varys. Ceux qui sont entièrement dévoués au royaume et ceux qui ne le sont qu’à leur propre personne.« .
J’avoue très honnêtement que j’appréhendais quelque peu la lecture de ce premier tome ayant vu quelques jours plus tôt la série TV mais, à défaut de surprise dans le déroulement de l’intrigue, je trouve que l’univers de Westeros y est décrit avec plus de profondeur. Le chapitrage du bouquin permet de suivre l’action selon le point de vue d’un personnage (celui dont le chapitre porte le prénom) ce qui contribue à enrichir encore un peu plus une intrigue et un monde déjà incroyablement fouillé. Du coup j’ai avalé les presque 800 pages avec la même avidité que si je découvrais l’histoire pour la première fois…
Alors GRR Martin est-il le nouveau JRR Tolkien ? Il serait quelque peu présomptueux (et très prématuré) de ma part de répondre à cette question après avoir lu seulement un volume du Trône de Fer ; pour le moment l’univers de Westeros fait d’avantage penser à une fiction médiévale qu’à une oeuvre de fantasy pure et dure, nul doute que si, comme on peut le supposer, la magie et quelques créatures fantastiques viennent s’inviter par la suite on aura entre les mains une saga incontournable de la littérature de fantasy.
Parlons de la suite justement, non pas du tome 2, ni même du 3 ou du 4 qui sont d’ores et déjà bouclés et publiés et publiés en français, ni même du tome 5 qui est déjà sorti en version anglaise (prévu pour 2014 en français) mais des suivants. Il faut savoir que GRR Martin a déjà 63 ans et mise sur 3 ans d’écriture pour chacun des tomes 6 et 7 ; ce qui nous amène à 2018 et un auteur alors âgé de 70 ans. C’est jouable me direz vous, si GRR Martin tient « ses » délais ça ne devrait pas poser de problèmes particuliers, sauf que chaque tome ayant tendance a être plus riche que le précédent il s’est ainsi écoulé 5 ans entre les tomes 3 et 4 et 6 ans entre les 4 et 5. Le même délai de 6 ans pour chacun des suivants nous porte à 2025 et un auteur alors âgé de 76 ans… Avouez que les choses se corsent vu sous cet angle ! Pis encore quand on sait que l’auteur n’exclut pas un huitième tome si jamais il ne parvient pas à boucler sa saga en 7 volumes ; par contre il exclut totalement l’idée que quelqu’un d’autre puisse prendre sa suite s’il venait à mourir avant d’avoir écrit la fin du Trône de Fer, si tel devait être le cas alors la saga demeurerait inachevée (ce serait foutrement dommage si vous voulez mon avis)… Qui vivra verra, il n’en reste pas moins que je vais d’ores et déjà enchaîner avec le tome 2.

 
2 Commentaires

Publié par le 16 mai 2012 dans Bouquins

 

[BOUQUINS] Justin Cronin – Le Passage

J. Cronin - Le PassageMa « lecture numérique » du moment est dans un autre registre (quoique ?) même si reste un pavé (966 pages pour la version papier chez Michel Laffont), puisque je suis en plein dans le fantastique avec Le Passage de Justin Cronin. Il s’agit du premier tome d’une trilogie post-apocalyptique dont les suites devraient sortir (en anglais) en 2012 et 2014, ajoutons un an pour les versions française, autant dire qu’il va falloir prendre son mal en patience.
Une expérience militaro-scientifique menée sur 12 condamnés à mort et une fillette de 6 ans, Amy, tourne mal. Les condamnés deviennent des mutants surpuissants assoiffés de sang qui contaminent leurs victimes et la fillette s’enfuit avec l’aide d’un agent du FBI. C’est le début du chaos et de la fin du « monde d’Avant » ! Pour ceux qui en réchapperont la lutte pour la survie face à des hordes de mutants vampires n’en sera que plus rude… Près d’un siècle plus tard Amy a le corps d’une adolescente de 13 ans quand elle intègre une petite communauté de survivants ; mais que leur apporte-t-elle exactement ? Une lueur espoir ou le chaos et la mort ?
Au fur et à mesure que je lisais ce bouquin j’ai pensé à d’autres titres qui auraient pu servir d’inspiration à l’auteur, d’abord à ce que je considère comme un incontournable du roman post-apocalyptique, Le Fléau de Stephen King, mais aussi à La Lignée de Guillermo Del Toro et Chuck Hogan (pour l’approche quasi épidémiologique du vampirisme et la notion de « multitude ») et même la saga Autre-Monde de Maxime Chattam (on y retrouve des ados confrontés à un nouveau monde et obligés de survivre) ; mais je vous rassure malgré ces illustres possibles références Le Passage a aussi une identité propre. Une structure originale quand on sait que la première partie, qui occupe près du quart du roman, plante le décor avant d’en faire table rase et de repartir à zéro. Plutôt bien écrit la lecture reste fluide malgré quelques rares longueurs, il n’en reste pas moins qu’une fois embarqué on ne le lâche plus avant d’avoir le fin mot de l’histoire (du moins du premier tome de cette trilogie très prometteuse).
Les personnages sont attachants, notamment le petit groupe qui décide de percer le secret d’Amy et bien sûr la gamine elle même qui conserve, tout au long du récit, une aura mystérieuse (au départ on en arrive même à se demander si elle veut le bien de la Colonie ou au contraire sa destruction). Pour en finir avec les personnages (en dire plus risquerait de casser l’effet de surprise) on en croisera un paquet, plus ou moins éphémères, certains que l’on regrettera, d’autres non. L’intrigue est pleine de rebondissements avec quelques touches d’émotion, juste ce qu’il faut pour donner un peu d’espoir dans ce monde dévasté.
Pour faire court je dirai simplement que j’ai adoré ce bouquin, certes il n’est peut être pas parfait (quoique j’ai du mal à lui trouver de réels défauts) mais il réussit à vous faire évader dans ce « monde brisé » et à vous faire partager les peines et les espoirs des héros. Maintenant j’ai hâte de découvrir la suite même si je sais qu’il va falloir s’armer de patience (ce qui n’est pas vraiment un de mes points forts, mais en l’occurrence je n’ai pas vraiment d’autre choix)…

 
4 Commentaires

Publié par le 16 mai 2012 dans Bouquins